samedi 10 septembre 2016

Un jeune nigérien crée ''Les Héros du Sahel'', un jeu vidéo aux couleurs du Sahel

Le Directeur de l'agence MOGMedia Design, M. Housseyni Issa Mahaman Sani, âgé de 24 ans, vient de concevoir un jeu vidéo 100% ''made in Niger''. Intitulé ''Les Héros du Sahel'', ce jeu est conçu pour trois types de plate-forme que sont les téléphones androïdes, les ordinateurs et le Nintendo Wii.

M.-Housseyni-Issa-Mahaman-Sani

''Ce jeu, m'a pris six mois de labeur et aucun investissement financier. Je l'ai finalisé le 26 août 2016. Il détient sa source de la bande dessinée "Shamsou, le guerrier soleil", que j'ai également élaborée. Il s'agit là d'un héros national qui utilise l'énergie solaire pour combattre les méchants et son bouclier a la forme de la croix de Tahoua'', précise entre autres, le jeune concepteur.

Shamsou, personnage principal du jeu vidéo "Les Héros du Sahel". © MOIGMEDIA Designs
Il explique que son jeu ''Les Héros du Sahel'' met en scène un seul personnage. Tout au long de l'aventure, qui est constitué de quatre (4) étapes, et on se sent vraiment dans une campagne nigérienne. D'abord, la musique d'animation est typique au terroir, car produite par Mamane Malam Barka. En outre, les villages portent autant des noms Haoussa que Zarma. 
Quant au personnage principal, ses habits sont aux couleurs du drapeau de notre pays. Le jeu en question s'adresse à toutes les catégories d'âge. Actuellement, seule la version démonstrative est accessible gratuitement sur le compte facebook de son entreprise ''MOGMedia Design''. Cependant, d'ici 2017, la version finale sera disponible et commercialisée.
MOIGMEDIA Designs
Shamsou, personnage principal du jeu vidéo "Les Héros du Sahel". © MOIGMEDIA Designs
M. Housseyni Issa Mahaman Sani soutient que sa détermination provient de son irrésistible envie de démontrer qu'il est aussi possible de créer au Niger des produits relevant du secteur du divertissement électronique. ''Nous avons rencontré des obstacles et, nous n'avons pas reçu une adhésion totale à nos débuts. Néanmoins, notre produit final démontre que tout est possible avec la détermination'', affirme le directeur de MOGMedia Design.

Par ailleurs, Mahamane Sani Housseyni Issa a créé son entreprise il y a environ deux (2) ans de cela, avec un capital de trois cent mille (300 000) Francs CFA. Il offre des services dans le domaine des multimédias, de l'animation, de la programmation, du web design et des jeux vidéo. En 2015, MOGMedia Design disposait de deux (2) employés, mais elle est passée à huit (8) employés en 2016.

''Tout en gérant mon entreprise, je dispense également des cours de dessin à des élèves d'une école de la capitale, car le dessin m'a aussi été enseigné dès l'âge de 6 ans. Je me suis perfectionné dans l'animation en Arabie Saoudite'', indique-t-il.



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Quant aux prix des services offerts par son entreprise, ils vont par exemple d'un minimum de 5 000 Francs CFA pour la conception d'un logo, à un maximum de 100 000 Francs CFA. Les cartes de visite sont à 25 000 mille Francs CFA. Pour la conception des dépliants, le coût varie de 30 000 mille.
En termes de projection, il souhaite adapter ce jeu vidéo en un film d'animation. Il ambitionne en outre d'amener les jeunes Nigériens à consommer davantage les applications locales.
Vous pouvez faire recours aux services de M. Housseyni Issa Mahaman Sani en le joignant via le compte ''facebook'' qui porte le nom ''MOGMedia Design''.


jeudi 8 septembre 2016

Lab619 : Le 6ème numéro de la bande dessinée tunisienne paraîtra le 17 septembre !

Le sixième numéro du Lab619 va bientôt paraître ! A l’occasion de la sortie de ce nouveau numéro, une séance de dédicace aura lieu à l’espace Cogite au Lac samedi 17 septembre à partir de 17h.

Lab619

Le collectif Lab619, né en 2012, est composé de scénaristes et illustrateurs désireux de faire revivre la bande dessinée tunisienne.

Le Lab619, dont le premier numéro a vu le jour en mars 2013, a remporté en octobre 2015 le prix du meilleur magazine imprimé au Cairocomix Festival, au Caire.

