vendredi 14 septembre 2018

Succès pour le premier Comic Con Africain

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Des milliers de fans ont déferlé à la première convention africaine de pop culture qui se tient ce week-end à Johannesburg.

Déguisés en morts-vivants, super héros ou anges masqués, des milliers de fans de BD, séries télé et jeux vidéo se sont rués vendredi à la première édition africaine du salon Comic Con qui se tient à Johannesburg jusqu'à dimanche.

Preuve de l'engouement de la pop culture, tous les billets se sont arrachés avant l'ouverture du salon, où sont attendus quelque 54'000 visiteurs.

«Nous avons amené pour la première fois Comic Con sur le continent africain et c'est vraiment excitant», a déclaré à l'AFP la directrice de cette édition, Carol Weaving. «On est à guichets fermés. C'est fantastique», a-t-elle ajouté. «On n'a que trop tardé. Il y a de nombreux fans qui l'attendaient (...). Tant de gens sont déguisés».

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Déguisements

Comme la famille Viljoen, au grand complet, avec papa en Bane, maman en Wonder Woman, leurs trois garçons en Iron Man, Captain America et mini Hulk, et leur fille en Harley Quinn.

«On adore tous les bandes dessinées. On veut que le salon se tienne tous les ans, si ce n'est pas plus souvent», a expliqué le père, Jaco Viljoen, déguisé en super méchant de la saga Batman.

Compétitions

A l'occasion de Comic Con, les festivaliers sont invités à participer à des compétitions de costumes et des tournois de jeux vidéo prévus pour se prolonger jusqu'au bout de la nuit.


Le salon est aussi l'occasion de lancer de nouveaux jeux vidéo et de proposer des expériences de réalité virtuelle, en présence de stars du petit écran et des artistes.

Kevin Sussman, qui joue un libraire de bandes dessinées dans la série télé The Big Bang Theory, figure parmi les stars attendues, tout comme le dessinateur et coloriste Riccardo Federici.

Source de l'article Le Matinch

jeudi 13 septembre 2018

10 pays africains attendus à Abidjan pour le FEJA, le plus grand événement eSport et jeu vidéo d’Afrique, avec un focus sur l’emploi dans ce secteur

10 pays africains attendus à Abidjan pour le FEJA, le plus grand événement eSport et jeu vidéo d’Afrique, avec un focus sur l’emploi dans ce secteur

Du 23 au 25 novembre 2018, Abidjan abritera pour la 2e année consécutive, le Festival de l’Electronique et du Jeu Vidéo d’Abidjan (FEJA). 

Cet évènement est organisé par Paradise Game, acteur majeur de l’industrie du Jeu vidéo en Afrique de l’Ouest, en partenariat avec Orange Côte d’Ivoire, sponsor titre, et le soutien de plusieurs partenaires de prestige : la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), le Palais de la Culture d’Abidjan, Yolo Media Factory, AOS Africa, le Goethe Institute et bien d’autres.

Le FEJA Orange 2018, le rendez-vous de référence des amoureux de jeux vidéo 

Le FEJA Orange 2018 est le plus grand évènement eSport d’Afrique et conviera les meilleurs gamers, les amateurs, passionnés et professionnels de l’industrie du jeu vidéo de 10 pays d’Afrique.

Au menu de ces trois jours de festival, les phases finales des tournois d’eSport (football, sport de combat, jeux mobiles), des conférences et workshops, des expositions, des animations et jeux, égayeront le public. Avec plus de 5 000m² consacrés au Gaming et à l’innovation technologique, le Palais de la Culture d’Abidjan se transformera en paradis du jeu vidéo.

