mercredi 27 juin 2012

Labstore, Ghost et Houma Fighter : La BD à l’assaut des Algériens !

Décidément, le regard affûté de nos jeunes Algériens n’en finit pas de nous étonner par sa fraîcheur et créativité et c’est tant mieux. A suivre et à encourager surtout pas nos institutions.

Une des attractions cette année au Féliv (Festival de la littérature et du livre de jeunesse), est le stand dédié à la BD, manga et autres revues spécialisées dont Labstore. Ça tombe bien !

La BD à l'assaut des Algériens!Le magazine des jeux vidéos-mangas/ BD-cinema, 10% algérien, du mois de mai, était exposé et vendu (prix 200 DA) avec comme, à l’accoutumée, des news et des dossiers surprenants. Dans ce nouveau numéro, la revue rendait hommage au grand Shingo Araki, monstre sacré de l’animation japonaise décédé en décembre 2011.

Dans l’éditorial, le responsable de Labstore, Sayan, explique le retard de sortie de ce 32e numéro. «La réponse est simple: nous nous sommes concentrés sur l’édition de plusieurs DZ-Mangas dont les deux premiers viennent de paraître: il s’agit de Ghost de Matougui Fella et de Houma Fighter de Saïd Sabaou, disponible chez votre libraire.»

Décliné en noir et blanc dévoilant des images plutôt épurées, Ghost destiné plutôt au jeune public raconte l’histoire du jeune collégien Nadjib, qui en voulant aider une jeune fille qui s’est fait agresser, se heurte à la violence de l’agresseur, son abnégation lui vaudra une blessure qui le plonge dans un profond coma. Dès lors, Nadjib se réveille dans un monde peuplé de créatures malveillantes, heureusement qu’il croise de nouveaux amis volatiles, ceux-là lui permettront de percer le secret du monde de Ghost…Belle histoire qui vous entraîne loin dans le royaume du fantastique.

Houma Fighter est l’histoire de Sofiane kick-boxeur très doué. Il est banni par la fédération de kick-boxing pour non-respect des règles de ce sport. Il décide de quitter le pays en harrag étant donné qu’il ne peut plus nourrir sa passion pour ce sport. C’est en essayant de trouver la somme demandée par un pêcheur qu’il découvre totalement par hasard lors d’un tournoi de combat de rue appelé Houma Fighter: une compétition qui oppose des combattants venus des quatre coins du pays dans des confrontations complètement loufoques et décalées.

Des duels explosifs où tous les coups sont permis, où la seule règle est qu’il n’y en a pas. Le vainqueur se verra décerner une grosse somme d’argent. Sofiane est bien décidé à prendre part à ce combat. Truculent et drôle est Houma Fighter qui n’est qu’à son «Round 1», nous signale-t-on.

Autrement, d’autres numéros verront le jour prochainement. Pour revenir à la revue Labstore dans sa nouvelle livraison, celle-ci comme à chaque fois, vous apporte son lot de nouveautés. On citera le retour du manga algérien Sardar avec les huit premières planches soigneusement préparées par un talentueux mangaka algérien qui nous vient d’Oran: Amine Benali.

Aussi, Amir Chériti poursuit sa publication des aventures de Roda. Beaucoup de rencontres et entretiens enrichissent ce numéro, notamment le fameux concert de musique japonaise qui s’est invité à Alger il y a quelques semaines, Shamisen.

D’autres news et planches de BD agrémentent cette revue haute en couleurs et en surprises. A découvrir sur les étals de vos buralistes en urgence.


Par O. Hind - Source de l'article  L’Expressiondz 

mardi 26 juin 2012

L’application "Land of Plane" remporte l’Android Game Project, parrainé par Orange Tunisie

Orange Tunisie parraine et soutient l’Institut supérieur des arts multimédias de la Manouba (ISAMM) pour l’Android Game Project, la première Coding Party consacrée aux jeux vidéo en Tunisie.

