jeudi 11 janvier 2018

Bande-dessinée : la réédition des aventures de « Bamboula » ne passe pas

Confrontées à une violente polémique et des accusations de racisme, les éditions De Varly ne vont vraisemblablement pas publier des planches mettant en scène le petit héros noir créé en 1951 par le dessinateur Mat.
En s’attelant à la réédition en France de « Bamboula », George Fernandes, responsable des éditions De Varly, ne s’attendait pas à affronter un ouragan d’indignations. Derrière « Bamboula » se cache un personnage atypique de la BD franco-belge d’après-guerre, et qui a eu peu de succès en son temps. « Bamboula », imaginé par l’illustrateur français Marcel Turlin, alias « Mat », est un petit garçon « venu d’un pays d’Afrique noire » qui débarque en France où il joue les Candide. Ce qui en fait l’un des très rares héros de couleur à avoir ses propres aventures mises en cases à l’époque. Il y a bien eu quelques précédents, comme Razibus Zouzou, l’ami noir de Bibi Fricotin, mais c’était un comparse, relégué au second plan.
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L’éditeur évoque le contexte historique

L’éditeur, qui avoue aujourd’hui « ne plus dormir », tant les réactions au projet l’ont « bouleversé », savait que la réédition des œuvres de Mat, et donc également des aventures de Bamboula était un projet compliqué. Dans l’ouvrage qui doit théoriquement paraître le 1er février prochain et que nous avons pu consulter, il se fend d’une longue introduction pour se défendre.
Il reconnaît d’abord que le terme de « Bamboula » est une insulte. Mais il évoque les bonnes intentions de l’auteur : « Mat (1895-1982), était un homme de cœur. Il aimait faire rire les enfants et il détestait l’injustice. Il souhaitait la fraternité entre les hommes (…) l’auteur a toujours mis en valeur la fraternité et pointé du doigt l’idéologie des extrêmes. »
De plus, pour Georges Fernandes, le petit garçon fait preuve de nombreuses qualités : honnêteté, courage, intelligence, qui en font un personnage positif, à une époque, comme il nous l’a expliqué « où la censure avait du mal à admettre un héros noir. »
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Enfin, l’ouvrage reste pour lui un document historique important qui témoigne des représentations de l’époque. « Si nous effaçons tout ce qui nous dérange dans le passé, nous n’aurons plus d’Histoire », explique-t-il.
Il s’étonne de la violence des attaques alors qu’en France, les pamphlets antisémites de Céline, « qui contiennent des appels au meurtres » vont être réédités par Gallimard, avec l’assentiment du Premier ministre Edouard Philippe.

La parution – en papier – annulée

Reste que, lue aujourd’hui, la bande dessinée peut choquer. D’abord le terme de « bamboula », rappelons-le, était déjà chargé de mépris à l’époque de la publication. Ensuite, le « négrillon » de l’histoire s’exprime dans un français très approximatif (« Toi y en a pouvoir m’y donner un pitit renseignement ? ») qui le ridiculise.
Sa méconnaissance du monde « civilisé » est prétexte à des gags le mettant dans des situations grotesques… jusqu’à le faire coucher dans la niche d’un chien, plutôt que dans le lit étouffant que sa famille d’adoption lui propose.
Résultat de recherche d'images pour "LES AVENTURES DE BAMBOULA"Bien sûr, certains personnages blancs violents, égoïstes, sont aussi caricaturés. Mais à longueur de cases, c’est plutôt l’inadéquation de Bamboula au monde moderne qui crée l’effet comique et peut être jugée insupportable aujourd’hui.
Les réactions outrées au projet de réédition n’ont pas tardé, d’abord sur les réseaux sociaux, puis sur le site de nos confrères d’ActuaLitté. Plus récemment, l’animateur et militant Claudy Siar s’est violemment indigné sur Facebook : « Si cette maison d’édition ose aller au bout de son projet, je débarque dans leurs locaux et ça va chauffer !!‬ »
L’éditeur, très affecté par la polémique, et qui ne « souhaite blesser personne », avait déjà pris la décision de ne pas publier un tome 2 regroupant le reste des aventures de Bamboula. Au vu des développements récents de l’affaire, et après avoir reçu des menaces de mort par téléphone le visant lui et sa famille, il réfléchit à annuler également la parution du premier tome. La bande-dessinée reste de toute façon disponible online sur le site de la Cité BD d’Angoulême.
Par Léo Pajon - Source de l'article Jeune Afrique

mardi 9 janvier 2018

Yannick Sabze, son promoteur, CEO de Gameroon Intertainment, est originaire de la région de l'Ouest. Il est titulaire d'un Master en gestion des Ressources Humaines et d'un baccalauréat en Technologies de l'Information et de la Communication. Il a dirigé en 2015 un projet dans le cadre de l'Union africaine en Ethiopie, visant à rendre accessible l’information sur les droits de l’homme en Afrique.