Les tournois qualificatifs du FEJA Orange 2018 se dérouleront du 22 septembre au 22 novembre 2018 en Côte d’Ivoire de même que dans les pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Guinée Conakry, Mali, Nigéria, Sénégal, Togo. Les inscriptions débutent ce 12 septembre 2018 sur www.feja.ci

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Le FEJA Orange 2018, sous le signe de la création d’emplois 

L’industrie du jeu vidéo offre de plus en plus d’opportunités d’emplois avec à la clé, divers métiers qui émergent : Game designers, Programmeurs, Pro-gamer, etc. C’est dans cette perspective que le FEJA Orange 2018 tentera de vulgariser et de médiatiser l’engouement pour ce secteur en plein essor. De plus, les participants seront instruits sur les spécificités de ces différents métiers : la création d’un jeu, la monétisation d’un jeu ou d’une application, etc.). Un partage d’expérience permettra également aux uns et aux autres d’enrichir leurs connaissances lors de workshops.

Sidick Bakayoko, Founder and CEO de Paradise Game, producteur de l’événement déclare « Le jeu vidéo est la première industrie culturelle au monde et génère près de 100 Milliards de dollars. L’Afrique ne représente que 1% de ce secteur. Il est donc crucial de promouvoir les métiers du jeu vidéo auprès des femmes et des hommes, afin de créer de l’emploi et des opportunités pour la jeunesse Africaine. »

À propos de Paradise Game

Paradise Game est une entreprise basée en Côte d’ivoire qui a pour ambition de transformer l’industrie du jeu vidéo en Afrique. La vision de Paradise Game est de créer la plus grosse communauté de gamers en Afrique et de lui offrir des événements inédits, des salles de jeux de dernière génération, et des contenus multimédia (divertissement, e-Learning, etc.). Paradise Game a initié le premier festival majeur de jeux vidéo et eSport d’Afrique, le FEJA (Festival de l’Électronique et du Jeu vidéo d’Abidjan - (www.FEJA.ci), mais aussi une émission télévisée dénommée Paradise Game Show qui est dédiée aux acteurs du jeu vidéo en Afrique. Paradise Game se lance aujourd’hui dans la promotion des créateurs de jeux « made-in-Africa » sur le marché local et sur la scène internationale.

Instagram : ParadiseGame_
Twitter : @ParadiseGame_ 

À propos d’Orange Côte d’Ivoire

Orange Côte d’Ivoire, leader de la téléphonie en Côte d’Ivoire avec près de 11 000 000 de clients, est une entreprise qui œuvre au quotidien à offrir à ses clients la meilleure expérience. Elle propose ainsi des services Fixe, Mobile et Internet sur les marchés Grand Public, Opérateurs et Entreprises. Orange Côte d’Ivoire a révolutionné le mobile banking en Côte d’Ivoire en lançant depuis 2008 son service Orange Money pour simplifier la vie de ses clients en leur permettant d’effectuer plusieurs transactions financières via le mobile comme le transfert d’argent, le paiement de factures, la collecte de fonds. En plus de sa démarche Qualité certifiée ISO 9001 par l’AFAQ- AFNOR, Orange Côte d’Ivoire réaffirme son positionnement d’entreprise citoyenne et son attachement à la Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) à travers de nombreux projets sociaux. Ces résultats ont pu être réalisés grâce à un personnel compétent et qualifié qui bénéficie de conditions de travail et de santé exceptionnelles. Ces atouts ont valu à Orange Côte d’Ivoire d’être certifié Top Employer 2014, 2015, 2016 et 2017.

Informations pratiques du FEJA Orange 2018 à Abidjan
Dates : 23, 24 et 25 novembre 2018
Lieu : Palais de la Culture d’Abidjan – Treichville de 9h à 22h

Source de l'article Agence Ecofin

mercredi 12 septembre 2018

L’enfer des Kivu raconté en bande dessinée : un air de déjà-vu


La chronique BD de Kidi Bebey. Dans l’album « Kivu », Jean Van Hamme et Christophe Simon dénoncent les exactions subies par les populations de l’est de la RDC.

