vendredi 1 décembre 2017

Togo Si t'aimes les jeux vidéos, viens donc faire un tour à Lomé. La VR en Afrique


Tu aimes les nouvelles technologie ? Alors viens faire un tour à Lomé qui vient d'organiser son 1er salon du jeu vidéo !

Show" était une grande première dans la région. Et au programme, on trouvait aussi de grosses nouveautés. C'est notamment lors de ce salon qu'a été présenté pour la première fois au public le premier jeu vidéo entièrement créé par des Togolais. Ce dernier s'intitule "The Boy In Savannah", comprenez "Le Garçon Dans La Savane". Il s'agit d'une adaptation africaine du célèbre Mario Bros, mais 100% Made In Togo. Une grande fierté pour le pays et pour les développeurs de l'œuvre vidéo-ludique.

Le festival avait pour but de rassembler la population togolaise, et en particulier les jeunes, autour du thème des jeux vidéo et de l'univers qui les entoure. Les visiteurs ont donc pu découvrir les opportunités professionnelles liées aux jeux vidéo, mais aussi au développement de nouvelles technologies comme par exemple la réalité virtuelle, la réalité augmentée, la création d'hologrammes, etc. On sait que ces technologies prennent de plus en plus de place dans le quotidien des habitants des pays développés, mais dispose de moins d'information au sujet de leur place dans les pays en développement.

Au programme du festival, on trouvait des tests de jeux vidéo et des introductions à la réalité virtuelle, mais aussi des ateliers plus professionnalisant sur des sujets comme la conception de jeux vidéo. Les visiteurs ont également pu assister et participer à un ciné-débat sur le thème "Le Jeu Vidéo, Une Nécessité En Afrique ?". Le rassemblement avait donc clairement un but social et politique, en plus de l'aspect ludique et détente lié aux jeux vidéo.

En plus du sujet des opportunités liées à la conception de jeux, le salon offrait une introduction au potentiel du monde du "E-Sport". Cette discipline, qui comme son nom l'indique, regroupe les compétitions de jeux vidéo, atteint déjà aujourd'hui des taux d'audiences similaires à ceux enregistrés pour des sports classiques célèbres comme le football ou encore le basket. Et ce n'est que le début. Les prévisions montrent que l'E-Sport pourrait générer plus de vues et plus d'argent au niveau international que le sport traditionnel d'ici quelques années seulement. Et des rumeurs disent même que certains jeux d' E-Sport pourraient devenir des disciplines olympiques d'ici à 2024...

En attendant, un tournoi d'E-Sport s'est bien déroulé au "Lomé Games Festival Show". La finale a été projetée sur grand écran pour donner la possibilité à un important publique d'assister à la performance des athlètes en direct.

A l'instar des salons de jeux vidéos internationaux, le "Lomé Games Festival Show" ne se cantonnait pas exclusivement aux expériences technologiques. Le monde des jeux de plateaux ainsi que celui de la bande-dessinée étaient représentés par des créateurs et artistes majoritairement togolais. Des expositions de dessinateurs locaux étaient installées dans les locaux, et certains peintres et illustrateurs s'adonnaient à des créations d'œuvres en direct devant des spectateurs ébahis et intrigués.

La foule présente lors de ce salon était très hétéroclite, composée entre autres de passionnés et de fans des différents artistes, dessinateurs, écrivains, développeurs, illustrateurs, ingénieurs, créateurs et autres. Les connaisseurs étaient donc au premier rang, mais la foule comportait également un tout autre type d'individus. En effet, on pouvait y voir de nombreux néophytes, qui ne connaissaient aucun des intervenants présents, mais qui se sentaient rattachés, de près ou de loin, à cette culture du jeu vidéo, du monde parallèle, de la réalité virtuelle, de "l'héroïque fantaisie", du rêve, de l'art, et de l'évasion.

video game togo

En France et en Europe, les salons de ce type se multiplient, et le nombre de sites internet traitant de le VR ( Virtual Reality) est en pleine explosion depuis quelque temps. On trouve des tests et des avis complets et détaillés sur les casques VR, des prévisions plus ou moins précises sur les évolutions à venir, des débats sur l'éthique et la morale de ce genre de pratiques, etc, etc. Il en va de même pour les sites concernant les technologies liées à la VR ou à la AR, qui signifie Augmented Reality ( Réalité Augmentée). Certains sites sur les hologrammes offrent des articles très précis et des informations vraiment intéressante sur le développement de ces techniques et de leurs utilisations dans le monde. En Afrique, les constats sont différents, principalement parce que les gouvernements ont d'autres chats à fouetter. Mais comme on vient de le voir, ils n'ont pas l'intention d'être mis à l'écart sur le sujet.