Le jeu vidéo qui devrait sortir d'ici mars 2018 a une particularité: sa manette de jeu innovante et unique au monde. Au cours d’une conférence de presse 4 janvier 2018 à Yaoundé, Yannick Sabze le concepteur, a présenté le synopsis du jeu Mchyso. 

Résultat de recherche d'images pour "http://www.cameroon-info.net/article/cameroun-jeux-video-gameroon-apporte-au-monde-un-mecanisme-de-jeu-totalement-innovant-avec-312507.html"Dans ce jeu, explique-t-il, des jeunes du monde entier se rassemblent à Yaoundé, la capitale du Cameroun pour le concours Mchyso eSport. Au fur et à mesure que les équipes se formeront, ils apprendront à utiliser la Ngueza (mot swahili qui signie accessoire) pour déplacer les pièces d'un puzzle. 
Les joueurs contrôleront les membres de l'équipe Zôlô et les mèneront à la victoire nale. La principale attraction du jeu Mchyso (mot swahili qui signie jeu) est sa manette Ngueza, unique au moment et conçue uniquement pour ce jeu. «C’est un gang avec des capteurs et un cerceau avec des récepteurs. 
Au cours du jeu, le joueur doit agir le gang sur le capteur du cerceau pour pouvoir faire avancer les éléments dans le jeu», explique Yannick Sabze. En effet, 4 sets sont nécessaires pour jouer, étant donné que Mchyso est un jeu à quatre joueurs. Chaque joueur devra porter un gant, entrer dans le cerceau et se tenir devant la potence. 
Pendant le jeu, un signal indiquera aléatoirement à qui le joueur doit tourner l'élément en déplaçant rapidement le gant devant la tige. Aussi pendant le jeu il y a la synchronisation et la coordination exigeant des joueurs de passer d'un cerceau à l'autre selon un autre signal aléatoire. 
D'autres caractéristiques de la Ngueza seront révélées plus tard. Déjà protégé aux Etats-unis, Mchyso est déjà entièrement développé. Pour Ngueza, «il faut déjà prototyper l’accessoire en lui-même et voir dans quelle mesure le produire en chaine». Cette révolution viendra à coup sûr adouber les amateurs de jeux vidéo.
Yannick Sabze, son promoteur, CEO de Gameroon Intertainment, est originaire de la région de l'Ouest. Il est titulaire d'un Master en gestion des Ressources Humaines et d'un baccalauréat en Technologies de l'Information et de la Communication. Il a dirigé en 2015 un projet dans le cadre de l'Union africaine en Ethiopie, visant à rendre accessible l’information sur les droits de l’homme en Afrique.

Par Otric Ngon - Source de l'article Camerouninfo

mardi 2 janvier 2018

DIFFA Gives Simultaneous Theatrical/Digital Release to ‘Tales of Africa’



DIFFA, a Lagardère Studios company focused on the African market, has simultaneously launched feature-length folktale animation Tales of Africa(Les contes de l’Afrique) in theaters across eight African countries (Senegal, Cameroon, Benin, Togo, Guinea, Niger, Gabon and the Ivory Coast) and as an exclusive title on YouTube channel Les Z’Animés worldwide. 

The release mark’s DIFFA’s first foray into developing content presence across multiple formats.

“With this simultaneous release in cinemas across Africa, and on YouTube throughout the rest of the world, DIFFA is boosting its impact at the service of African film,” says Alain Modot, founder and managing director of DIFFA. “For the first time in a very long while, young African audiences will be able to go to the cinema with their parents to watch a feature-length animation over the holidays.”

The movie is a “part 1″ collection of stories from central and western Africa, produced by Dynamic Art Vision. The anthology of shorts is tied together by the travels of wise elder Papa Nzenu, who travels between villages with his white robe and staff taking viewers on a journey through history, music and art.

The directors are Djilali Beskri, Jérémie Nsingi, Wakili Adehane, Louisa Beskri, Nabaloum Boureima, Narcisse Youmbi, Ismael Diallo and Abib Cissé; Algerian director/producer Beskri also served as overall artistic director. Tales of Africa is animated in 2D with 3D elements and matte painting.