Source de l'article Webdo

Découvrons Gazkar, la création d’une startup malgache

Du développement web aux jeux vidéo, la jeune pousse Lomay Technology travaille actuellement sur un jeu dénommé « Gazkar ». Ils veulent développer un jeu capable de refléter leurs capacités mais aussi pour mettre le pays en avant partout dans le monde.
Gazkar - Décor Anjely Mainty

Nous avons interviewés Matthieu Rabehaja le chef de file de ce projet au sein de la start-up.

1 – Racontez-nous l’histoire de ce projet ?

Au départ, les activités de Lomay Technology se concentraient essentiellement sur le développement web. Puis, nous avons étendu nos activités vers la création de jeux sur différentes plateformes.

Aperçu du gameplay – Gazkar. Crédit: Lomay

Après avoir expérimenté plusieurs types de gameplay : FPS, jeu de rôle, jeu de plateforme, etc, notre choix s’est porté sur un jeu de course.

Nous avons alors commencé à programmer le cœur d’un jeu de course : son intelligence artificielle, le level design…

C’est lors d’un salon au Carlton en novembre 2014 que nous avons donné au public un aperçu du gameplay. Ayant vu l’intérêt des gens par rapport à cet aperçu, le concept deGazkar est né : un jeu de course malagasy aux décors de Madagascar. Il sera disponible sur différentes plateformes : android, iphone et aussi sur PC

Nous avons constaté l’émergence non négligeable des applications implantées sur les sites internet et maintenant dans les Smartphones. Le constat est qu’aujourd’hui les applications mobiles ont plus de potentiel que celles sur le web.

En plus de cela, nous avons noté l’apparition des « serious games » depuis 2012. Aujourd’hui, le concept gagne de plus en plus de terrain.

Les « serious game » allient bien le champ ludique et différents concepts telles que le marketing, la communication, la publicité, l’éducation ou autres…

Face à cette tendance, il nous semble indispensable d’apporter notre contribution dans le domaine, un pas pour Madagascar, et nous avons voulu nous aligner au niveau international.

2 – L’application sera-t-elle gratuite?

La version mobile de Gazkar sera gratuite. Mais nous prévoyons des plages publicitaires incorporées dans le jeu pour amortir certains coûts de production. Donc, ne vous étonnez pas de voir des espaces publicitaires dans le jeu.

La version PC, elle, sera par contre payante, mais le prix n’est pas encore déterminé.

De toute façon, nous n’avons jamais pensé à rentabiliser notre boite par des ventes de CD et DVD à cause des piratages incontrôlés à Madagascar. Nous avions surtout voulu montrer notre savoir-faire.

3 – Vous avez récemment présenté le jeu durant le salon des métiers du web. Comment les visiteurs du salon ont trouvé le jeu?

Nous avons accueilli environ 2000 visiteurs pendant ce salon. Les réactions varient selon la tranche d’âge.

Les jeunes semblaient bien intéressés. Beaucoup étaient restés dans notre stand près de 45 minutes pour nous bombarder de questions sur Gazkar : sur la conception technique, sur la démo PC, la date de sortie et d’autres détails.

Il y a des visiteurs qui étaient venus sur place juste pour voir la démo et étaient impatients de connaître la date de sortie pour y mettre la main.

Les visiteurs adultes, eux, avaient montré leurs surprises et leurs curiosités par rapport au concept du jeu.

    
   


4 – Dis-nous un peu sur le roadmap de finalisation de ce jeu

Nous sommes en pleine conception de la version finale de Gazkar.

Nos équipes travaillent ardemment pour finaliser le décor de chaque quartier, sans compter les périphéries car nous prévoyons la modéliser 23 quartiers dans la ville d’Antananarivo.

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Un circuit peut comporter plusieurs quartiers et chaque circuit peut avoir plusieurs modes de jeux.

S’il n’y a pas de changement majeur, nous comptions sortir la version mobile d’ici peu. Et, ce n’est qu’après quelques mois de conceptions supplémentaires que sera finalisée la version PC qui sortira vers la fin de l’année.

Un site web officiel dédié à Gakzar sera incessamment ouvert à tout public pour les discussions ou les critiques du jeu. Des informations seront aussi disponibles sur le site officiel de LOMAY, et sur notre page Facebook.

Gazkar de Lomay Technology
Par Rija - Source de l'article Haikajy

mercredi 7 septembre 2016

Le manga « Booksterz » revisite les classiques littéraires

Rémi Guérin, Guillaume Lapeyre et Sylvain Dos Santos se réapproprient les plus grands personnages de la littérature, de Barbe-Bleue au Petit Chaperon rouge, pour créer un manga de combat ambitieux.


