lundi 21 novembre 2016

Le jeu vidéo en Afrique opportunités et atouts

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Opportunités et atouts pour l’Afrique : avantages d’être un studio en Afrique

Même si le marché de consommation est freiné par des critères socio-économiques, l’Afrique peut exploiter le jeu vidéo comme un levier de développement. En effet, le secteur exige comme véritable matière première du talent artistique et informatique qui sont présents mais inexploité sur le continent.

Il y a donc encore moyen pour les africains de proposer de nouveaux jalons de créations, mais en ayant l’ambition d’internationaliser leurs produits pour un meilleur impact.

La culture africaine trouvera ainsi un nouveau support d’expression, mais aussi une source de défis pour se sublimer et évoluer. Car le jeu vidéo doit proposer des visions « fantaisistes et extraordinaires » des cultures qui lui servent de bases.

Un bon stratège doit souvent retourner un défaut en qualité, une faiblesse en opportunité. Notre inexistence sur le secteur rend les premiers qui s’y lanceront « visibles et particuliers » dans la masse de studios mondiaux.

Ce constat vient de la facilité que nous avons eue à approcher certains grands noms du secteur qui étaient intrigués de lire un mail avec « Video Game from Africa ». Mais nous n’aurons droit qu’à peu de chances.

Si après cet intérêt, les acteurs du secteur découvrent des œuvres de piètres qualités et des ambitions bas de gamme, la porte de leur curiosité se refermera pour très longtemps.
Nous avons donc la responsabilité d’ouvrir un chemin de qualité pour toutes les générations à venir de Game Designer africains.
De plus, notre expérience réalisée avec nos maquettes amateurs montrent que le jeu peut réussir là où le livre a échoué, pour transmettre les valeurs constructives à la jeunesse africaine.

Etat du marché de consommation

Hélas, comme sur beaucoup de plan, l’Afrique a raté le train du jeu vidéo. Le continent n’est même pas compté dans la carte commerciale des éditeurs à cause du faible pouvoir d’achat des populations généralement concentrées sur des besoins de survies.

La jeunesse africaine des pays africains politiquement stables a pu jusqu’ici rester à la page à travers le piratage qui met les jeux à leur disposition. Cette option devenant de moins en moins possible à cause de la taille des jeux, la faiblesse des connexions internet, et l’évolution des politiques anti-piratage, l’Afrique s’achemine vers une énorme fracture numérique notamment pour ce qui est des jeunes qui vont faire les frais du retard accusé dans le développement technologique et économique.

Dans le cadre du goût en matière de jeux, les choix sont en synergie avec les divertissements de la vie réelle auxquels ils ont droit. Les jeux de football ont la plus grande part de leur intérêt, ensuite les jeux d’aventure et de guerre pour leur facilité de prise en main.

Conséquence du système éducatif défaillant ayant tué l’intérêt pour la lecture auprès des jeunes du continent, on trouve une réticence de leur part à jouer des jeux abordant des thèmes ou des systèmes exigeant une immersion poussée (jeux de rôles, jeux de stratégie, etc.). Le projet Kiro’o montre toutefois que le fait de s’identifier à des personnages élimine cette barrière.

Le jeu a été conçu par le jeune camerounais Olivier Madiba, créateur de Kiro’o Games, premier studio de création de jeux vidéo au Cameroun et en Afrique centrale. 


« Aurion : l’héritage des Kori-Odan » est le fruit du Kiro’o Tales, une nouvelle méthode visuelle, narrative et sonore qu’Olivier Madiba et son équipe jeune veulent mettre en place.