Watch Tales of Africa with English subtitles here or in original French here.

DIFFA was launched in 2012 by Modot and Jean Hubert Nankam to address the challenges of the African programming market; Lagardère became a majority shareholder in 2015. The company currently has 26 African producers from 14 different countries on board. DIFFA supports its local teams in offices around the continent in boosting the distribution of made-in-Africa programs, ensuring continuous development of its producing partners, and offering local channels an array of content of reliable quality.

By Mercedes Milligan - Source of article Animation Magazine

vendredi 29 décembre 2017

À la rencontre d'Ahmed Ahres, ce jeune tunisien de 18 ans qui a développé le jeu "Shapion" disponible sur Mobile

vIl n'a que 18 ans, et pourtant... Intelligent, ambitieux, et travailleur, le jeune Ahmed Ahres a su saisir les opportunités qui se sont présentées à lui, pour faire partie de ce groupe, si restreint, de jeunes tunisiens, brillant à l'étranger et faisant honneur à leur pays.

Surnommé "Bouda" et champion de Tennis à 10 ans, la passion du jeune homme pour la technologie s'est dévoilée assez tôt....et heureusement car, il a su en faire bon usage.

Il livre au P'tit HuffPost une interview exclusive pour parler de son premier jeu: "Shapion".

P'tit HuffPost: Quel est ton parcours scolaire? Comment t'es-tu retrouvé dans la technologie?

Ahmed Ahres: J’ai grandi à Tunis et étudié là-bas jusqu’à l’âge de 16 ans en jouant au Tennis quasiment toute ma vie. J’étais champion de Tunisie en 2008 et 2010, à l’époque j’avais respectivement 10 et 12 ans. Puis, j’ai commencé à me passionner pour la technologie à l’âge de 13 ans en commençant par apprendre la programmation informatique. Toute ma famille est dans le domaine technologique, et donc j’avais les ressources nécessaires pour apprendre et avoir des conseils.

Avec le temps je commençais à m’ennuyer un peu en suivant des tutoriels de programmation sans projets concrets. Du coup j’ai commencé à créer des jeux en utilisant un logiciel qui s’appelle Unity. Je créais des jeux en suivant des tutoriels, lisais des articles en ligne et la passion a commencé à prendre de plus en plus d’ampleur. Puis à l’âge de 16 ans, j’ai eu mon baccalauréat avec mention Très bien et je suis parti seul aux Pays-Bas à Eindhoven pour suivre des études en ingénierie avec une spécialisation en informatique et logiciel (Software).

Aujourd’hui j’ai 18 ans et je suis en 2ème année en suivant un programme spécial appelé Honors Academy, destiné aux meilleurs élèves de toute l’université, où on développe des drones. Finalement je travaille avec un professeur en faisant de la recherche sur la réalité virtuelle et en développant un jeu qui essaye de créer de l’empathie à travers la réalité virtuelle justement.


En quoi consiste le jeu "Shapion" que tu as développé?

Shapion est un jeu en 2D où le joueur contrôle un oiseau et peut l’agrandir ou le rétrécir. Il y’a des obstacles à éviter, des pièces à collectionner et des oiseaux ennemis à tuer. L’oiseau du joueur doit être plus grand que l’oiseau ennemi pour le tuer, sinon le joueur perd et doit reprendre. Le jeu est assez simple à comprendre, mais un peu dur à maitriser. Mon partenaire et moi l’avons crée de sorte à ce que ce soit dur à maitriser, mais une fois fait cela devient plus addictif. Aujourd’hui Shapion est disponible sur le web et sur Android.

Quels obstacles as-tu rencontré et par quelles étapes es-tu passé?

Honnêtement j’ai toujours été quelqu’un de déterminé qui travaille dur, et j’ai eu la chance de trouver ce que j’aime très tôt dans ma vie. Le fait que mon père et mes deux grands frères soient aussi dans le domaine technologique a bien sur joué son rôle.

Comme je l’ai dis, tout a commencé lorsque j’avais 13 ans, et les projets personnels se sont multipliés ensuite. C’est lorsque je suis arrivé ici aux Pays-Bas que la plus grande part du boulot s’est faite: J’ai crée mon site internet www.ahmedahres.com où je présente tous mes projets et où j’écris un blog chaque mois sur un sujet de la technologie. J’ai aussi participé à des compétitions de programmation ici et en Finlande, et j’essaye d’apprendre un maximum chaque jour de ma vie.


