lundi 15 octobre 2012

Maarifa Lab Animation : « Le film d’animation au service de l’éducatif »


CFI organise du 15 au 25 octobre 2012, en partenariat avec la Communauté d’Agglomération de Valence,  un workshop sur le thème « Le film d’animation au service de l’éducatif » pour une dizaine de producteurs et réalisateurs issus du Maghreb et du Proche et Moyen Orient.

Cet atelier, qui se tiendra à La Cartoucherie à Bourg-les-Valence, répond à une forte demande de formation dans ce secteur en cours de structuration et de professionnalisation dans les pays du Monde arabe.

Cette action s’inscrit dans le cadre du projet régional de coopération Maarifa, lancé par CFI en 2010. Il vise à  attirer l’attention des médias des pays du Maghreb et du Proche et Moyen-Orient sur les nouvelles opportunités en matière d’accès à l’éducation offertes par la télévision et les nouveaux médias numériques.

La production de contenus éducatifs, via l’animation et l’image au sens large, constitue aujourd’hui un enjeu majeur dans cette région du monde dont la jeunesse représente plus de la moitié de la population.
Pour les jeunes professionnels de ces pays, le manque latent de formation et de passerelles dans le secteur de l’animation constitue un frein important au développement de projets ambitieux et créatifs.

Accueilli au sein de la Cartoucherie, considéré comme pôle d’excellence de l’animation en France, ce workshop répond donc à un fort besoin de formation. Il réunira treize réalisateurs et producteurs de différents pays (Maroc, Tunisie, Algérie, Liban, Égypte, Jordanie, Palestine) ayant des projets de série d’animation à visée éducative et pédagogique.
Durant dix jours, ils travailleront et échangeront avec des acteurs de l’animation en France (Foliascope, Folimage, l’Equipée, Teamto Imaginove, Citia Annecy, Région Rhône Alpes…) afin de renforcer leurs connaissances dans ce secteur et établir des contacts au-delà de leurs frontières. A l’issue de cette formation, ils présenteront leur projet devant un parterre de diffuseurs et de producteurs français lors d’une séance de pitch le 24 octobre à La Cartoucherie.

Avec ce workshop « Maarifa Lab Animation », CFI et la Communauté d’Agglomération de Valence s’associent pour encourager le dialogue des cultures et le soutien à la professionnalisation et la création.

Plus d’information sur le projet Maarifa : www.maarifa.tv
Source de l’article CFI

Clôture du 5ème Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda)

Le 5e Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda) a pris fin samedi soir, par une cérémonie de remise des prix aux lauréats du concours de la meilleure affiche du festival et d’autres prix d’encouragement à de jeunes talents.


Le premier prix a été attribué à Benyahia Racim Bey, dont l’affiche a été choisie pour représenter le Fibda 2012, le deuxième prix est revenu à Makhlouf Salim, et le troisième a été décerné à Touimer Meriem. Placé sous le slogan “Algérie, 50 bulles”, à l’occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, le festival qui s’est tenu sur l’esplanade de Riadh El-Feth a proposé un programme varié et riche en activités.
Il a comporté trois expositions de bandes dessinées : “Algérie, 50 bulles”, une grande exposition regroupant des bandes dessinées d’une pléiade de bédéistes algériens et étrangers, “Sans transition” de Djilali Beskri et “Bulles du monde”, une exposition dédiée à la BD étrangère.
Des bédéistes, scénaristes, écrivains et éditeurs algériens et étrangers ont débattu, tout au long du festival, de nombreux thèmes liés à la bande dessinée dont “BD, miroir de l’histoire”, “Les dispositifs d’aide à l’édition : rôle des ministères”, “Décoloniser la BD en Afrique” et “L’immigration en bande dessinée”.
Des projections de films d’animation et des ateliers sur les principes et techniques de la bande dessinée et la relation de cet art avec le cinéma, la presse et les nouvelles technologies ont été organisés.
Les prix-hommages du Fibda 2012 ont été remis lors de la cérémonie d’ouverture.  Il s’agit des “Prix d’honneur”, décerné au réalisateur-producteur de films d’animation et ancien bédéiste Djilali Beskri, le “Prix de la reconnaissance” au bédéiste belge Etienne Schréder, et le “Prix patrimoine Sid-Ali-Melouah”, décerné au parrain des bédéistes algériens, Abderrahmane Saïd Madoui. En marge du festival, les éditions Z-Link, en collaboration avec l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (Onda), ont organisé le concours “Cosplay Z-Link 2012” du meilleur costume représentant un personnage de manga/BD, jeux vidéo, cinéma ou un personnage original.

