vendredi 22 janvier 2016

Le Nigeria se lance dans les super-héros 100% africains

Dans le premier numéro d'"Aje", nouvelle bande dessinée nigériane, Teni, une étudiante, lance un mauvais sort à son petit ami, dans un élan de jalousie zébré d'éclairs violets.

Un dessin de Jide Martins, fondateur de Comic Republic, une start-up africaine s'étant donné pour mission de fabriquer des super-héros capables de rivaliser avec Iron Man, Batman et Spiderman, à Lagos, au Nigeria - STEFAN HEUNIS - AFP
Un dessin de Jide Martins, fondateur de Comic Republic, une start-up africaine s'étant donné pour mission de fabriquer des super-héros capables de rivaliser avec Iron Man, Batman et Spiderman, à Lagos, au Nigeria STEFAN HEUNIS / AFP

"Koni dara fun o ni yi aye (les choses ne s'arrangeront jamais pour toi dans cette vie)", gronde-t-elle en yoruba, la langue d'une des trois principales ethnies du Nigeria.

Teni est le fruit de l'imagination de Jide Martins, le fondateur de Comic Republic, une des start-up africaines s'étant donné pour mission de fabriquer des super-héros capables de rivaliser avec Iron Man, Batman et Spiderman.

Résultat de recherche d'images pour "Comics. La fabrique de super-héros africains"Contrairement à Storm, une des héroïnes de X-Men, qui a deux passeports, l'un américain et l'autre du pays imaginaire de Wakanda, les super-héros de Jide Martins sont nés et ont grandi sur le continent africain. Et c'est aussi là qu'ils se battent.

"A l'université, j'ai commencé à me demander ce qui se passerait si Superman venait au Nigeria", raconte M. Martins, dans son appartement-studio de création à Lagos, où une petite équipe de jeunes illustrateurs travaille consciencieusement.

"Les gens essaient de sortir de la norme et de trouver de nouvelles aspirations," dit-il. "On n'a pas besoin d'être blanc pour sauver le monde".

Spandex et noms nigérians

Jide Martins a 37 ans, une silhouette longiligne, des tâches de rousseur sur le nez et un petit bouc. Son premier numéro de bande dessinée, il l'a publié en 2013: c'était Guardian Prime, un héros en combinaison vert et blanc aux couleurs du drapeau nigérian.

Depuis, il est passé de 100 lecteurs par numéro... à quelque 28.000.

Chaque numéro contient une trentaine de pages, n'existe qu'en version numérique et peut se télécharger gratuitement sur Internet. Des revenus sont générés grâce à la publicité et à des produits dérivés, comme des manuels d'information sur le paludisme reprenant les mêmes personnages.

"Dans l'esprit des gens, les personnages des bandes dessinées africaines devaient porter des vêtements traditionnels... Ce n'est pas mon avis", explique M. Martins. "Ils peuvent avoir des noms nigérians et sauver les gens au Nigeria, et on peut les laisser porter du spandex!"


Roye Okupe a lui aussi créé son super-héros africain. Il est l'auteur d'E.X.O, la légende de Wale Williams, une BD dont l'intrigue se déroule à Lagoon City, sorte de Lagos du futur, ravagée par la corruption et prise d'assaut par des islamistes.

M. Okupe a 30 ans et il a grandi dans la mégalopole nigériane de quelques 20 millions d'habitants. Il est aujourd'hui basé à Washington, aux Etats-Unis.

"Vous n'êtes sans doute pas capable de me citer le nom de cinq super-héros africains (...) Et même si j'adore Black Panther," super-héros de la célèbre maison d'édition de bandes dessinées américaine Marvel, "il vient d'un pays africain imaginaire", rappelle-t-il.

"Si on avait sorti un super-héros nigérian il y a dix ans, je pense que personne n'y aurait prêté attention. Mais maintenant c'est une industrie qui a du succès, parce que les gens recherchent la diversité", estime M. Okupe.

