vendredi 13 mai 2016

Dans l’ombre d’« Uncharted 4 », le défi du jeu vidéo « made in Madagascar »

« Uncharted 4 », la dernière superproduction de la PlayStation 4, reconstitue en détail les paysages de l’île Rouge. Depuis plusieurs années, la jeune industrie malgache se bat pour rendre elle aussi hommage à son pays.

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« Le jeu vidéo Uncharted 4 ne met pas vraiment Madagascar en valeur, ils se sont inspirés du décor mais ne parlent pas vraiment du pays, tranche Matthieu Rabehaja, cofondateur du studio malgache Lomay Technology. Mais la qualité graphique reste fidèle. Nous avons pu retrouver certains endroits familiers au premier coup d’œil, comme les maisons typiques et le palais du premier ministre, le marché, avec les tarifs en monnaie locale, les taxis, la couleur, etc. »
Sortie mardi 10 mai sur PlayStation 4, la dernièrela superproduction des Américains de Naughty Dog est unanimement saluée par la presse spécialisée mondiale pour sa qualité visuelle estomaquante, et plus particulièrement celle d’une longue séquence à Madagascar.

« Nous avons fait énormément de recherches pour tenter de reproduire l’environnement de Madagascar de la manière la plus réaliste possible, en utilisant toute la puissance de la PlayStation 4 », expliquait, en avril, Ricky Cambier, lead designer du studio Naughty Dog, de passage à Paris. Mais elle a été scrutée avec des sentiments bien plus contradictoires à Madagascar, un pays où la jeune et fragile industrie désespère depuis plusieurs années de pouvoir rendre hommage à son pays en jeu vidéo.


Une industrie balbutiante

Au niveau international, l’île Rouge est toute petite. Avec 1,3 To de données téléchargées chaque semaine sur la plateforme de jeu Steam, soit 128 fois moins que l’Afrique du Sud, elle se situe modestement dans le top 5 des principaux marchés d’Afrique subsaharienne.

Cela n’empêche pas l’industrie locale d’avoir donné naissance à quelques titres : Box, en 2012, un sympathique casse-tête conçu dans le cadre d’un concours international organisé par le magazine anglais Edge. Ou e-Fanorona, une adaptation numérique d’un jeu de stratégie traditionnel, qui est, depuis, apparu dans plusieurs salons et foires consacrées aux jeux mathématiques et de plateau.
e-Fanarona, un jeu de stratégie traditionnel adapté en application pour smartphones. Nelli Studio
Et une petite douzaine d’applications ludiques rudimentaires, comme Slap Mosquitoes, un petit jeu d’adresse coloré pour smartphones. Autant de titres confidentiels, mais qui témoignent des frémissements d’un jeu vidéo malgache. « Et il y a des jeunes de 20 ans à 22 ans qui arrivent, petit à petit, et qui sont prometteurs dans des corps de métier qui étaient jusque-là très marginaux, comme concepteur de jeu, graphiste, programmeur », observe Ny Andry Andriamanjato, l’un des plus actifs entrepreneurs du pays en matière de jeu vidéo.

« C’est justement ce pourquoi nous sommes dans un âge d’or du jeu vidéo, s’amuse Ricky Cambier, à qui Pixels a fait découvrir e-Fanorona. Vous pouvez jouer à des superproductions comme Uncharted, mais vous avez aussi accès à des milliers de jeux de tous types, développés à l’autre bout du monde, en un claquement de doigts ! »

« Du mauvais côté du rideau de fer »

Pendant longtemps, l’idée de produire des jeux malgaches paraissait impossible. « Historiquement, nous étions un pays socialiste, jusqu’en 1991, avec des relations très étroites avec l’URSS, rappelle Ny Andry Andriamanjato, issu d’une lignée d’hommes politiques et conseiller technique au ministère de la jeunesse et des loisirs de 2009 à 2011. Dans le cas du jeu vidéo, nous pouvons dire que nous étions du mauvais côté du rideau de fer. Le retard entre Madagascar et l’Afrique du Sud me semble être sensiblement le même que celui entre l’Est et l’Ouest de l’Europe. » 

Et de rappeler que dans un pays où jusqu’à la fin des années 1980, le port de chaussures était encore un luxe, le jeu vidéo était « le cadet des soucis » de la population. Mais à partir des années 1990, les plus nantis jouent à la NES de Nintendo, ou à de vieux Atari, ou encore à des clones taïwanais et leurs cartouches à soi-disant 350 jeux en un.