Jusque là j’ai pu développer 6 jeux, mais Shapion a été le premier à être publié sur mobile. Je pense que tout ce que je fais en ce moment est juste le fruit de passion et d’initiatives. J’essaye de saisir chaque opportunité qui vient, en partant des compétitions et projets jusqu’au fait de collaborer avec des professeurs et travailler dur.

Quels sont tes projets et tes objectifs futurs?

Tout d’abord, je compte créer plus d’applications et de jeux par passion. Puis, si tout se passe bien j’aurais mon diplôme en été 2018. Ensuite je compte partir aux États-Unis -étant un amoureux de la Californie- pour un master et me spécialiser dans le domaine de la création de jeux et la réalité virtuelle. Il est encore tôt pour dire quel travail je veux faire exactement, car tout dépend des opportunités qui se présentent à moi, mais mon but est de révolutionner ce domaine là, celui du divertissement digital.

Par Ons Ben Hadj Miled - Source de l'article HuffPostmaghreb

La nouvelle génération de la bande dessinée arabe s'invite à Angoulême



Le programme de la prochaine édition du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême se dévoile petit à petit : parmi les expositions organisées cette année, « Nouvelle génération » se penchera sur les jeunes auteurs de la bande dessinée arabe d'aujourd'hui. 

Une exposition inédite au musée de la bande dessinée d'Angoulême, du 25 janvier au 4 novembre 2018.

Algérie, Égypte, Irak, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie... Une cinquantaine d'auteurs arabes seront mis à l'honneur dans une grande exposition organisée au musée de la bande dessinée d'Angoulême, dès le 25 janvier prochain. Après le 4 novembre et la clôture de l'expo à Angoulême, les œuvres se déplaceront dans d'autres villes d'Europe pour participer à la découverte de cette bande dessinée arabe foisonnante.

« Nous fêtons cette année sept ans d’efforts continus pour promouvoir, exposer et publier des caricaturistes et auteurs de bande dessinée arabes originaires du Moyen-Orient, du Golfe et de l’Afrique du Nord. Nous y sommes arrivés grâce à la Mu’taz and Rada Sawwaf Comics Initiative et l’Université américaine de Beyrouth, ainsi qu’à la maison d’édition Tosh Fesh », indique Mu’taz Sawwaf, fondateur de la Sawwaf Arab Comics Initiative à l’université américaine de Beyrouth.

L'enjeu est évidemment de faire connaître la bande dessinée arabe et, ainsi, de soutenir son développement. « Cette initiative vise à encourager la recherche interdisciplinaire sur la bande dessinée arabe, à promouvoir la production, la formation scolaire et universitaire, mais aussi l’enseignement sur et de la bande dessinée. Elle prévoit de développer un fonds de bandes dessinées arabes et de se charger de sa maintenance, tandis que Tosh Fesh se consacre à la publication d’anthologies de caricaturistes et d’auteurs de bande dessinée de la région » poursuit Sawwaf.

« Cette aventure formidable a démarré à l’occasion de plusieurs visites de Jean-Pierre Mercier et moi-même au Caire à l’invitation du festival CairoComix, à Beyrouth pour les Mahmoud Kahil Awards, au Maroc pour le festival de bande dessinée de Tétouan porté par l’Institut National des Beaux Arts, en Tunisie », raconte Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image.

Déployée dans trois salles du musée de la bande dessinée, l’exposition Nouvelle génération la bande dessinée arabe aujourd’hui se présente comme une promenade géographique, à la fois didactique et rêveuse. Elle met en avant les collectifs d’auteurs, fers de lance du renouveau de la bande dessinée arabe contemporaine. 

Entre papier et palette graphique, cette nouvelle génération ne choisit pas ; l’exposition montre des originaux encadrés aussi bien que des pages consultables sur tablettes et/ou écrans interactifs. La scénographie met en avant les interprétations graphiques des décors dans lesquels les auteurs évoluent, au premier rang desquels les décors urbains, omniprésents dans leurs productions. 

Comptant nombre de femmes dans ses rangs, cette vague d’artistes arabes trentenaires est souvent constituée en collectifs (Samandal au Liban, TokTok en Égypte, Skefkef au Maroc, Lab619 en Tunisie...), même si quelques solitaires travaillent aussi dans leur coin. Regroupant les auteurs membres des collectifs, l’exposition est l'occasion également de découvrir les créateurs solitaires. 

Un parcours enfants permet aussi aux plus jeunes de se familiariser avec cette production nouvelle, ouverte à toutes les influences des traditions étrangères, mais aussi des arts de la rue, de la télévision, des jeux vidéo...