'Une forte attente' du public

Pour les spécialistes de BD, les super-héros africains sont une évolution normale, dans un monde jusque-là très dominé par les Blancs.

"Je pense qu'il y avait une forte attente", estime Ronald Jackson, co-auteur du livre "Bandes dessinées noires: politiques de race et représentation".

"Quand on commence à s'intéresser à d'autres identités, on devient de plus en plus réceptifs à ces nouvelles images représentées dans les bandes dessinées africaines", poursuit-il.

Résultat de recherche d'images pour "Comics. La fabrique de super-héros africains"

Ce qu'on ne voit pas encore vraiment "ce sont des œuvres dérivées tels que des films ou des séries télévisées. Je pense que ce sera la prochaine grande étape pour la bande dessinée africaine", dit M. Jackson.


Les jeunes illustrateurs de Comic Republic - ils ont tous moins de 30 ans - espèrent eux aussi voir les personnages qu'ils créent prendre vie sur grand écran.

M. Martins et son équipe ont notamment créé Avonome, un héros qui se bat dans le monde spirituel, et Eru, professeur à l'Université de Lagos dont l'alter ego est une réplique du Dieu Yoruba de la peur.

Et ils espèrent que leurs sorcières, encore plus fortes que les Jedi dans "Star Wars", sauront captiver le public. "On connaît les Dieux grecs comme Zeus, mais personne n'a encore entendu parler de Shango, le Dieu de la foudre chez les Yorubas...", s'enthousiasme Tobe Ezeogu, un illustrateur de 23 ans.

Source de l'article La Dépêche

La société française Gameloft s’installe au Nigéria pour mieux vendre ses jeux mobiles en Afrique

Le continent africain ce sont 367 millions d’utilisateurs d’appareils mobiles, un marché à conquérir par la société Gameloft, spécialisée dans l’édition de jeux pour mobiles. Son directeur Afrique, Vincent Brezillon, a rappelé cette ambition pour justifier l’ouverture d’un bureau au Nigéria.

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La société française est confortée dans sont ambition, eu égard aux bons résultats réalisés en Afrique du Sud où elle s’est installée en 2012. « Le succès que nous avons connu depuis l’inauguration de notre bureau à Johannesburg et l’explosion des ventes sur le continent africain ces 2 dernières années justifient pleinement l’ouverture d’une filiale au Nigéria, première puissance économique d’Afrique. De plus, cette présence nous permettra de considérablement faciliter les échanges avec nos partenaires locaux existants et futurs »,explique Vincent Brezillon.

Gameloft s’est appuyée sur son bureau sud-africain pour commencer une extension en Afrique. L’éditeur de jeux a noué des partenariats avec des opérateurs de téléphonie mobile, notamment MTN, Orange, Vodafone, Safaricom, Ooredoo ou encore Etisalat. Gameloft a ainsi pu arriver sur d’autres grands marchés du continent : Nigéria, Égypte, Ghana, Côte d’Ivoire, Maroc ou encore Algérie.

Au cours des ces 4 dernières années, le chiffre d’affaires de Gameloft sur le continent africain a augmenté de 536%. Dans un communiqué, la société annonce de nouveaux partenariats qui vont lui permettre d’étendre ses ventes de jeux à l’Ethiopie et la Tanzanie.

Source de l'article Agence Ecofin

jeudi 21 janvier 2016

UAE plays lead role in video gaming

Games are popular across the Middle East; from consoles to mobiles, the region’s youth are tapping away scoring points, navigating their way through first-person shooters and tilting their phones to race.

UAE plays lead role in video gaming
A handout screenshot of "CSI: CSI: Hidden Crimes" game developed
in Abu Dhabi. Courtesy Ubisoft
According to data from Abu Dhabi’s media free zone authority twofour54, the gaming sector in the Middle East and North Africa (Mena) region is growing faster than the global average, outpacing Russia, China and even South Korea and is set to triple in size to US$4.4 billion by 2022. PwC, however, has a more conservative estimate for the growth of the market.