Les bons sentiments suffisent-ils à faire une bonne bande dessinée ? C’est la question qu’on peut se poser à la lecture de Kivu, le nouvel opus de l’auteur belge Jean Van Hamme. Le scénariste star de Largo Winch, Thorgalou XIII s’est attaché la collaboration du dessinateur Christophe Simon pour dénoncer l’enfer subi par les populations de l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Dans ce pays, les provinces du Nord et du Sud-Kivu sont en effet en proie, depuis vingt ans, à des exactions abominables. Pour s’emparer des richesses du sous-sol – cobalt, manganèse, cuivre et le précieux coltan si utile à la fabrication de nos appareils électroniques –, des miliciens y spolient les paysans de leurs terres en semant la terreur, en violant et mutilant les femmes, en enrôlant des enfants comme soldats et en obligeant les hommes valides à travailler à l’extraction. Un drame humanitaire de très grande ampleur mais qui perdure tant les enjeux économiques sont importants pour les multinationales de l’exploitation minière.

« Avec cette BD, j’ai voulu apporter une contribution, informer le plus grand nombre de personnes possibles de la situation pour déchirer l’empire du silence », explique Jean Van Hamme au Monde Afrique.

Corruption, cynisme, barbarie

Le résultat est un album hybride où se mêlent aventure et réalisme mais qui, à force de démonstration, n’échappe pas aux clichés. Le héros, François Daans, un jeune ingénieur belge, est envoyé par son directeur général en RDC afin de recruter un nouveau « directeur de production » (comprendre un chef de guerre) en remplacement du précédent, mort « dans l’exercice de ses fonctions » (comprendre assassiné). C’est à travers le regard de Daans, trentenaire naïf découvrant les complicités véritables de sa hiérarchie, qu’on va s’ouvrir aux « réalités africaines » faites de corruption, de cynisme et d’une violence proche de la barbarie.

Mais le héros sait se dépasser et se montrer à la hauteur de la situation. Non seulement il va démissionner, mais il va se mettre en danger et risquer sa vie pour parvenir à réunir un frère et une sœur que l’exode a séparés et qui, grâce à cet Européen providentiel, retrouveront même leur mère, elle-même miraculeusement recueillie et soignée à l’hôpital du fameux docteur Mukwege, figure congolaise charismatique et bien réelle de la chirurgie réparatrice.

Dès lors, le jeune ingénieur n’a plus qu’à retourner chez lui. Certes, il est marqué à tout jamais par ce continent, du moins par ses dérives, mais il est prêt néanmoins à témoigner de ce qu’il a vu afin d’alerter la communauté internationale. Entre-temps, on aura croisé l’incontournable barbouze vénal qui a « l’Afrique dans la peau », des militaires sans foi ni loi, des prostituées…
On referme le livre avec une impression mitigée, sans doute liée au fait qu’on ne sait finalement pas à qui s’adresse cette histoire un peu bancale, trop violente pour être mise entre les mains d’enfants ou d’adolescents, trop bavarde et didactique pour ne pas agacer les adultes. Et probablement irritante pour tous ceux qui se lassent de voir l’Afrique une nouvelle fois réduite à ses vices et avatars, fussent-ils inspirants.

Par Kidi Bebey  - Source de l'article Le Monde Afrique

Kivu, de Jean Van Hamme et Christophe Simon, préface de Colette Braeckman, éditions Le Lombard, parution le 14 septembre 2018.

vendredi 7 septembre 2018

Les caricaturistes éthiopiens ne font plus grise mine



Depuis l’arrivée au pouvoir d’un premier ministre réformiste à Addis-Abeba, les crayons se délient, timidement mais sûrement.

Avant, Yemsrach Yetneberk n’aurait jamais osé railler les deux patriarches orthodoxes éthiopiens – celui du cru et celui de la diaspora – qui se sont réconciliés début août. L’illustratrice de 28 ans ne se serait pas non plus autorisé une moquerie sur la municipalité d’Addis-Abeba incapable de régler les problèmes de coupures d’eau. « J’avais peur », sourit-elle. Aujourd’hui, elle croque l’actualité éthiopienne et grossit les traits de ses personnages sans crainte.