Le codex de Souleymane, un prodige de 13 ans, lui permet d’invoquer les personnages des contes de Perrault. © 2016 Lapeyre - Guérin – Dos Santos - Kana (Dargaud-Lombard S.A.)

Qui sortirait vainqueur d’un combat entre le Magicien d’Oz et Barbe-Bleue ? Les personnages conçus par Jules Verne prendraient-ils l’avantage sur les héros des contes de Charles Perrault ? 

Dans Booksterz, le manga français signé Guillaume Lapeyre, Rémi Guérin et Sylvain Dos Santos, les « bookmasters », des lecteurs dotés d’un livre magique, le codex, s’affrontent grâce à ces personnages littéraires. Des Contes du Graal aux Mille et une nuits en passant par les Fables de La Fontaine, les sources d’invocation ne manquent pas. Souleymane, alias « Soul », un prodige de 13 ans, doit momentanément oublier ses projets ambitieux pour se lancer à la poursuite du meurtrier d’un bookmaster de renom.

« De super personnages de jeu de baston »

Les lecteurs de City Hall, le précédent manga à succès de Rémi Guérin et Guillaume Lapeyre, retrouveront dans Booksterz certains thèmes chers aux auteurs, à commencer par la réappropriation de références littéraires. Le duo s’est transformé en trio avec l’arrivée de Sylvain Dos Santos, un auteur plutôt spécialisé dans la série d’animation, qui est à l’origine du concept de ce manga pour adolescents :
« L’idée [de la série] m’est venue en feuilletant un magazine dans lequel il y avait une illustration d’“Alice au pays des merveilles” avec le Chapelier fou, Alice et le Lièvre de mars… mais en mode japanim. Je me suis dit que ça ferait de super personnages pour un jeu de baston. Et puis, de fil en aiguille, je me suis rendu compte que tous les héros des classiques de la littérature feraient eux aussi de super persos de jeu de baston ! La suite, l’idée des invocations, m’est apparue comme une évidence, en tant que grand fan de Yu-Gi-Oh… »


« Héros de toutes les couleurs et de toutes les cultures »

L’attrait principal de Booksterz réside dans le mélange réussi – et parfois improbable – entre des classiques de la littérature et des combats très codifiés, à mi-chemin entre Yu-Gi-Oh !, Shaman King et Pokémon, trois références revendiquées par le trio. Fait assez rare pour être souligné, le manga met en scène un héros d’origine arabe, une particularité essentielle pour Sylvain Dos Santos : « Mettre au centre de l’histoire un héros métis est plus qu’une liberté pour moi, c’est une volonté. J’essaie, dans toutes mes séries, de créer des héros qui ressemblent à la jeunesse française d’aujourd’hui, une jeunesse métissée, multiculturelle, issue des quatre coins du globe… donc des héros de toutes les couleurs et de toutes les cultures. »


Expérience en commun oblige, le sens du découpage de Rémi Guérin est bien servi par les traits dynamiques et précis de Guillaume Lapeyre : les chapitres s’enchaînent sans temps mort, même si l’on peut regretter certains clichés scénaristiques (sur le passé de Soul notamment).

Le potentiel de l’univers imaginé, qui se prête parfaitement à des déclinaisons sur d’autres supports (jeu vidéo, dessin animé…), compense toutefois largement ces quelques faiblesses : Booksterz parvient en effet à séduire le lecteur dès le premier volume, un exercice particulièrement difficile dans le monde du manga.

Par Alexis Orsini - source de l'article Le Monde

mercredi 31 août 2016

1ère édition de Comic Con Tunisia, un rendez-vous incontournable pour les passionnés d’Arts Numériques

Ce rendez-vous incontournable pour la communauté des gamers sera aussi l’occasion pour les profanes de découvrir la bande-dessinée, les Arts Numériques, les Jeux Vidéo et Pop Culture.

Salon Comic Con Tunisia 2016

La Pop Culture a enfin son festival en Tunisie, le 1er en son genre : Comic Con Tunisia ! Cette 1ère édition se déroulera les 2, 3 et 4 Septembre au Parc des Expositions du Kram, et prévoit un grand programme avec plein de surprises, entre Talk shows et panels, Compétitions de Jeux Vidéo et de Cosplay, et divers exposants associatifs et professionnels qui viennent faire découvrir leurs produits et leur passion.