L'existence et l'organisation de ce salon dans une capitale du continent africain montrent bien que les dirigeant de certains pays de la région sont tout à fait conscients des enjeux liés au monde du jeu vidéo et à celui de la réalité virtuelle pour les années à venir. En intensifiant la fréquence de ce type d'événements, en mettant l'accent sur les formations de jeunes étudiants dans cette branche, et en mettant en place d'autres stratégies allant dans ce sens, l'Afrique pourrait-elle tirer son épingle du jeu, et s'offrir une place de choix dans le paysage international du développement de la réalité virtuelle, technologie qui n'en est qu'à ses balbutiements au niveau mondial au jour d'aujourd'hui? Seul le futur nous le dira, mais il semblerait bien que certains leaders d'opinions du coin aient déjà leur avis sur la question...

Source de l'article IciLomé

Mboa BD – Festival de la Bande Dessinée du Cameroun |

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La 8 ème édition du festival International de la bande dessinée du Cameroun à ouvert ses portes le mercredi 29 novembre 2017 à l’institut français du Cameroun antenne de Douala. 

Cette rencontre des auteurs de bandes dessinées avec les différents acteurs du secteur tels les éditeurs, les imprimeurs, les institutions et le public vise à faire la promotion et donner la visibilité à la production croissante des bandes dessinées au Cameroun. Selon les promoteurs, le festival a mis en place au fil des éditions des formations permettant aux dessinateurs de connaître les bases du métier d’auteur, de comprendre les enjeux actuels autour de la bande dessinée, son importance dans le processus d’acquisition des aptitudes de lecture. Le thème de cette année est axé sur la BD et l’éducation.
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Plateforme d’échanges sur la bande dessinée et les divers métiers autour a savoir le graphisme, les jeux vidéo, le dessin animé et le cinéma, le Mboa BD veut créer une véritable industrie culturelle où les professionnels se connaissent et travaillent ensemble pour offrir une BD de qualité à un public à forte demande.


Le festival est organisé par le collectif A3 et l’association Trait noir se tient jusqu’au samedi 2 décembre 2017. Un occasion pour les amoureux de la BD et ceux qui s’y intéressent de faire le tour pour bénéficier des ateliers Pro, conférences et foires sur la BD du Mboa. 

Au menu ce vendredi, entre 9h30 et 12h, les auteurs vont à la rencontre du public scolaire afin de partager leur passion du 9ème art. Toujours à la même heure mais cette fois à la bibliothèque de l’IFC, va se tenir un atelier sur « Manga: Apprendre à faire des trames sur Photoshop ». Au même moment se tiendra ma ville dessinée. Des blogueurs et des dessinateurs vont à la conquête de Douala, saisissent sa beauté en texte et illustrations. 

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Le concours Jeux vidéos « Bande dessinée et éducation », les dédicaces et le concours du Cosplay, compétition des meilleurs cosplayers pour l’originalité de leur costumes se feront entre 14h et 18h. Des ateliers jeunesses avec des spectacles dessinés vont se tenir samedi ainsi que la projection du film d’animation « Minga et la cuillère cassée ».

Après Douala, le festival international de la bande dessinée du Mboa va se déporter à Yaoundé, où du 6 au 9 décembre, les acteurs et les amateurs de la bande dessinée vont partager leurs expériences à travers des expositions, des ateliers Pro, des conférences des spectacles et des projections. 

La sélection officielle de cette 8 ème édition est constitué de Mulatako de Reine Dibussi, auto-édition 2017, Android Night de Darius Dada, Cédric Minlo, Waanda Stoudio 2017, CATY (Cellule Anti-Terroriste de Yaoundé) de Georges Pondy, Akoma Mba 2017, Jungle Urbaine Kash, L’Harmattan 2012 et le tome 3 de La vie d’Ebene Duta, Elyon’s, Maduta. 2017. Les auteurs présents sont Thembo Kash du Congo RDC, Reine Dibussi de la France-Cameroun, Benjamin Kouadio de la Côte d’Ivoire, Cedric Minlo et Georges Pondy du Cameroun. L’accès à la Mboa BD festival est gratuit.