Dans le cadre de son programme développeurs, l’opérateur continue à encourager les jeunes développeurs tunisiens. C’est dans cette perspective que s’inscrit le partenariat entre l’opérateur et l’ISAMM, un institut leader en termes de développement mobile et de design. En effet, trente étudiants doués et motivés, issus de différentes universités, se sont affrontés le 2 et 3 juin à Hammamet pour développer un jeu 100% tunisien sur Android.
Après 24 heures de challenge, le résultat était au rendez-vous puisque toutes les applications développées étaient ludiques, dynamiques et originales, sans oublier leur graphisme recherché et coloré.

Après délibérations, le jury a désigné son lauréat en choisissant l’application "Land of Plane", un jeu de simulation d’avion de chasse développé par "Esprit Mobile", une équipe de trois geeks de l’école d’ingénieurs Esprit.
En deuxième place, arrive l’équipe "Droiders" qui a conçu "Arblocks", un jeu basé sur la technologie de la réalité augmentée. La 3ème équipe primée, "J'android", a quant-à elle développé l’application "Vache Taureau", un jeu de réflexion et de logique.
Orange Tunisie a donc récompensé ces trois équipes pour leur créativité, originalité, ainsi que pour leur compétence technique en leur offrant des Smartphones Facebook Phone, des Flybox et des clés 3G.

Source de l'article Businessnews

jeudi 21 juin 2012

Stolen Pad Studios Releases Tin & Food Trailer

Stolen Pad StudiosTunisian indie studio Stolen Pad Studios is busy at work on their upcoming “screengame platformer” Tin & Food. The hook of Tin & Food is quite literally a tether as danger – in the form of the monster named Food – follows around the hero Tin.

Tin must constantly evade Food with double jumps and tornado spins while attempting to placate him with food. Meat, vegetables, and fruits appear on the screen and the player must lead Food into bouncing onto the food and eating it. Filling up Food’s hunger meter will win the stage and introduce a boss battle. At that point the rules are flipped and Food becomes an ally used by Tin to help take out the stage’s boss.

The colorful visuals and quirky gameplay look like fun, and players won’t have to wait too much longer for a chance to play it. The beta will open up in about 2-3 weeks after a little more work is completed on the boss fights so stay tuned. In the meantime, check out the latest trailer which demonstrates some of the mechanics in Tin & Food.

Article by Theindiemine

mardi 12 juin 2012

Peak's revenues, user numbers soar thanks to social games for Middle East

Résultat de recherche d'images pour "peak games"Istanbul-based developer Peak Games (Okey) claims it has the third-largest social gaming platform in the world with its audience of some 9.7 million daily active users across its titles and third-party published releases on Facebook.

Peak says it's managed to surpass other major global companies like Electronic Arts (8.7 million DAUs) and Wooga (8.4 million DAUs) because of its focus on emerging markets like Turkey, the Middle East, and North Africa.

The developer says those regions make up the third-largest population in the world and the fourth-largest economy. By offering titles tailored for those markets, Peak has increased its 2012 first quarter revenues by ten times compares to the same period last year.


Its DAU numbers might still be far behind Zynga's 56 million players and King.com's 12.1 million on Facebook, but Peak's 30 million monthly active users is already ahead of other social sites like Foursquare (15 million) and Pinterest (20 million).

To support the company's growth, Peak has brought in Robert Unsworth, previously Digital Chocolate's global sales and business development VP, as its new business development director. He's tasked with managing the company's partner relations and penetration into new markets.
Peak Games

Ali Kutay, an angel investor and former CEO of WebLogic and GoldenGate, has also joined Peak's board of advisors.

Founded in 2010, Peak employs more than 170 workers across its offices in Turkey, Jordan, Saudi Arabia, the United Arab Emirates, Germany, and Spain. Its game portfolio includes 20 Facebook, web, and mobile titles.

