mardi 14 mars 2017

Elyon’s, la Camerounaise qui lança une BD avec le soutien des internautes


Son projet a été refusé par plusieurs éditeurs de bande dessinée. Puis, elle a créé une page Facebook et a pu regrouper une communauté qui lui a permis d’imprimer ses dessins en français et en anglais

Avant d’être une bande dessinée sur papier, La vie d’Ebène Duta (LVDD) n’était qu’un ensemble de bribes en ligne sur une page Facebook. Elyon’s alias Joëlle Ebongue travaillait pourtant sur son projet depuis 2009 à l’École supérieure des arts Saint-Luc Liège, en Belgique. Quant à son rêve de publier un jour une BD, il remonte à l’enfance.

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Quand elle termine ses études en 2011, elle présente, toute confiante, son projet à plusieurs éditeurs de BD. Mais c’est la désillusion. Elle n’en trouve pas un seul pour éditer les aventures de son héroïne Ebène Duta. Téméraire et aussi entêtée que son personnage principal, elle crée une page facebook et commence à y publier ses planches. Progressivement, son public s’intéresse au quotidien de cette fille noire qui raconte son vécu loin de son pays d’origine. La page finit par dépasser dix mille abonnés.

Elle lance un crowndfunding et récolte plus de 15 000 € (environ 10 millions francs CFA). Ce qui lui permettra d’imprimer le premier tome, en français et en anglais.

Une sauce bien épicée

La Vie d’Ebene Duta raconte l’histoire d’une jeune camerounaise qui débarque en Belgique pour suivre ses études et qui n’a rien de l’Africaine telle que son nouvel entourage l’imagine. Surtout physiquement : «Pas de fesses, pas de seins». Elle est loin de la vision que l’imaginaire européen a de la «vraie Africaine».
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«Prenez une cuillère à soupe de « ndem » (poisse), ajoutez une pincée de quiproquos, remuez puis mélangez dans un demi-litre de « nguémè » (dèche). Chauffez, et vous obtenez la vie d’Ebène Duta, le quotidien d’une jeune fille à la peau noire, qui vit à l’étranger», explique l’auteure.

Toujours aussi drôle et résolument engagée

La jeune Bédéiste camerounaise sort le Tome II de sa bande dessinée ce 23 mars en Afrique, en europe et au Canada. Gags, quiproquos et textes « légers » parfois piquants… Joëlle Ebongue s’intéresse cette fois-ci aux mots et expressions souvent utilisés mais qui sont parfois interprétés comme racistes.

« Je me suis tournée vers une BD de divertissement. Mais aucun divertissement n’est vraiment innocent. Il y a toujours une prise de position, exprimée d’une façon ou d’une autre. Je voulais créer une œuvre dont l’héroïne ne répond pas aux standards physiques de ce qu’on voudrait d’une héroïne noire« , précise Joëlle Ebongue.

En attendant la sortie officielle du Tome II, des extraits sont publiés sur la page facebook où tout a commencé. Et si tout se passe comme prévu, le Tome III de La Vie d’Ebène Duta est annoncée pour début 2018.

Par BBC - Source de l'article Le Journal du Cameroun

lundi 13 mars 2017

Festival Coco bulles : Les professionnels du dessin et de la Bd à Grand-Bassam du 16 au 18 mars 2017

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C’est au centre Jean-Baptiste Mockey de Grand Bassam que se tiendra du 16 au 18 mars prochain le festival international du dessin de presse et de la bande dessinée dénommée Coco bulles.

Après une troisième édition qui avait délocalisée à Abidjan, l’évènement initié par l’Association des dessinateurs de presse et de Bd (Tache d’encre) réunira cette année encore les dessinateurs, libraires, éditeurs et autres acteurs du secteur dans la ville de Grand-Bassam. Il s’agira à l’instar des éditions précédentes de célébrer ces derniers mais également de réfléchir aux moyens d’impulser l’essor du dessin de presse et de la Bande dessinée.

Autour du thème « Dessin, démocratie et développement, plusieurs activités vont meubler cette édition du festival notamment des ateliers, des conférences, des expositions et des concours. Les amateurs des dessins de presse et de la bande dessinée auront par ailleurs, l’occasion de rencontrer les nombreux artistes invités dont Plantu de la France et Marguerite Abouet, créatrice de la bande dessinée Aya de Yopougon.

Par Alassane SANOU - Source de l'article Linfodrome

dimanche 12 mars 2017

Le Spielberg de l'animation au FICAM 2017

FICAM


Le Festival international du cinéma d'animation de Meknès (FICAM) aura lieu du 17 au 22 mars prochains. En attendant, les organisateurs du festival ont dévoilé les temps forts de la programmation lors d'une conférence de presse à Casablanca. Le360 y était.

