mercredi 30 novembre 2016

Le 1er festival arabe de la caricature du 2 au 10 décembre à Sfax

La ville de Sfax accueille dans le cadre de la manifestation ” Sfax Capitale de la Culture Arabe 2016 ” le premier Festival arabe de la caricature et ce du 2 au 10 décembre 2016, dans plus de quarante espaces entre établissements scolaires et universitaires et quartiers populaires.

Selon le comité d’organisation de la manifestation, l’idée est de mettre en valeur l’art de la caricature en proposant à voir plusieurs expositions de caricaturistes arabes de renommée. Ainsi, parmi les caricaturistes qui afficheront leur présence figurent Chedly Belkhamsa et Taoufik Omran (Tunisie), Neji Ben Naji (Maroc), Djamel Lounis (Algérie), Gorges Bagory (Egypte), Hassen Adlebi (Syrie), Doa Al Adel (Egypte), Ali Mandalaoui (Irak), Imed Hajjaj (Jordanie) et Mansour Bekri (Irak).

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Les jeunes et les enfants pourront bénéficier d’ateliers d’initiation et de formation en vue d’encourager les plus doués à se lancer dans ce domaine sachant que le premier club de la caricature a déjà vu le jour à la maison des arts de Sfax.

Le Festival arabe de la caricature vise à promouvoir les œuvres de caricature dont l’expression participe à la mise à nu des divers fléaux qui envahissent le quotidien tunisien et arabe, dont la corruption, la violence, l’exclusion, l’extrémisme, la pollution etc. Durant toute la période du festival, les participants travailleront en équipe pour la réalisation à la fin de fresques murales qui serviront à embellir la ville de Sfax et laisser ainsi les traces de ce festival.

Bande annonce de l’Evènement :

Source de l'article TAP & Tekiano

mardi 29 novembre 2016

SEN-GAMES : Pour la promotion des jeux vidéo en Afrique

Résultat de recherche d'images pour "SEN-GAMES"La communauté des gamers du Sénégal, SEN-GAMES regroupe près de 2000 joueurs selon Babacar Gassama, le président de ladite association. Ils sont spécialisés sur beaucoup de jeux. 

SEN-GAMES organise des tournois au cours de l’année et vise à faire la promotion des jeux vidéos au Sénégal, en Afrique et dans le Monde.

Le gaming génère beaucoup de ressources financières dans le monde et SEN-GAMES a pour objectif d’impliquer les communautés dans les jeux vidéos.
Les membres de SEN-GAMES ont eu à développer des jeux vidéos notamment sur le mobile. Des jeux adaptés aux contextes locaux africains.


L’association SEN-GAMES était présente au DAKAR DIGITAL SHOW 2016.

Source de l'article ITMag

mercredi 23 novembre 2016

Visite de l’IndieCade, le Salon du jeu vidéo expérimental

Pour la première fois à Paris, le « Sundance du jeu vidéo » a été l’occasion de s’essayer à des projets aussi ludiques qu’atypiques – et ce malgré quelques couacs.

« Poséidon » est un jeu qui se contrôle avec de l’eau.
La foule est compacte mais joyeuse. L’ambiance, bon enfant. Chacun papillonne de table en table, où attendent ordinateurs, manettes et développeurs pressés de montrer le fruit de mois, voire d’années de travail.

Et toutes les deux heures, on repart de zéro : les démonstrateurs prennent leur PC sous le bras, tandis qu’une nouvelle vague de jeux, expériences étranges et prototypes étudiants leur succède. On pourrait parler de speed gaming, comme il existe des speed dating, et c’est l’un des aspects les plus passionnants de l’IndieCade, prestigieux festival du jeu vidéo indépendant américain, qui a posé pour la première fois ses valises en France, au Conservatoire national des arts et métiers les 18 et 19 novembre.

Fabien Delpiano, président de l’association de développeurs franciliens Capital Games et coorganisateur de l’IndieCade Europe, le reconnaît lui-même : il y a eu quelques couacs. L’annulation au dernier moment de certaines des vedettes annoncées en conférence, telles que la critique Cara Ellison ou la développeuse Zoe Quinn. Ou la quasi-absence d’un grand public auquel l’événement était pourtant ouvert. Mais ce qu’ont regretté les participants, c’est surtout la dispersion des divers jeux, conférences et ateliers dans huit salles et plusieurs bâtiments .