Palmarès
  • Meilleur album en langue arabe : Jorj Abou Mhayya pour “Ville avoisinant la terre” (Bar Onboz/Liban)
  • Meilleur album en langue étrangère : “La grippe coloniale 2”, par Appollo & Serge Huo-Chao-Si  (Vents d'Ouest)
  • Meilleur scénario : Golo, pour “Mes mille et une nuits du Caire” (Futuropolis)
  • Meilleur dessin : Hector Sonon pour “Toubab or not Toubab” (Rivages/Casterman/Noir)
  • Meilleur projet : “À contre-pied”, par Bensâada Illies & Benali Mohammed El-Amine (Algérie)
  • Mention spéciale du jury : “L’Algérie pour les nuls”, par Samir Toudji (Algérie)
  • Prix d'encouragement : Japhet Miagotar pour “Une vie volée” (Cameroun)
  • Meilleur fanzine ou magazine BD : “Touk Touk” (Égypte)
  • Mention du jury : le magazine “Taïwan Comix” (Taïwan).
Par APS &  Liberté Algérie

vendredi 12 octobre 2012

Dia Sud Med : 10 jeunes auteurs présentent leurs projets transmédia


La dernière journée du marché MediMed, organisé à Sitgès (Espagne) du 12 au 14 octobre 2012, s’est conclue avec le pitch de 5 projets transmédia portés par des étudiants issus de trois écoles audiovisuelles partenaires du programme européen Dia Sud Med : l’ESAV (Maroc), l’ISAMM (Tunisie) et l’ALBA (Liban).

 
Site internet participatif, plateforme interactive, web documentaire, séries diffusées sur Facebook… tous ces projets originaux sont le résultat d’un parcours de formation de plus d’un an auquel CFI s’est associé en envoyant plusieurs experts pour accompagner la conception et l’écriture. Laurence Bagot, de la société Narrative et Thomas Deyries, de Upian productions, ont notamment encadré le dernier atelier de préparation au pitch.

De nombreux professionnels et producteurs présents au MediMed lors du pitch ont manifesté leur intérêt pour ces projets et en particulier Arte France.
Source de l'information CFI

mercredi 10 octobre 2012

Animation Studio Curl Stone Launches Jordanian Superhero Show, with Regional Support


Curl Stone Studios is gaining momentum after launching new superhero series Nashmi Man, and participating in an Endeavor International Selection Panel.

Founded by Jordanian entrepreneurs Fadi Barghouti, who previously spoke with Wamda at the World Economic Forum, and Majdy Abo Mathkoor in 2009, Curl Stone is an animation studio rooted in MENA that creates content for TV networks, web portals, telecom operators, and game studios.
Incubated by Oasis500, Curl Stone is addressing a lack of Arabic content in the cartoon space, answering the question, “Why don’t we have a cartoon series or an idea that is relevant to our culture …or superheroes of our own?” The team is working in television to increase the exposure of their cartoons and unique Arab brand.

From Amman to London and Back
The company has started small, but is now doing everything it takes to scale, including recently attending Endeavor's 44th International Selection Panel (ISP) in London, where they faced grueling interviews, intense mentorship sessions, and the opportunity to meet with investors from around the globe. 
Barghouti described the ISP as “useful but scary;” reviewers try to reveal major gaps that would halt a startup’s business model. Yet Curl Stone made the cut, along with 12 other finalists, and returned to Jordan to enact the advice they received.
Endeavor mentors identified Curl Stone's primary gaps in marketing and branding, which Endeavor Jordan has been helping to address. Bargouti explains that the good thing about Endeavor is that "they’re practical," they didn't just lecture him but rather helped him come up with a tangible plan to tackle an international market.

Jordan’s Very Own Superhero
Originally meant to be a sarcastic comedy series, Curl Stone’s Nashmi Man, which was released this year, has evolved from a cheeky Superman copy living in Jordan to a uniquely Jordanian hero, experiencing the life and struggles of modern Jordanians.
After an initial release of eight short episodes, viewers commented that Nashmi Man felt too much like Superman, so the team rethought the idea and added an evil double, while making the character more local as well.
“We have many poor people, but somehow people in Jordan find hope and look at things positively every day,” Barghouti explains. Thus, Nashmi Man’s powers are stronger when he thinks positvely, to encourage young viewers to rise above challenges.
The mini-series was broadcast to a small audience on local Jordanian TV but Barghouti boasts that the series has over 200,000 subscribers to its YouTube channel. Curl Stone plans to complete the entire first season soon, and, in the future, develop superhero characters specific to each MENA country.
Gaining in momentum, they have now been invited to present at major global entertainment gatherings MIPCOM and MIPJUNIOR in Cannes, France.