À la tête d’une équipe jeune, ambitieuse et créative, Olivier Madiba a pris part au « Google Day Games » (GDG) qui s’est déroulé à Douala au Cameroun du 1er au 2 mars. Toutes les entreprises invitées lors de cet événement ont été créées et sont gérées par des jeunes. Olivier Madiba était invité à partager son expérience avec les étudiants et les autres participants sur les idées d’innovation et de création d’une entreprise (Free Innovation Open Ideas Project Pitches). À travers des exemples personnels, il a invité tous les jeunes participants à se lancer sans crainte dans l’entrepreneuriat. Kiro’o Games, filiale de l’Entreprise Madia, est parrainé par le ministère de la Culture du Cameroun. La start-up est composée d’une équipe de vingt-cinq jeunes issus de milieux différents mais unis par la même passion : le jeu vidéo. Le Studio est présenté par les observateurs comme une des entreprises présentant un fort potentiel de développement pour 2014. La philosophie du Kiro’o Games est résumée dans la symbolique de son logo et de sa devise : Créer des jeux inspirés d’Afrique dans la narration ainsi que créer des jeux avec un gros potentiel gameplay pour gamers.

Kiro’o Tales : Trois axes de création

Kiro’o vient de l’expression Kiro’o Maono en Swahili qui signifie « Vision spirituelle ». Le studio se donne pour objectif de créer un éveil intérieur par le jeu vidéo. La stratégie de conception des jeux Kiro’o, qualifiée de « Kiro’o Tales », se décline en trois axes de création à savoir le Kiro’o narratif, le Kiro’o visuel et le Kiro’o sonore. Le Kiro’o narratif consiste à exploiter l’histoire, les traditions et les personnages historiques de l’Afrique comme base pour créer des mondes virtuels avec des nouveaux canons psychologiques et de potentiels nouveaux dilemmes et drame à mettre en scène. Le Kiro’o visuel vise à créer une signature graphique et un canevas de dessins qui soient directement identifiables mais avec un fort potentiel d’exportation. Le Kiro’o sonore exploite les musiques traditionnelles africaines. Le jeu vidéo développé par Kiro’o Games utilise ainsi les mythes et les cultures africaines comme trame narrative des jeux vidéos. « Le « Kiro’o Tales ne se pose pas comme un outil de l’Afrique pour le « choc des cultures », mais comme une huile pour leur harmonie. C’est la raison pour laquelle il intègrera également le meilleur d’autres sources diverses. À travers le Kiro’o Tales, l’Afrique doit se donner le rôle du continent qui va favoriser plus que jamais l’unité du monde, en s’inspirant des valeurs de cohésion qu’on retrouve dans le meilleur de nos traditions : rapport avec les autres et avec la nature, sens élevé de la famille, respect des ressources naturelles, etc. », indiquent les initiateurs du projet.


La tradition africaine au cœur du jeu

Dans « Aurion : l’héritage des Kori-Odan », le joueur va incarner Enzo Kori-Odan et Erine Evou sa femme. Enzo, prince de la citée de Zama, subit un coup d’État le jour de son couronnement et de son mariage. Le coup d’État est orchestré par le frère d’Érine (Ngarba Evou). Contraints de s’exiler, Enzo et Érine vont parcourir le monde pour qu’Enzo rassemble tout son Héritage guerrier et tente de reprendre son trône. Ainsi, l’équipe s’est amusée à mettre en scène une cérémonie de la dot en prenant soin d’exagérer les épreuves. C’est la première fois ainsi que dans un jeu vidéo, un joueur doit convaincre les amis du père de la mariée en allant passer différente épreuves symboliques. L’équipe a également exploité le culte du Ngondo chez les sawas, le groupe ethnique dont est originaire Olivier Madiba, afin de donner une profondeur à une épreuve de nage sous-marine. Par ailleurs, les cités du jeu sont construites avec des cases qui sont des versions « fantasmée » des traditionnelles à l’Ouest du Cameroun.

L’équipe de Kiro’o Games estime que même si le marché de consommation est freiné par des critères socioéconomiques, l’Afrique peut exploiter le jeu vidéo comme un levier de développement. « Les Africains doivent proposer de nouveaux jalons de créations avec l’ambition d’internationaliser leurs produits ». Pour Kiro’o Games, un studio en Afrique est viable s’il cible un marché extérieur déjà organisé et consommateur dans un premier temps, et qu’ensuite il organise lui-même son circuit de distribution continental.