C’est l’ouverture d’une ligne aérienne entre Antanarivo et Singapour, à la fin des années 1990, qui permet de démocratiser le jeu vidéo, avec des PlayStation moins chères, et surtout un important marché noir du CD de contrefaçon. La jeunesse malgache aisée se passionne alors pour les jeux de combat, comme Tekken, et surtout de course, comme V-Rally ou Colin McRae, qui aux côtés de blockbusters cinématographiques, comme la série Fast & Furious, bercent la première génération post-soviétique.

« L’idée était déjà au cœur de chaque joueur malgache de jouer un jour un jeu vidéo évoluant dans les décors du pays », témoigne Matthieu Rabehaja, aujourd’hui chef de projet sur GasyKar, un jeu de rallye se déroulant dans les terres locales.

Le club des autodidactes en ligne

Ce n’est que dans la seconde moitié des années 2000 qu’émergent les premières productions de l’île, essentiellement des bricolages informatiques réalisés par des autodidactes. Tolotra Andriamiharintsoa, développeur indé présent depuis les balbutiements de l’industrie, illustre cette génération spontanée.
« Je n’ai pas appris dans une école, vu que ça n’existait pas. Je me suis formé sur le tas jusqu’ici, avec des connaissances académiques normales, de la passion, du temps, de la persévérance, et quelques échanges sur le Net. »

L’arrivée progressive d’Internet sur l’île Rouge, même à bas débit, a été le principal vecteur d’éclosion de la scène locale. Soudain, les compétences des uns et des autres pouvaient être réunies. « Ce que nous avons fait, au début, c’était d’éplucher Internet pour trouver le moindre Malgache qui se démarquait. Prendre contact, le recruter, et le former », confirme Ny Andry Andriamanjato, qui fort d’une formation à l’école spécialisée française Supinfogame à Valenciennes, fait aujourd’hui figure de parrain de cette minuscule industrie.

« C’est lui qui en est l’initiateur, confirme Tolotra Andriamiharintsoa. On s’est rencontrés sur le Net, depuis sur un forum, qui n’existe plus actuellement, il y a au moins six ans. On a beaucoup discuté de jeu, de production de jeu depuis Mada, et de technicité en ce temps-là. Puis il a pris l’initiative de créer le premier studio, Faithul World, et il m’a appelé. Les autres gars, mes collègues, on les a tous recrutés depuis le Net, principalement depuis Facebook. »

Depuis, plusieurs autres structures se sont montées, près d’une cinquantaine de professionnels se sont signalés lors de la tenue en janvier 2016 du forum IGDA Madagascar, le premier événement national du genre. Mais si les projets se multiplient, rares sont ceux qui ont pour l’instant abouti.

Obstacles à tous les étages

A leur décharge, le climat des affaires à Madagascar ne favorise guère les initiatives. Principal grief : l’absence de structure légale pour les transactions dématérialisées. « Comme il n’y a pas de loi sur le commerce électronique, aucun système de paiement n’est valable depuis Mada, rappelle Tolotra Andriamiharintsoa. On ne peut donc tout simplement pas vendre ni acheter des objets en ligne, il faut un compte hors de Mada. »

Autre souci, la difficulté de financer les initiatives. Ny Andry Andriamanjato pointe des taux d’intérêt qui tournent aux alentours de 20 %. Pour s’autofinancer, la quasi-totalité des entreprises et des individus lancés dans l’aventure du jeu vidéo cumulent les casquettes. « Il n’y a pas de magie, il faut faire autre chose. Nous avions eu une période par exemple de community management, de création de sites Web, d’animation de stand dans des foires à travers le jeu vidéo… ». De nombreux jeux sont également développés en « marque blanche » pour des acteurs français ou belge qui souhaitent profiter du faible coût de la main-d’œuvre.

Le manque de formation oblige par ailleurs les entrepreneurs à jouer les hommes-orchestres, parfois dans une improvisation quasi-permanente. « J’ai dû porter beaucoup de casquettes… trop de casquettes : chef d’entreprise, game designer, directeur technique, directeur artistique, à cela il fallait ajouter la gestion de nos autres activités, soupire Ny Andry Andriamanjato. Quand je ne savais pas moi-même comment faire, je passe des nuits à apprendre. »

Enfin, les suspicions de corruption, les jalousies personnelles, et le système juridique contesté ne font qu’ajouter aux difficultés. Le président de Nelli Studio (e-Fanorona), en conflit avec ses employés, a été brièvement incarcéré en 2015 suite à une accusation d’abus de biens sociaux - l’affaire n’a pas encore été jugée.