Saladiers remplis d’eau

Tant pis. Ces aléas mis à part, l’IndieCade Europe est l’occasion unique de rencontrer à Paris des créateurs internationaux. Comme Matt Nava, directeur artistique de Flower et Journey, deux des plus beaux jeux de l’histoire. Comme Rami Ismail, développeur néerlando-égyptien venu parler de la diversité des jeux polonais, iraniens ou palestiniens. Comme Fakhra Al-Mansouri, première développeuse d’un pays, les Emirats Arabes Unis, où vivre du jeu vidéo paraît encore bien utopique. Ou encore le Français Michel Ancel, créateur de Rayman, figure historique d’Ubisoft et « légende locale », comme l’a décrit avec un sens consommé de l’euphémisme un des organisateurs américains.

« Lieve Oma ».  Florian Veltman
Mais pour le public, souvent professionnel ou étudiant, l’IndieCade Europe est surtout un moyen de découvrir le travail de ses semblables. Pour s’amuser d’abord, mais pour trouver l’inspiration aussi. Des jeux déjà sortis ont ainsi pu s’offrir un peu de visibilité, comme Commedia dell’arte, jeu d’aventure et de théâtre, ou Lieve Oma, conte néerlandais touchant et nostalgique. L’histoire simple d’un petit garçon qui se promène dans les bois avec sa grand-mère, et qui ne raconte presque rien mais émeut beaucoup. Son développeur, le Néerlandais Florian Veltman, semble lui-même un peu ému de voir son jeu rencontrer autant de succès.

Mais l’IndieCade, c’est surtout l’occasion de découvrir des jeux visibles seulement en festival. A l’image de Line Wobbler, installation expérimentale, sans écran ni manette, où le joueur contrôle du bout du joystick une lumière qui grimpe et descend sur une guirlande de plusieurs mètres de haut.


Un jeu étonnant et conceptuel, où, à la façon d’un Super Mario en une seule dimension, on élimine des ennemis (des points rouges) ou on évite des flaques de lave (des étendues brillantes).

Plus loin, Poseidon, lui, se joue avec deux saladiers remplis d’eau et deux gobelets en plastique en guise de contrôleurs. Au joueur d’en vider un pour remplir l’autre, afin de faire varier le niveau de la mer sur son écran et d’éviter les obstacles qui se jettent sur son frêle esquif.

Fun et expérimental

Mais si on se presse à l’IndieCade, c’est surtout pour s’essayer en avant-première à des titres encore en développement. Les développeurs et aspirants créateurs discutent ainsi autant qu’ils jouent, s’échangeant tuyaux et expériences, une carte de visite dans une main, une manette dans l’autre.

On a ainsi pu jouer à AER (sorte de relecture aérienne de Zelda), à Black the Fall (jeu de plate-forme roumain et orwellien) ou à 2Dark, qui marque le retour de Frédérick Raynal au jeu de survie horrifique, vingt-cinq ans après avoir inventé le genre.

Point commun d’un certain nombre des titres présents ce week-end : beaucoup poussent les joueurs à la réflexion, comme l’adorable jeu d’énigme Winter et ses décors minuscules, ou encore Fresco, dans lequel le joueur peut modifier son environnement en superposant des tableaux. La palme revenant sans doute au très malin God is a Cube, titre improbable capable d’initier au b.a.-ba de la programmation et d’amuser – en même temps.


Mais, à en croire les attroupements ici et là, rien ne draine autant l’attention des visiteurs que les expériences conviviales. C’est le cas de Panoptic, jeu de cache-cache pour deux joueurs en réalité virtuelle qui provoque l’enthousiasme et une file d’attente interminable ; de l’imprononçable SIHEYU4N, déclinaison casse-tête et maligne de Tetris pour quatre joueurs ; de Chalo Chalo, jeu de course minimaliste jusqu’à l’abstraction mais irrésistible jusqu’à huit joueurs ; de Hacktag enfin, titre français pas évident dans lequel un aspirant Arsène Lupin se fait aider à distance par une hackeuse de génie.

« Old Man’s Journey ». Broken Rules
Ce dernier a d’ailleurs reçu le prix du choix du public à l’issue de la cérémonie de clôture. Ont aussi été récompensés le délicieux et autrichien Old Man’s Journey (choix des médias), le jeu danois Shrug Island (choix des développeurs), ainsi que le français Event [0] (choix du jury).

La cérémonie a d’ailleurs été transformée par un collectif danois en jeu interactif, pour lequel le public a été mis à contribution : quoi de plus logique, pour conclure un événement consacré autant à l’amusement qu’à l’expérimentation ?

Par Corentin Lamy - Source de l'article Le Monde

mardi 22 novembre 2016

‘Jordan poised to become hub for Arab game producers’

Around 800 local gamers, game developers and publishers took part in the sixth Jordan Gaming Summit on Saturday (Petra photo)
Jordan is “in the right direction” to become a central hub for Arab and regional game producers, developers and publishers, especially if more focus is given to producing Arabic content, sector representatives said on Saturday.