Par Patrick Kianimi - Source de l'article Kiroo Games

vendredi 18 novembre 2016

Les BD d’Afrique à l’honneur en cette fin d’année

Les mois de novembre et décembre vont être riches en festivals BD sur le sol africain. En effet, pas moins de 4 festivals autour du 9e art sont prévus ces deux mois en Afrique aussi bien du nord qu’au centre et aussi un peu plus à l’ouest (Tryphon’s voice) !

 De quels festivals s’agit-il ?
    Affiche Togo BD
  • Le Mboa BD Festival au Cameroun du 26/11 au 3/12/2016. Il fêtera sa 7ebougie emmené par Elyon’s (La vied’Ebène Duta), Yannick Deubou Sikoue (Kamer Boy), Nouther, Reine Dibussi etc
  • Le Togo BD (affiche ci-contre), prévu du 21 au 26/11/2016 en sera à sa 4e édition avec les incontournables bédéistes KanAd (Monfay chez les magiciens du fer), Mawuto Assem (Haïti), etc 
  • Le Bilili BD Festival au Congo Brazzaville qui en sera à sa 1e édition avec en guest-star Elyon’s se tiendra du 6 au 10/12/2016
  • Le festival BD du Maroc dont c’est la 1e édition se tient depuis le 15/11 et s’achèvera le 23/11/2016. Les auteurs Willy Zekid et Bob Kanza sont chacun dans une des 8 villes annoncées pour le festival. 
Comme un point commun dans l’air

Tous ces festivals ont un point commun qu’il est important de relever. Ils ont parmi leurs organisateurs un acteur incontournable en matière d’accès à la culture : un institut français. Chacun de ces instituts abritera soit en totalité soit en partie les activités relatives aux festivals prévus. Ceci explique peut-être pourquoi il y a comme une concordance au niveau des agendas. En effet, une coïncidence est envisageable surtout quand on a déjà regardé la série TV Sense 8 mais là quand même, ça fait trop! Il semble évident que la dynamique remarquée en cette fin d’année autour des bandes dessinées d’Afrique ne soit le fruit du hasard. Pour preuve, la 4e Fête du Livre de Kinshasa se tient du 23 au 27/11/2016. Et devinez qui fait partie des organisateurs? L’institut français de Kinshasa of course! Tu parles d’une coïncidence! Un concours BD est d’ailleurs prévu ainsi qu’une projection de « Aya de Yopougon », le film d’animation qu’on ne présente plus. 

Celebrate african comics, come on!

Ces festivals seront l’occasion pour les auteurs de montrer leurs projets finalisés (ou non) au grand public et vulgariser leur art auprès de la jeunesse, cible de choix dans des pays où la BD est encore trop associée au jeune public. Du coup, certains festivals vont jouer le jeu en réalisant des activités en milieu scolaire.  C’est par exemple le cas au Cameroun qui se démarquera en allant à la rencontre du jeune public directement dans les écoles ou via un bibliobus.
Pour les fans inconditionnels, ces festivals seront l’occasion annuelle d’aller en tant que spectateurs aux séances de dédicaces, aux expositions qui montrent le dynamisme du 9e art local. De partager leur passion avec d’autres ou d’être acteurs en participant aux concours de cosplay en se mettant dans  la peau d’un personnage de BD ou de jeu vidéo. Espérons que les organisateurs profitent des vitrines que sont les réseaux sociaux pour en faire profiter le plus grand nombre et montrer le dynamisme du 9e art africain.

Source de l'article Africabulles

jeudi 17 novembre 2016

Festival de la BD au Togo

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Le Togo BD est un festival annuel togolais de bande dessinée et de caricature. Organisé par l’association des dessinateurs ACBD, ce festival souffle ses 4 bougies cette année. 