Malgré tout, Tolotra Andriamiharintsoa se veut positif : « Je dirais qu’à Madagascar le jeu vidéo avance, pas très rapidement comme les pays développés, mais ça avance, surtout grâce à l’accès de plus en plus facile à des moteurs de jeu. » Ceux-ci ont permis la création de prototypes de jeux vidéo en 3D avec les moyens du bord, à l’image d’un jeu de tir à la Call of Duty, présenté en mars 2015, dans des décors typiques.



« Nous n’avons pas un héritage énorme »

Reste quelques problèmes : que montrer ? Que raconter ? Quel imaginaire convoquer ? Contrairement à la Pologne ou à l’Ukraine, à la culture nationale écrite abondante, Madagascar reste empreinte de culture orale – un handicap, dans une industrie aussi visuelle et internationale que celle du jeu vidéo. « Nous n’avons pas un héritage énorme, que ce soit dans le cinéma, la musique, la peinture, etc. Rien sur quoi nous pouvons nous reposer, regrette Ny Andry Andriamanjato. La littérature malgache ne date que de la première moitié du XXe siècle. Et les grands auteurs se comptent sur les doigts d’une seule main. »

De même, contrairement à la France, l’île n’a pas pu s’appuyer, dans les années 1990, sur la bande dessinée : « La BD malgache est malheureusement morte au moment de la chute du mur de Berlin, pointe Ny Andry Andriamanjato. Il n’y a quasiment plus aucune trace ni archive. Nos parents nous en parlent pourtant avec beaucoup de nostalgie et de passion. »



De même, quand les studios américains se sont largement inspirés des productions d’Hollywood, « l’ensemble des films malgaches ressemblent encore à du théâtre filmé. Nous avons tout de même de très bons films comiques. Mais l’humour étant vraiment très culturel et identitaire, c’est difficilement exportable en l’état. Je ne m’y risquerai pas. »

« Reproduire l’ambiance locale demande du temps »

Pour de nombreux studios, la solution la plus simple est finalement celle de l’identifiant touristique. « C’est toujours la même chose : un baobab par-ci, un zébu, une charrette, une maison traditionnelle par-là », énumère Ny Andry Andriamanjato. En somme, des jeux vidéo conçus comme des cartes postales, ambassadeurs de la « malagasy pride », la fierté malgache.
Lomay Tech
Certains vont toutefois plus loin : « Le choix le plus évident était un jeu de course parcourant la ville d’Antananarivo : conduire les véhicules les plus rapides du monde dans la ville d’Antananarivo », raconte Matthieu Rabehaja, chef de projet sur Gazkar, un jeu de rallye à la manière des célèbres productions de la PlayStation, mais dans les paysages de l’île Rouge.

Pour se lancer dans ce projet atypique, l’agence a organisé un sondage. Et en a conclu qu’un malgache sur cinq jouait aux jeux vidéo, et que 73 % d’entre eux seraient prêt à payer pour jouer à une production locale. Cette simulation mettra justement en scène les voitures les plus répandues dans le pays – Citroën 2CV, Renault 4L, 205 Peugeot, ainsi que la variété de l’île, des collines de la capitale aux décors tropicaux des terres ou aux terres arides du sud.

« L’équipe se focalise aussi sur chaque détail de chaque quartier, reproduire les rues de la capitale avec l’ambiance locale demande du temps », prévient-il. Si Uncharted 4 vient de voir le jour, Gazkar doit arriver sur Android prochainement et sur PC d’ici la fin de l’année. Ce serait un énorme pas en avant. Mais comme dit un célèbre dicton malgache : « Mora, mora. » (« Doucement, doucement. »)

Par  William Audureau - Source de l'article Le Monde

jeudi 12 mai 2016

Les Schtroumpfs débarquent à Dubaï et en Malaisie, dans d'énormes parcs à thème

Les Schtroumpfs débarquent à Dubaï et en Malaisie, dans d'énormes parcs à thème  A deux ans de leur 60ème anniversaire, les célèbres personnages de Peyo s'apprêtent à renforcer leur renommée internationale. Dans les prochains mois, les lutins bleus seront les vedettes de deux nouveaux parcs d'attractions. Fin 2017, un troisième site à thème les mettra à l'honneur dans la ville américaine d'Albertville, dans le Minnesota. Moscou suivra en 2018. Les petites créatures bleues sont devenues de grandes stars de la BD, de l'animation et de nombreux produits dérivés, aux quatre coins du monde. 
Dubaï, près de 7 millions de visiteurs