Around 800 local gamers, game developers and publishers took part in the sixth Jordan Gaming Summit, organised by the King Abdullah II Fund for Development (KAFD), in cooperation with the Gaming Lab and the Jordan Gaming Task Force at the King Hussein Business Park.

Speaking at the one-day summit, Aykut Karaalioglu, the founder and CEO of Mobile Action, which provides data and reports on app markets, said product developers should work on “localising and optimising the product” to fit local users and players. 

“If your product is not in the top 10 [search options], your app is invisible to the user,” he added.

Arabic is the fourth most commonly used language around the world, with more than 100 million Arab smartphone users, according to Hussam Hammo, the CEO of the Jordanian Tamatem Inc., which has published 40 games, with more than 35 million downloads in the Arab world.

“The biggest problem in the market is that there is no content in Arabic on the Internet in general,” he added.

Less than 1 per cent of the content on the Internet is in Arabic, according to Hammo, which motivates game publishers to start focusing on Arabic content.

“There is a huge gap in [the Arab gaming] market… The competition is… much less than other international gaming markets. [Arab] users are hungry for games with Arabic content,” he added.

The top gaming markets, according to game developers and publishers, are the Gulf Cooperation Council countries (specifically Saudi Arabia), Levant countries (Lebanon and Jordan mainly), and Egypt and North Africa.

“We like to think that the MENA region is one… I think we should understand that the markets differ from one country to another in this region, but we have to reach a formula that works for most markets,” said Joseph Shomali, the CEO and co-founder of Play 3arabi, which focuses on multiplayer games.

Mohammad Fahmi, the founder and CEO of Babil Games, said publishing a game depends on the market and its cultural background.

“I think that each market has its own mentality, religious beliefs and culture… Whenever we want to bring in partners, we have to get in discussions on what features are in the game for [Arab] users,” he said.

The market in the region, Fahmi added, is divided in half for iOS and Android community users. “It is easier to approach users with a free-to-play game at first, since users will not pay for something they haven’t experienced yet.”

Game developers can then add in-app purchases to get the users “more engaged” in the game, he explained.

Yusour Hassan, the manager of programme and initiative at the KAFD, said the summit aimed at encouraging local talents and discussing the challenges that gamers, game producers and publishers face in the MENA region.

The gaming industry in the Kingdom includes 16 companies that employ more than 500 workers, according to the KAFD.

By Suzanna Goussous - Source of article Jordantimes

lundi 21 novembre 2016

Villes et patrimoine à l’honneur du 7e MBOA BD Festival

Le Mboa BD Festival va souffler sa 7e bougie cette semaine. Avec déjà 6 éditions au compteur et une organisation dynamique, son aura grandit d’année en année. Comme à l’accoutumée, le Mboa BD aura lieu en décalé à Douala puis à Yaoundé, les deux capitales du Cameroun

mboa-bd-2016-afficheAu programme: expositions, concerts (Franko ? Maahlox le vibeur? Yannick Noah?), cosplay et bien sûr dédicaces! Vous voulez tout savoir sur le programme du festival BD référence au Cameroun? Alors c’est parti! 

Thématique du festival: Villes et patrimoine

Organisé par le collectif d’artistes A3 et l’association Trait Noir, la thématique de cette année est intitulée « Villes et patrimoine ». Cette thématique mettra en lumière la vision des artistes sur la ville et le patrimoine notamment à travers leurs travaux. Dans ce sens, une exposition centrale est prévue à l’Institut Français du Cameroun. Elle sera également relayée via les réseaux sociaux incontournables. 

Artistes à l’honneur: Félix Fokoua

L’illustrateur au « trait captivant et original », Félix Fokoua, sera à l’honneur du 7e Mboa BD festival. L’affiche (cf. ci-dessus) est justement le fruit de son précieux coup de crayon qui donne un rendu fluide à ses créations. Pour info, Félix Fokoua est derrière le projet BD « Secteur 4e stade ». Comme d’autres illustrateurs camerounais, il est également impliqué dans l’univers graphique du 1er jeu vidéo camerounais qui fait son trou dans le milieu c’est-à-dire Aurion : L’Héritage des Kori-Odan

Les dates et lieux du 7e Mboa BD:
- Du 23 au 26 novembre : Douala 
  Institut Français de Douala
  Salle des fêtes d’Akwa

- Du 30 au 3 décembre : Yaoundé
  Institut Français de yaoundé 
  Restaurant la terrasse
  Centre Culturel Camerounais
  Street corner 