Il est annoncé du 21 au 24 novembre prochain et se passera du côté du Goethe-Institut Togo et l’institut français du Togo

Au programme:
  • des expositions, des ateliers, 
  • Un concours de dessin
  • Des débats et conférences
  • Des dédicaces et animations
Si vous trouvez plus d’informations détaillées sur cet événement, on est preneur. Et on va finir sur une question: « pourquoi ce festival BD a-t-il lieu en semaine et pas le weekend? »

Par Bizdoun - Source de l'article Africabulles


mardi 15 novembre 2016

Festival de La Bande-Dessinée - 1ère Édition

À Agadir, Casablanca, Essaouira, Fès, Meknès, Kénitra, Rabat & Tanger / Du 15 au 23 novembre

La bande-dessinée sera à l'honneur dans les Instituts français du 15 au 23 novembre! 12 artistes du 9ème art issus de la scène française, africaine et marocaine vous attendent pour des conférences, des ateliers et des signatures. Comics, bande-dessinée franco-belge ou africaine, papercut, roman graphique, bande-dessinée historique ou autobiographique : il y en aura pour tous les goûts!

Découvrez à Agadir le monde intime des adolescents avec Couleur de peau : miel de Jung-Jun Sik et voyagez à Rabat avec le héros de Max de Radiguès qui vous emmène en 520 km dans les affres de l'adolescence entre Paris et Montpellier. Dénoncez également les stéréotypes de genre et discutez de l'égalité garçons-filles dans Egaux sans Ego en présence des membres de l'association « Egalité pour l'éducation » à Kénitra. Introduisez-vous ensuite dans l'univers étrange et Vaudoo de Hicham Lasri à Casablanca.
La BD africaine vous donne aussi rendez-vous à Fès pour étirer la satire de la bande-dessinée au dessin de sensibilisation en compagnie de l'auteur congolais Bob Kenza. Vous vivrez un 2ème rendez-vous à Fès ou plutôt une aventure clandestine, celle de Mohamed, sous la plume de Cédric Liano.

A Tanger, Laurent Galandon vous dévoile avec justesse Le contrepied de Foé ou l'histoire d'un clandestin en France empreinte d'humanité. Et enfin à Essaouira, l'auteur franco-libanais Joseph Safieddine vous conduit avec Yallah Bye dans un Liban en guerre et vous présente un récit poignant marqué de réalisme.

Programme

Institut français d'Agadir
Couleur de peau miel de Jung-Jun Sik
  • Mercredi 16 novembre de 14h à 16h : rencontre avec les apprenants des cours de langue à l’Institut français d’Agadir
  • Jeudi 17 novembre de 10h à 12h : intervention au Lycée Français d’Agadir
  • Jeudi 17 novembre à 19h : rencontre avec le public à l’Institut français d’Agadir
Institut français de Casablanca 
Vaudoo de Hicham Lasri et Casa Comix
  • Samedi 19 novembre à 15h : présentation de la BD Vaudoo d’Hicham Lasri à l’Institut français de Casablanca 
  • Mercredi 23 novembre à 19h30 : présentation « Et si la BD m’était contée ? » avec Casa Comix au Théâtre 121
Institut français d'Essaouira 
Yallah Bye de Joseph Safieddine
  • Mardi 22 novembre : rencontre à la médiathèque de l’Institut français d’Essaouira 
  • Mercredi 23 novembre : rencontre à la médiathèque de l’Institut français d’Essaouira
Institut français de Fès
Bob Kanza et Amazigh de Cédric Liano
  • Mercredi 16 novembre de 15h à 17h : rencontre avec les élèves des cours de langue
  • Mercredi 16 novembre à 17h30 : rencontre avec Cédric Liano à l’Institut français de Fès
  • Jeudi 17 novembre de 9h à 11h : atelier BD
Institut français de Kénitra 
Egaux sans Ego par l’association « égalité par l’éducation » sur l’égalité garçons/filles
  • Lundi 14 novembre : journée au collège Balzac
  • Lundi 14 novembre à 19h : rencontre à l’Institut français de Kénitra
  • Mardi 15 novembre : journée au collège la Réserve
  • Mardi 15 novembre à 19h : rencontre à l’Institut français de Kénitra
Institut français de Meknès
Avec Willy Zekid
  • Mercredi 16 novembre de 9h à 11h30 : rencontre et atelier BD dans un établissement scolaire partenaire de l’Institut français de Meknès 
  • Mercredi 16 novembre de 14h30 à 16h30 : rencontre et atelier BD avec une classe d’apprenants aux cours de langue à l’Institut français du Meknès
  • Jeudi 17 novembre de 9h à 11h30 : rencontre et atelier BD dans un établissement scolaire partenaire de l’Institut français de Meknès
  • Jeudi 17 novembre de 14h30 à 16h30 : conférence et rencontre avec les lycéens des arts appliqués et des sections internationales de Meknès à la médiathèque de l’Institut français de Meknès
Institut français de Rabat 
520 km de Max de Radiguès