“Globally, the entire videogames market will be worth $93bn by 2019. In Mena, it is smaller at $1.76bn, but it is growing at a faster pace than the rest of the world,” says Philip Shepherd, a partner at PwC.

The sector presents a lucrative opportunity for advertising and subscription revenue and various institutions are now pumping money into creating an ecosystem for mobile and console gaming as a means to create a more local market.

Leading the way is twofour54, which has established a games academy to train local developers and cement Abu Dhabi as a regional centre for content creation for the sector.

“The majority of gamers spend time downloading free-to-play games [apps] but start paying, via in-app purchases, once they are immersed in the game,” says Maryam Al Mheiri, the chief operating officer at twofour54.

“Games like Candy Crush Saga and Game of War generate around $1 million a day in revenue. In this region, consumers will increasingly expect international players to Arabise their content. These figures start to build a picture of the market opportunity in the region for gaming companies.”

Development in the region has taken a two-pronged approach – there are those who prefer to develop their own games, tailored to the local market and drawing from narrative threads of the region, while others prefer to localise global games.

“A mixture of both would be the best way to go,” says Mohammed Al Shawwa, a research manager at Arab Advisors.

“[Localising] has proved successful for a number of games, especially due to the fact that the content of the game is localised and does not contradict norms and traditions of the region, in addition to some of these games being international ‘hits’ that are of high quality.”

But these games have not been developed with a regional focus or audience in mind, so there is a market for locally produced content.

“And this is where regionally developed games can excel – by developing games that, from inception, are based on the culture of our region and on matters to which the Arab player can relate,” says Mr Al Shawwa.

The argument in favour of developing games locally is the control that the region can have on the narrative of the games and the characters within them.

“It will definitely have a positive effect, especially on young children here in the region,” says Mr Al Shawwa. “Moreover, Arab players will be able to relate more to a character that shares their background, as they feel that they are similar to them.”

But there is still a long way to go. Pay-to-play offerings are still quite under-used in the sector. In Egypt, 30 per cent of internet users are regular online gamers, but just 5 per cent pay for them. In the UAE some 17 per cent of those who play games online pay to do so.

“The ‘freemium’ model is dominant in the region,” says Mr Al Shawwa. “Gaming companies need to get a huge base of players in order to be able to generate revenue streams that would be enough to sustain their business.”

The number of mobile gamers has grown substantially thanks to the adoption of smartphones across the region. The UAE has the highest smartphone penetration rate in the region, at about 80 per cent.

The Arab Advisors Group has conducted a number of surveys focusing on mobile applications in Jordan, Egypt and Saudi Arabia in 2014 and 2015. Part of what the surveys covered was the amount of time mobile application users spend playing mobile games. In Jordan, about 47 per cent of the respondents who play mobile games spend between one and three hours a day doing so, while some 33 per cent spend less than an hour a day. As for Egypt, 71 per cent of mobile game users spend between one and three hours playing games on their mobile, which is similar to Saudi Arabia, at 74.2 per cent.

Currently, mobile games, played on tablets and smartphones account for a third of all global games, but that is set to grow to half in the future.

“The Mena region has the highest mobile smartphone penetration rate in the world and the mobile market is growing year on year,” says Ms Al Mheiri.

There are close to 530 million mobile phone users in the Middle East with an overall smartphone penetration rate of about 39 per cent.

Twofour54 has developed a programme specific to the gaming sector, attracting eight gaming companies, including Ubisoft, to its campus to develop games for the region and the wider market.

UAE plays lead role in video gaming
Twofour54 has attracted eight gaming companies, including Ubisoft, the developer
 of CSI Hidden Crimes, to its campus. Delores Johnson / The National
Ubisoft set up in Abu Dhabi in 2012 with a strict global outlook and now employs 60 people in its studio.