Avec cet événement, la Tunisie rejoint enfin plusieurs autres pays qui ont déjà « leurs Comic Con », ou encore « Comics Conventions ». La 1ère Convention Comics a été organisée aux Etats-Unis, précisément à San Diego dans les années 1970, pour échanger les livres de Bandes Dessinées américaines (Comics). Au fil des années, d’autres centres d’intérêt ont été introduits : le Cinéma, avec la Saga Star Wars notamment, les Jeux-Vidéo, puis les grandes productions de séries télévisées, dont les nouvelles sorties sont même annoncées lors des Conventions. On retrouve aujourd’hui ce type d’événement à Paris, en Allemagne, en Asie...

Il y aura surtout du Grand Show lors de Comic Con Tunisia 2016, avec des grands Talk-shows et des invités de marque autour de thématiques inédites. Le festival donne ainsi RDV au public tunisien pour fêter ensemble le 40ème anniversaire du tournage de la Saga StarWars dans le sud tunisien. Le panel d’anniversaire est prévu pour Venderdi 2 Septembre, et reçoit les équipes tunisiennes qui ont participé aux tournages, les fans tunisiens et étrangers.

Le Samedi 3 Septembre sera aussi une date mémorable, car et pour la 1ère fois en Tunisie et dans le monde arabe, le grand artiste Tarek el Arabi Tourgane, dont la voix a bercé l’enfance de milliers d’enfants sera au Palais des foires (il s’agit du fameux compositeur et chanteur des versions arabes des dessins animés les plus connus : Captain Majed, Mawgly, etc.). Ce Talk-Show est surtout un hommage à toute son œuvre et une rencontre chaleureuse et émouvante avec le public tunisien et arabe, car beaucoup vont se déplacer et venir en Tunisie pour assister à ce moment unique.

Comme dans toute convention de Pop Culture, les compétitions sont aussi au RDV. Pendant les 3 jours, se déroulera la « E-sports Tunisian Cup », sur une scène dédiée, où des joueurs tunisiens de Jeux Vidéo s’affronteront pour se qualifier à la phase finale du Championnat du Monde des Jeux Vidéo à Jakarta.

Les costumes de films et leurs fans auront également la part belle, avec une compétition de style inédit, qui se spécialise par univers : une compétition de Cosplay Comics, une autre pour les Cosplay de style japonais, et une 3ème pour les personnages de Jeux Vidéo.
(Cos-Play : Costume et Jeu de rôle, ce sont des fans qui fabriquent par eux-mêmes les costumes de leurs personnages préférés pour défiler et concourir avec)

D’autres surprises sont au programme, encore plus d’invités qui animeront des Talks, des workshops et seront en contact direct avec le plublic. Plus d’informations ICI.

Les Tickets sont déjà en vente sur www.tiklik.tn, au Cinéma Le Colisée au centre ville de Tunis tous les jours à partir de 10h du matin, ou encore à Cinémadart Carthage tous les jours à partir de 18h30. Nous prévoyons des ventes itinérantes dans certaines régions pour se rapprocher davantage de tous les tunisiens, suivez le programme sur notre page Event Facebook Comic Con Tunisia 2016.

Source de l'article Tuniscope

mercredi 24 août 2016

Un nouveau chapitre s’ouvre pour la bande dessinée tunisienne

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Malgré ses figures clés, la Tunisie ne compte pas parmi les plus grands producteurs mondiaux de bande dessinée. La révolution n’a-t-elle pas ouvert la possibilité d’ajouter un nouveau chapitre à l’histoire de la BD tunisienne ?

La bande dessinée tunisienne fait ses débuts dans les années soixante avec Irfane (‘65), Chahloui (’68), Chef (‘75), et Anis (‘78), parmi d’autres publications liées au parti Destour. 

La naissance de la revue Kaouz Qouzah en 1984, dont les parutions s’étalent sur 5 années, représente un tournant dans la qualité et le style du neuvième art en Tunisie. Puis, en 1997, le premier salon de BD du continent s’installe à Tazarka. Il présente cette semaine sa 20ème édition.


Malgré ses figures clés, la Tunisie ne compte pas parmi les plus grands producteurs mondiaux de bande dessinée. La révolution n’a-t-elle pas ouvert la possibilité d’ajouter un nouveau chapitre à l’histoire de la BD tunisienne ? Dans la foulée du 14 janvier 2011, les bédéistes puisent leur inspiration dans les évènements politiques du pays, qu’ils peuvent désormais aborder de front. Puis, après les assassinats de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi en 2013, ils semblent se diriger rapidement vers d’autres thèmes. Cela est manifeste avec la parution de Couscousi Belban pour les enfants, et le Lab 619 réalisé par un collectif d’artistes et scénaristes qui, au-delà de leur participation au périodique, mènent des projets créatifs indépendants, en plus de leur boulot quotidien.