Le festival international du cinéma d’animation de Meknès (FICAM) démarre le 17 mars prochain. Cette année, le FICAM donne carte blanche au festival du film d’animation hollandais en présence du producteur Willem Thijssen.

Deux réalisateurs, des pontes du cinéma d’animation à l’échelle internationale recevront un hommage particulier. Il s’agit de Michel Ocelot un grand habitué du festival, auteur de Azur et Asmar et de David Silverman réalisateur des Simpsons.

«C'est comme recevoir le Claude Lelouche et le Steven Spileberg de l'animation», lance avec fierté Mohamed Beyoud, directeur artistique du FICAM durant la conférence de presse de présentation de l’édition 2017 du FICAM.

«Au fil des ans, un lien d’amitié fidèle s’est tissé avec Michel Ocelot, et alors qu’il se consacre pleinement à Dilili son prochain long-métrage, il nous fait l’honneur de revenir à Meknès pour présenter l’avancement de ce projet» précisent les organisateurs dans un communiqué.

A l’instar de ses précédentes éditions, le FICAM présente une compétition internationale de courts-métrages d’animation Courts Compet’, dotée d'un prix de 3.000 euros. Il propose une sélection de 39 films issus des quatre coins de la planète.



Le jury Courts Compet’ FICAM 2017 est composé de Georges Schwizgebel, réalisateur et président du jury (Suisse), Marie Ann Fleming, réalisatrice (Canada), Bilal Marmid, journaliste (Maroc), Stéphan Roelants, producteur (Luxembourg) et Lewis Trondheim, auteur de bande-dessinée (France).

Le festival propose également une compétition internationale du long-métrage d’animation dotée de 2.000 euros et dont le jury junior réunit des élèves du lycée qualifiant Moulay Ismaïl et du lycée Paul Valéry de Meknès.

Cette compétition internationale du long-métrage rassemble cinq films d’animation:
  • La vengeresse (Etats-Unis) en présence de Bill Plympton, réalisateur
  • La tortue rouge (France, Belgique, Japon) en présence de Michael Dudok de Wit, réalisateur
  • Contes africains (Algérie) en présence de Djilali Beskri, réalisateur
  • Ethel et Ernest (Royaume Uni, Luxembourg) en présence de Stéphan Roelants
  • La vie en Rosie (Canada) en présence d’Ann Marie Fleming, réalisatrice
Mohammed Beyoud, le directeur artistique du festival en parle dans ces déclarations à le360. On l'écoute.

Par Qods Chabaa et Saâd Aouidy Source de l'article Le360

vendredi 10 mars 2017

Koukoi Games Releases Special MENA Edition of Crashing Season with Jordanian Dev Maysalward

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Finland and Jordan: Koukoi Games from Oulu, Finland and Maysalward from Amman, Jordan are now launching a special edition of Crashing Season to the Middle East and North Africa region (MENA). 

Back in November 2016, Koukoi partnered with Maysalward to bring Crashing Season into MENA as a culturally localized version of the game. Koukoi Games decided to partner up with a local publisher due to the nature of the MENA market which is difficult to approach as an outsider but has great promise as a growing mobile market. Crashing Season was launched worldwide by Koukoi in 2016 before its MENA release.

Crashing Season is a non-stop arena runner where the player will crash into enemies using different animal characters, while using and upgrading little helpers and character-specific special abilities. The game has award-winning low poly styled 3D graphics and artwork and it is free to download from Google Play and Apple App Store for mobile devices in the rest of the world. The Arabic title of the MENA version is “???? ???????” which of course translates as “Crashing Season”. The MENA version will initially include two new characters, the Gazelle and the Oryx, both native to the MENA region, as well as multiple improvements such as full Arabic language localization. The Arabic language version is downloadable now on Google Play and the App Store.

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"Through the hard work Maysalward has done for this special version, we feel that Crashing Season will have a great chance to make it in the MENA area." Says Koukoi CEO Antti Kananen

“We are committed to develop and launch the best mobile Games that fit the MENA Market since 2003. Partnering with Koukoi, with their award winning Crashing Season, to build a localized version together was part of our engagement.” Says Maysalward CEO Nour Khrais.