Finding Their Stride
Challenges remain: Curl Stone Studios will have to find a way to monetize Nashmi Man quickly, while finding the right production partner who can help them build brand credibility.
The startup is also working to attract the right talent that can meet demand for tighter deadlines and higher quality as they go global.
In their goal to go regional and become the “Marvel of MENA,", they will face competitor The 99, a now-famous comic brand and video series that launched on MBC3 this Ramadan to feature its team of Islam-based superheroes battling the forces of evil. 
Despite these challenges, Barghouti is positive that Curl Stone is going places; after all, despite having their idea “thrown in the garbage” on their first pitch to an investor in 2009, he believes that with the support of organizations such as Endeavor, Oasis500, and Wamda, they and other MENA entrepreneurs have a real chance at global success. 

Check out the Nashmi Man trailer:
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Source of article Wamda

lundi 8 octobre 2012

Le vent de la liberté, vision d'un jeune sur la lutte pour l'indépendance nationale - Nouveauté des éditions Z-Link, dans le cadre du 5e FIBDA

Au niveau du stand d'exposition des éditions ZLink, participant à la 5e édition du Festival international de la bande dessiné d'Alger, les amateurs de nouvelles publications pourront découvrir de nombreux nouveaux titres dont Le vent de la liberté de Sofiane Belaskri. 


Primé lors de l'édition 2011 du Fibda, la première ébauche de cette BD a été améliorée pour offrir aux jeunes la vision d'un jeune bédéiste sur la Guerre de libération nationale à travers le vécu d'un autre jeune algérien qui a subi de plein fouet le colonialisme français. Le père, le frère et l'oncle ont été abattus durant les funestes massacres du 8 mai 1945 qui l'ont amené inéluctablement dans les rangs de ceux qui ont sacrifié leur jeunesse et leur vie pour libérer leur patrie : l'Algérie. 
A propos de la thématique de sa BD, Sofiane Belaskri confie : «Personnellement même si je suis étudiant en génie civil, je m'intéresse beaucoup et particulièrement à l'histoire de l'Algérie. C'est pour cela que j'ai voulu aborder cette thématique. Je me suis beaucoup documenté avant d'entamer cette bande dessinée dédiée à la Guerre de libération nationale. 
En vérité j'avais commencé depuis 2009, mais finalement, le hasard a voulu que je finalise mon projet avec la célébration du Cinquantenaire.» Il explique aussi, à propos du message qu'il veut transmettre a travers Le vent de la liberté, «j'ai d'abord traduit l'hymne national en français afin qu'il soit accessible pour tous les jeunes, car franchement beaucoup ne comprennent pas la puissance des paroles de cet hymne, car malheureusement à l'école on nous faisait apprendre l'hymne national par cœur, mais sans nous faire comprendre le sens profond. J'ai voulu aussi montrer à tous les jeunes, que le combat pour la liberté a été mené par des jeunes, donc c'est à nous maintenant, les jeunes, de reprendre le flambeau pour honorer leur combat». 
Agé de vingt ans, le jeune Sofiane Belaskri, était captiver par les dessins animés dans sa tendre enfance, plus tard, vers l'âge de 16 ans, il découvre la bande dessinée grâce à un ami, depuis c'est devenu une véritable passion. Le vent de la liberté représente son deuxième album. Il avait commencé à être publié dans la revue Labstore, il a enchaîné avec son premier album dans le style manga algérien Drahem. Après s'être inscrit dans le l'atelier de formation initié au Fibda, il a contribué à l'album collectif Monstres avec fantomes. 
Concernant les rapports des jeunes avec la bande dessinée, il estime que même si à Oran le lectorat est moins important que celui d'Alger, grâce aux réseaux sociaux et internet, il y a de plus en plus de fans. Il a ajouté que le Fibda contribue énormément à l'engouement des jeunes pour la bande dessinée, attirant chaque année de plus en plus de visiteurs. Pour conclure, Sofiane Belaskri déclarera à propos de l'esprit de la célébration du Cinquantenaire être «très reconnaissant envers ceux qui se sont battus pour l'indépendance de l'Algérie. 
Aujourd'hui, malgré tout ce qui se dit, beaucoup de jeunes sont conscients que sans le combat de nos ainées on ne serait pas indépendants, car ce n'est pas vrai que la France allez nous offrir la liberté. Par contre, c'est vrai que les jeunes souffrent énormément des problèmes de passe-droits et de corruption. Mais on garde toujours espoir, et même si beaucoup de jeunes aspirent à aller ailleurs, ils ne permettront jamais que l'on touche à la dignité de l'Algérie» 