Depuis un mois, elle dessine chaque semaine une caricature pour une page consacrée à la critique satirique illustrée, Allu (« ils ont dit », en amharique), déclinée sur divers réseaux sociaux. Yemsrach Yetneberk illustre les blagues de son ami Abel Asrat, cocréateur d’Allu. Abel est le farceur, prêt à provoquer et à se moquer des convenances, tandis que Yemsrach est plus réservée.

En Ethiopie, la caricature est un genre balbutiant. Il faut prendre beaucoup de précautions pour ne pas choquer, malgré le vent nouveau qui souffle sur le pays depuis l’arrivée au pouvoir d’Abiy Ahmed, il y a cinq mois. Abel et Yemsrach ont décidé de lancer le projet Allu après la libération de prisonniers et le retour d’opposants au pays. « La période est propice aux libertés », observe la jeune femme. Les positions du premier ministre réformiste tranchent avec celles, plus autoritaires, de la coalition à laquelle il appartient.

L’art du double sens

En vingt ans de caricatures pour le journal privé The Reporter, Elias Areda a su ne jamais aller trop loin. Ses illustrations les plus provocantes représentent le président érythréen, Isaias Afeworki, fouetté par l’ancien premier ministre éthiopien Meles Zenawi, mort en 2012, ou encore ce dernier avec des cadenas pendus aux oreilles pour symboliser son incapacité à écouter les revendications populaires. Pas de quoi faires candale.

Elias Areda a été cependant témoin de l’exil ou de l’emprisonnement de nombreux reporters et de l’interdiction de certains titres de presse. « Personne n’était autorisé à exprimer son opinion à cause des intimidations », explique-t-il. Elias s’est toujours contenté d’exploiter son talent sans broncher, en dessinant simplement ce que son comité de rédaction lui réclamait. « Si la liberté d’expression est de plus en plus respectée, le genre va forcément se développer », veut-il croire.

C’est aussi ce qu’espère Alex Tefera, un artiste éthiopien qui s’est exilé à Londres. Ses dessins provocateurs, parfois licencieux, n’auraient sans doute pas trouvé de place dans un journal local, mais ils sont visibles sur sa page Facebook. L’illustrateur regrette qu’il faille « mettre une légende sous le dessin pour que les Ethiopiens comprennent ».

Pourtant, quand ils écoutent les azmari, les gens captent le double sens, rappelle-t-il. Ces ménestrels, adeptes des calembours, sont la preuve vivante mais déclinante du goût prononcé des Ethiopiens pour la moquerie et le semenna werk (« la cire et l’or »), un art verbal qui consiste à recouvrir la signification profonde de ses paroles (l’or) par un sens plus banal (la cire). Une technique qui a fait ses preuves sous la dictature marxiste du Derg (1974-1991), où toute forme de contestation était interdite.

Nombreux tabous

Pour l’instant, les caricatures éthiopiennes sont loin d’être transgressives. Si l’ouverture du paysage politique a délié les langues, les habitudes de bienséance restent un obstacle au développement du genre. Les tabous sont nombreux, à commencer par la religion, la sexualité et l’appartenance communautaire. Les créateurs d’Allu savent que leur évocation risque de provoquer des réactions enflammées.

Aucun texte alternatif disponible.

Yemsrach Yetneberk consent que leur critique des mœurs politiques est pour l’instant « douce, pas trop aigre ». Mais Abel Asrat préférerait ne pas devoir contrôler son impertinence. D’autant qu’une autre forme de censure s’exerce désormais sur les réseaux sociaux : les anciens pourfendeurs du pouvoir – avant l’arrivée d’Abiy Ahmed – n’acceptent pas la critique, alors même qu’ils s’indignaient du manque de démocratie. « La liberté d’expression n’est pas plus tolérée par l’opposition », déplore Abel, qui regrette que certaines personnalités semblent intouchables, à l’instar du bouillant militant oromo Jawar Mohammed.

Aucun texte alternatif disponible.