“Our main goal is to develop for the global market, that is one point we stress – our focus, development and vision is for a global audience,” says Yannick Theler the managing director of Ubisoft Abu Dhabi.

Since its arrival, Ubisoft has worked with the academy and local producers and designers to create its first game for mobile – CSI Hidden Crimes, an online free to play game.

“It was really interesting and challenging for the new team. It was the first project for the studio and for the majority of employees – it was the first time they were developing a game and the first time developing for mobile,” says Mr Theler.

Since the launch in May 2014, the game has racked up close to 30 million global downloads and won several international awards, making it one of the most successful mobile apps fully developed and produced in the Arab world.

While the region has yet to produce a game that rakes in billions in revenues, there is now the potential and ability to contribute evermore positively to the sector.

By Triska Hamid - Source of article The National’s Business

jeudi 14 janvier 2016

BD sur l'Algérie - Quand l'Histoire s'entremêle avec l'histoire de famille.

Quand l'Histoire s'entremêle avec l'histoire de famille.


PhotoPetit-fils d'Algérie
La famille de Joël Alessandra est originaire d Italie. Au début du XXe siècle, elle a quitté la misère pour l'Eden que représentait l'Algérie, un morceau de la France où tout était à construire. À l'aune de ce que l'histoire a retenu des « colons », Joël se pose une question légitime. Ses grands-parents étaient-ils des exploiteurs, des racistes, des esclavagistes ? Étaient-ils proches de l'OAS ? Ils ont tout quitté du jour au lendemain, ruminant à jamais une rancoeur profonde et légitime contre ce pays, ses habitants et bien sûr De Gaulle. En 2013, armé de son passeport et d'un visa (et accompagné de l « indispensable » guide sur place), Joël se rend pour la première fois à Constantine, ville de sa famille. Il est prêt à affronter ses craintes et ses doutes. Ce livre retrace son parcours... semblable à celui de milliers de familles.


PhotoL'Algérie c'est beau comme l'Amérique - 
Petite-fille de pieds-noirs, Olivia a toujours entendu parler de l'Algérie. Mais, entre nostalgie, images de cartes postales et blessures de guerre, elle trouvait cet héritage plutôt gênant.

Dans les années 1990, alors que l'Algérie plonge dans la guerre civile, Olivia a envie d en savoir plus sur l'histoire familiale. Elle demande à sa grand-mère d'écrire ses mémoires mais n'obtient d'elle qu'un sourire fatigué. Pourtant, en triant ses affaires après son décès, Olivia tombe sur un dossier qui lui est destiné. À l'intérieur : ses souvenirs d'Algérie. 

Dix ans plus tard, elle décide d'aller sur place, pour confronter ces récits à la réalité. 
Elle part seule, avec dans ses bagages le numéro de téléphone d'un contact sur place, un certain Djaffar...

PhotoTitre On les appelait... les harkis...: et pourtant, ... ils étaient des soldats de France!! Éditeur Editions L'Harmattan, 1998
Au-delà du livre traditionnel, la BD que nous vous présentons est d’une qualité rare : le scenario relate en détail et tout en nuance l'histoire menée par ces hommes les harkis qui ont servi la France.

La BD fort bien documentée, elle a demandé écrit et dessin, passe au crible tous les actes qui relate quelques phases de nos combats, au sein de l'armée française, c'est un hommage au choix qui été le nôtre, celui de servir la France, dans un département français.