Source de l'article Armelle Sitchoma

mardi 28 novembre 2017

Africa Game Show: Comment Mehdi Najmi et son équipe ont remporté 50.000 dirhams

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Mehdi Najmi est capitaine de Zen K E-Sports, l'équipe de gaming qui a remporté le tournoi de League of Legends à l'Africa Game Show, organisé du 18 au 19 novembre à Casablanca.

Il raconte comment l'équipe s'est formée et donne son regard sur l'avenir du gaming au Maroc. Interview.

Comment avez-vous formé votre équipe ?

Je joue à League of Legends depuis 6 ans, mais j'avais arrêté il y a peu. En début d'année, j'ai été sollicité pour commenter la finale d'un tournoi à 30.000 dirhams. L'équipe qui a perdu m'a contacté le lendemain de la finale pour me demander si je voulais reprendre du service et former une équipe. J'ai accepté, puis j'ai proposé à un ami à moi qui est un vétéran de nous rejoindre. Je lui ai dit que l'équipe avait un fort potentiel et qu'on pourrait obtenir de bons résultats lors des compétitions à venir. Nous avons donc officiellement fondé l'équipe qui s'appelle aujourd'hui Zen K E-Sports. Depuis, j'ai pris un semestre pour me concentrer uniquement sur League of Legends (LoL).

Comment s'est déroulée la préparation pour la compétition ?

Nous jouons quasiment quotidiennement ensemble, donc la préparation est continue. Quelques jours avant le début de l'Africa Game Show (AGS), nous nous sommes tous retrouvés chez notre coach pour un camp d'entraînement. Les séances durent 10 à 12 heures par jour, dont 2-3 heures de théorie durant lesquelles nous réfléchissons aux stratégies que nous allons adopter ainsi qu'à la distribution des rôles.

Quel est le rôle du coach ?

Il porte un regard extérieur sur notre jeu. Essentiellement, il essaie de maintenir un certain équilibre entre les joueurs et de les motiver. Il observe notre rendement et fait des remarques pour améliorer notre efficacité. Son rôle ne diffère pas beaucoup de celui d'un coach sportif classique. Le coach est également chargé de la logistique, du matériel, des salles d'entraînement, des frais de transport, etc.

Qu'allez-vous faire des 50.000 dirhams que vous venez de remporter?

Nous allons nous partager le montant entre les cinq membres à parts égales, puis nous allons prélever 2.500 dirhams à chaque membre et les verser dans la caisse de l'association que nous comptons créer. Cet argent servira à acheter le matériel manquant, à fournir l'accès à internet, etc.

Quel regard portez-vous sur la scène du jeu vidéo au Maroc ?

Nous avons de fortes potentialités, et nous sommes déjà des pionniers dans la région nord-africaine. J'ai visité la Tunisie et l'Algérie et je peux vous dire que le gaming y est encore embryonnaire. Le matériel et l'accès à internet sont plutôt facilités au Maroc, ce qui nous donne une longueur d'avance sur nos voisins. Après, il faut que les évènements comme l'Africa Game Show se multiplient pour que les gamers se retrouvent et échangent leurs idées.

Par Omar Kabbaj - Source de l'article TelQuel

lundi 27 novembre 2017

La bande dessinée “Migration” du Lab619, un regard artistique Sud-Sud sur la migration


Mêlant humour et tragédie, le 1er hors-série du collectif Lab 619 ” Migration ” est le fruit d’une la résidence artistique ‘BD Art d’Asile’ organisée du 26 octobre au 2 novembre 2016 à Tunis au siège de la fondation Rosa Luxemburg Stiftung – North Africa. 

En collaboration avec la fondation allemande ” Rosa Luxemburg ” , la résidence a regroupé des artistes de Tunisie, Algérie, Maroc, Libye, Egypte, Liban, Syrie et de la Palestine.