Institut français de Tanger 
Le contrepied de Foé de Laurent Galandon
  • Mardi 15 novembre : rencontre avec le public à l’Institut français de Tanger
  • Mercredi 16 novembre : rencontre avec les élèves du lycée Ibn Battuta à l’Institut français de Tanger
Source de l'article Babelmed

dimanche 13 novembre 2016

Madagascar: les jeunes créateurs de jeux vidéo au premier Tana Games Week

Le premier Tana Games Week, salon des jeux vidéos, s'est déroulé à Antananarivo, du 11 au 13 novembre 2016.
Le premier salon des jeux vidéo s'est tenu à Madagascar du 11 au 13 novembre. L’occasion pour tous les geeks de se retrouver le temps d’un week-end pour vivre ensemble leur passion, et s’affronter au cours de tournois interactifs sur leurs jeux vidéo préférés. 

Mais l’occasion surtout de découvrir les talents de jeunes créateurs de jeux qui espèrent bien faire leur place sur un marché très internationalisé. 

Ambiance sonore électronique, lumières tamisées, écrans en pagaille… C’est dans un gymnase de la capitale malgache que les passionnés de jeux vidéo se sont donné rendez-vous. Ici, la moyenne d’âge est de 25 ans.

Aina Randrianimanana est étudiante en informatique. Elle rêve de partir à l’étranger faute d’école à Madagascar, pour apprendre à programmer et revenir ensuite pour promouvoir les jeux vidéo dans son pays. En attendant, elle est porte-parole d’IGDA, une l’association de développeurs malgaches. « On a des développeurs talentueux. Les jeux, ils sont là. Ils ont été créés. Mais ils sont encore dans les chambres des programmeurs, à cause du manque de sponsors », afirme-t-elle.

Un peu plus loin, une foule s’amasse devant un jeu de circuit automobile. Il s’agit là du premier jeu vidéo 100% malgache bientôt commercialisé. Matthieu Rabehaja est le co-fondateur de Lomay, la start-up qui a créé ce jeu. « Gazcar, c’est un jeu de course qui fait parcourir la ville d’Antananarivo, avec 26 véhicules, qui sont tous typiques de Madagascar. Par exemple, on aura des 2CV, des 4L… ». Matthieu l’admet, son plus gros challenge a été de trouver des financeurs : « On était en autofinancement. C’était très difficile. Après une année et demie de développement, on s’est tourné vers la partie commerciale et marketing du projet. On propose des visuels aux entreprises. On a modélisé des logos qui sont directement incrustés dans le jeu ».