L’exposition « Nouvelle génération : la bande dessinée arabe aujourd’hui » est une coproduction la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, the Mu’taz & Rada Sawwaf Arabic Comics Initiative/ToshFesh.com, l’Université américaine de Beyrouth, l’institut français de Paris, en lien avec les Instituts français de la région monde arabe.

Par Antoine Oury - source de l'article Actualitté

dimanche 24 décembre 2017

Au Cameroun, le premier film d’animation 100 % local redonne vie à un conte pour enfants

Capture d’écran de la bande-annonce de « Minga et la Cuillère cassée ».

Claye Edou, le réalisateur du long-métrage « Minga et la Cuillère cassée », a voulu mettre en avant la richesse culturelle du pays.

Au cinéma CanalOlympia, à Douala, les applaudissements n’en finissent plus. Des enfants crient à tue-tête. La première projection de Minga et la Cuillère cassée, premier long-métrage d’animation 100 % camerounais, vient de s’achever. « C’est un très beau film,s’exclame Philip, 9 ans, dévoilant un sourire aux dents manquantes. J’ai appris qu’il ne faut pas faire de mal car Dieu te punit toujours. » Près de lui, sa petite sœur sourit, ravie.

Résultat de recherche d'images pour "Minga et la Cuillère cassée"Inspiré du célèbre conte « La Cuillère cassée » tirée des Contes du Cameroun, un livre enseigné durant de nombreuses années dans les établissements scolaires camerounais, le film raconte l’histoire de Minga, jeune orpheline vivant chez sa marâtre. Comme il se doit pour débuter toute bonne hsitoire, cette dernière lui mène la vie dure et n’hésite pas à la mettre hors de chez elle pour une cuillère cassée durant la vaisselle.

Minga entame alors un long périple à travers la forêt, où elle rencontre un sorcier, des animaux sauvages et, au bout du voyage, un prince charmant qui l’aidera à braver de nombreux obstacles et finira par l’épouser. Le film est ponctué de séquences musicales et le décor rappelle la période précoloniale. Les personnages s’expriment en français, agrémenté de quelques expressions en différentes langues locales.

« Dans les films d’animation venus d’Europe ou des Etats-Unis, on ne retrouve pas les valeurs de chez nous et encore moins nos langues. J’avais envie d’exprimer et de représenter la riche culture du Cameroun », raconte Claye Edou, réalisateur du film et directeur du studio Cledley Productions. Passionné de dessin, de musique et de cinéma depuis l’enfance, ce contrôleur de gestion de profession a décidé, en 2014, de réaliser son « grand rêve » : produire son premier film d’animation.


« J’avais lu le conte en classe de 6e et j’avais été marqué. J’ai écrit le scénario pendant deux mois. Je l’ai adapté à notre époque, sans perdre de vue notre tradition, explique-t-il. Je voulais construire un pont entre les temps anciens et les temps modernes, en employant des expressions qui n’existaient pas avant. C’est un clin d’œil aux jeunes. »
« Salle comble »

Pour réaliser cette « belle histoire artistique », Claye Edou s’est entouré d’une équipe d’une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles des comédiens, des danseurs, des graphistes. Durant plus de trois ans, ils ont composé les musiques, créé les décors, dessiné les personnages, monté les scènes, composé les images et synchronisé la bande sonore aux mouvements. « Nous avons investi 25 millions de francs CFA [environ 38 100 euros] dans la production, en majorité mes fonds propres et ceux apportés par une vingtaine de coproducteurs qui m’ont fait confiance », raconte le réalisateur.


Après la première, le 25 novembre, le film a été projeté, les 2, 6 et 9 décembre, à Douala et Yaoundé, lors du festival de bande dessinée « Mboa BD ». Une autre projection est prévue samedi 30 décembre à Douala. En un mois, 900 spectateurs ont vu le film.

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« Nous avons fait salle comble à chaque fois et le public a été très enthousiaste, se réjouit Claye Edou. Le film est très sollicité à l’étranger. Les internautes gabonais, ivoiriens, sénégalais veulent le voir, et même la diaspora africaine qui vit aux Etats-Unis, au Canada et en France. » Le réalisateur compte présenter le film dans un « maximum » de festivals à travers le monde. La sortie en DVD est prévue en 2019.