Avec ce programme alléchant et les artistes talentueux comme Elyon’s (La vie d’Ebène Duta), Yannick Deubou Sikoue (Kamer Boy), Gunther Moss (Laff Lafrikain) Félix Fokoua (Secteur 4e stade), Georges Pondy (Oups), Reine Dibussi, Nouther et tant d’autres, AfricaBulles n’a qu’une seule recommandation à faire à celles et ceux qui seront du côté de Douala et Yaoundé: Go! Go! Go! Go

Par Bizdou - Source de l'article Africabulles

Le jeu vidéo en Afrique opportunités et atouts

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Opportunités et atouts pour l’Afrique : avantages d’être un studio en Afrique

Même si le marché de consommation est freiné par des critères socio-économiques, l’Afrique peut exploiter le jeu vidéo comme un levier de développement. En effet, le secteur exige comme véritable matière première du talent artistique et informatique qui sont présents mais inexploité sur le continent.

Il y a donc encore moyen pour les africains de proposer de nouveaux jalons de créations, mais en ayant l’ambition d’internationaliser leurs produits pour un meilleur impact.

La culture africaine trouvera ainsi un nouveau support d’expression, mais aussi une source de défis pour se sublimer et évoluer. Car le jeu vidéo doit proposer des visions « fantaisistes et extraordinaires » des cultures qui lui servent de bases.

Un bon stratège doit souvent retourner un défaut en qualité, une faiblesse en opportunité. Notre inexistence sur le secteur rend les premiers qui s’y lanceront « visibles et particuliers » dans la masse de studios mondiaux.

Ce constat vient de la facilité que nous avons eue à approcher certains grands noms du secteur qui étaient intrigués de lire un mail avec « Video Game from Africa ». Mais nous n’aurons droit qu’à peu de chances.

Si après cet intérêt, les acteurs du secteur découvrent des œuvres de piètres qualités et des ambitions bas de gamme, la porte de leur curiosité se refermera pour très longtemps.
Nous avons donc la responsabilité d’ouvrir un chemin de qualité pour toutes les générations à venir de Game Designer africains.
De plus, notre expérience réalisée avec nos maquettes amateurs montrent que le jeu peut réussir là où le livre a échoué, pour transmettre les valeurs constructives à la jeunesse africaine.

Etat du marché de consommation

Hélas, comme sur beaucoup de plan, l’Afrique a raté le train du jeu vidéo. Le continent n’est même pas compté dans la carte commerciale des éditeurs à cause du faible pouvoir d’achat des populations généralement concentrées sur des besoins de survies.

La jeunesse africaine des pays africains politiquement stables a pu jusqu’ici rester à la page à travers le piratage qui met les jeux à leur disposition. Cette option devenant de moins en moins possible à cause de la taille des jeux, la faiblesse des connexions internet, et l’évolution des politiques anti-piratage, l’Afrique s’achemine vers une énorme fracture numérique notamment pour ce qui est des jeunes qui vont faire les frais du retard accusé dans le développement technologique et économique.

Dans le cadre du goût en matière de jeux, les choix sont en synergie avec les divertissements de la vie réelle auxquels ils ont droit. Les jeux de football ont la plus grande part de leur intérêt, ensuite les jeux d’aventure et de guerre pour leur facilité de prise en main.

Conséquence du système éducatif défaillant ayant tué l’intérêt pour la lecture auprès des jeunes du continent, on trouve une réticence de leur part à jouer des jeux abordant des thèmes ou des systèmes exigeant une immersion poussée (jeux de rôles, jeux de stratégie, etc.). Le projet Kiro’o montre toutefois que le fait de s’identifier à des personnages élimine cette barrière.

Le jeu a été conçu par le jeune camerounais Olivier Madiba, créateur de Kiro’o Games, premier studio de création de jeux vidéo au Cameroun et en Afrique centrale. 


« Aurion : l’héritage des Kori-Odan » est le fruit du Kiro’o Tales, une nouvelle méthode visuelle, narrative et sonore qu’Olivier Madiba et son équipe jeune veulent mettre en place.

À la tête d’une équipe jeune, ambitieuse et créative, Olivier Madiba a pris part au « Google Day Games » (GDG) qui s’est déroulé à Douala au Cameroun du 1er au 2 mars. Toutes les entreprises invitées lors de cet événement ont été créées et sont gérées par des jeunes. Olivier Madiba était invité à partager son expérience avec les étudiants et les autres participants sur les idées d’innovation et de création d’une entreprise (Free Innovation Open Ideas Project Pitches). À travers des exemples personnels, il a invité tous les jeunes participants à se lancer sans crainte dans l’entrepreneuriat. Kiro’o Games, filiale de l’Entreprise Madia, est parrainé par le ministère de la Culture du Cameroun. La start-up est composée d’une équipe de vingt-cinq jeunes issus de milieux différents mais unis par la même passion : le jeu vidéo. Le Studio est présenté par les observateurs comme une des entreprises présentant un fort potentiel de développement pour 2014. La philosophie du Kiro’o Games est résumée dans la symbolique de son logo et de sa devise : Créer des jeux inspirés d’Afrique dans la narration ainsi que créer des jeux avec un gros potentiel gameplay pour gamers.