Grâce à ce business model appelé « Advert Game », la start-up prévoit distribuer son jeu sur Android via le Play store dès décembre prochain. Une génération d’autodidactes, qui espère bien conquérir le marché mondial du jeu vidéo.

Source de l'article RFI

samedi 12 novembre 2016

Loisirs interactifs – « Tana Games Week » s’élance dans la capitale

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Un salon consacré aux jeux-vidéo et à la culture geek voit le jour à Madagascar. « Tana Games Week » et tout le folklore high-tech envahit le palais des Sports et de la Culture, depuis hier.

L’événement phare de ce week-end attire tous les amateurs de divertissement vidéo-ludique de la ville des Mille et de toute l’île. « Tana Games Week » initié par Project Alpha, a officiellement ouvert ses portes, hier, pour un week-end qui s’annonce riche en découvertes et échanges. Ce qui mettra en avant une expérience événementielle et interactive de grande envergure. À l’instar de l’incontournable « Electronic Entertainement Expo » (E3) ou encore le « Tokyo Game Show », la Grande île peut, désormais, compter sur son propre salon, consacré exclusivement aux loisirs interactifs avec « Tana Games Week ».

loisir

Laissant la part belle à la culture geek que l’événement entend promouvoir dans la Grande île, ce salon est rythmé par la passion dont fait preuve le jeune public à son égard. « Madagascar est une terre d’opportunité, surtout pour la jeunesse. Une jeunesse en constante évolution qui s’épanouit à travers les nouvelles technologies, mais aussi une génération baignant dans l’univers geek. On se devait donc de lui accorder un rendez-vous, où elle pourrait aisément jouir de ses passions » affirme Dina Valisoa Ratsisetraniaina, du comité d’organisation du « Tana Games Week ».

Effervescente

Le geek est un passionné à l’esprit ouvert, ayant un penchant pour l’imaginaire et un goût prononcé pour les nouvelles technologies, et il aime partager ses passions. La société malgache en compte une bonne majorité depuis les années 90. Comme « Tana Games Week » continue jusqu’à demain, toute une programmation promouvant l’industrie vidéo-ludique et l’univers geek, lui est destiné tout au long de ce week-end.
Un espace réservé aux consoles de jeux, nouvelle génération, est destiné au public. Il peut y tester les nouveautés de consoles Playstation 4, Xbox One et WiiU. Un concours de sport interactif ou « E-sport » est aussi ouvert à l’occasion, notamment sur les jeux Battlefield 3, DotA 2, Hearthstone, Clash of Duelists et Pokémon. Les modalités d’inscription à ces concours sont disponibles sur les réseaux sociaux, mais aussi sur place. De même, des tournois sur consoles sont organisés, que ce soit sur Call of Duty Black Ops II ou Tekken Tag Tournament 2, Ultra Street Fighter 4 et FIFA 17. Les nouveautés insufflent souvent un vent de nostalgie avec eux, du coup un espace dédié au « Retrogaming » se trouve aussi sur place.

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Un espace où les consoles de jeux d’antan, les Super Nintendo Entertainement System ou encore la mythique et première Playstation y sont encore jouables. Ceci-dit, le marché de jeux-vidéo occupe une place importante à l’international et il est également en plein essor à Madagascar. Du coup, de jeunes développeurs de jeux et d’applications malgaches sont aussi à découvrir sur place, l’occasion de pouvoir mettre la main sur « Gazkar », le premier jeu malgache de courses interactives. Un grand concours de déguisement ou « Cosplay » aura lieu demain après-midi où celui qui représente le mieux ses personnages fictifs et fantaisistes, gagnera un lot spécial.

Par Andry Patrick Rakotondrazaka - Source de l'article l'Expressmada

jeudi 10 novembre 2016

Arabic visual novel aims to celebrate the language's beauty

Wojdan

Based in the small town of Qatif, Saudi Arabia—”on the shores of the Arabian Gulf”—Light Studio is a team of five women who are currently making their first videogame. 