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En Algérie lointaine - 
En 1830, les troupes françaises envahissent l'Algérie au prétexte d'une insulte faite à l'ambassadeur français. Quinze ans plus tard, la guerre de conquête se poursuit... Frédéric et sa famille vivent à Paris. Un certain Jean d'Hauricourt se présente à eux comme un homme d'affaires et propose à ces humbles artisans d'investir dans ce pays. Séduits, les Berthier achètent une maison à Alger. Hélas, arrivés sur place, leur rêve d'une vie meilleure se brise : la demeure qu'ils ont achetée n'existe pas et Jean d'Hauricourt se révèle un escroc. Ruinés, désespérés, les Berthier cherchent à survivre dans ce pays qui n'est pas le leur. Frédéric veut venger l'honneur de sa famille. Un jour, à la terrasse d'un café, il aperçoit Jean d'Hauricourt et décide de le traquer. Une jeune serveuse, Charlotte, lui propose de l'aider. Commence alors pour Fred un périple semé d'embûches : mêlé à des civils, il accompagne une colonne militaire qui quitte Oran et se trouve témoin de combats entre les Français et les hommes d'Abdelkader. Il se révolte devant les pratiques de l'armée française et fuit, tandis que Charlotte l'abandonne.

Auteur: Abdel Kader Saïdi
Editeur: L'Harmattan ​
Trois contes pour rêver, rire et s'émouvoir. Un jeune homme pauvre, "Le fils de la paysanne" apprend en écoutant une chanson qu'il est en faite le fils du sultan. Hamidou, dont tout le monde se moque, va prouver son courage dans "La peau du lion". 

Enfin dans "Le chacal et son épine" , un chacal va essayer de berner des vieilles dames, mais à malin, malin et demi.


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Le trésor de Tipaza

​Zine, Rina et Leïla passent leurs vacances au bord de la mer, à Tipaza, près d'Alger, chez leur oncle Kamal. Tipaza, ville de l'Empire romain, aux trésors engloutis, les fait rêver. 

Leur rêve devient réalité quand ils découvrent un trésor au fond de l'eau. Mais des voleurs s'en mêlent. "Le trésor de Tipaza" offre au lecteur une vue ensoleillée sur la Méditerranée d'hier et d'aujourd'hui.


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Parmi les pierres, une rose du Sahara
Auteur: Odette-Claire Brousse
Editeur: L'Harmattan 
Une rose des sables. Un voyage de l'autre côté de la Méditerranée. Une vieille lettre en anglais dans un ksar en ruines. Une mystérieuse femme voilée. Le cri du fennec sous la Lune. Voici les aventures de trois adolescents, Didier, Vincent et Mahfoud. A partir de 12 ans

Autres BD et commentaires sur Mémoires harkis

dimanche 10 janvier 2016

BD - Au programme de Bougie en bulle

Amoureux de bande dessinée, plus besoin d’attendre le mois d’octobre et le désormais incontournable FIBDA. Bougie en bulles, manifestation dédiée au 9ème art à Béjaïa, revient pour sa seconde édition en mars 2016.

C’est du 27 au 28 mars 2016 au niveau de la Maison de la culture de Béjaïa que les bédéistes du pays et les passionnés de mangas et de comics, permettant d’avoir un événement d’envergure dédié à ce genre, en dehors d’Alger.

Initiative de jeunes actifs de la capitale des hammadites, Bougie en bulle entend mettre en lumière la BD algérienne, ainsi que les jeunes talents de cet art. Des cosplays, des concours de jeux vidéo ainsi qu’une soirée d’observation astronomique.

A noter que l’événement est gratuit et ouvert au public.

bougie-en-bulle-2016

Source de l'article Vinyculture

vendredi 8 janvier 2016

Da'karapid, le jeu vidéo mobile qui fait sensation au Sénéga

dakarapid-video-games-senegal-gaming-dakar-africa

Après Cross Dakar City (développé par le gamer-entrepreneur sénégalais Khadim Ousseynou Beye) et son succès fulgurant, Da’karapid est le second jeu vidéo mobile sénégalais à faire parler de lui depuis plusieurs mois, autour de la même symbolique, extrêmement forte au Sénégal : les cars rapide et leur imaginaire si particulier, conjuguant couleurs folkloriques, mini bus déglingués et bien entendu vitesse. 