By Eric Caoili - Source of article Gamasutra

mercredi 6 juin 2012

Sofiane, le kick-boxer professionnel Vient de paraître : Houma Fighter, Round 1 de Saïd Sabaou

Ce jeune bédéiste, dont l’âge frise les vingt-quatre ans, a déjà gratifié les mordus de bande dessinée, lors de la tenue, l’année dernière, du Festival international de la bande dessinée à Alger, d’une première publication intitulée Mondialé ! Cumulant la fonction de dessinateur et de scénariste, Saïd Sabou avait donné un avant-goût de son talent pour le neuvième art.


Inspiré de la bande dessinée japonaise, en l’occurrence le manga, l’auteur dévoile une histoire progressant sur neuf chapitres. Le personnage principal, Sofiane, évolue dans une société algérienne. C’est un kick-boxer professionnel brillamment doué pour ce sport. A la suite d’un match, il est banni par la Fédération de kick-boxing pour non-respect des règles de ce sport. Après mûre réflexion, il décide de quitter le pays par la voie de la «harga».

Un des passeurs, en l’occurrence un pêcheur, lui demande une somme faramineuse pour ce voyage, prévu d’ici un mois et demi. Il est, dès lors, confronté à l’épineux problème de financement de son voyage. C’est en flânant la nuit, dans une des artères de la capitale, que Sofiane entend un bruit assourdissant, émanant d’un endroit isolé. Il se rend compte très vite qu’il s’agit, en fait, d’un lieu où se déroulent, presque chaque soir des tournois de combat de rue appelés «Houma Fight».

Hakkou, la souris, l’organisateur de ce genre de compétitions, lui donne un petit aperçu sur ce jeu. Sofiane comprend très vite que les compétitions qu’opposent les combattants, venus des quatre coins du pays sont des confrontations loufoques et complément décalées. Les duels sont certes explosifs avec des coups permis mais où, a priori, aucune règle n’est soumise.

L’heureux vainqueur du tournoi a bénéficié d’une coquette somme d’argent. Après avoir triomphé plusieurs fois, Sofiane décide de mettre en pratique tout ce qu’il a appris durant ces deux derniers mois, en participant à la plus grande compétition du Houma Fighter… avec des rêves et un grand désir de vengeance comme principale source de motivation.

Cette bande dessinée se referme ainsi avec un goût d’inachevé… Le deuxième tome de Houma Fighter renseignera, à coup sûr, sur le pronostic de ce présent tournoi. A travers Houma Fighter, Round 1, Saïd Sabaou a réussi, à travers ses dessins en noir et blanc, à donner vie à un personnage ambitieux et rebelle, le tout assaisonné d’une bonne dose d’humour algérien. Nacima Chabani

Saïd Sabaou- Houma Fighter Round 1. Edition Z-Link-. 125 pages. Prix public 250 DA.

Source de l'article El Watan et Djazairess

vendredi 1 juin 2012

FICAM, Festival International de Cinéma d’Animation au Maroc


11 ans, 11 Films. Devenu un rendez-vous essentiel du Cinéma au Maroc, FICAM, Festival International de Cinéma d’Animation au Maroc revient sur ce parcours au travers de 11 longs-métrages qui ont marqué l’histoire de cette manifestation.

Co-organisé par l’Institut Français du Maroc et les Conserves de Meknès-Aïcha, FICAM souhaite rayonner encore plus fort dans les cœurs des jeunes marocains désormais curieux et exigeants.
Rassemblant des œuvres poétiques et radicales de réalisateurs qui fondent le cinéma d’animation d’aujourd’hui et de demain, et dont les témoignages chaleureux honorent FICAM, cette rétrospective généreuse souhaite vous faire voyager.
Rendez-vous du 04 au 07 juin 2012 à l'institut français de Marrakech

FICAM 2012
Du lundi 04 juin au jeudi 07 juin
@ Institut Français de Marrakech
Jbel Guéliz, Boite Postale 566 40001

Site FICAM : http://www.ficam.ma/

Algérie : dessins de guerres

À l'occasion du cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'ancienne colonie française, plusieurs bandes dessinées reviennent sur la lutte pour la libération. Et évoquent également les nombreux conflits dans lesquels les Algériens furent embarqués. Tour d'horizon.
La bande dessinée, une opportunité pour les deux pays de faire progresser un dialogue difficile.
La bande dessinée, une opportunité pour les deux pays de faire progresser
un dialogue difficile.
 