Habib Bouhawel, Yassine Ellil, Seif Eddine Nechi, Nada Dagdoug, Chakib Daoud, les cinq artistes interviewés dans ce reportage parlent de leurs projets, de leurs expériences et des défis auxquels ils sont confrontés : l’absence d’un marché établi, le manque de moyens, l’absence d’une « culture de l’image ». 

Néanmoins, et même si chaque artiste a son parcours et son style particulier, ce qui les rassemble, c’est l’envie de créer/travailler, de produire, et d’encourager les jeunes à lire, à dessiner, à écrire, à lancer leurs propres projets. Maintenant que la liberté d’expression est acquise, c’est aux jeunes et aux passionné(e)s de la bande dessinée de donner un nouveau souffle au neuvième art en Tunisie.

Par Vanessa Szakal - Source de l'article Nawaat

jeudi 18 août 2016

Du 4 au 8 octobre : Festival International de la bande dessinée

La 9e édition du Festival International de Bande Dessinée d’Alger (FIBDA) aura lieu du 4 au 8 octobre.

Résultat de recherche d'images pour "fibda alger"Le seul et plus grand événement dédié au 9e art revient pour une nouvelle édition, qui se tiendra comme à l’accoutumée au mois d’octobre à l’esplanade de Riadh-el-Feth, en collaboration avec les éditions Z-Link et le soutien de l’Office National des Droits d’Auteurs (ONDA). Au cours de cette rencontre culturelle, il sera organisé le concours Cosplay 2016 qui est une discipline qui accompagne les festivals dédiés au neuvième art dans le monde. Selon les organisateurs «ses règles sont simple. Il s’agit de confectionner et de porter un costume représentant un personnage tiré de la bande dessinée, quelque soit le genre (manga ou autre), de l’univers des jeux vidéo ou du cinéma ou même ; de créer un personnage original inspiré par exemple des contes populaires algériens».


Pour y prendre part, les organisateurs appellent les candidats à s’inscrire gratuitement au niveau du stand Z-Link lors du FIBDA 2016… Un jury composé de bédéistes, de gamers, d’artistes et des passionnés de BD départageront les candidats. Les critères de sélection reposeront sur la qualité du costume, l’implication et l’originalité de la gestuelle et des attitudes du candidat ainsi que celle de la mise en scène.

Plusieurs prix seront décernés dans cinq catégories différentes

Les dix premiers lauréats rentreront dans le palmarès 2015 et seront récompensés par des prix «très intéressants». Initié en 2008, le FIBDA réunit pendant 5 jours les amateurs de bande dessinée et de culture manga, à travers des conférences, des projections, des ventes-dédicaces ainsi qu’un espace d’exposition.

Source de l'article BDAlger

Un court-métrage d’animation algérien sélectionné au Festival international du film d’animation d’Annecy.

Le cinéma algérien se porte à merveille en ce moment. Cette fois c’est le court-métrage d’animation algérien « Khamsa » qui est mis à l’honneur. Il a été sélectionné au Festival international du film d’animation d’Annecy. 

Résultat de recherche d'images pour "court-métrage d’animation algérien « Khamsa » qui est mis à l’honneur. Il a été sélectionné au Festival international du film d’animation d’Annecy."Khamsa réalisé par les trois graphistes et illustrateurs algériens, Khaled Chiheb, Chafik Rouag et Kamel Zakour sera présenté ce jeudi 16 juin au célèbre Festival du film d’animation d’Annecy qui a lieu jusqu’au 18 juin. 
Il a été sélectionné au Marché international du film d’animation d’Annecy (MIFA) dans la catégorie « Animation du monde ». 83 pays participent à cet événement, et pour la première fois un court-métrage d’animation algérien est représenté. L’impact international du festival sera une chance de dévoiler ce beau projet algérien dans le monde entier.

« Khamsa » est un court-métrage de 12 minutes superbement réalisé. Il raconte l’histoire « d’un petit garçon amnésique qui accompagné de deux étranges créatures, doit surmonter cinq épreuves pour retrouver la mémoire et ainsi découvrir la vérité sur lui-même, et le monde où il vit. », précise un communiqué de l’Institut Français d’Alger qui soutient le projet à Annecy. 
Outre l’histoire alléchante, tu remarqueras un graphisme étonnant, des dessins de grande qualité, et tu reconnaîtras sûrement cette Algérie transposée dans un monde imaginaire et fantasmagorique dans lequel le personnage principal doit évoluer.

Tu peux suivre l’actualité de l’événement sur le site du Festival. Et pour te donner envie jette un coup d’oeil à la bande-annonce

Khamsa Trailer from Vynom on Vimeo.
Source de l'article Intymag

Tunisie: Banzai 2016 du 19 au 21 août au Palais des congrès:Tous les détails!