Un moyen aussi de promouvoir la culture urbaine sénégalaise. Révélation du hackaton Orange organisé à Dakar en mai 2015, compétition dont il finira d’ailleurs vainqueur devant 9 autres projets, le jeu mobile Da’karapid a depuis fait son bout de chemin dans le cercle des gamers africains mais aussi internationaux. Rencontre avec Laurel Gbenafa et Julien Herbin, les deux concepteurs du jeu vidéo mobile Da’karapid.

Bonjour alors, qui êtes vous ?

Laurel Gbenafa et moi même sommes les développeurs du jeu de course Da’karapid pour plateformes mobiles. Laurel est étudiant au NIIT, une école supérieure en informatique située à Dakar, et je travaille dans le monde du jeu vidéo depuis maintenant 8 ans.


Pourquoi créer ce jeu vidéo ? Quel fut le premier déclic ?

Chacun de notre côté avions décidé de participer au Hackathon SISIT 2015 organisé par Orange Sénégal à Dakar, en collaboration avec le CTIC et Microsoft. Je me suis présenté avec l’idée de me positionner en mentor, pour soutenir des groupes qui voudraient développés des jeux. Laurel était accompagné d’un ami, qui nous a aidé pendant le concours mais n’a pas souhaité donner suite.

L’idée de Da’karapid a été proposée par Laurel, au moment ou les porteurs de projets prenaient le micro pour présenter leur concept. Comme c’était le seul à vouloir développer un jeu, je suis naturellement allé à sa rencontre pour lui proposer mon aide.

C’est là que tout a démarré, nous étions 3, nous avions 3 jours pour compléter une version jouable d’un “runner game” mettant en scène un légendaire car rapide Sénégalais. Nous n’avions que nos claviers, nos logiciels favoris et des idées plein la tête !

Nous avons remporté le concours dans la catégorie Jeux, nous étions épuisés, mais nous en gardons un excellent souvenir. Laurel et moi avons décidé de poursuivre le développement du jeu, avec bien sûr l’envie de le rendre disponible à tous !


Vous misez sur la symbolique, très forte dans la culture sénégalaise et Ouest africaine, des cars rapides, pourquoi ?

En mettant en scène le car rapide, une des icônes du Sénégal, nous proposons une des rares expériences vidéo-ludiques ayant une thématique Africaine. Assurément, le marché du jeu vidéo en Afrique va exploser dans les prochaines années, et nous sommes déjà prêts !

Mais notre public de se limite pas résidents du continent Africain, le jeu est également très téléchargé en France, aux USA et même en Chine !

Avec Da’karapid, nous pensons avoir déjà livré une expérience de jeu de qualité, et nous avons bien l’intention d’étoffer le contenu et d’offrir de nouvelles possibilités de jeu, afin de garder nos joueurs engagés.


Vous avez un modèle économique ?

Le jeu est entièrement gratuit et le restera, c’est notre de souhait qu’il soit accessible à tous ceux qui ont la chance d’être équipés d’un smartphone ou d’une tablette. Nous misons essentiellement sur des systèmes de publicité non-intrusifs, c’est important pour nous de respecter l’espace des joueurs. Chaque joueur a le choix de visionner ou pas une pub afin d’obtenir un bonus dans le jeu. Nous avons également implanté des panneaux publicitaires au bord de la route, et nous cherchons actuellement un (des) partenaire(s) souhaitant annoncer directement dans le jeu.


Disposez vous d'une structure à part entière ?

Nous n’avons pas encore créé de structure, nous éditons le jeu en nom propre pour le moment, et verrons s’il est opportun de créer une startup en fonction du succès rencontré. Quels sont vos besoins en matière de financement ou d’accompagnement ? Un message à faire passer à la communauté #TECHAfrique ?

Bien que nous restions ouverts à toute discussion, nous ne recherchons pas de financement ou d’accompagnement dans l’immédiat. Nous savons parfaitement où nous allons, et ne voulons pas être influencés par des décisions pilotées par l’argent. Nous pensons que c’est en prenant en compte les retours des joueurs et en continuant à développer un jeu de qualité, comme nous les aimons, que nous réussirons.