Rarement anniversaire aura provoqué telle flambée éditoriale ! Sous toutes les formes et dans tous les formats, le cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie envahit les librairies françaises, preuve s'il en est qu'entre l'Hexagone et son ancienne colonie l'histoire est loin d'être terminée. L'on pouvait évidemment s'attendre au fait que les historiens mènent le bal avec force essais et enquêtes. Ce qui est plus étonnant, c'est la floraison de bandes dessinées qui, page après page, disent sur un mode sensible les relations tourmentées des frères ennemis. Opportunité commerciale ? Sans doute. Mais opportunité aussi, pour les deux pays, de faire progresser un dialogue difficile grâce à un média qui, en étant facile d'accès, peut restituer toute la complexité d'un passé lourd à digérer. Sélection.
La question harkie
Si Daniel Blancou a choisi le sujet le plus difficile qui soit, ce n'est pas tout à fait un hasard. Il s'en explique dans l'introduction de l'ouvrage : « Depuis mon enfance, j'entends parler du camp de harkis de Saint-Maurice-l'Ardoise, sur la commune de Saint-Laurent-des-Arbres. Pendant neuf ans, mes parents y ont exercé leur métier d'instituteur. C'est là qu'ils se sont rencontrés, se sont mariés. Quelques mois après sa fermeture, je naissais. »
Dessinateur inspiré par les travaux d'Emmanuel Guibert, Étienne Davodeau et Guy Delisle, Daniel Blancou a donc longuement interrogé ses parents sur leur expérience, tout en complétant les informations qu'ils lui transmettaient par d'autres entretiens et des recherches historiques. « Je voulais montrer comment l'on peut passer à côté d'événements importants sans en prendre la mesure, explique-t-il. Montrer le cheminement de mes parents et leur prise de conscience politique. » Aidé par une ligne épurée et un fin sens du cadrage, Blancou raconte le quotidien d'un camp de harkis cinq ans après la fin de la guerre d'Algérie. Un village de préfabriqués entouré de grillages et de fil de fer barbelé, placé sous commandement militaire et rassemblant ces familles que la France ne sait « où caser » au fin fond des Cévennes.
« Et tu n'avais pas vu les miradors et le reste ? » demande Daniel Blancou à son père. « Si, mais comment te dire... Je les avais vus, mais je ne les avais pas regardés. » L'isolement, l'exil, les blessures de la guerre, la révolte et la démolition finale du camp : l'auteur exprime avec justesse une réalité complexe trop souvent réduite à la caricature. « Avec la bande dessinée, on peut plus facilement être dans le non-dit grâce à ce que l'on montre des décors ou des personnages, explique-t-il. On peut laisser le lecteur arpenter ces lieux sans être dans l'action. » Cinq ans de travail lui ont été nécessaires pour parvenir à ce résultat étonnant d'équilibre et de sensibilité. « Le sujet m'a conduit à être très précis, notamment dans la reconstitution des lieux, dit-il. Il le fallait, par respect pour les quelques auteurs qui auraient vécu dans ce camp. » De ce camp, il ne reste aujourd'hui plus que quelques dalles de béton, des barbelés rouillés et une stèle abandonnée à une nature qui a repris ses droits... De l'histoire de ceux qui y ont vécu, il reste aujourd'hui un livre profondément humain.
Alger à la dérive