Avis aux cosplayers, fans de Mangas et de la culture japonaise, l’événement Banzai 2016 revient pour une nouvelle édition qui débute vendredi 19 août et se poursuit jusqu’au 21 août 2016 au Palais des congrès de Tunis.


Au programme des shows bien sur, mais aussi des conférences et ateliers durant 3 jours. Une nouvelle salle s’est ouverte au palais des congrès; la salle ateliers, un nouveau concours de Cosplay et un spectacle holographique Vocaloid sont prévus outre l’espace “Gaming Zone” une salle réservée au salon Free2play et plusieurs invités, musiciens, cosplayers et ambassadeurs de la culture nippone.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’événément Banzai, il s’agit du plus grand événement annuel de l’association J.E.T. (Japenese Event in Tunisia). Un événement ou sont rassemblées toutes les activités de l’association : Cosplay, dessin, exposition, jeux vidéo, arts martiaux, théâtre, danse, musique, karaoké et bien plus encore. Il s’agit là de la 5ème édition.

Trailer de l’événement :


Le programme détaillé du Banzai 2016 en Tunisie: http://banzai.jetunisia.org/?page_id=65

Toutes les infos concernant le programme et ses détails sont disponibles sur le sitehttp://banzai.jetunisia.org/ . Le prix du ticket est fixé à 20 dt pour la journée et il est disponible en ligne.

Au cours de l’édition 2015, plus de 3000 personnes ont assisté à l’événement. L’édition 2016 attend encore plus de monde. 



L’équipe de JET a mis en ligne un guide audio pour les visiteurs du Banzai 2016, une sorte de guide de conduite lors du festival pour que tout le monde puisse en profiter dans les meilleures conditions:

Source de l'article Tekiano

mercredi 17 août 2016

La bande dessinée investit la ville de Tazarka : BD, dessins animés et photo!

Le Salon de la Bande dessinée de Tazarka en est déjà à sa vingtième édition et se déroulera du 20 au 28 août dans cette ville du Cap Bon.

bande-dessinéeCette année, le salon invite Nejib Belhadj Kacem pour son album « Opera mundi », Sabri Kasbi pour « Le roi de la mer et Seif Nachi, une valeur montante de la BD tunisienne.

Des expositions de Chedli Belkhamsa et Hamideddine Bouali sont également au programme ainsi que des rencontres sur le dessin animé dans ses relations à la bande dessinée.

Par Hatem Bourial - Source de l'article Webdo

samedi 13 août 2016

Game Camp 2016 : Dakar et les enjeux du gaming en Afrique !

Le e sport véritable sport figurant au titre des épreuves olympiques s’inscrit dans la droite ligne d’un changement de paradigme où la sueur n’est plus la résultante des sports traditionnels mais de centaines d’heures passées à affronter des adversaires sur un même écran ou sur écrans interposés. 
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L’industrie du jeu vidéo génère beaucoup plus d’argent que le cinéma avec ses grands studios et ses blockbusters. Concernant les revenus du esport le cabinet d’audit Deloitte estime que celui-ci générera 500 Millions de dollars en 2016 (une augmentation de 25% par rapport à 2015). Il y a également des stars comme Yoann Merlo, Matthew Haag, et depuis cette année ses propres jeux olympiques dont la première édition se déroulera à RIO en partenariat avec le CIO. 
Nous applaudissions les sprinters, les coureurs de fond et voilà que les gamers viennent défendre leurs couleurs comme des sportifs à part entière. Mais quid du reste du monde et en particulier de l’Afrique ? Concernant cette dernière, Dakar a accueilli l’édition 2016 du Game camp Africa du 14 au 17 juillet. Un évènement sur 3 jours, dédié au gaming qui a alterné entre compétitions, workshop et ateliers.

Cet événement dédié au gaming dans plus de 10 pays a été pensé et élaboré par Bacely yorobi, Kofi Sika Latzoo et Farid Arab. Cette initiative a été accompagnée par le Goethe institut du Sénégal après un voyage de Kofi Sika Latzoo en Ethiopie l’année dernière, au cours duquel il rencontra le directeur Afrique du Goethe institut Norbert Spitz qui s’intéresse à la promotion du jeu vidéo en Afrique. Il nous semblait donc nécessaire de rencontrer ces 3 acteurs pour en savoir plus sur le Game camp et le gaming en Afrique. 
C’est Kofi Sika Latzoo qui s’est prêté au jeu de l’interview au nom des 3 représentants.