Des petits Schtroumpfs dans des maisons en forme de champignon, à proximité des hautes tours ultra-modernes de Dubaï, aux Emirats arabes unis: ce n'est pas un mirage! Presque une réalité. En octobre prochain, les lutins de Peyo seront les stars du Motion Gate, le plus grand des 6 parcs à thème qui poussent actuellement comme des champignons dans le désert. L'ensemble du site totalisera 230 hectares. Objectif: attirer près de 7 millions de visiteurs, dès l'an prochain. Une vitrine inédite sur l'univers des personnages créés par Peyo.
"J'ai travaillé sur les plans de ce projet", explique Pascal Garray, dessinateur sur le site d'IMPS à Genval. Cette société de 38 personnes gère les droits dérivés de l'œuvre de Peyo. Véronique et Thierry Culliford, les enfants de Peyo, assurent la pérennité et la continuité de l'œuvre paternelle. Pour le dessinateur Pascal Garray, "Peyo serait très fier du projet développé à Dubaï. J'ai travaillé à ses côtés. Et j'ai donc voulu m'assurer que les personnages qu'on verra là-bas soient fidèles aux dessins et à l'esprit de leur créateur. Je suis heureux de voir que les Schtroumpfs sont toujours aussi populaires. Ils sont universels".
La Malaisie en bleu
En Malaisie, c'est le site d'Ipoh, près de Kuala Lumpur, qui accueillera les créatures belges dès cet été. Plusieurs personnages de la BD prendront place dans ce parc d'attractions qui devrait attirer plus d'un million et demi de personnes par an. "Comme partout dans le monde où on peut trouver les Schtroumpfs, nous veillerons au respect des valeurs véhiculées par les personnages", insiste Véronique Culliford, la fille de Peyo. "Les personnages doivent être authentiques, respecter les qualités graphiques définies par mon père. Ils s'adressent surtout aux enfants, tout en n'oubliant pas les adultes. Ils doivent respecter les valeurs des Schtroumpfs, comme la tolérance et la non-violence. Ils sont universels, ce qui les rend aussi plus accessibles, où qu'ils aillent. Nous travaillons avec nos partenaires avec un système d'approbation et de contrôle pour ne pas dénaturer l’œuvre."
Albertville, Anvers et Moscou
L'expansion du village bleu ne s'arrêtera pas de si tôt, visiblement. Fin 2017, les lutins débarqueront dans la ville américaine d'Albertville, dans le Minnesota. La même année, ils feront l'objet d'une exposition interactive dans la gare d'Anvers. Un nouveau film sortira en mars 2017, sous les projecteurs de Sony Pictures. Bruxelles consacrera aux petits bleus une grande fresque. Et en 2018, Moscou devrait aussi inaugurer un parc à thème intégrant les lutins. Enfin, en 2018, la Belgique soufflera les 60 bougies des Schtroumpfs, avec une foule d'événements et d'expositions.
IMPS 
Le site de la société IMPS, à Genval, semble donc promis à un bel avenir. Les Schtroumpfs ne sont pas prêts de faire grise mine. Leur succès ne cesse de croître. La société enregistre un chiffre d'affaires annuel qui tourne autour des 18 à 20 millions d'euros. Les produits se multiplient, avec de nombreux partenaires, mais toujours sous l'œil vigilent de la maison brabançonne wallonne. "Aujourd'hui, sous leurs différents supports, les personnages sont présents dans quelque 90 pays", explique Fabienne Gilles, responsable du département Editions chez IMPS. "Nous avons dû vendre près de 50 millions d'albums", commente Philippe Glorieux, responsable Communication et Marketing. "Les Schtroumpfs se déclinent dans plus d'une quarantaine de langues. Outre les 34 albums publiés, il y a les dessins animés, les jeux vidéos, les statuettes et les peluches, plusieurs films, une chaîne YouTube. Bref, nous sommes sans doute la marque belge la plus connue dans le monde sans que personne ne le sache".  Soit, un petit lutin qui fait aussi un gros business, bien au-delà des frontières belges.   
Par Jean-Claude Hennuy - Source de l'article RTBF

mercredi 11 mai 2016

Badiya hopes to change Arabic representation in videogames

“Sometimes showing things just the way they really are is the biggest contribution you can make toward the cause,” explains Ahmad Jadallah, the director of development at Saudi Arabian studio Semaphore. 

He’s looking to help fix representation of the Arab world in videogames, and hopes that his team’s upcoming survival game Badiya will be able to do just that.