Sur une plage d'Alger, un couple est retrouvé assassiné dans la position du missionnaire. L'homme a été émasculé, le tueur a placé ses testicules dans sa bouche et, sur son dos, il a écrit au couteau les lettres OAS... Au départ, Alger la Noire est un roman de Maurice Attia, publié par les éditions Actes Sud en 2006. Le dessinateur Jacques Ferrandez a choisi d'en réaliser l'adaptation graphique. N'est pas Tardi qui veut, mais malgré un dessin souvent approximatif, l'intrigue policière séduit et l'ambiance délétère de la fin du conflit est rendue avec intensité.
Violence, sexe, perversions, racisme, extrémisme se mélangent pour donner d'Alger une image de ville à la dérive où l'on tue pour un idéal politique comme pour les revenus d'une prostituée. Et dans cette atmosphère morbide, les personnages inventés par Attia et croqués par Ferrandez tentent de survivre avec leurs blessures ouvertes, constamment sous la menace, entre Éros et Thanatos. L'espoir est-il permis ? Pas sûr : « L'Algérie est bientôt indépendante, les pieds-noirs sont en marche pour l'exil... Le pays est plongé dans une guerre fratricide et une haine définitive entre les communautés. Alger la Blanche est devenue Alger la Noire. »
D'un conflit l'autre
Auteur reconnu (Le Gone du Chaâba) et homme politique à géométrie variable - ministre du gouvernement Villepin de 2005 à 2007, il a été proche de François Bayrou (MoDem) avant d'appeler à voter François Hollande en 2012... -, Azouz Begag signe avec Leçons coloniales un scénario classique : une jeune institutrice pétrie d'idéaux républicains débarque à Sétif avec la ferme intention d'enseigner à tous, sans distinction d'origines, comme le stipule le décret du 27 novembre 1944. L'intrigue se déroule en 1945, alors qu'en Europe la Seconde Guerre mondiale s'achève. À Sétif, la tension s'accroît entre colons et Algériens, jusqu'à exploser le jour même de la victoire alliée sur les nazis, le 8 mai. La révolte qui secoue la ville est réprimée dans le sang...
Mêlant évolution politique et histoire(s) d'amour, Begag parvient à créer une jolie galerie de personnages tout en donnant une idée juste des tensions qui finiront par déboucher sur la guerre. Peu aidé par un dessin un tantinet daté, il ne parvient néanmoins pas à surprendre.
Tirailleurs de Constantine
Avant la guerre d'Algérie, avant la Seconde Guerre mondiale, il y a eu la boue, les tranchées, le gaz moutarde, les pluies d'obus... Un enfer que les tirailleurs algériens ont vécu pour défendre le drapeau tricolore. En racontant l'histoire d'Alouache Ahmed Saïd Ben Hadj, incorporé en 1912 au 11e régiment des tirailleurs algériens, les auteurs de cette bande dessinée originale reviennent sur un aspect trop souvent passé sous silence de la Première Guerre mondiale. Surnommés Turcos par les Russes - à cause de leur uniforme - pendant la campagne de Crimée (1854-1856), les tirailleurs algériens et tunisiens sont, avec les zouaves, parmi les plus décorés de l'armée française. En s'attachant au destin d'un homme « tué à l'ennemi le 20 juillet 1918 », les auteurs donnent de la chair aux dates qui figurent sur le drapeau du 11e régiment : Artois 1915, Champagne 1915, Verdun 1915, Soissonnais 1918... Le trait et la narration ne sont pas toujours à la hauteur du défi, mais peu importe : il s'agit avant tout de rappeler la dette (de sang) de la France envers ses ex-colonies.
Par Nicolas Michel - Source de l'article Jeuneafrique