Koukoi Games is a mobile game startup founded early in 2015 that focuses on producing original and licensed IP mobile games with exceptionally high production value and truly memorable gaming experiences. The team includes game and tech industry veterans, and includes former employees from Nokia and Rovio Entertainment. The company acquired a seed funding of 1 million dollars in 2015 and another 1 million dollars in 2016 for developing games based on Hollywood IPs and known brands in addition to original IP productions. Earlier Koukoi has also partnered with a Chinese publisher to bring Crashing Season into China, and with a Japanese publisher to bring the game into Japan. The Arabic language version can be downloaded for Android devices here, and for iOS devices here.

             iPhone Screenshot 1  iPhone Screenshot 2

Maysalward, a company founded in November 2003 and based in Jordan, is the first mobile game development company in the Middle East and North Africa (MENA) market. It is recognized as the leading mobile game development company in the region. In 2014 Maysalward expanded its services to include the publishing of regional indie games and international renowned IPs, brands and names. Today the company works closely for example with Zeptolab in the MENA market with Cut The Rope and King of Thieves mobile games . The company also recently launched the top selling racing game Nitro Nation with Creative Mobile.
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About Koukoi Games and Crashing Season:
Koukoi contact person: Antti Kananen, CEO, 

About Maysalward:
Maysalward contact person: Nour Khrais, CEO,
 +962796499921,nour@maysalward.com

Source of article Develop Online

samedi 4 mars 2017

Fespaco: le cinéma d’animation également présent au sein du MICA


Au Burkina Faso, ce samedi 4 mars a lieu la remise des prix et la cérémonie de clôture du Fespaco, le plus grand festival de cinéma africain. 

En marge de la compétition, le marché international du cinéma (MICA) a rassemblé les exposants professionnels comme les vendeurs de matériel, sociétés de doublage ou encore structures d'animation pour dessins animés. Des animations dont la télé comme les salles obscures sont de plus en plus friandes et un savoir-faire que tente de développer une toute jeune société d'animation burkinabè.

Au Burkina Faso, les studios d'animation se comptent sur les doigts d'une main et les productions ne sont pas encore pléthoriques. Cependant, au marché du cinéma du Mica, le stand de l’Association burkinabè du cinéma d'animation espère bien attirer l'intérêt du public et la curiosité de partenaires avec ce court métrage, Pawit Raogo et la vieille menteuse.

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« C’est un réalisateur français qui a fait appel à nous. Nous avons donc travaillé ensemble sur ce projet et toute l’animation a été faite ici. Le montage et le mixage ont été faits en France », a précisé Serge Pitroipa, président de l'Association burkinabè du cinéma d'animation.

Les couleurs ocre et pastel, le style narratif, la musique, les références culturelles, tout évoque la patte africaine.

« Il faut vraiment un Africain pour pouvoir rentrer dans la peau de l’animateur, pour pouvoir animer les personnages. Par exemple, si c’était un Asiatique [qui le faisait], il ne ferait pas la même chose que nous », a ajouté Serge Pitroipa.

L'autre spécificité des animateurs et concepteurs de dessins animés burkinabè c'est la compétitivité d'une main d'œuvre qui apprend vite malgré la modicité des moyens dont elle dispose.

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« Oui, nous sommes compétitifs sur le marché parce que faire un film d’animation, ici ça coûtera moins cher qu’en Europe. Une production en tant que telle, ça va tourner autour de trente, trente-cinq millions de francs Cfa, coût global », et si ce même film était produit en France ou aux Etats-Unis il aurait coûté « disons trois fois plus », selon le président de l'Association burkinabè du cinéma d'animation.

Au Burkina Faso, l'animation est encore balbutiante. On compte seulement une vingtaine d'animateurs dans le pays, faute de formation et d'accès à du matériel performant. Néanmoins, les productions plaisent puisque à l'issue du MICA, des programmateurs européens ont demandé à pouvoir diffuser les contes animés burkinabè, dans leur salle ou dans leur festival.

Par Frédéric Garat - Source de l'article RFI

mercredi 1 mars 2017

Appel à candidatures : Formation "Journalisme créatif"


L'Institut français de Tunisie et le DigiArt Living Lab, laboratoire vivant spécialisé dans les technologies numériques créatives, organiseront une formation ayant pour thème le "Journalisme créatif" à l’intention de sept (07) journalistes travaillant dans des médias tunisiens nationaux et de différentes régions du pays.

L'Institut français de Tunisie et le DigiArt Living Lab, certifié par l'ENoLL (European Network of Living Lab), organiseront cette session, à titre gratuit, en collaboration avec l'école d'Art et de Technologies Net-Info et le studio d'animation Mille et Une images.

Au bout de cette formation de 70 heures, les stagiaires seront capables de produire un contenu rich media fondé sur les quatre modes d’expression qui sont le texte, le son, l’image fixe et l’image animée. Ce contenu aura été préalablement décliné en version imprimée, audio et vidéo.

La formation sera étalée sur sept week-ends, le vendredi après-midi et la journée du samedi, du 10 mars au 22 avril 2017.

Les journalistes intéressés devront avoir exercé au moins pendant 5 ans dans la production de contenus médiatiques. Ils feront parvenir leur candidature au plus tard le samedi 4 mars 2017 à 8h via le mail suivant : samiachelbi@hotmail.fr.