Badiya looks to capture a key point in the desert’s history as it takes place just after the events of the first World War. Those familiar with Saudi Arabia’s establishment as a kingdom will know this period as when the unification of Saudi Arabia was occurring. While the real life events had the area conquered by the House of Saud, Badiya will instead focus on human life during the violent period. One where it was a struggle just to survive.

Semaphore is viewing their upcoming title as a period piece, and are implementing aspects of the local culture (such as falcon hunting and pearl diving) into it. That said, they’re also looking to make a more relatable experience and not just an interactive history lesson. “With Badiya we decided to avoid using any names for people, places or factions [and] flags,” Jadallah told me. “The reason for this is that we wanted to focus on the core of the game which is survival as opposed to narrative.”


The rich culture is one of the reasons why Semaphore’s past games, including Unearthed: Trail of Ibn Battuta (2013), have focused on the Arab world. “We have plenty of great stories to tell from this region be it from fiction or from real history and we want to tell them to the whole world and not just to the Middle Eastern gaming market,” said Jadallah. “There is a lot of misrepresentation in media with regards to this region and we aim to remedy that.”
“A HUGE TASK [THAT] PUTS US AGAINST DECADES OF NEGATIVITY IN GAMES”

While huge releases such as Call of Duty: Modern Warfare 2 (2009) have tackled the region, it hasn’t always been the most accurate representation. Infinity Ward’s popular shooter infamously used Arabic in their map set in Pakistan, despite the area speaking English and Urdu. Jadallah says that there have been good attempts in the past, but “not enough research was performed and instead it was easier to just fallback to stereotypes in many cases.”

“One key element of representing culture is language and that has been suffering in games lately,” explains Jadallah. “[There are] flipped letters, broken words, misspelling, meaningless translations, and wrong voice accents to name a few.” This is especially timely considering that Vlambeer’s Rami Ismail recently pointed out how Captain America: Civil War failed to properly check the Arabic in the film’s United Nations logo.



Jadallah knows that changing representation won’t be an easy thing to push, as it’s “a huge task [that] puts us against decades of negativity in games, media and movies in general.” He views his studio as “part of a collective effort that should be made toward that goal.” One of the ways Jadallah hopes to educate is by making Semaphore’s games playable by as many people as possible. In order to do this Unearthed: Trail of Ibn Battuta was translated into over 20 languages including Farsi, Hindi, and Malay. That said, Semaphore doesn’t want to limit themselves creatively, and are “planning to develop games with global themes and settings.”

When I asked how the Arabian desert would present unique opportunities for the survival genre, Jadallah said it would bring something new to the table as the genre often focuses on post-apocalyptic themes. “We aim to change that by presenting a realistic environment and in a rich time period where survival was really hard.” This means in Badiya, players won’t be battling against zombies, but against other humans and the dangerous desert itself.

Another area where the game is attempting to innovate is by presenting a procedural narrative within Badiya. While it won’t be available in the first playable alphas, the system will create “a unique story/quest is generated for every player.” This won’t be the end goal for players in Badiya, as Jadallah told me that just like in real life “the end of one story is simply the beginning of a new one.”

Badiya is releasing on Steam Early Access “soon” and will later come to PS4 and Xbox One. Find out more on its website and check out the trailer on YouTube.




By Tyller - Source of article Killscreen

mardi 10 mai 2016

11e édition du Festival des arts numériques

Manifestation unique en son genre dans le panorama culturel tunisien, le Festival des arts numériques a été lancé en 2006. 

Festival-Arts-Numeriques

Sa vocation : conjuguer art, innovation et création. Ses organisateurs, Samia Chelbi, manager du Digiart Living Lab et présidente de Createc, l’association tunisienne des technologies créatives, et toute l’équipe du Living Lab ont imaginé une programmation riche propre à séduire un large auditoire et à rallier de nouvelles et jeunes start-ups créatives autour d’un concept d’innovation ouverte et sociale.

L’IFT, partenaire du Digiart Living Lab, hébergera cette 11e édition qui rassemblera des représentants des différents opérateurs des industries culturelles et créatives dans cette manifestation originale qui vise à placer les arts numériques au cœur de la société.

Ce sera pour les amateurs et professionnels une occasion pour découvrir les innovations en matière de créativité numérique dans un cadre d’échanges entre les startups émergentes, les talents et les intervenants nationaux et internationaux.

L’une des nouveautés du FAN : le partenariat avec la Jamtoday, une compétition européenne de jeux vidéo catégorie «serious game». Dix équipes de développeurs et artistes vont concourir dans cette compétition sur le thème des mathématiques. Ils seront coachés par des professionnels des studios de gaming et des mathématiciens. Un jury international choisira la meilleure équipe qui participera à la finale de la Jamtoday, à Florence, en Italie.