Kiro’o Tales : Trois axes de création

Kiro’o vient de l’expression Kiro’o Maono en Swahili qui signifie « Vision spirituelle ». Le studio se donne pour objectif de créer un éveil intérieur par le jeu vidéo. La stratégie de conception des jeux Kiro’o, qualifiée de « Kiro’o Tales », se décline en trois axes de création à savoir le Kiro’o narratif, le Kiro’o visuel et le Kiro’o sonore. Le Kiro’o narratif consiste à exploiter l’histoire, les traditions et les personnages historiques de l’Afrique comme base pour créer des mondes virtuels avec des nouveaux canons psychologiques et de potentiels nouveaux dilemmes et drame à mettre en scène. Le Kiro’o visuel vise à créer une signature graphique et un canevas de dessins qui soient directement identifiables mais avec un fort potentiel d’exportation. Le Kiro’o sonore exploite les musiques traditionnelles africaines. Le jeu vidéo développé par Kiro’o Games utilise ainsi les mythes et les cultures africaines comme trame narrative des jeux vidéos. « Le « Kiro’o Tales ne se pose pas comme un outil de l’Afrique pour le « choc des cultures », mais comme une huile pour leur harmonie. C’est la raison pour laquelle il intègrera également le meilleur d’autres sources diverses. À travers le Kiro’o Tales, l’Afrique doit se donner le rôle du continent qui va favoriser plus que jamais l’unité du monde, en s’inspirant des valeurs de cohésion qu’on retrouve dans le meilleur de nos traditions : rapport avec les autres et avec la nature, sens élevé de la famille, respect des ressources naturelles, etc. », indiquent les initiateurs du projet.


La tradition africaine au cœur du jeu

Dans « Aurion : l’héritage des Kori-Odan », le joueur va incarner Enzo Kori-Odan et Erine Evou sa femme. Enzo, prince de la citée de Zama, subit un coup d’État le jour de son couronnement et de son mariage. Le coup d’État est orchestré par le frère d’Érine (Ngarba Evou). Contraints de s’exiler, Enzo et Érine vont parcourir le monde pour qu’Enzo rassemble tout son Héritage guerrier et tente de reprendre son trône. Ainsi, l’équipe s’est amusée à mettre en scène une cérémonie de la dot en prenant soin d’exagérer les épreuves. C’est la première fois ainsi que dans un jeu vidéo, un joueur doit convaincre les amis du père de la mariée en allant passer différente épreuves symboliques. L’équipe a également exploité le culte du Ngondo chez les sawas, le groupe ethnique dont est originaire Olivier Madiba, afin de donner une profondeur à une épreuve de nage sous-marine. Par ailleurs, les cités du jeu sont construites avec des cases qui sont des versions « fantasmée » des traditionnelles à l’Ouest du Cameroun.

L’équipe de Kiro’o Games estime que même si le marché de consommation est freiné par des critères socioéconomiques, l’Afrique peut exploiter le jeu vidéo comme un levier de développement. « Les Africains doivent proposer de nouveaux jalons de créations avec l’ambition d’internationaliser leurs produits ». Pour Kiro’o Games, un studio en Afrique est viable s’il cible un marché extérieur déjà organisé et consommateur dans un premier temps, et qu’ensuite il organise lui-même son circuit de distribution continental.

Par Patrick Kianimi - Source de l'article Kiroo Games

vendredi 18 novembre 2016

Les BD d’Afrique à l’honneur en cette fin d’année

Les mois de novembre et décembre vont être riches en festivals BD sur le sol africain. En effet, pas moins de 4 festivals autour du 9e art sont prévus ces deux mois en Afrique aussi bien du nord qu’au centre et aussi un peu plus à l’ouest (Tryphon’s voice) !