Par Josiane Kouagheu - Source de l'article Le Monde Afrique

mercredi 20 décembre 2017

Reine Dibussi ou cette pluridisciplinaire de la Bande Dessinée camerounaise

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Cette jeune artiste Camerounaise nous présente Mutalako, sa première Bande Dessinée aux accents de l'Afrique

Le monde de la Bande Dessinée est plus ou moins regroupé parmi les arts les mieux représentés pour la jeunesse du Cameroun et même d'#Afrique. Raconter des histoires animées ou en films d'animation requiert en premier temps une certaine dextérité et un travail précis pour le dessin et la littérature. L'artiste camerounaise Reine Dibussi, nous offre ainsi cette opportunité de découvrir son dernier bébé en tant que "bédéiste" africaine sous la bannière de "Mutalako". Très présente dans le monde de l'édition, la jeune artiste à voulu s'exprimer en nous faisant découvrir cette histoire extraordinaire de " Jéméa" cette héroïne qui laissera ses lecteurs parcourir son univers intersidéral.

Voici les propos de Reine concernant ses aspirations pour son métier à travers la BD et le dessin:

"La BD est l'une de mes casquettes mais ce n'est pas la seule. J'ai choisie de travailler dans l'image et spécialement dans la BD parce-que j'ai toujours aimé écrire, raconter des histoires et dessiner. Raconter de la fiction m'intéresse plus que les Bandes dessinées sérieuses historiques ou de sensibilisations. Lorsque j'ai su que je pouvais en faire un métier, j'ai sautée sur l'occasion et j'ai cherchée à me former".

Ayant récemment participé au festival Mboa BD organisé par l'IFC (institut français du Cameroun) de Douala et de Yaoundé elle présentera son livre ce mercredi 20 Décembre #2017 au restaurant " La Terrasse " situé au quartier Hippodrome de Yaoundé aux environs de 16 heures précises.

Le collectif "Rest'Art" dont le commissaire d'exposition Gérard Ngan officie régulièrement dans ce lieu de culture assurera la présentation et les échanges avec le public.

Mutalako, plus qu'une œuvre un défi

La littérature ou le dessin sont des disciplines plus ou moins controversées dans le monde artistique africain et elles se voient parfois cataloguées au rang d'activité élitiste. La jeune artiste camerounaise dans son élan de productivité visuelle à tenu à nous impliquer dans ce visu de son imaginaire à temps partiel.

"J'ai fait l'école Émile Cohl à Lyon et contrairement à certains qui se spécialisent dans un domaine (Dessin Animé, édition,sculpture classique, 3D, peinture etc...), j'ai appris toutes ces disciplines. Je ne me met aucune cloison. Il se pourrait que le public me retrouve dans le dessin animé demain, ou dans les applications numériques. Ma formation ne s'arrête pas, je reste ouverte aux opportunités et je continue d'explorer ce qui s'offre à moi ". Dira cette auteure sur son parcours.

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L'œuvre " Mutalako" parle en effet de Jéméa une Jengu, un esprit de l'eau de 10 ans qui apprend qu'elle va devoir redoubler son école d'initiation au même moment où les dirigeants de leur monde prennent la décision de détruire leur école d'initiation.

Cet ensemble est une Bande Dessinée jeunesse de science-fiction, grand format et couverture cartonnée, un classique du genre. La nouveauté se cache dans l'histoire même que propose l'artiste Reine Dibussi. En feuilletant ''Mutalako'' elle nous entraîne momentanément dans ce monde palpitant de mythes et de légendes parsemés des scènes inédites.

Reine Dibussi au firmament de son art

"Mutalako est un bébé, mais plus qu'une BD c'est une réflexion dans la manière de consommer l'image que j'aimerais apporter dans l'univers camerounais et international. Je l'inscris dans le courant artistique de pensées africaines et afro-descendantes qui se réapproprient leurs histoires, leurs pays, leurs continents, leurs potentiels avant de le proposer au monde. Mes œuvres partent souvent d'une recherche scientifique, historique, littéraire et même si au final je tombe dans la fiction".

Continuera cette auteure aux multiples facettes sur l'opinion qu'elle porte pour sa démarche artistique. La vente de son ouvrage suit son court et est distribué dans tout les supermarchés DOVV de Yaoundé. Également présente pour le festival international " Bilili BD Festival " au Congo Brazzaville, Reine Dibussi présentera son chef d'œuvre et sera bientôt disponible à Douala, Bafoussam et d'autres villes du Cameroun. Sa vente en ligne se fera en 2018 sur toutes les plateformes dédiées à la BD locale et même internationale. La Bande Dessinée amorce peu à peu les sommets de la littérature et du dessin en Afrique et peut agréablement se pâmer de se faire une place de renom à travers l'œuvre Mutalako. #Ecole

Par O. Pahai - Source de l'article Blastingnews

mardi 19 décembre 2017

La première édition DGC Africa en Tunisie se tiendra en 2019


Le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI) et le Digital Games Conference (DGC) ont convenu, lors de la signature d’une convention de partenariat, mardi, à l’espace El Abdellia (La Marsa), de l’organisation de la première édition DGC Africa en Tunisie en 2019.