la Tunisie présente au Festival d'Annecy 2012

annecy-2012La Tunisie sera présente en sélection officielle au Festival d'Annecy 2012, le plus grand festival mondial du cinéma d'animation, qui se tient du 04 au 09 juin 2012 avec le soutien de l'Institut français de Coopération.
Nadia Raïs représentera la Tunisie en compétition internationale au «Cannes de l'animation», avec son deuxième film d'animation «L'Mrayet». A rappeler que Nadia Raïs est déjà l'auteur réalisateur du court métrage d'animation « L'Ambouba », prix du meilleur court-métrage africain au festival de Meknès en 2010.
Pour en savoir plus sur le programme court-métrage en compétition,cliquer ici.

Synopsis du film :
La Tunisie fut sous un régime totalitaire depuis le coup d'Etat médical du 7 Novembre 1987... C'est dans ce contexte que Boum Mrayet, un personnage imaginaire, est né dans un univers où les êtres portent des lunettes dès leur naissance.
Devenu adulte, il s'engage dans une firme chargée d'écrire le futur afin qu'il ne leur échappe plus...

Vidéo du film


Source de l'article Tekiano

jeudi 31 mai 2012

La bande dessinée s’affiche

La manifestation a été organisée et supervisée par les professeurs et étudiants de l'Institut national des beaux-arts de la ville (INBA).

Cette 7e édition du Festival international de la bande dessinée, considéré comme unique en son genre au Maroc, s'est caractérisée, cette année, par la participation d'artistes venus de pays africains, européens et arabes tels que l'Égypte, la Tunisie, le Soudan, le Gabon, la Côte d'Ivoire, le Congo, le Yémen, le Liban, le France, l'Espagne et le Maroc. Avec l'appui du Fonds arabe «Afak». Plus de 400 expositions ont été mises sur pied. À cet effet, trois artistes ont été récompensés, dans le cadre du concours «Jeunes talents et projets d'album». Lors de la cérémonie d'ouverture, les passionnés de graphismes et de bandes dessinées ont admiré une exposition de gravures portant sur la thématique «Creamos à Séville et à Tétouan» (nous créons à Séville et à Tétouan),

à la galerie Serghini de la Maison de la culture et à la salle Mekki Mghara. Outre les visites et projections de films d'animation programmés dans plusieurs sites de la ville, des tables rondes, des débats et des séances de dédicaces, les organisateurs ont également prévu une résidence d'artistes. Dans ce cadre, un album collectif sur le thème «Dessine-moi le Printemps arabe» devra voir le jour, en hommage aux mouvements qu'a connus le Maghreb. Le Festival compte aussi des spectacles, des concerts, des ateliers d'animation ainsi que des visites aux établissements scolaires pour familiariser les jeunes avec l'univers de la bande dessinée. 

Les productions, créativités et réalisations des jeunes artistes sont riches et traitent, en général, de questions d'actualité. Les œuvres présentées, surtout dans la discipline de la bande dessinée, ont accaparé l'attention des visiteurs. Ont également été présentés, des journaux satiriques, des triptyques, des tableaux… réalisés par les jeunes artistes telles que les œuvres «Le Peuple Égyptien» de Dina Saïd d'Égypte, «Tchtchou l'enfant prodige» de Nsingi Jérémie (Congo Kinshasa) et «Bartolome Segui» (Espagne). Plusieurs prix seront décernés aux jeunes artistes bédéistes arabes participant à la résidence artistique «Dessine-moi le Printemps arabe», aux planches de la bande dessinée du Magazine «Ward et Yassmine», aux travaux du concours «Jeunes talents, projets d'album» et aux planches du concours «Prix Faber-Castell pour la bande dessinée» traitant de l'écologie et de l'environnement.

Le 9e art, une tradition

Il y a déjà sept ans que l’Institut national des beaux-arts de Tétouan a créé la branche de la bande dessinée dans le programme général pour les étudiants. Cette nouvelle discipline a beaucoup fait parler d’elle et dépassé tous les pronostics. Les nouvelles artères et avenues de la ville se sont vite vues parées de magnifiques fresques et de bandes dessinées réalisées par ces jeunes artistes, et qui suscitent l’admiration des passants. Entre cette branche artistique et le festival annuel de la bande dessinée, il n’y avait qu’un pas, que les organisateurs ont vite franchi.