 De quels festivals s’agit-il ?
    Affiche Togo BD
  • Le Mboa BD Festival au Cameroun du 26/11 au 3/12/2016. Il fêtera sa 7ebougie emmené par Elyon’s (La vied’Ebène Duta), Yannick Deubou Sikoue (Kamer Boy), Nouther, Reine Dibussi etc
  • Le Togo BD (affiche ci-contre), prévu du 21 au 26/11/2016 en sera à sa 4e édition avec les incontournables bédéistes KanAd (Monfay chez les magiciens du fer), Mawuto Assem (Haïti), etc 
  • Le Bilili BD Festival au Congo Brazzaville qui en sera à sa 1e édition avec en guest-star Elyon’s se tiendra du 6 au 10/12/2016
  • Le festival BD du Maroc dont c’est la 1e édition se tient depuis le 15/11 et s’achèvera le 23/11/2016. Les auteurs Willy Zekid et Bob Kanza sont chacun dans une des 8 villes annoncées pour le festival. 
Comme un point commun dans l’air

Tous ces festivals ont un point commun qu’il est important de relever. Ils ont parmi leurs organisateurs un acteur incontournable en matière d’accès à la culture : un institut français. Chacun de ces instituts abritera soit en totalité soit en partie les activités relatives aux festivals prévus. Ceci explique peut-être pourquoi il y a comme une concordance au niveau des agendas. En effet, une coïncidence est envisageable surtout quand on a déjà regardé la série TV Sense 8 mais là quand même, ça fait trop! Il semble évident que la dynamique remarquée en cette fin d’année autour des bandes dessinées d’Afrique ne soit le fruit du hasard. Pour preuve, la 4e Fête du Livre de Kinshasa se tient du 23 au 27/11/2016. Et devinez qui fait partie des organisateurs? L’institut français de Kinshasa of course! Tu parles d’une coïncidence! Un concours BD est d’ailleurs prévu ainsi qu’une projection de « Aya de Yopougon », le film d’animation qu’on ne présente plus. 

Celebrate african comics, come on!

Ces festivals seront l’occasion pour les auteurs de montrer leurs projets finalisés (ou non) au grand public et vulgariser leur art auprès de la jeunesse, cible de choix dans des pays où la BD est encore trop associée au jeune public. Du coup, certains festivals vont jouer le jeu en réalisant des activités en milieu scolaire.  C’est par exemple le cas au Cameroun qui se démarquera en allant à la rencontre du jeune public directement dans les écoles ou via un bibliobus.
Pour les fans inconditionnels, ces festivals seront l’occasion annuelle d’aller en tant que spectateurs aux séances de dédicaces, aux expositions qui montrent le dynamisme du 9e art local. De partager leur passion avec d’autres ou d’être acteurs en participant aux concours de cosplay en se mettant dans  la peau d’un personnage de BD ou de jeu vidéo. Espérons que les organisateurs profitent des vitrines que sont les réseaux sociaux pour en faire profiter le plus grand nombre et montrer le dynamisme du 9e art africain.

Source de l'article Africabulles

jeudi 17 novembre 2016

Festival de la BD au Togo

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Le Togo BD est un festival annuel togolais de bande dessinée et de caricature. Organisé par l’association des dessinateurs ACBD, ce festival souffle ses 4 bougies cette année. 

Il est annoncé du 21 au 24 novembre prochain et se passera du côté du Goethe-Institut Togo et l’institut français du Togo

Au programme:
  • des expositions, des ateliers, 
  • Un concours de dessin
  • Des débats et conférences
  • Des dédicaces et animations
Si vous trouvez plus d’informations détaillées sur cet événement, on est preneur. Et on va finir sur une question: « pourquoi ce festival BD a-t-il lieu en semaine et pas le weekend? »

Par Bizdoun - Source de l'article Africabulles


mardi 15 novembre 2016

Festival de La Bande-Dessinée - 1ère Édition

À Agadir, Casablanca, Essaouira, Fès, Meknès, Kénitra, Rabat & Tanger / Du 15 au 23 novembre

La bande-dessinée sera à l'honneur dans les Instituts français du 15 au 23 novembre! 12 artistes du 9ème art issus de la scène française, africaine et marocaine vous attendent pour des conférences, des ateliers et des signatures. Comics, bande-dessinée franco-belge ou africaine, papercut, roman graphique, bande-dessinée historique ou autobiographique : il y en aura pour tous les goûts!

Découvrez à Agadir le monde intime des adolescents avec Couleur de peau : miel de Jung-Jun Sik et voyagez à Rabat avec le héros de Max de Radiguès qui vous emmène en 520 km dans les affres de l'adolescence entre Paris et Montpellier. Dénoncez également les stéréotypes de genre et discutez de l'égalité garçons-filles dans Egaux sans Ego en présence des membres de l'association « Egalité pour l'éducation » à Kénitra. Introduisez-vous ensuite dans l'univers étrange et Vaudoo de Hicham Lasri à Casablanca.
La BD africaine vous donne aussi rendez-vous à Fès pour étirer la satire de la bande-dessinée au dessin de sensibilisation en compagnie de l'auteur congolais Bob Kenza. Vous vivrez un 2ème rendez-vous à Fès ou plutôt une aventure clandestine, celle de Mohamed, sous la plume de Cédric Liano.