Le premier ministre lui-même ne serait pas une cible de railleries acceptable. « Ma mère m’a conseillé de ne pas me moquer de lui en public, avoue Abel Asrat. Mais critiquer toutes ces personnalités ne devrait pas me mettre en danger, car cela ne veut pas dire que je souhaite leur échec ou que je suis contre le changement. » L’auteur n’hésite pas à tourner en ridicule Abiy Ahmed : « Il devrait mettre le palais en location sur Airbnb ! », plaisante-t-il au sujet des nombreux voyages du premier ministre. Yemsrach, elle, n’est pas encore prête à illustrer cette blague.

Par Emeline Wuilbercq - Source de l'article Le Monde Afrique

lundi 3 septembre 2018

Sculpt the World in the First Nintendo Game Developed by an African Studio


The video game Semblance by the South Africa-based Nyamakop studio has players reshaping a malleable digital world before it petrifies.

In most platform video games, players have to leap and tumble through a digital obstacle course of walls, barriers, and plunging cliffs, with progress made by overcoming this rigid terrain. However in Semblance, you are constantly redesigning the game’s topography. As a character named Squish — a purple blob with two glowing eyes — you bash into the walls and platforms to sculpt them like playdough into stairs, trampolines, and other new forms. You can even reshape yourself, all with the mission to keep this environment safe from the crystalline creatures that threaten its elasticity.

Semblance is not only a well-designed game which cleverly transforms the usual mechanics of a platformer, it’s the first game developed by an African studio to be released on a Nintendo platform. (In addition to Nintendo Switch, it’s available for PC and Mac.) It was created by Nyamakop, an independent studio founded by developers Ben Myres and Cukia “Sugar” Kimani in Braamfontein, South Africa.
Scene from Semblance (courtesy Nyamakop)
“The game started life as our final year university project in 2015 at our game design course in Johannesburg, South Africa,” Myres told Hyperallergic. “The game was originally set inside an abstract Rothko painting where you could only change the character’s shape. We showed the game to our external examiner, who was a lead on the Uncharted and The Last of Us games. The first thing he said was ‘make this into a commercial game’ and so we did! We worked on it part-time since that point, and then in late 2016, we started work full-time on it.”

Not much of Rothko is left in the game — aside from a fairly minimal palette that shifts with each environment from swampy green to bright fuchsia. Yet it has a distinct aesthetic, from the atmospheric soundtrack to the layers of organic silhouettes that suggest simple but strange flora and fauna, which immerse players in this squishy world. In each of the levels, which are all accessible for you to bounce through from the beginning, you pick up a new skill, ultimately bringing them all together in the final stage. The goal is to collect a series of orbs that will eradicate an infection of hardness that is plaguing the soft biomes of Semblance, which, as its name suggests, is meant to be a place of changeable realities.

There’s no dialogue or much narrative, although there are some tantalizing questions such as why the invaders that are calcifying Semblance look so much like your character. While I did find the mechanics a little challenging at first — I launched my poor character into a pit a good 20 times before figuring out how to jump, the repetition of its tiny death shriek being rather upsetting — the game generously doesn’t erase your progress upon failure. You can leave the levels if you’re stuck, and return later, without losing your changes. This makes even its most complex puzzles satisfying, especially as they often have solutions that are elegant without being overly complicated. What I most enjoyed was that, whereas most platformers ask you to tackle an existing environment, in Semblance you are a sculptor, mashing and squashing your tiny character to mold its terrain. Everything is about reimagining what the world can be.
Scene from Semblance (courtesy Nyamakop)
Game studios aren’t as concentrated in South Africa as many parts of the world, and getting international attention for their releases can take a lot of travel (like Nyamakop did in promoting Semblance). 

Nevertheless there is an ever-growing development scene. The recent Electronic Gaming Expo in Cape Town featured several homegrown games, including Semblance, as well as the popular action hero side-scroller Broforce by Freelives, the physics-based puzzler Entangled by Mentaloop Games, and the multiplayer High Cats by Indie Glue in which you play as cats trying to catch a tuna can. 
Johannesburg’s University of the Witwatersrand, where Myres and Kimani met, has the country’s first dedicated game design program, while annual events like the A MAZE festival bring together artists, developers, and digital activists to collaborate on workshops and a games arcade.