Le dossier de candidature comportera :
  • une lettre de motivation rédigée en langue française comportant entre 450 et 500 mots ;
  • un CV en langue française ;
  • une copie certifiée du dernier diplôme obtenu ;
  • une attestation de travail précisant le nombre d’années d’exercice.
Le degré de connaissance des outils de production de contenus ainsi que les plateformes de publication qui transparaîtra à travers le dossier sera pris en considération dans la sélection.

Source de l'article Institut Français de Tunisie

mardi 28 février 2017

Gaming: un tournoi doté de 100.000 dirhams organisé au Maroc

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Avis aux amateurs du jeu League of Legends au Maroc. Votre passion pourrait vous rapporter 100.000 dirhams.

L'e-sport marocain, qui sort progressivement de sa clandestinité,verra l'un de ses évènements majeurs se dérouler dès le début du mois de mars, avec le lancement de la Morocco League of Legends Cup 2017 le 11 mars. Il s'agit d'un tournoi dédié au célèbre jeu vidéo League of Legends (LoL), dans lequel les joueurs s'affrontent en ligne par équipes de cinq. Organisé par la filiale marocaine de la World Gaming Federation (WGF), le tournoi prévoit 4 manches qualificatives à l'issue desquelles les deux équipes finalistes se qualifieront pour la grande finale prévue dans le cadre du salon Morocco Game Show 2017 qui se tiendra à Casablanca.

100.000 dirhams pour le grand vainqueur

Les tournois qualificatifs se dérouleront chaque mois entre mars et juin, mais la date de la phase finale n'a pas encore été précisée par les organisateurs. "Nous sommes encore en négociations avec nos partenaires", nous explique-t-on. L'une des particularités du tournoi est que les équipes concurrentes devront être constituées exclusivement de joueurs de nationalité marocaine.

L'autre particularité, sans doute la plus intéressante, est la récompense conséquente attribuée aux meilleurs joueurs de chaque phase. Ainsi, les joueurs de chaque équipe qui remportera les éliminatoires se partageront 20.000 dirhams. Pour la grande finale, ce prix est multiplié par cinq, soit 100.000 dirhams pour la future équipe championne du Maroc de League of Legends.

Crédit: World Gaming Federation Maroc

"Nous voulons nous aligner par rapport à ce qui se fait un peu partout dans le monde et particulièrement dans la région MENA. Nous voulons développer l'E-sport au Maroc et pour cela il faut motiver les gamers marocains à participer aux compétitions en donnant des cash-prizes répondant aux normes internationales", explique Karim Moubarik, directeur général de WGF Maroc, contacté par Telquel.ma.

Un tremplin pour l'e-sport marocain?

Des cybercafés aux tournois organisés dans le respect des normes professionnelles, l'e-sport a amorcé sa mue ces dernières années avec la multiplication d'évènements qui gagnent en visibilité à l'instar des récents Orange PES Cup, Manga & Gaming Expo, ou du Morocco Gaming Show à venir cette année.

L'engouement est réel. Rien que pour League of Legends, "la communauté est évaluée à près de 150.000 joueurs actifs", nous assure Karim Moubarik, qui reconnait néanmoins qu'il est "très compliqué d’avoir des statistiques précises sur le nombre de joueurs". Une situation liée au relatif manque d'intérêt des éditeurs de jeux vidéos pour le Maroc, et plus généralement pour l'Afrique. "Tous les joueurs marocains ou africains passent par les serveurs de l'Europe. Ça veut dire que chaque fois qu'un joueur marocain s'enregistre dans League of Legends, il est comptabilisé comme français ou espagnol", se désole le directeur général de WGF Maroc.

Pour lui, organiser des évènements de l'envergure de la Morocco League of Legends Cup est donc une occasion d'attirer l'attention des éditeurs de jeux vidéos sur le potentiel des joueurs marocains. L'objectif de la démarche est de convaincre ces éditeurs de déployer des serveurs locaux permettant aux gamers de jouer dans des conditions optimales.

Il se trouve en effet que le plus gros frein à l'expansion du gaming au Maroc réside dans l'infrastructure. Dans les pays où la culture de l'e-sport est bien ancrée (USA, France, Japon, etc.), les éditeurs de jeux déploient des serveurs locaux. Ceci permet une meilleure interaction lors des parties en ligne, grâce à un ping (temps de latence) réduit. "Plus le serveur est très éloigné géographiquement, plus le temps de latence est important", nous explique Salim Ghazzal, un des gamers marocains le plus en vue à l'international (5.574 followers sur la plateforme de streaming Twitch). C'est donc à cet obstacle qu'est confrontée l'écrasante majorité des gamers au Maroc, et en Afrique en général, à l'exception de quelques privilégiés disposant de connexions à très haut débit. Or, "l'infrastructure des opérateurs actuels au Maroc ne permet pas des conditions de jeux aussi confortables qu'en Europe par exemple", conclut celui qui plus connu sous le pseudonyme de MagicvdK.

Source de l'article Telquel