A Tanger, Laurent Galandon vous dévoile avec justesse Le contrepied de Foé ou l'histoire d'un clandestin en France empreinte d'humanité. Et enfin à Essaouira, l'auteur franco-libanais Joseph Safieddine vous conduit avec Yallah Bye dans un Liban en guerre et vous présente un récit poignant marqué de réalisme.

Programme

Institut français d'Agadir
Couleur de peau miel de Jung-Jun Sik
  • Mercredi 16 novembre de 14h à 16h : rencontre avec les apprenants des cours de langue à l’Institut français d’Agadir
  • Jeudi 17 novembre de 10h à 12h : intervention au Lycée Français d’Agadir
  • Jeudi 17 novembre à 19h : rencontre avec le public à l’Institut français d’Agadir
Institut français de Casablanca 
Vaudoo de Hicham Lasri et Casa Comix
  • Samedi 19 novembre à 15h : présentation de la BD Vaudoo d’Hicham Lasri à l’Institut français de Casablanca 
  • Mercredi 23 novembre à 19h30 : présentation « Et si la BD m’était contée ? » avec Casa Comix au Théâtre 121
Institut français d'Essaouira 
Yallah Bye de Joseph Safieddine
  • Mardi 22 novembre : rencontre à la médiathèque de l’Institut français d’Essaouira 
  • Mercredi 23 novembre : rencontre à la médiathèque de l’Institut français d’Essaouira
Institut français de Fès
Bob Kanza et Amazigh de Cédric Liano
  • Mercredi 16 novembre de 15h à 17h : rencontre avec les élèves des cours de langue
  • Mercredi 16 novembre à 17h30 : rencontre avec Cédric Liano à l’Institut français de Fès
  • Jeudi 17 novembre de 9h à 11h : atelier BD
Institut français de Kénitra 
Egaux sans Ego par l’association « égalité par l’éducation » sur l’égalité garçons/filles
  • Lundi 14 novembre : journée au collège Balzac
  • Lundi 14 novembre à 19h : rencontre à l’Institut français de Kénitra
  • Mardi 15 novembre : journée au collège la Réserve
  • Mardi 15 novembre à 19h : rencontre à l’Institut français de Kénitra
Institut français de Meknès
Avec Willy Zekid
  • Mercredi 16 novembre de 9h à 11h30 : rencontre et atelier BD dans un établissement scolaire partenaire de l’Institut français de Meknès 
  • Mercredi 16 novembre de 14h30 à 16h30 : rencontre et atelier BD avec une classe d’apprenants aux cours de langue à l’Institut français du Meknès
  • Jeudi 17 novembre de 9h à 11h30 : rencontre et atelier BD dans un établissement scolaire partenaire de l’Institut français de Meknès
  • Jeudi 17 novembre de 14h30 à 16h30 : conférence et rencontre avec les lycéens des arts appliqués et des sections internationales de Meknès à la médiathèque de l’Institut français de Meknès
Institut français de Rabat 
520 km de Max de Radiguès

Institut français de Tanger 
Le contrepied de Foé de Laurent Galandon
  • Mardi 15 novembre : rencontre avec le public à l’Institut français de Tanger
  • Mercredi 16 novembre : rencontre avec les élèves du lycée Ibn Battuta à l’Institut français de Tanger
Source de l'article Babelmed

dimanche 13 novembre 2016

Madagascar: les jeunes créateurs de jeux vidéo au premier Tana Games Week

Le premier Tana Games Week, salon des jeux vidéos, s'est déroulé à Antananarivo, du 11 au 13 novembre 2016.
Le premier salon des jeux vidéo s'est tenu à Madagascar du 11 au 13 novembre. L’occasion pour tous les geeks de se retrouver le temps d’un week-end pour vivre ensemble leur passion, et s’affronter au cours de tournois interactifs sur leurs jeux vidéo préférés. 

Mais l’occasion surtout de découvrir les talents de jeunes créateurs de jeux qui espèrent bien faire leur place sur un marché très internationalisé. 

Ambiance sonore électronique, lumières tamisées, écrans en pagaille… C’est dans un gymnase de la capitale malgache que les passionnés de jeux vidéo se sont donné rendez-vous. Ici, la moyenne d’âge est de 25 ans.

Aina Randrianimanana est étudiante en informatique. Elle rêve de partir à l’étranger faute d’école à Madagascar, pour apprendre à programmer et revenir ensuite pour promouvoir les jeux vidéo dans son pays. En attendant, elle est porte-parole d’IGDA, une l’association de développeurs malgaches. « On a des développeurs talentueux. Les jeux, ils sont là. Ils ont été créés. Mais ils sont encore dans les chambres des programmeurs, à cause du manque de sponsors », afirme-t-elle.