Par Sihem Ammour - Source de l'article Djazairess et Latribune

vendredi 5 octobre 2012

Le festival du film d'animation CASANIM du 5 octobre au 4 novembre prochains


 Le festival du film d'animation CASANIM du 5 octobre au 4 novembre prochains La 3ème édition du festival du film d'animation CASANIM sera organisé, du 5 octobre au 4 novembre prochain à Casablanca, à l'initiative de la Fondation ONA et l'Association Animaroc.

Cette manifestation, dédiée aux arts et à la culture, a pour objectif de devenir un rendez-vous incontournable des professionnels et des amateurs du film d'animation de tout âge, autant sur la scène nationale qu'internationale et offre également un coup de projecteur sur l'effervescence de l'animation à Casablanca avec de multiples formes de diffusion s'adressant à tous les publics, indique un communiqué de l'ONA.
Cet événement culturel propose cette année un programme riche et varié d'expositions, conférences, ateliers, projections et workshops, qui favorisera la découverte d'un art à la fois narratif et plastique ainsi que la rencontre avec des réalisateurs souvent méconnus.
Il sera organisé dans plusieurs lieux à travers la ville pour renforcer l'engouement d'un public de plus en plus grandissant pour l'animation, promouvoir un art au service de l'imaginaire et démontrer l'étendue du talent des jeunes artistes marocains.
La Fondation ONA et Animaroc organisent parallèlement à ce festival l'exposition"DIGIT'ART" à la Villa des Arts de Casablanca.
L'émergence des nouvelles technologies numériques a permis l'apparition d'une nouvelle forme d'expression artistique : l'art de l'Illustration Numérique/Digital Paintings. Les artistes, à l'aide des logiciels de retouche, peuvent transformer une simple idée en une véritable œuvre d'art et créer ainsi de somptueux environnements mais aussi des personnages ou des scènes épiques, imaginaires, fantastiques, réalistes et poétiques.
Cette exposition regroupe une dizaine de réalisations, avec majoritairement du digital painting, conçues et réalisées par des jeunes créateurs/illustrateurs marocains, à savoir Ouassama Agazzoum, Hind Aliliche, Hajar Amezian, Mehdi Annassi, Ayoub Badri, Salaheddine Basty, Hazim Benghal, Reda Bouassria, Badr Douah, Zouhair El Mekkaoui, Hicham Habchi, Anas Khassif, assir Kerbal, Mohamed Mouhim, Hamada Zbir, qui possèdent un portfolio très varié démontrant l'étendue de leur talent, oscillant entre le concept art, l'illustration 2D, matte painting et de plus en plus de réalisations en 3D.
Source de l’article Aujourd’huiMaroc

lundi 1 octobre 2012

Arab gaming startups to watch

Falafel Games

With the rise of smartphones and Facebook, gaming is a rapidly growing industry globally, and the Arab world is no exception. Entrepreneurship platform Wamda has highlighted ten of the most creative and innovative gaming startups active in the Arab world today.

The list includes Falafel Games, founded in 2008 by Radwan Kasmiya and Vince Ghossoub, whose goal is to produce games with an Arab point of view to offset the dominant Western narratives in the gaming industry. Their browser-based MMORPGs Quraish and Under Siege are inspired by Middle Eastern history. 

Nezal Entertainment, founded in Egypt in 2010, also aims to make games that are culturally relevant to the modern Middle Eastern gamer. Their Facebook game Crowds: Voices of Tahrir, is just that, as it allows the player to experience the eighteen days of Egypt’s revolution in 2011.

Founded in 2003, Jordanian Maysalward was one of the first Middle Eastern game developers to make a splash. They have achieved great success with casual online games such as Cocktail Mania, Trix and Dominoes. They have also attracted attention for their internal culture, focused on collaboration and autonomy.

Startup Game Cooks was founded in Beirut earlier this year and achieved great success in a short time. Their mobile-based memory game Deja Vu has hit #1 in the iOS App Store in several countries, in the MENA region as well as in Europe, and continues to grow in popularity.