1) J’aimerai bien que l’instigateur de cette édition sénégalaise que j’ai en face de moi se présente et m’en dise plus sur le Game camp.

Je m’appelle Kofi et je suis Directeur de Création, également consultant en design de communication en ce moment pour la chambre des mines du Sénégal (cmdsenegal.com). Je suis également responsable du programme d’innovation de la Nasa à Dakar sur recommandation de Deborah Diaz, Nasa Chief Technology Officer for IT (Spaceappschallenge.org). Appelé également le Space Apps Challenge c’est le le hackathon officiel et publique de la Nasa. J’utilise ma passion pour le jeu vidéo dans l’optique de construire un écosystème durable sur les industries créatives en Afrique par le biais de ma position de créatif stratège et co-fondateur du Gamecamp. Je suis aussi président et fondateur du chapitre sénégalais IGDA qui représente l’association internationale des développeurs de jeu (IGDA.org) qui a été fondée il y a 3 ans.

Le Game camp c’est un événement un peu sur la base de l’Evénement technologique appelé le barcamp (réunion informelle de personnes dans des ateliers participatifs autour d’un même thème. Ici tout le monde est acteur) mais dédié ici au jeu vidéo. Cet événement qui a été initié en Côte d’ivoire par Bacely Yorobi (l’autre co-fondateur du game camp avec Farid Arab). Au fil des années, l’événement a sû s’enrichir de profils ayant la capacité de développer et d’enrichir chaque édition sur la thématique du jeu vidéo en Afrique. Vivant au Sénégal depuis les prémices, j’ai contribué bénévolement au développement du Game Camp par l’organisation de 30 événements sur le jeu vidéo depuis 2008. Le Gamecamp a trouvé au fil du temps sa structure , son business model , son écosystème géographique devenant une License ouverte qui a permis a d’autres leaders du domaine, d’autres pays de concevoir rapidement un événement attractif , ludique , éducatif et communautaire. Je prendrai Farid Arab comme exemple. Co-fondateur du Game camp, il est aujourd’hui une figure incontournable du monde des TICS et de l’entrepreneuriat au Maghreb. Je peux citer égalemet Moussa Camara , notre lead ingénieur en fibre optique pour la Guinée Conakry que vous pouvez découvrir dans le Magazine Forbes Afrique Edition novembre 2015 .

Aujourd’hui nous sommes présents dans plus de 10 pays, ce qui ne produit pas une source de stress légère mais énorme ! On est passé en moins de 3 ans de 12 participants à 10 000 participants sur 10 pays pour une vingtaine d’évènements en moyenne par an. Le plus difficile est de former des talents et d’être toujours à la pointe de l’innovation tout en gardant un modèle de gestion durable. Le Game camp trouve son originalité et sa flexibilité dans sa structure de contenu événementiel : Des conférences sur l’industrie du jeu vidéo, des compétitions de sport électronique, des « codeathons » et des ateliers de formation aux outils de développement.

2) En quoi cette édition sénégalaise diffère-t-elle des précédentes ? 

L’Edition sénégalaise est la version du Game camp que l’on organise pendant l’été en général, et qui peut se dérouler sur 3 jours voire les dépasser. La jeunesse est normalement en vacances et attend du contenu ludique, mais aussi éducatif à explorer en groupe d’amis ou de manière individuelle. Cette édition a été marquée par des premières : une démonstration de la NVIDIA SHIELD a été faite, la premiere Box tv sous Android TV permettant un affichage et un décodage en 4K. Cette box arbore la puissante puce graphique le Nvidia Tegra X1 de 256 cœurs. Cela a réellement été une première en Afrique et au Sénégal.

Par ailleurs, nous avons proposé un premier atelier de création et d’exploration de contenu open source avec le Google cardboard en réalité virtuelle. Un atelier sur le Game design canvas, outil frère du business model canvas animé par le professeur Ingénieur Yves Afoutou, lead du Game camp Sénégal, une première au Sénégal également. Et pour finir, une formation sur Unity (moteur de développement et de rendu de jeu vidéo leader mondial derrière le succès de Pokémon GO) a été dispensée par le Game designer togolais Dadja Bassou. Notons également la présence d’Orange qui a déployé la 4G au Sénégal. En somme, notre collaboration avec le centre culturel allemand Dakar, le Goethe institut a été très fructueuse, car il faut noter que l’Allemagne est un pays phare de l’e-sport en Europe et est considéré comme étant la 5ème économie mondiale du jeu vidéo.