Ainsi, les histoires racontées dans ce numéro sont inspirées des témoignages de migrants subsahariens vivant en Tunisie et rencontrés pendant la résidence. Les dessinateurs ont aussi rencontré, à cette occasion, des étudiants et des travailleurs africains appartenant à l’Association Maliennes des Etudiants et Stagiaires en Tunisie (AMEST). A ce sujet, Abir Gasmi scénariste indépendante et coordinatrice du Lab 619 a expliqué à l’agence TAP, lors de la cérémonie organisée, samedi, au siège de la Fondation Rosa Luxemburg Stiftung – North Africa, que cette démarche a permis aux dessinateurs de mieux comprendre et saisir les difficultés quotidiennes des migrants vivant en Tunisie.

Les récits de migrants relayés par les médias et par les organisations internationales comme ” Avocats sans Frontières ” et ” Médecins sans Frontières ” ont été aussi une source d’inspiration, a souligné Abir Gasmi en affirmant que le thème de la ” migration ” a interpellé plusieurs dessinateurs en les mettant face à leur propre situation de migrant à l’exemple de la dessinatrice palestinienne Somer Salem née à Damas (Syrie) et qui se trouve aujourd’hui réfugiée en Algérie .

“Migration ” regroupe 11 histoires où les artistes lancent un regard critique vis-à-vis des attitudes et des comportements de leurs sociétés à l’égard des immigrés pointant ainsi du doigt le racisme, l’exclusion et la maltraitance dont souffrent en particulier les migrants subsahariens. Les bandes dessinées sont aussi une occasion pour parler d’une manière poétique et mélancolique des causes de la migration relatives à la guerre, la famine et à la détresse économique.

Interpeller le lecteur avec satire et allégorie en abordant le racisme et la maltraitance policières dont souffrent les migrants subsahariens, tel est l’objectif de l’illustrateur algérien Salim Zerrouki dans sa bande dessinée ” la vie en rose “. L’histoire raconte les périples douaniers d’un flamant noir qui décide de passer l’hiver en Tunisie pendant la période migratoire. En raison de sa couleur, les douaniers lui ont refusé l’entrée au territoire tunisien en le traitant de corbeau. A l’image d’un documentaire ou d’un reportage télévisé, la bande dessinée ” Une vie en suspens ” du libanais Barrack Rima relate l’histoire des réfugiés du camp de Choucha et leurs situations précaires en Tunisie.

Dans ” J’ai fuis l’enfer ” de l’algérien Said Ali Dhaker ou dans ” le dernier Voyage ” de l’algérien Kamel Zakkour et la tunisienne Abir Gasmi, les illustrateurs abordent la thématique de la perte : la perte d’une patrie à cause d’une guerre ou la perte des êtres chers au cours d’un voyage périlleux dans le Sahara.
D’une manière détournée et ludique, ” Migration ” interpelle et bascule le lecteur dans son humanité en l’invitant de sortir de sa zone de confort et de se projeter dans la situation d’un réfugié, une situation, où dans l’ère de la mondialisation et de la crise économique, peut arriver à chacun.

Lancé depuis 2013, le collectif Lab 619 est un collectif indépendant ouvert aux dessinateurs et scénaristes passionnés de bande dessinés expérimentales. Les bandes dessinés sont destinées aux adultes et traitent les problèmes sociétaux d’une manière humoristique et ludique. Depuis sa création, le collectif a publié 7 numéros. Le hors -série ” Migration “, est le second numéro d’une trilogie de la série de 7 numéros intitulé ” Frontières ” qui sera suivie par un huitième numéro intitulé ” identité “qui paraitra au mois de décembre 2017.

Source de l'article Webmanagercenter

Reine Dibussi dévoile la bande-annonce de “Mulatako”, la bande dessinée déjà disponible

Sortie prochaine de "Mulatako", la nouvelle bande dessinée de Reine Dibussi

La bande dessinée “Mulatako” est enfin disponible depuis ce lundi 27 novembre au Cameroun, en France et par livraison dans les autres pays. Dès décembre, il sera aussi disponible dans les supermarchés Dovv de Yaoundé au prix unique de 7000 FCFA.

Reine Dibussi est une illustratrice 2D, portraitiste et bédéiste camerounaise et française. “Mulatako” est sa toute première BD et le premier tome d’une série de quatre. C’est une histoire de science-fiction basée sur le mami-wata avec pour ambition de porter ce mythe camerounais à l’international. Tout comme les histoires de zeus, des amazones, des elfes et des histoires et légendes occidentales, Reine Dibussi veut rendre célèbre nos contes et légendes à l’instar des Miengu, Nommo et bien d’autres.