Another young startup, Pirahna Byte, was founded in Dubai only a year ago by gaming enthusiasts from across the Middle East. They recently launched their first game for iOS, photo puzzle Peek. Simple but addicting, it hints at bright future prospects.

See Wamda for the full list of ten innovative Arab gaming startups.

Source of article Yourmiddleeast

samedi 29 septembre 2012

International animation day september 28 2012


Since 2002, Asifa, celebrates and coordinates the « International animation day » (IAD), commemorating the first public performance of Emile Reynaud’s Theatre Optique in Paris in 1892. Such a celebration is an outstanding opportunity to put the animated film in the limelight and make this art more accessible to the public.
Some full length animation films have major box office successes – and this is true on all continents – partly because they go further than basic entertainment. Animated shorts, TV series, video clips, ads, and special effects also invade our different screens.
We are thus witnessing an important development of this art, regarding not only inspirational sources but also influences from many different fields. An extraordinary range of techniques are imagined – drawing, painting, animating puppets and objects, using clay, sand, paper, computerised techniques etc – which, combined with stories, sets and sounds, give an infinite variety of aesthetics and messages.
ASIFA’s role is both to enhance and satisfy the public’s curiosity, in particular with the means of other forms of shows: encounters, concerts, exhibitions, dynamic activities related to contemporary events or local interests…
Each structure can contact its country’s national Chapter to establish adequate projects, available on the ASIFA website > groups.
Please find in the IAD sections of this website various information about this unique event.
For any further information, please contact Juliette CROCHU, coordinator of the International Animation Day on behalf of the international ASIFA.
Contact : Juliette Crochu, Afca-Asifa France
Phone : +33 1 40 23 08 13

The International Animation Day (Cairo & Alexandria) 

ASIFA-Egypt is a non-profit organization, the regional African & Arabian chapter of "Association International du Film d'Animation" (ASIFA) whose members are involved-professionally and amateurishly- to animated films art and industry in the region.


Via Egypt.asifa

mardi 11 septembre 2012

L'invisible vitalité de la BD algérienne

Comme la musique populaire, la bande dessinée résiste à tout. Sa faiblesse est sa force. Un crayon, une feuille, une photocopieuse et elle renaît. En Algérie, la BD ainsi a survécu à une guerre, à des décennies d’autoritarisme et au terrorisme.
 Résultat de recherche d'images pour "L'invisible vitalité de la BD algérienne"
Apparue dans les journaux des colons, elle a été pour beaucoup le seul divertissement des années de libération. A partir des années 60, elle est allée se loger dans les colonnes du très gouvernemental el Moudjahid, où Slim tranchait par sa liberté de ton. Bouzid et Zina, ses héros, étaient alors les icônes d’une nation entière. A la fin des années 80, sous l’impulsion de Lounis Dahmani, de Gyps ou du Hic, le neuvième art s’est renouvelé, tandis que la société s’éveillait. Un printemps de courte durée, qui a laissé la place à la « décennie noire ».
un dessin de Toufik Merbaki
Aujourd’hui, une nouvelle génération éclot. Elle cherche sa voie, entre satires et mangas, dessins de presse et auto-édition. Le Festival International de la Bande Dessinée d’Alger lui a donné l’année dernière une belle occasion de s’exprimer avec le recueil collectifMonstres, d’une grande variété et d’une saisissante unité. Il récidive avec une exposition de planches de Rym Mokhtari, Faiza Benaouda etToufik Mebarki, qui sera accueillie à l’Institut des Cultures d’Islam.
un dessin de Rym Mokhtari
Avec Ici.dz, le centre culturel parisien met en effet en lumière l’invisible vitalité algérienne. Aux dessins des « bédéistes », comme on les appelle dans la ville blanche, répondent les images d’Halida Boughriet, une plasticienne déjà saluée par le Centre Pompidou, les créations vidéo de Mehdi Meddaci ou Fayçal Baghriche, un hommage de l’oudiste Mehdi Haddab à Abd el Kader, une chorégraphie de Nacera Belazaet la mise en scène par Kheireddine Lardjam de textes de Kateb Yacine regroupés sous le titre Le poète comme boxeur. En Algérie, l’art reste le plus exaltant des sports de combat.