En plus de la compétition, des conférences, des ateliers et des panels, le FAN offre une riche animation à travers une installation VR/MakeyMakey, un mapping, des hologrammes, impression et scanner 3D, un Cosplay Assassin’s Creed, une animation Star Wars Tunisia et un concert de clôture avec Sabry Mosbah.


Source de l'article Kapitalis

vendredi 6 mai 2016

Au Bénin, la vie du grand roi Gbéhanzin en bande dessinée


L’ouvrage ravive la polémique sur les circonstances de la reddition au colon français du dernier grand roi de l’ancien Dahomey.

Le roi apparaît de dos, drapé d’un pagne tissé et l’épaule gauche découverte. A la cour d’Abomey, capitale du royaume du Dahomey, aujourd’hui le Bénin, nul n’avait le droit d’observer de face le monarque. Les auteurs de la bande dessinée Gbèhanzin se sont souvenus de cette subtilité pour choisir la couverture de leur ouvrage qui vient de paraître aux éditions Laha, spécialisées dans la conception des manuels scolaires. La bande dessinée a été présentée au public le 29 avril à l’Institut français de Cotonou.

Gbèhanzin, qui revient sur l’histoire du plus célèbre roi d’Abomey, est le fruit d’une collaboration artistique entre l’écrivain et scénariste béninois Florent Couao-Zotti, auteur du polar La Traque de la musaraigne (éd. Jigal), la scénariste Sonia Houénoudé Couao-Zotti et le jeune illustrateur Constantin Adadja, créateur graphiste.

« Cinq années de travail »

« Cet album est le fruit de cinq années de travail et de recherche historiques et iconographiques. Nous avons lu des thèses et l’essentiel des livres qu’il y avait sur le personnage. Nous nous sommes rendus à Abomey pour visiter les lieux », explique Sonia Houénoudé Couao-Zotti, par ailleurs attachée culturelle à l’ambassade d’Haïti au Bénin.

Les planches ont été faites à l’aquarelle. Une technique qui n’était pas familière au jeune illustrateur Constantin, qui dit « s’être exercé sur le projet ». Les auteurs ont aussi mis beaucoup de soin à bien représenter l’environnement et les paysages de façon fidèle. Tirée à 2 000 exemplaires, la bande dessinée a reçu le soutien de la fondation de l’opérateur mobile Moov et est disponible en librairie au prix de 8 000 francs CFA (environ 12 euros).


Gbèhanzin, dont le nom en langue fon signifie « le monde tient un œuf dont la terre seule sent le poids », est le plus célèbre roi du Dahomey ayant lutté, entre 1892 et 1894, contre l’occupation française, avec l’appui des célèbres guerrières amazones. Déporté en 1894 en Martinique, où il vécut douze années après sa reddition en janvier de la même année, puis mort en 1906 à Blida en Algérie, le roi Gbèhanzin a inspiré plusieurs œuvres littéraires, artistiques et cinématographiques.

Après la fiction L’Exil du roi Béhanzin du réalisateur martiniquais Guy Deslauriers en 1994 et l’essai Le Roi Béhanzin : du Dahomey à la Martinique (éd. Arléa) du journaliste français Patrice Louis en 2011, la vie de ce monarque d’Afrique fait pour la première fois l’objet d’une bande dessinée. « On y raconte les principaux axes de sa vie. De sa prise de pouvoir en 1890 à sa mort en 1906, l’idée est de restituer le personnage tel qu’il a existé », confie Florent Couao-Zotti.

Traditionnelle querelle

Cependant, cette dernière œuvre n’échappe pas à la traditionnelle querelle sur l’histoire du roi et l’authenticité des faits racontés. Notamment les circonstances de la désignation de son successeur après sa reddition et sa déportation pour la Martinique. A la page 71 de la BD, les auteurs affirment que le roi lui-même aurait désigné Gaou Goutchili, son ministre de la guerre, pour assurer l’intérim et l’aurait prié de se rendre aux Français. Nous sommes en novembre 1893. Le roi avait assuré qu’il reviendrait de son périple en France, une fois qu’il discuterait du traité de paix avec le président français d’alors, Sadi Carnot. Seulement, il ne verra jamais ce dernier et ne reviendra jamais de son exil.

La couverture de la BD "Gbèhanzin", par Florent Couao-Zotti, Sonia Houénoudé Couao-Zotti et Constantin Adadja (Laha Editions).