Reine Dibussi dévoile la bande-annonce de "Mulatako", la bande dessinée déjà disponible

“Mulatako” est donc l’histoire de Jéméa, jeune mami-wata encore en école d’initiation dans les profondeurs océaniques d’Afrique Centrale. Elève médiocre, elle vient d’apprendre qu’elle devra redoubler, alors qu’au même moment, dans leurs palais des chef.fe.s, leurs dirigeant.e.s viennent de prendre la décision d’exterminer l’école d’initiation. 

Dans cette BD, chacun pourra s’identifier car Reine Dibusi a réussit à intégrer un grand nombre d’éléments de notre culture africaine.

“Mulatako” est une BD format A4, couleur, produite en auto-édition, couverture rigide et coûte 7000 CFA/12€, hors frais d’envoi. Pour connaitre les conditions de livraison, cliquez ici et bonne dégustation de la bande-annonce:

Source de l'article Madeinmboa

mercredi 22 novembre 2017

Jeux vidéo sportifs: Trois Camerounais triomphent à l’Africa Game show


Ils se sont imposés lors du tournoi final disputé les 18 et 19 Novembre 2017 à Casablanca, au Maroc.

La grande salle de réunion de l'immeuble-siège de l’entreprise de téléphonie mobile Orange Cameroun a accueilli dès les premières heures du mercredi 22 novembre 2017 une cérémonie spéciale. Ses responsables avec à leur tête la directrice générale Elisabeth Medou Badang ont reçu et célébré trois jeunes compétiteurs Camerounais. Les héros du jour ont représenté avec brio leur filiale à l’Africa Games Show, le rendez-vous annuel de l’élite panafricaine du Gaming et du e-sport dont la multinationale Orange est le sponsor. Le tournoi final s’est disputé les 18 et 19 novembre 2017 au Most Event, à Casablanca, la plus grande ville du Maroc.

Carlos Nikobi est le vainqueur de la catégorie « foot PES 2018 ». Il s’est imposé devant un Ivoirien. C’est le Camerounais qui obtient la plus grosse récompense. Outre le trophée, il a reçu un chèque de 3500 Euros (environ 2 275 000 Francs CFA). Housseini Salé, s’est imposé dans les compétitions de Street fighter V. Il a battu en finale un "gamer" Marocain. Le montant de son chèque s’élève à 100 Euros (environ 65 000 Francs CFA). Emmanuel Suki s’est classé 3ème du jeu Asphalt 8. Il empoche 300 Euros (presque 200 000 Francs CFA). 

Les lauréats Camerounais ont dû faire preuve de concentration au cours du tournoi. Ils ont su trouver les ressources pour surmonter la pression lors des parties qu’ils ont disputées. Elisabeth Medou Badang a remercié le trio d’avoir représenté de façon honorable le Cameroun et la filiale locale d’Orange. « Vous avez démontré qu’on peut s’illustrer de différentes manières », a-t-elle ajouté à l’endroit des héros de Casablanca. 

L’Africa Games Show 2017 a été diffusée en direct sur la plateforme Twitch. Il a totalisé 14 000 heures de jeu en deux jours de compétitions.14 pays dont 12 africains étaient inscrits. Ils jouaient devant un public évalué à près de 2000 personnes qui ont pleinement profité d’un espace convivial de 5000 mètres carrés pour vivre leur passion et apprécier le spectacle. 

L’Africa Games Show a pour ambition de faire découvrir et présenter les dernières créations et innovations, partager les expériences avec les professionnels au travers de conférences et de débat, valoriser les talents de l’E-sport en Afrique entre autres.

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA - Camerooninfonet

lundi 20 novembre 2017

Des livres et dessins animés adaptés au jeune public africain


Près de la moitié de la population africaine a moins de 18 ans, un potentiel énorme pour le futur du continent. L’éducation joue donc un rôle majeur pour que ces jeunes puissent développer un esprit critique. Parce qu’un peuple non éduqué ne va pas très loin.

Aujourd’hui c’est la journée internationale de l’enfance. Dans ce domaine, pas besoin de rappeler que la clé de tout, c’est l’éducation et le mot magique, c’est : l’école. Mais parfois le savoir passe aussi par des dessins animés ou des livres.