Source de l'article Mondomix

«Bouzebal» gagne le cœur des publicitaires

Si pour certains communicateurs, la publicité a pour objectif de faire rêver, pour d’autres, elle est avant tout à l’image de la société. Cette divergence de points de vue mérite d’être soulignée lorsque la publicité s’approprie un personnage tel que celui de «Bouzebal». 
En effet, voilà plusieurs semaines qu’un concessionnaire automobile a choisi d’associer sa marque à ce «visage» du Marocain à priori marginal, irrespectueux des autres, des règles de la société et de son environnement, créé sur le Net en août 2011. Affiches et insertions presse ont fait leur apparition tranchant ainsi avec ce que l’on a déjà vu jusqu’ici en la matière et faisait «jouer» les personnages de la série dans un dialogue d’argot mi-arabe, mi-français. Un concept que Mosaïk, l’agence conceptrice de cette publicité, s’était déjà appropriée en adoptant le darija comme langue de communication, il y a plusieurs années, mais pourquoi «Bouzebal» cette fois-ci ?
Les Marocains «aiment» Bouzebal
Au départ, l’idée de ce personnage est née sur le réseau social Facebook, à travers une fan page baptisée évidemment «Bouzebal» et dont l’objectif était, en quelque sorte, de poser un regard critique à l’extrême sur notre société. La fan page s’anime essentiellement du contenu partagé par les modérateurs et internautes : vidéos, images ou commentaires génèrent du trafic et amassent les adeptes... jusqu’à ce que la Toile marocaine s’approprie le visage de ce personnage pour en faire un véritable «Comics» à travers un concept participatif. Rapidement, le personnage devient un véritable phénomène virtuel et suscite même l’intérêt des médias classiques nationaux qui n’hésitent pas à y consacrer des colonnes voir des reportages dans leurs JT. Résultat, «Bouzebal», ce personnage réellement détestable dans la vraie vie est «liké» par près de 270.000 internautes sur Facebook (plus de 70.000 personnes en parlent) et suivi, sur Twitter, par plus de 1.100 personnes et ça ne s’arrête pas là. Deux mois après la création de la page sur le réseau social, Mohammed Nassib, jeune professionnel de l’audiovisuel, lance un premier épisode d'animation 2D avec comme personnage principal. Devinez qui ? «Bouzebal». Plus de 330.000 vues en quelques jours... Les internautes en redemandent. D’autres épisodes suivent alors, générant ainsi jusqu’à plus d'1 million de vues sur Youtube pour le septième épisode, publié en juillet dernier. Face à un tel succès, on ne s’étonne plus vraiment qu’une marque grand public tente de s’adosser au concept et à ce personnage aussi populaire, histoire, naturellement; de se rapprocher du grand public. D’autant que le «Bouzebal» des premiers jours, totalement coupé de son univers et adepte du «je m’en foutisme chronique» semble, d’un épisode à l’autre, s’intéresser à des sujets de société plus «sérieux», tout en les traitant «avec dérision et humour», comme tient à le préciser Mohammed Nassib.
Les projets de «Bouzebal»
Contacté par Les Échos quotidien, le réalisateur du Comics 100% marocain estime que le succès actuel de «Bouzebal» est dû «aux sujets qu’il traite et surtout à la manière avec laquelle il les aborde». Bien qu’il n’ait pas été sollicité directement pour cette campagne publicitaire, Nassib révèle que «plusieurs maisons de production ont proposé de produire la série d’animation», néanmoins, jusqu’ici rien de concret et pour cause, pour le réalisateur l’enjeu est avant tout de garder le concept intact : «Je suis prêt à signer avec un producteur, mais à condition que la série garde son audace dans la manière de traiter les sujets et événements qui touchent le quotidien des Marocains» explique-t-il. 
Par ailleurs, cela ne l’empêche pas de continuer à travailler sur son personnage, au plus grand bonheur de ces nombreux fans sur la Toile. «Actuellement, je travaille sur la nouvelle apparence de «Bouzebal» et sur les prochains épisodes», confie-t-il. Un travail que Mohammed Nassib compte bien poursuivre «aussi longtemps que le public marocain soutiendra l’idée et l’encouragera à travers les messages et commentaires qu’il partage et m’envoie». Pour Nassib, au-delà du personnage, c’est également l’occasion de développer de la création en matière d’animation au Maroc, car il faut le reconnaître, les dessins animés marocains se comptent pratiquement sur les doigts d’une main. Dans ce contexte, l’intérêt de la publicité et du secteur de la communication de manière générale pour un tel personnage et globalement pour ce type d’initiatives 100% marocaines, est clairement un plus pour le domaine. Finalement, «Bouzebal» n’est plus aussi marginalisé par rapport à la société qu’il ne voudrait le faire croire.
Source des article Lesecos Maroc