Leading the team as director, writer, and programmer is Fatimah Aldubaisi. The rest of the team all works on the game’s art and animations, comprising character designers Hameedah Hamadah and Zainab Aljishi, and background artists Lalyla Aldubaisi and Zainab Abu Abdullah.

Their game is called Wojdan (Arabic for the soul or inner strength) and it’s pitched as an “Arabic visual novel” on account of its text and dialogue all being in Arabic—an English and French version is also possible. “We hope that by doing this, we can celebrate our language and its beauty that is often overlooked in videogames,” the team told me. “We also hope that this choice will attract an audience that is usually not interested in videogames.”
“WE ALSO WANT PEOPLE TO UNDERSTAND OUR CULTURE FROM OUR POINT OF VIEW”
I asked Light Studio how they felt Arabic has been treated in videogames up until now, to which they replied that it’s “overlooked” and “unusual” for videogames to include it at all, “even among Arabs themselves.” In their experience, if you scroll the list of supported languages in a game, Arabic won’t show up most of the time. “The only game that comes to my mind that adopted the Arabic language is Tomb Raider (the 2013 version) and I personally think that is a disappointment,” Aldubaisi said. “If done right, companies will really benefit from adding Arabic to their games especially games that are aimed at children.”


But it’s not just the lack of their native language that Light Studio sees as disappointing in videogames, as their culture at large suffers the same poor representation—”either it is missing or is represented in a wrongful stereotypical cringe-worthy way.” This is something else that Light Studio is hoping to do better with Wojdan.

The game follows an 11-year-old boy called Jawad who is suffering from an illness for which he is seeking a cure. That serves as the game’s driving force as Jawad, his father, and his sister all set out from their small village to hopefully find a doctor in the city that can save his life. The whole game, including its characters, plot, and setting, is inspired by the people and environment that surrounds the members of Light Studio.


“It is a story set in this modern age that follows an Arabic Muslim family in an Arabic Muslim society,” they said. “The women in the game wear Hijab when they are out and about, the men might wear Thobe (traditional Arab clothing), and there might be a glimpse of a mosque in the backgrounds.” However, to that last detail, Light Studio added that they don’t intend to make the game heavy with religious themes as they want it to be accessible and relatable to as many people as possible, no matter what they believe in.


“But we also want people to understand our culture from our point of view instead of the stereotypical picture of us that is depicted in the media,” Aldubaisi said. At the moment, Wojdanis up on Indiegogo where the team is looking to raise funds to make the full game. You can secure yourself a copy of the final game for just $5.

You can support Wojdan on Indiegogo and visit Light Studio’s website for more info.


By Chris Priestman - Source of article Killscreen

jeudi 3 novembre 2016

Le jeu vidéo développé à Lomé qui veut séduire les « gamers » togolais


Avec peu de moyens mais beaucoup de volonté, deux jeunes Togolais de Lomé ont lancé "The Boy In The Savannah", un jeu vidéo d'arcade dont le héros est un petit garçon qui évolue dans la savane. 
La deuxième version du jeu, accessible sur le magasin d'applications mobiles de Google, Android, est parue en octobre et espère attirer de nouveaux "gamers".

En décembre dernier, le studio LimPio, fondé par ces deux jeunes passionnés, a lancé The Boy In Savannah, (« Le garçon dans la savane » en français), le premier jeu vidéo entièrement né et développé au Togo. Le pitch de ce jeu en 2D (deux dimensions) est aussi simple que ludique : raconter les aventures d’un petit garçon qui évolue dans des contrées hostiles.

« On a toujours voulu faire des jeux vidéo sans jamais savoir comment », raconte Jules Tchédou, qui a grandi avec Grand Theft Auto et Dragon Ball Z. Graphiste de formation, à 22 ans il est l’un des tout jeunes pères du projet. Pour lui et son comparse programmeur, Gérard Pana, 24 ans, le déclic est venu de façon inattendue, du moteur de recherche américain Google. Le petit cactus qui apparaît parfois sur la page d’accueil du moteur de recherche quand la connexion est interrompue est devenu source d’inspiration.