En vue d’appuyer et de développer l’industrie des jeux vidéos en Tunisie, la convention de partenariat entre le CNCI et la DGC annonce la participation de la Tunisie au DGC 2018 qui se déroulera à Dubai le 12 et 13 avril 2018 et ceci avec la participation de 20 compagnies actives dans le domaine des jeux vidéos.

A ce propos, la directrice du Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI), Chiraz Laatiri a déclaré à l’agence TAP que cette convention s’inscrit dans le cadre de l’appui du CNCI à l’industrie digitale créative en précisant que la prise en charge de cette nouvelle industrie culturelle répond aux besoins grandissants du marché local tunisien en matière de consommation et de production des jeux vidéos. Et d’ajouter “A travers cette convention, la CNCI encouragera les jeunes développeurs tunisiens à travers la formation artistique et technique dans cette nouvelle production de l’image digitale en les accompagnant d’une manière logistique dans des rencontres internationales telles que la DGC Dubai” .

Pour Laatiri, l’organisation de la DGC Africa en Tunisie en 2019 sera, aussi, l’occasion de marquer les atouts stratégiques de la Tunisie comme une plateforme dans le domaine des jeux vidéo pour le continent africain.

Le Digital Games Conference est une conférence pionnière dans la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord) dans le domaine de l’industrie des jeux vidéos, a fait savoir le fondateur du “DGC Games” Habib Chams en expliquant que cette rencontre annuelle tenue à Dubai est un salon qui rassemble tous les acteurs des jeux vidéos dans la région MENA en plus de la participation des sociétés étrangères et experts internationaux dans le domaine des jeux.

Cette initiative a pour but de développer l’industrie des jeux vidéos dans le monde arabe avec la création d’une plateforme en vue d’attirer les industries internationales des jeux vidéos dans la région MENA et d’appuyer le réseautage entre les sociétés étrangères et les sociétés de la région MENA dans ce domaine, a-t-il mentionné.

Durant deux jours, ce rendez-vous annuel est une occasion de rassembler les talents créatifs de la région à travers des compétitions, des ateliers de formation et des rencontres “be to be” avec les industriels internationaux leaders dans le domaine des jeux vidéo, a encore révélé Habib Chams en ajoutant que 700 compagnies de plus de 35 pays sont attendues pour “DGC 2018”.

Pour sa part, la directrice exécutive du projet SMART TUNISIA, Soukaina Rahmani a souligné l’importance du partenariat avec le CNCI en vue de développer le secteur des jeux en Tunisie dans le but d’inciter les jeunes développeurs tunisiens à rester dans leurs pays rappelant que le programme SMART TUNISIA a pour objectif d’aider les jeunes développeurs à développer leur créativité et potentiels en Tunisie et de ne pas fuir à l’étranger.

Source de l'article Webmanagercenter

jeudi 14 décembre 2017

Immigration clandestine : une bande dessinée pour conscientiser les jeunes africains


La deuxième édition de la Bande Dessinée (BD) a été lancée ce jeudi 14 décembre 2017 au Centre culturel franco-guinéen (CCFG), avec pour toile de fond, une œuvre du caricaturiste Guinéen, Oscar sur les risques de l’immigration irrégulière.

Consacrée spécifiquement à la lutte contre l’immigration clandestine, « Ce bouquin est édité pour faire voir aux jeunes Guinéens, le mauvais côté de la migration et donner de l’espoir aux jeunes en restant sur place », explique l’auteur.

Cette Bande Dessinée titrée ‘’Du rêve au cauchemar’’, relate l’histoire d’un jeune de la préfecture de Siguiri, parti à la recherche de l’eldorado. Agé de 22 ans, Souleymane est issu d’une grande famille polygame. N’ayant pas obtenu de l’emploi après ses études universitaires, il décide de tenter l’aventure vers Europe, mais cette fois-ci en passant par la voie terrestre. Du départ jusqu’à son arrivée en Europe, ce jeune a enduré la souffrance sans pour autant trouver la richesse dont il a toujours rêvé.