Ces faits ont été contestés lors du lancement officiel de l’œuvre par un descendant de la famille royale Gbéhanzin. « Ce n’est pas une querelle d’histoire. Mais le roi n’a pas désigné par intérim Gaou Goutchili. En sortant du maquis pour rencontrer le général Dodds, à Goho, en 1894, Gbèhanzin n’a jamais rencontré le prince Gaou Goutchili », avance Constant Agbidinikoun.

Une autre version de l’histoire voudrait que Gaou Goutchili, pressentant la défaite, se soit rendu lui-même, en même temps que certains obligés du roi, à l’occupant français, trahissant ainsi Gbèhanzin qui se trouvait dans le maquis. Les colons, en reconnaissance de son acte d’allégeance à la puissance coloniale, l’auraient fait introniser roi sous le nom d’Agoli-Agbo.

Trahison ?

« Nous avons rencontré toutes les parties prenantes. La famille royale Gbéhanzin promène la version de la trahison dans toutes les sources. Mais du côté des Agoli-Agbo, on dit que les deux étaient très proches malgré leur consanguinité. Et beaucoup de personnes les jalousaient. Comment se seraient-ils trahis ? », répond Florent Couao-Zotti.

Les auteurs affirment que les faits retracés dans l’œuvre sont très proches de la réalité. Mais, encore aujourd’hui, ce différend ancestral continue de diviser la grande famille royale d’Abomey où siègent deux rois : un descendant du roi Agoli-Agbo et un autre du roi Gbèhanzin, avec chacun son palais. La ville d’Abomey, à quelque 140 km de Cotonou, a été très prospère grâce au commerce d’esclaves puis au développement de la filière du palmier à huile, entre le XVIIe et le XIXe siècle. L’ensemble de ses palais royaux sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Par Hermann Boko - Source de l'article Le Monde Afrique

jeudi 5 mai 2016

Top Players Of Tunisian Mobile Game Win A Real Cow For Their High Score

Gamers who got the top score in a Tunisian mobile game got the ultimate — and perhaps oddest — grand prize: a real live cow.

The players with the top score in the Tunisian strategy
mobile game 'Bagra' won a grand prize: a live cow,
which is appropriate for a game about herding the animals. 
(
Digital Mania )
The game developers delivered the animal, named Pamela, to a Tunisian couple that managed to get the highest scores while playing the game. The cow previously lived at the game developer's headquarters for two weeks in Tunis before moving in with her new owners.

The strategy game in question is called Bagra, which translates to "cow" and tasks players in herding cows while keeping other players from stealing them. Meanwhile, players also must try to steal cows from other herds for themselves. It seems that the couple in question was really good at both herding and stealing bovines, so that's certainly a résumé-builder. The game also allows players to buy special items to help in their in-game cow wrangling.

Developer Digital Mania also gave out other prizes, too: home phones and tablet computers, which some might argue are better than a cow. However, the contest is far from over: the developer has another cow to give away named Brigitte. That cow's fate, though, lies with the winner; she can be taken in as is, donated to charity or converted to raw meat.

Fortunately, it seems that Pamela's fate turned out positive: she went to her new home in the back of a pick-up truck.


Tunisia isn't known just for its cow-herding mobile game, though: it also hosts the town, Tataouine, which Star Wars fans know as a shooting location for the fictional planet of Tatooine, Luke Skywalker's home. Unfortunately,that town recently became a waypoint for the terrorist organization ISIS, which the group uses while traveling to and from Libya.

Although Star Wars fans often made pilgrimages to the Tunisian town in the past, tourism is now down due to the influx of ISIS in the country, as well as terrorist attacks that occurred earlier this year in Tunis at the Bardo Museum. If ISIS gains any kind of control of the country, the legacy of Star Wars — and the future of local video game developers — might disappear.

Bagra is available now on Google Play in that region.

By Robin Burks - Source of article Tech Times

mercredi 4 mai 2016

Forum international de la bande dessinée de Tétouan

La 10e édition du Forum international de la bande dessinée de Tétouan, qui se déroulera du 10 au 14 mai, rendra hommage à Bouzaid Bouabid, l'une des grandes figures des arts plastiques au Maroc.
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L'artiste peintre compte à son actif plusieurs expositions individuelles et collectives au Maroc et à l'étranger. Il est actuellement directeur fondateur du Centre d'art moderne de Tétouan, professeur d’histoire d’art à l’Institut national des Beaux-arts (INBA) et professeur vacataire d’histoire de l’art et du patrimoine artistique marocain à la Faculté des lettres de Tétouan.