On va donc s’intéresser à ces contenus éducatifs qui sont adaptés au jeune public africain.
"J'ai décidé de me lancer dans l'industrie de l'édition parce que les livres que je lisais à mes enfants ne reflétaient pas leurs réalités. Je voulais que mes enfants connaissent leur culture et qu'ils se reconnaissent dans les livres"
On commence avec un dessin animé éthiopien qui est divertissant, mais ce n’est pas son unique but. Il s’appelle « les Tibeb Girls » et met en scène 3 filles qui possèdent des super pouvoirs qu’elles utilisent pour dénoncer des tabous qui existent dans les sociétés africaines, et aussi éduquer sur des sujets allant des violences conjugales, à l’accès à l’éducation, le mariage précoce, etc.

Dans chaque épisode, elles viennent en aide à des filles en détresse et tentent par la même occasion de promouvoir la solidarité entre femmes.

Voilà pour ce dessin animé qui permet d’ouvrir le dialogue entre parents et enfants, ce qui n’est pas forcément une chose acquise dans la culture africaine.

On reste en Ethiopie, mais on va passer maintenant à de la lecture avec Tsion Kiros qui souhaite encourager les enfants à lire, mais elle veut surtout promouvoir la culture éthiopienne ainsi que la langue nationale du pays qui est l’amharique.

Elle publie des livres avec des personnages et des histoires adaptées aux petits Éthiopiens.

“J’ai décidé de me lancer dans l’industrie de l‘édition parce que les livres que je lisais à mes enfants ne reflétaient pas leurs réalités. Je voulais que mes enfants connaissent leur culture et qu’ils se reconnaissent dans les livres.”

Les livres qu’elle publie permettent aux enfants d’aborder l’histoire de leur pays de façon plus amusante.

“Je veux qu’ils connaissent leur histoire, comme la bataille d’Adwa. La plupart des enfants ne connaissent pas la bataille d’Adwa. C’est le moment où les Ethiopiens ont battu l’armée italienne en 1896. Je veux qu’ils connaissent leur histoire afin qu’ils puissent être fiers d‘être Africains et fiers d‘être Éthiopiens.”

Pour Tsion, il est important que les enfants puissent s’identifier aux personnages qu’ils admirent dans les livres.

“Je veux que mes enfants voient un héros noir dans les livres. Dans Cendrillon il n’y a pas de Noirs. Je veux que ma fille se voit, avec ses cheveux bouclés comme un personnage principal, pas seulement un personnage secondaire. Ma fille, elle trouve très intéressant qu’il y ait une héros éthiopien dans les livres, et que ce héros lui ressemble. Et cela vous montre que les enfants veulent vraiment se reconnaitre dans les livres.”

On passe à de la photographie avec ce projet de Vincent Tremeau. Il est allé à la rencontre d’enfants dans plusieurs pays du continent (Centrafrique, Mali, RDC, etc.) et il leur a posé cette fameuse question :

Quel métier veux-tu faire quand tu seras grand?

Ca donne une série de photos qui s’intitule « One day, I will » (« Un jour, je serais »).
Il y a ce petit garçon en costume avec la main sur le cœur qui lui veut devenir président du Mali parce que selon lui, il pourra aider son pays, mais aussi gagner beaucoup d’argent. Parmi les métiers qui reviennent souvent, il y a footballeur, militaire ou encore enseignant.

Source de l'article Africanews

dimanche 19 novembre 2017

Une plongée anthropologique chez les Himbas avec la BD Rouge Himba (La Boîte à Bulles)

Rouge Himba

Rouge Himba, dessin de Simon Hureau, scénario de Solenn Bardet, Editions La Boîte à Bulles
Une plongée anthropologique chez les Himbas avec la BD Rouge Himba (La Boîte à Bulles)

Solenn Bardet invite le dessinateur Simon Hureau à la suivre pour découvrir une culture primitive aux multiples subtilités en plein coeur de la Namibie. Les Himbas ne sont pas qu’un peuple aux femmes se peinturlurant la peau d’ocre et de graisse, leur donnant cette couleur rouge si caractéristique. 
C’est aussi un peuple de pasteurs nomades à l’organisation complexe qui a conquis la jeune femme dès son plus jeune âge. Si la BD n’oublie aucun détail tout au long de 312 pages riches en apartés techniques pleins de sens, la masse d’information transforme peu à peu la simple BD en pensum anthropologique parfois compact.