Un peu plus loin, une foule s’amasse devant un jeu de circuit automobile. Il s’agit là du premier jeu vidéo 100% malgache bientôt commercialisé. Matthieu Rabehaja est le co-fondateur de Lomay, la start-up qui a créé ce jeu. « Gazcar, c’est un jeu de course qui fait parcourir la ville d’Antananarivo, avec 26 véhicules, qui sont tous typiques de Madagascar. Par exemple, on aura des 2CV, des 4L… ». Matthieu l’admet, son plus gros challenge a été de trouver des financeurs : « On était en autofinancement. C’était très difficile. Après une année et demie de développement, on s’est tourné vers la partie commerciale et marketing du projet. On propose des visuels aux entreprises. On a modélisé des logos qui sont directement incrustés dans le jeu ».

Grâce à ce business model appelé « Advert Game », la start-up prévoit distribuer son jeu sur Android via le Play store dès décembre prochain. Une génération d’autodidactes, qui espère bien conquérir le marché mondial du jeu vidéo.

Source de l'article RFI

samedi 12 novembre 2016

Loisirs interactifs – « Tana Games Week » s’élance dans la capitale

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Un salon consacré aux jeux-vidéo et à la culture geek voit le jour à Madagascar. « Tana Games Week » et tout le folklore high-tech envahit le palais des Sports et de la Culture, depuis hier.

L’événement phare de ce week-end attire tous les amateurs de divertissement vidéo-ludique de la ville des Mille et de toute l’île. « Tana Games Week » initié par Project Alpha, a officiellement ouvert ses portes, hier, pour un week-end qui s’annonce riche en découvertes et échanges. Ce qui mettra en avant une expérience événementielle et interactive de grande envergure. À l’instar de l’incontournable « Electronic Entertainement Expo » (E3) ou encore le « Tokyo Game Show », la Grande île peut, désormais, compter sur son propre salon, consacré exclusivement aux loisirs interactifs avec « Tana Games Week ».

loisir

Laissant la part belle à la culture geek que l’événement entend promouvoir dans la Grande île, ce salon est rythmé par la passion dont fait preuve le jeune public à son égard. « Madagascar est une terre d’opportunité, surtout pour la jeunesse. Une jeunesse en constante évolution qui s’épanouit à travers les nouvelles technologies, mais aussi une génération baignant dans l’univers geek. On se devait donc de lui accorder un rendez-vous, où elle pourrait aisément jouir de ses passions » affirme Dina Valisoa Ratsisetraniaina, du comité d’organisation du « Tana Games Week ».

Effervescente

Le geek est un passionné à l’esprit ouvert, ayant un penchant pour l’imaginaire et un goût prononcé pour les nouvelles technologies, et il aime partager ses passions. La société malgache en compte une bonne majorité depuis les années 90. Comme « Tana Games Week » continue jusqu’à demain, toute une programmation promouvant l’industrie vidéo-ludique et l’univers geek, lui est destiné tout au long de ce week-end.
Un espace réservé aux consoles de jeux, nouvelle génération, est destiné au public. Il peut y tester les nouveautés de consoles Playstation 4, Xbox One et WiiU. Un concours de sport interactif ou « E-sport » est aussi ouvert à l’occasion, notamment sur les jeux Battlefield 3, DotA 2, Hearthstone, Clash of Duelists et Pokémon. Les modalités d’inscription à ces concours sont disponibles sur les réseaux sociaux, mais aussi sur place. De même, des tournois sur consoles sont organisés, que ce soit sur Call of Duty Black Ops II ou Tekken Tag Tournament 2, Ultra Street Fighter 4 et FIFA 17. Les nouveautés insufflent souvent un vent de nostalgie avec eux, du coup un espace dédié au « Retrogaming » se trouve aussi sur place.

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Un espace où les consoles de jeux d’antan, les Super Nintendo Entertainement System ou encore la mythique et première Playstation y sont encore jouables. Ceci-dit, le marché de jeux-vidéo occupe une place importante à l’international et il est également en plein essor à Madagascar. Du coup, de jeunes développeurs de jeux et d’applications malgaches sont aussi à découvrir sur place, l’occasion de pouvoir mettre la main sur « Gazkar », le premier jeu malgache de courses interactives. Un grand concours de déguisement ou « Cosplay » aura lieu demain après-midi où celui qui représente le mieux ses personnages fictifs et fantaisistes, gagnera un lot spécial.

Par Andry Patrick Rakotondrazaka - Source de l'article l'Expressmada