Source de l'article Communes Maroc

samedi 26 mai 2012

Le Festival des animations numériques les 26 et 27 mai à la Cité des Sciences à Tunis


La Cité des Sciences à Tunis et l’Association tunisienne des technologies créatives (Créatec) organisent, les 26 et 27 mai, en collaboration avec l’Institut français de Tunisie (IFT), le Festival des animations numériques.
Pendant deux jours, la Cité des Sciences se transformera en un espace de rencontre entre professionnels et amateurs de jeux vidéo et des arts numériques.
Le programme de cette manifestation comprend l’organisation de séminaires, tables rondes et ateliers de travail et la projection de films en 3D.
Lancée en 2011, « Créatec » est une association tunisienne qui œuvre au développement et à la diffusion des technologies numériques. Elle regroupe les professionnels des technologies numériques, parmi universitaires, chefs d’entreprises et jeunes amateurs qui cherchent à mêler la créativité à l’innovation et à la technologie.
Source de l'article Tunisie Numérique

jeudi 17 mai 2012

Des dessins et des bulles - La BD marocaine

Le Maroc peut aussi se targuer d’avoir l’unique filière de BD sur le continent africain, au sein de l’Institut national des beaux arts de Tétouan. Les rares productions marocaines de BD sont sociales, historiques ou même politiques. 

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Ainsi, en 1993, Ahmed Nouaiti, Wajdi et Mohamed Maazouzi publient la trilogie «Histoire du Maroc en bande dessinée», pour relater l’histoire nationale de la préhistoire à 1961. En 2000, Abdelaziz Mouride sort «On affame bien les rats !», témoignage de sa longue détention en tant que prisonnier politique. En 2004, il récidive avec «Le coiffeur», chronique douce amère d’un salon de coiffure pour hommes dans un quartier populaire casablancais dans les années 70. Les institutions s’y mettent aussi, puisqu’en 2004 l’Institut royal de la culture amazighe publie la première BD en langue berbère «Tagellit nayt ufella» (la Reine des hauteurs), l’histoire d’une reine luttant contre les forces du mal pour protéger son peuple. 
Même le nouveau code de la famille avait fait l’objet d’une adaptation BD en arabe dialectal et en français nommée «Raconte-moi la nouvelle Moudawana». Le but était de vulgariser la loi aussi bien pour la population résidente qu’immigrée. D’autres productions sont aussi à remarquer comme «L’Hadj Belaïd» de Larbi Babahadi, racontant l’histoire du chanteur marocain du même nom, ou encore «Tempête sur le Bouregreg», publié par l’agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg et visant à expliquer aux jeunes les travaux de ce chantier et leur impact sur Rabat et Salé. Signalons aussi qu’au début des années 2000, les étudiants de l’Institut national des beaux-arts de Tétouan avaient créé un magazine, «Chouf» (qui ne paraît plus) pour y publier leurs travaux.


La bande dessinée engagée
La bande dessinée engagée est utilisée de tout temps, selon les cultures et les besoins. Au départ, dessin caricaturiste ou satirique, l’utilisation de la bande dessinée s’est avérée très vite une arme des plus efficaces, surtout auprès des peuples analphabètes. L’usage du grotesque, de la caricature, du satyre ou du pamphlet sont autant de techniques qui sont à l’origine de la bande dessinée engagée. Cette dernière sera utilisée pour échapper à la censure. Depuis de La Fontaine, le genre animalier est usuel : les oppresseurs et les dictateurs sont représentés par des animaux antipathiques, carnassiers ou charognards, et leurs victimes par des animaux dociles, des brebis ou des souris. L’utilisation de la politique-fiction, où l’action se situe dans un futur éloigné, permet de représenter la société, mais sous une forme métaphorique. Tous les récits au second degré ou à clé, les paraboles, les fables ou les «mondes imaginaires» sont dans ce cas d’habiles travestissements de la réalité contemporaine. À chaque fois, l’auteur se voit forcé de se cacher pour exprimer ses idées et protester contre le pouvoir en place.

Politique et propagande
La bande dessinée a aussi bien été utilisée comme arme de persuasion par les différents courants politiques ou idéologiques. Et le plus souvent de manière grossière, comique, voire raciste. Les premières propagandes avaient pour but d’exploiter l’ignorance et la peur, et de les caricaturer.  En temps de guerre, ce moyen de communication a été largement utilisé : Superman ou Captain America ont été créés pour protéger l’Amérique en s’attaquant aux Allemands et aux Japonais.