«Il s’est passé quelque chose qu’on ne s’explique pas...»

A l’origine du monde

Les Himbas sont un peuple situés à cheval entre l’Angola et la Namibie dont les 10 000 individus vivent principalement sur les 30 000 km carrés du Kaokoland. Rien n’aurait du pousser le dessinateur Simon Hureau à venir scruter de plus près les us et coutumes de ce peuple d’éleveurs au mode de vie ancestral. Mais la proposition de Solenn Bardet de la suivre en Afrique va le convaincre de tenter l’aventure. Née en 1975, la jeune femme n’a que 18 ans en 1993 quand elle débarque chez les Himbas. Adoptée selon les rites de la peuplade, Solenn Bardet séjourne auprès de sa famille d’adoption six mois par an pendant quatre ans et en fait le récit passionné dans Pieds nus sur la terre rouge aux éditions Robert Laffont en 1998. Elle participe à la création de l’association Kovahimba en 2006 pour aider les Himbas à protéger et valoriser leur culture. Elle réalise enfin le documentaire Les Himbas font leur cinéma ! en 2012 pour souligner la spécificité de la culture Himba dans un monde moderne qui brûle la terre par les deux bouts. Les 312 pages débutent avec un vrai choc des cultures pour s’enfoncer au fil des pages dans le bréviaire exhaustif. Certaines pages creusent si profondément dans les détails que le lecteur peut se demander à l’occasion si l’auteure n’en fait pas un peu trop. La BD d’abord divertissante se change en récit encyclopédique avant tout omniscient, aux micro intrigues à l’ampleur certes limitée mais toute tournée vers les enjeux d’une petite communauté aux confins du monde.

La lecture de Rouge Himba fait découvrir une culture et des individus si loin des critères occidentaux. Parfois indigeste, elle révèle surtout que les valeurs occidentales ne sont peut être pas les plus indiquées pour montrer le chemin de l’avenir. Et rien que pour ça, Rouge Himba vaut le coup d’une lecture approfondie!
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Résumé de l'éditeur, infos et planches de l'album

Les Himbas constituent un peuple premier qui, bien qu’en contact avec la civilisation occidentale, a décidé de conserver son mode de vie. Solenn Bardet les connaît très bien, puisqu’à peine majeure, il y a 20 ans, elle est allée vivre avec eux, se faisant même adopter par une famille himba. En 2015, elle convainc Simon Hureau de la suivre dans son prochain périple en Namibie. Pour Solenn, les objectifs de ce voyage sont multiples : se rendre sur la tombe de son défunt père, présenter sa fille Zélie à sa famille himba et à ses amies et résoudre des conflits entre clans qui paralysent l’avancement des projets de l’association Kovahimba… Sur cette terre aride où rien n’est simple, organiser une simple réunion demande patience et persévérance. Aux côtés de Solenn, Simon Hureau et le lecteur découvrent la beauté, l’étrangeté de ce pays et de ses habitants. Dépaysant, instructif, magique…


Date de parution : le 15 novembre 2017
Scénariste(s) : Solenn Bardet
Dessinateur(s) : Simon Hureau
Genre : Humour
Editeur : La Boite à Bulle
Prix : 34 € (312 pages)

Par Stanislas Claude - Source de l'article Publikart


E-sport - Un Réunionnais devient Champion d'Afrique


Kévin Imouza ana Tikok, originaire de Saint-André, vient de remporter le titre de champion d'Afrique sur le jeu King of Fighters ce week-end. L'événement de e-sport baptisé Africa Game Show était organisé au Maroc et porté par la World Gaming Federation et la société Orange. 

Nous publions le communiqué envoyée par l'équipe geek.re et qui détaille les grands moments du tournoi du représentant réunionnais. (Photo d'illustration)

On vous laisse aussi le lien de cette compétition de sport électronique afin de découvrir la performance de Tikok. La communauté réunionnaise des gamers a en effet pu suivre ses performances en streaming. L’Africa Game Show (AGS), le premier événement e-sport d’envergure sur le continent africain, se déroule en ce moment à Casablanca au Maroc. Il est porté par la startup WGF (World Gaming Federation) ainsi qu’Orange et a pour but de faire émerger les talents africains de l’e-sport.