En plus de cette bande dessinée, des migrants sont également impliqués dans cette action de sensibilisation. Portant des témoignages dissuasifs sur la migration irrégulière à travers les péripéties vécus par le jeune Souleymane.

Pour la cheffe de mission OIM-Guinée, Mme N’Diaye Fatou Diallo, « Cette bande dessinée retraçant l’histoire d’un jeune Guinéen, peut aider à la stabilisation communautaire. Nous avons jugé que la sensibilisation est le meilleur moyen pour faire passer le message et interpeller tous les jeunes africains sur ce fléau ».

Par ailleurs, elle a invité la jeunesse à s’approprier de ce bouquin qui reflète la mésaventure de nombreux jeunes africains. Et pour les illettrés, des séances de lecture publique suivies de traduction sont prévues dans le but de toucher un plus large public.

Quant à l’Ambassadeur de l’Allemagne, Son Excellence Matthias Veltin, « cette BD montre les risques pour la vie et la santé des migrants. Elle encourage également les jeunes à chercher l’avenir et les chances de réussir dans leurs pays. Les nouvelles de la Libye ont renforcé cette impression et cette deuxième édition est élargie aux témoignages des victimes qui ont accepté le retour volontaire pour renforcer la sensibilisation », indique-t-il. Avant de conclure : « c’est une histoire faite par les Guinéens et pour les Guinéens et nous pensons que le message sera mieux entendu ».

A noter que cette édition se tient dans la semaine dédiée aux migrants et est soutenue par l’Ambassade de l’Allemagne en Guinée et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Des institutions actives dans la lutte contre l’immigration régulière, le renforcement des capacités et la stabilisation communautaire ainsi que celle des jeunes après leur retour volontaire.

Par Mame Diallo - Source de l'article Guinéenews

mardi 12 décembre 2017

Contes africains sur TV5 Monde : "c'est toute la richesse de la francophonie"

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La chaîne culturelle francophone internationale propose sur son site internet cinq contes africains de Côte d'Ivoire, de République démocratique du Congo, du Sénégal, du Mali et du Cameroun mis en dessins et en musique. Une manière de pérenniser ce "patrimoine francophone" de tradition orale. 

Connaissez-vous les fabuleux destins de Makembé, Coumba, Zé la panthère, Samou la misère ou encore du lézard et de l'oeuf de poule ? Leurs histoires viennent de Côte d'Ivoire, de République Démocratique du Congo, du Sénégal, du Mali et du Cameroun. Elles sont les fruits d’une longue tradition orale africaine. 
Ces récits existants ont été réécrits librement par le conteur sénégalais reconnu Massamba Gueye pour TV5MONDE. Ils sont lus par l’actrice ivoirienne Sylvia Homawoo, dessinés par l’illustratrice française Eloïse Scouarnec.

Extrait d'un conte malien mis en images sur le site de TV5MONDE.  ©TV5MONDE

Traditionnellement racontés par des orateurs la nuit venue, les voici mis en mots, en dessins et en musique sur notre site internet. 

Un patrimoine francophone

« Ces contes représentent un patrimoine, explique Clothilde Grandpeix, responsable du projet. C’est toute la richesse de la francophonie qui s’exprime au travers de ces légendes orales. Elles reflètent la culture, racontent la moralité et les croyances locales de ces pays francophones. » Certains traitent de sujets parfois sensibles comme la mort, la pauvreté, ou la stérilité.
Cinq contes africains sont racontés en dessins et en musique sur le site de TV5MONDE. ©TV5MONDE

25 ans de TV5MONDE Afrique

Après les contes français, canadiens, les mythes et les fables, TV5MONDE a décidé, cette année, de mettre l’accent sur l’Afrique. 
La chaîne qui fête les 25 ans de TV5MONDE Afrique a choisi de mettre en avant des récits venus des cinq pays où la chaîne francophone culturelle internationale est la plus vue et la plus populaire. 
Apprendre le français en contant

Ces contes ne s'adressent pas seulement aux enfants. « Ils sont destinés au public francophone du monde entier, notamment les élèves de collège et de lycée qui apprennent le français, souligne Clothilde Grandpeix. Ces histoires qui portent le lecteur, captivent l’attention d’un jeune public et leur permettent d’apprendre aussi des traditions de ces pays. »

Les contes produits par TV5MONDE sont ainsi téléchargeables par les professeurs qui s’en servent comme supports de leurs cours. 

Ils pourront conter (ou compter sur) des récits suisses ou belges qui seront produits l'année prochaine par TV5MONDE. 

Par Léa Baron - Source de l'article TV5 Monde