Organisée par l'Association Chouf et l'INBA sous le thème: "Les jeunes créateurs et l'édition en bande dessinée", la présente édition réunit auteurs, illustrateurs et éditeurs de bandes dessinées pour des rencontres, présentations et signatures d’albums, expositions et master class.

Ce rendez-vous international, qui célébrera les projets soutenus par le ministère de la Culture dans le secteur de la bande dessinée, réunira cette année un ensemble d'artistes mondialement connus pour leur originalité et savoir-faire en matière de la bande dessinée, notamment l'artiste fanco-marocain Khaled Afif, l'artiste marocain résidant au Canada Hicham Abssa, l'artiste français Christophe Caisso, l'artiste franco-algérien Djillali Defali et l'Egyptienne Hanan Al Hkarargy.

Le festival prévoit de nombreuses expositions de bandes dessinées, dont une exposition de caricatures et une exposition des planches de BD du concours "La goutte d'eau dans tous ses états 2016" qu'abriteront les espaces de l'INBA, la galerie Megara, le Centre culturel de Tétouan, l'Institut Cervantès et Ghersa L'kbira, en plus de l'organisation d'un salon de lecture de BD et la projection de films d'animation et des visites guidées des expositions au profit des enfants des écoles de l'INBA.

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Au programme figure également l'organisation d'un atelier d'animation autour de la collection BD, "En sortant de l'école", d'une conférence sur "Les jeux vidéos au Maroc", d'un atelier sur "L'art de la caricature au Maroc", d'une rencontre "Autour du Festival international de BD d'Angoulême", et d'une table ronde "Droits d'auteurs et éditions en BD", qui seront animés par des artistes nationaux et internationaux. La cérémonie de clôture sera, quant à elle, émaillée par la remise du prix "Meilleur projet d'album 2016", du prix Amendis de la BD et du prix ANDA pour la meilleure BD, outre un concert de jazz du groupe français "Horny Tonky"

Source de l'article Le360

lundi 2 mai 2016

Tunisie : Festival des Arts Numériques : 11ème édition du FAN 2016 les 21 et 22 mai

La 11ème édition du festival des Arts Numériques FAN 2016 se déroulera les 20 et 22 mai 2016 à l’Institut Français de Tunis. Le Festival des Arts Numériques se veut en partie festif mais il est surtout un outil de veille, de prospection et de promotion autour des Technologies numériques Créatives.
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L’une des particularités de cette édition est son organisateur : Cette année, le FAN sera orchestré par le Digiart Living Lab, un label européen que L’école des arts et des technologies NET-INFO a obtenu en 2015, pour devenir l’unique living lab en Afrique du Nord.
Cette labélisation favorise l’innovation ouverte (Open innovation) et c’est justement dans cette dynamique qu’œuvre le Festival des Arts Numériques depuis son lancement.
Thématiques de la 11ème édition :
-L’importance des livings labs dans la vulgarisation des Arts numériques à travers l’innovation ouverte (Open innovation)
-Les jeux vidéo, enjeux et impact économique, social et éducatif
-Arts Numériques Business : Transformer les arts numériques en un business model rentable
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Une riche programmation autour des axes suivants :
La Jamtoday : Compétition européenne de jeux vidéos- 48H de Challenge: Thème: les mathématiques
Les conférences et panels : débats autour des livings labs et l’innovation 2.0 – Startups créatives : vision des investisseurs et accélérateurs – Retour d’expériences (Game advertising) – Rétrospective MENA GAME 2016 …
Deux ateliers autour du gaming seront animés le 22 mai (Développement et concept art)
Une exposition professionnelle : Une occasion pour les professionnels du gaming d’exposer leurs nouveautés en matière de jeux et de procédés techniques et une opportunité pour les jeunes à fin de s’exposer au monde professionnel.
Des professionnels nationaux (Digital Mania, Mirage, Gamepad Trabe…) et internationaux des industries créatives seront présents et un concert de clôture animé par le talentueux Sabri Mosbah est prévu pour le dimanche 22 Mai 2016.
Pour assister aux activités du Festival des arts numériques: Ateliers, Conférences, Panels ou Concert de clôture, veuillez envoyer un mail à l’adresse: mayna@3dnetinfo.com ( votre nom&prénom, numéro de téléphone et l’activité à laquelle vous souhaitez participer).
Pour toutes information complémentaire  et vous inscrire, contact par tél (+216) 71 904 838. Accès Libre sous réservation.
Source de l'article Tekiano