Nous invitons les membres de la communauté #TECHAfrique à télécharger le jeu, et à ne pas hésiter à nous faire part de leurs retours sur notre page Facebook.



Source de l'article Techafrique Startupbrics

lundi 4 janvier 2016

A Nigerian comics startup is creating African superheroes

Comic Republic poster

Comic Republic, a Nigerian comics startup based in Lagos, is creating a universe of superheroes for Africans and black readers around the world. 

The cast of characters—”Africa’s Avengers” according to some fans—ranges from Guardian Prime, a 25-year old Nigerian fashion designer by day who uses his extraordinary strength to fight for a better Nigeria, to Hilda Avonomemi Moses, a woman from a remote village in Edo state who can see spirits, and Marcus Chigozie, a privileged but angry teenager who can move at supersonic speeds.

“I thought about when I was young and what I used to make my decisions on: What would Superman do, what would Batman do? I thought, why not African superheroes?” Chief executive Jide Martin, who founded the company in 2013, told Quartz. Its tagline is, “We can all be heroes.”

(Comic Republic)

The startup may be a sign that comics are having a moment on the continent as well as in a market once said to lack interest in African-inspired characters. The nine-person team has seen downloads of its issues, published online and available for free, grow from a couple hundred in 2013 to 25,000 in its latest release last month as the series has become more popular. Comic Republic plans to make money from sponsorships and advertisers.

So far, companies have asked Comic Republic to create comics for their products and NGOs have asked for help illustrating public health risks like malaria. The head of one of the country’s largest e-commerce outfits, has asked for a portrait of himself rendered as a superhero. The story of one the characters, Aje—Yoruba for “witch”—may be made into a movie by a local filmmaker. Another edition of Guardian Prime’s story is scheduled for this month.

The startup is part of what some say is a renaissance of made-in-Africa music, literature, and art that resonate beyond the continent. Over half of Comic Republic’s downloads are from readers in the United States, the United Kingdom, and a scattering are from other countries like Brazil and the Philippines. About 30% come from Nigeria, according to Martin. Lagos now hosts an annual Comic Con for the comic and entertainment industry. Kenya hosted one for the first time in 2015.

The comic book industry has potential in Africa in part because of the popularity of superhero-themed films, Martin points out. His company launched with Guardian Prime, “a black Superman,” he says, on the same day as the 2013 premiere of Man of Steel.

(Kwezicomics)

Other African characters have already emerged. A popular South African comic, Kwezi, or “star” in Xhosa and Zulu, created by designer and artist Loyiso Mkize, follows a teenage superhero in Gold City, a metropolis imagined after Johannesburg. The comic, which features plenty of local slang and cultural references, is a “a coming of age story about finding one’s heritage,” according to Mkize. Nigerian animator Roye Okupe’s graphic novel, E.X.O: The Legend of Wale Williams released in August, is meant to “put Africa on the map when it comes to telling superhero stories,” according to Okupe.

Comic Republic’s universe of heroes differs from its Western peers in other ways. Of the nine characters created by Comic Republic, four are women, which Martin believes is a reflection of the fact that women are active in politics and business circles. “Today’s Nigeria, we’re very indifferent to whether someone is a man or woman. I wouldn’t say there was any strategic decision. It’s just a way of life for us,” he said.

Beyond battling evil and saving the day, the comics are meant to show how individuals can come together to provide for a “better safer Africa,” chief operations officer, Tobe Ezeogu said in November.

That message appears to be getting across to some readers. One fan wrote on Comic Republic’s Facebook wall of its flagship character, Guardian Prime, “My favorite quote [by him]: ‘All it takes for evil to succeed is for good men to stand by and do nothing. I won’t stand by. I am Nigerian.’ I’m not Nigerian, but heroes are going to help the youth and stimulate patriotism.”

Source of article QZ