La bande dessinée à but pédagogique
Il n’y a pas si longtemps, la bande dessinée avait mauvaise réputation auprès des parents et des professeurs : c’était le genre littéraire des paresseux et des mauvais élèves. Mais maintenant que la BD a acquis ses lettres de noblesse, en devenant le neuvième art, éditeurs, parents et pédagogues ont compris tout l’intérêt de la BD comme outil pédagogique.

Apprendre avec des images
Que ce soit dans un cadre informatif ou éducatif, la bande dessinée est très souvent sollicitée. Les images, les textes présentés dans des bulles, font passer le message plus facilement. La population ciblée est souvent jeune, réceptrice d’images et de couleurs. Au début, même sans savoir lire, l’enfant est attiré par le dessin, qui capte son attention et développe son imagination. Il «entre » dans le monde des personnages et s’identifie à eux, et cela sans l’aide d’un adulte.

Apprendre avec des mots
Il est plus simple de commencer à apprendre à lire avec des bandes dessinées. Aux yeux d’un enfant, il n’y a rien de plus rébarbatif qu’un livre plein de mots et de textes, sans images pour égayer et illustrer l’histoire ! Une fois que l’enfant sait lire, il a une meilleure compréhension du sujet grâce aux images. Les thèmes abordés sont larges : apprendre la vie, l’environnement, la société, la science.

Quelques exemples d’albums ont marqué les esprits, parmi lesquels :
• Adaptation de la fameuse série «Il était une fois la vie» qui permet aux enfants de mieux comprendre comment fonctionne leur corps.
• Une manière humoristique d’aborder des sujets graves comme le racisme, la mort, etc. «Ainsi va la vie».
• Sur l’acné juvénile «L’affaire des boutons» de Anne Pruzkowski, Michel Durand, Jean-Louis Fonteneau.
• Sur l’écologie «Boule et Bill – SOS Planète».
• Pour répondre aux questions sur l’accouchement, la puberté, etc. «Titeuf - Le guide du zizi» de Pef.
• «Otto et la journée orange / Otto’s orange day» : une partie en français et une en anglais pour apprendre les deux langues.

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Avis du spécialiste: Saïd Bouftass, directeur du Festival de la bande dessinée de Casablanca

«Une bande dessinée, c’est avant tout un très bon scénario»
La bande dessinée peut-elle être utilisée comme outil pédagogique ?
L’apport pédagogique de la bande dessinée est indéniable.  Elle a la particularité de toucher à plusieurs domaines (cinéma, écriture, dessin, sociologie, psychologie, sémiologie…) ce qui la rend très précieuse et même irremplaçable.

Pourriez-vous nous dresser un état des lieux de la bande dessinée au Maroc ?
Hormis quelques protagonistes comme Nouiga, Aziz Mourid, nous pouvons dire et avec tristesse que la production de la bande dessinée au Maroc est quasi inexistante…

Pourquoi la bande dessinée n’est-elle pas plus développée au Maroc ?
Je pense que nous pouvons parler de deux points essentiels. Le premier, c’est l’absence de scénaristes en matière de bande dessinée. Pire encore, nous ne sommes pas encore conscients de l’importance de l’écriture scénaristique. Un bon dessinateur continue à penser que le fait qu’il dessine bien lui donne la possibilité de réaliser une bande dessinée. Mais une bande dessinée, c’est avant tout un très bon scénario ! Il faut donc mener un travail qui concilie entre dessinateur et scénariste. Le deuxième point concerne le processus de création. Le geste créatif fait toujours défaut. Un long et sérieux travail de réflexion reste à mener dans les universités et les grandes écoles d’art, aussi bien auprès artistes que des écrivains, pour trouver une solution à cette faiblesse.


Source de l'article Le Matin