Plus d’une douzaine de pays africains participent à l’évènement sur des jeux : de Combats (Versus Fighting), de tir à la première personne (FPS), de simulation de foot ainsi que d’arène de bataille en ligne multijoueur (MOBA). Kévin Imouza aka Tikok, originaire de Saint-André et champion Geek.re de Versus Fighting s’est qualifié pour l’Africa Game Show lors d’un tournois Street Fighter V organisé par Orange Réunion.

Cependant il souhaitait surtout participer au tournoi King Of Fighter 14 dont il est le champion réunionnais reconnu par SNK, l’éditeur du jeu. Les tournois King Of Fighters organisés par Geek.re, lors des Alamanda X Geek.re sont des compétitions supportées officiellement par SNK. Ainsi Tikok a pu participer aux 2 tournois Versus Fighting de L’Africa Game Show : Street Fighter V et King Of Fighters 14.

Sur Street Fighter V, malheureusement, Tikok s’est confronté d’entrée au camerounais HSN qui deviendra quelques matchs plus tard, champion d’Afrique de Street Fighter V. Les choses furent différentes pour King Of Fighters 14 (KOF14) qui est un jeu très populaire en Afrique. Le marocain Frionel a fini dans le Top 25 de KOF14 lors de l’EVO Las Vegas (plus gros évènement mondial de Versus Fighting) en juillet dernier.

Le tournoi KOF14 fut riche en émotion pour Tikok et la communauté réunionnaise qui a pu suivre son parcours en streaming.
 Tikok commence le tournoi avec une victoire contre Striker pour le match de 1er tour du tournoi
" gagnant ". Il faut bien comprendre qu’il s’agit de tournois en double élimination, si vous perdez en tournoi " gagnant ", vous basculez en tournoi " perdant ".
C’est ce qui arriva à Tikok au second tour après sa première et dernière défaite.

Car c’est là que le parcours de Tikok devient épique. Il a dû affronter Frionel (éliminé par Freezer du tournoi
" gagnant ") au 4ème tour du tournoi " perdant ". La victoire se jouait en 2 matches gagnants, pour se qualifier pour le tour suivant, il faut donc battre 2 fois son adversaire. Le combat Tikok – Frionel fut intense, Tikok remporta la première manche et Frionel la seconde.

La moindre erreur face aux coups adverses, portés à la millisecondes prêtes pouvait être fatale. C’est ce qui arriva à Frionel lors du 3ème match face à un Tikok qui a su se dépasser.
 Le tour suivant ne fut qu’une formalité pour Tikok, le marocain Critical Hit a été incapable de parer les assauts de Tikok. Le dernier match du tournoi " perdant " oppose Tikok à Freezer. Ce fut un match âpre, qui se joua sur un 3ème round où Tikok s’est encore une fois dépassé.

À minuit heure de Casablanca (4h00 du matin à la Réunion), la grande finale du tournoi King Of Fighters 14 oppose enfin le marocain Ichisim (vainqueur du tournoi gagnant) et Tikok (vainqueur du tournoi perdant).
 La grande finale se joue en 3 matchs gagnants cependant le vainqueur du tournoi " perdant " a un handicap : s’il veut gagner la finale il doit battre 6 fois le vainqueur du tournoi " gagnant ".


Ichisim est actuellement le meilleur marocain sur KOF14. Ainsi quand la grande finale débute, les statistiques n’étaient pas du côté de Tikok. Mais le talent du réunionnais a su faire mentir les probabilités.
 Tikok a battu Ichisim lors des 4 premiers matchs (4-0), Tikok est alors à 2 matchs de la victoire. Ichisim a changé de stratégie après chaque défaite, mais le style de jeu de Tikok l’a troublé.

Cependant Ichisim gagne le 5ème match et pense alors avoir trouver une faille dans le jeu de Tikok. Mais c’était sans compter la capacité d’adaptation de Tikok qui battu à nouveau Ichisim lors des 2 matchs suivant sans que le marocain ne puisse comprendre ce qui était en train de lui arriver.
Tikok après avoir battu 6 fois le marocain Ichisim ( 6-1 score final), remporte avec panache le tournoi King Of Fighters 14 du premier Africa Game Show de l’histoire.

Source de l'article IPRéunion