« On s’est dit en le voyant : ça au moins, on doit pouvoir le faire « , raconte aujourd’hui Jules Tchédou. Surmonter les obstacles de connexion avec un cactus, oui, mais en l’adaptant à une thématique africaine. Or, où se trouvent les obstacles sur le continent ? Dans la savane. De là est né The Boy in Savannah.

Faire connaître l’Afrique

Une fois lancée, la première version du jeu atteint rapidement le millier de téléchargements — une seconde version, déjà, lui a succédé quelques mois plus tard. Ce qui est peu dans un pays de 6 millions d’habitants. Mais un résultat encourageant au Togo, où les quelques « gamers » se procurent en général leurs jeux via le téléchargement illégal ou vont s’adonner à leur passion dans les salles de jeux en arcane ou en réseau, où ils dépenseront 1 000 francs CFA pour s’amuser sur FIFA ou des jeux de combat. « Ici, au Togo, la connexion est souvent très mauvaise », se plaint Jules Tchédou. « Parfois, même envoyer un mail peut être problématique ».

Malgré le développement artisanal de leur jeux, les deux jeunes gens reçoivent aussitôt des félicitations, y compris de professionnels américains sur des forums spécialisés et des groupes Facebook qui rassemblent des développeurs indépendants. Certains saluent la prouesse technologique des deux Togolais au vu des faibles moyens dont ils disposent.

Et l’aventure suscite l’engouement ailleurs. Médias français comme américains se penchent sur le cas de la petite entreprise, dont le nom « LimPio » est composé du deuxième prénom de ses fondateurs, Gérald Limpiyè Pana et Jules Pio Tchédou.

Si le jeu est pour le moment proposé gratuitement sur la plateforme Google Play, l’objectif des créateurs est qu’à terme, sa notoriété leur permette de gagner suffisamment de fonds pour se lancer dans un projet de plus grande ampleur. Mais ce n’est pas tant l’argent qui intéresse ses fondateurs que l’idée de proposer un nouveau regard sur l’Afrique et sa culture.

Résultat de recherche d'images pour "The Boy in the savannah, le jeu vidéo 100% africain"

Cibler la diaspora

Leur approche consiste à rompre avec certains clichés tenaces. Dans The Boy in Savannah, le personnage principal, un petit garçon, évolue certes dans la savane mais il n’est ni nu, ni vêtu d’un simple pagne. Il est habillé « à l’occidentale », explique Jules Tchédou. À mesure qu’il progresse dans le jeu, les infrastructures autour de lui, comme le paysage, évoluent. Par exemple, son village finit par être électrifié.

Une façon de montrer le dynamisme du continent, mais aussi d’évoquer son histoire dans les versions à venir. Encore récente, l’ « African Fantasy », dont Aurion au Cameroun est un autre exemple récent, est désormais en passe d’entrer dans le vocabulaire courant. Mais les créateurs de The Boy In Savannah rêvent désormais de connaître le même engouement que celui suscité par les jeux asiatiques. Cette fois-ci, ce sera « à la sauce africaine » : « On veut faire découvrir notre culture au monde entier », poursuit Jules Tchédou.

Mais pour en arriver là, le chemin est ardu. Pour s’en sortir, Jules Tchédou et Gérard Pana misent sur l’Europe et sur leurs compatriotes établis à l’étranger, même s’ils regrettent parfois que la diaspora togolaise ne soit pas aussi organisée que celle d’autres pays africains. Il n’en reste pas moins qu’ils tablent en priorité sur une hausse des téléchargements par ces Togolais installés à l’étranger, avant, si leur jeu suscite l’engouement, de se développer davantage au Togo même.

Par Julien Vallet - Source de l'article Jeune Afrique