Démonstration de la NVIDIA SHIELD

3) Le marché des jeux vidéo étant supérieur à toutes les industries du divertissement, pensez-vous que l’Afrique puisse être un jour actrice à part entière de ce marché ? 

Oui, bien sur ces dernières années les exemples n’ont pas manqué du studio camerounais Kiroo games (www.kiroogames.com) au studio tunisien digital mania ( http://digitalmaniastudio.com/ ) en passant par le studio sud-africain freelives ( http://www.freelives.net/ ) qui développe Broforce (la licence de jeu appartenant la marque de cinéma the Expendables de Sylvester Stallone). Nous totalisons une dizaine de studios qui ont des produits qui se monétisent sur le continent et à l’étranger grâce aux plateforme Android et iOS, une scène esport en pleine évolution avec quand même 10 économies africaines qui sont dans le top 100 des pays à revenu de consommation sur le jeu vidéo.


Les WESG (World Electronics sport Games) initiés par la division sport Alisports du Géant du e-commerce Alibaba ont des qualifications régionales pour l’Afrique et le moyen orient cette année, c’est une grande nouveauté dans le monde du Esport.


4) Quelles disparités entre les pays africains avez-vous pu observer en rapport avec le gaming et son industrie ? 

Question pertinente, la culture influe radicalement sur les usages, la créativité, la perception de l’autre en général et la consommation du divertissement. L’Afrique est divisé en 4 grand blocs comportementaux : l’Afrique du Nord Arabe, l’Afrique de l’ouest francophone, l’Afrique de l’est anglophone et la zone des pays d’Afrique du sud complètement influencés par l’Afrique du Sud et son empreinte occidentale. 
Le Game camp a pour objectif justement de faire un seul bloc ou d’interconnecter les différentes régions, les différentes communautés de développeurs et de joueurs pour générer une machine de production autonome qui a la capacité de s’exporter quand on sait par exemple qu’en France nous avons 4000 emplois dans le secteur du jeu vidéo pour 70 pourcent d’exportation et qu’aux états unis la moyenne d’âge du joueur est de 37 ans.

5) En 2017 se déroule la CAN de gaming, en quoi cette compétition impactera-t-elle sur l’évolution du marché et de l’industrie africaine en termes de gaming ? 

Pour comprendre une tendance sur une industrie, elle doit être visible, compréhensible et financièrement viable. A l’heure où le sport électronique est un phénomène pour le fait que sur 1 800 000 000 de joueurs dans le monde, 115 000 000 pratiquent le sport électronique, 40 pourcent de cette audience ne jouent pas…. 
Mais regardent des matchs d’esport comme un match de football. Cette baisse de perception entre le sport et le sport électronique ne fait que se réduire apportant une innovation inattendue. On est passé d’une activité ludique digitale à un réel média qui pèse déjà 1 milliards de dollars, le prix le plus élevé d’un tournoi esport tourne autour de plus de 18 000 000 de dollars. L’impact sur l’industrie du gaming en Afrique est inévitable pour le seul point que le esport ou « compétitive gaming « est un segment de l’industrie du jeu vidéo.

6) Quelles sont les forces du continent Africain sur ce type de compétition, préparation incluse ? 

La jeunesse, un joueur pro d’esport a en moyenne entre 15 et 25 ans. Une passion pour le sport qui s’illustre par une passion pour le football qui va faciliter la transition vers l’acceptation du sport électronique en Afrique. Les marques qui investissent dans ce secteur sont déjà présentes en Afrique depuis longtemps, Coca Cola, Red bull, Nissan, Hisense, Orange, Beinsport, Mountain Dew. La dernière frontière géographique pour l’écosystème de l’esport.

7) Pronostics : selon vous et sans chauvinisme : qui gagnera la Can et quelles équipes africaines sont favorites pour la prochaine coupe du monde de esport ? 

Si on mise sur l’expérience, l’Afrique du Sud. Les équipes favorites qui ont une bonne expérience en sport Electronique pour compétir à l’international appartiennent au pays comme, l’Algérie, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Sénégal, le Maroc, la Tunisie, Madagascar, le Mozambique et l’Uganda

8) Que vous inspire cette photo ?


La mobilité est le futur du jeu vidéo, le segment a la croissance la plus rapide de l’industrie ces dernières années ; c’est le jeu vidéo mobile. Grâce à des plateformes de streaming comme twitch les jeux mobiles commencent à toucher des audiences impressionnantes dès leur lancement grâce aux fonctions de multi-joueurs et de streaming instantané, effaçant les frontières et les efforts de marketing de lancement. 
Voir mobile spotlight https://www.twitch.tv/year/2015

Par Abdelhamid Niati - Source de l'article 24H