“It’s incredibly important for Africans to see themselves in games, and for Africans to be making games, too,” Myres stated, citing examples like the 2016 Aurion: Legacy of the Kori-Odan, a role-playing game based on African mythology developed by Kiro’o Games in Cameroon, and Rangi, a 2017 VR puzzler designed by Funsoft in Casablanca that was inspired by African culture. He added, “It’s not even just for Africa looking in, but also there are things the rest of the world can learn from Africa.”
Semblance is out now from Nyamakop for PC, Mac, and Nintendo Switch.

By Allison Meier - Source of article Hyperallergic

mercredi 29 août 2018

Evénement 3D Africa Talent 2018 les 06 et 07 septembre au Technopark el Ghazela


Le Digiart living lab (DALL) annonce le lancement du premier grand événement dédié à la technologie 3D en Afrique ” 3D Africa Talent 2018″ et ce les 06 et 07 septembre 2018 au Technopark el Ghazela. 

Il s’agit là du premier festival qui cible l’ensemble des professionnels des secteurs de la 3D en s’ouvrant sur le continent africain afin de créer une connexion Sud / Sud pour développer l’Art de la 3D, de l’animation, des jeux vidéo, de la réalité virtuelle, réalité augmentée et mixte.

3D Africa Talent 2018 propose de se connecter avec les acteurs les plus innovants du marché et d’adopter les meilleures pratiques dans l’industrie de la 3D toute discipline confondue (Design, Architecture, Animation, jeux vidéos, VR, AR, …).

Au programme de 3D Africa Talent 2018 :
  • 200 acteurs de l’industrie de la 3D (Professionnels, plateformes, boites, institutions, amateurs et journalistes). La présence de 9 speakers qui animeront 3 workshops et 6 shows.
  • Le 3D Africa Award : un concours qui reconnaît et récompense le professionnalisme, l’excellence, la qualité et la pertinence de travaux de 3D en Afrique. Ce prix est destiné aux professionnels de la 3D. Cette initiative a pour but de booster et motiver ces talents en les mettant en exergue et les exposer devant les professionnels réunis spécialement pour l’événement 
  • Une exposition rétrospective du Projet Tfanen (Tunisie Créative) financé par l’Union Européenne en Tunisie.
Source de l'article Tekiano

samedi 11 août 2018

Le studio de jeux vidéo LargeLabs, un pied en France, l’autre en Egypte


Le studio de jeux vidéo LargeLabs, un pied en France, l’autre en Egypte
Les deux entrepreneurs, Karim Aboul-Enein et Sébastien Marty. François Hume-Ferkatadji
Deux entrepreneurs, Karim Aboul-Enein et Sébastien Marty, l’un Franco-Egyptien et l’autre Français, se sont installés il y a deux ans en Égypte. « Alien vs Cowmander » est le premier jeu vidéo sur téléphone portable sorti de leur studio de création, LargeLabs qui a un pied à Villandraut en Gironde, et l'autre au Caire en Égypte. 

Résultat de recherche d'images pour "http://largelabs.fr/"« Alien vs Cowmander » est à destination du marché européen, mais aussi entièrement imaginé pour répondre aux attentes des joueurs du Moyen-Orient. François Hume-Ferkatadji les a rencontrés dans leur espace de création au centre de la capitale égyptienne, pour comprendre quelles sont les promesses de développement du secteur du jeu vidéo en Égypte, et dans tout le Moyen-Orient.

Dans une rue calme du centre du Caire, colorée au printemps par les fleurs rouges des flamboyants se trouve le petit bureau cairote de Largelabs. Des écrans, une palette graphique, et une décoration qui met à l’honneur l’univers des jeux vidéo. Karim Aboul-Enein, cofondateur du studio explique pourquoi il a voulu s’installer dans la capitale égyptienne, après avoir travaillé 2 ans dans un grand studio parisien :« Il y avait une véritable opportunité de marché au Moyen-Orient pour faire des jeux, localisés en arabe et adaptés aux joueurs de la région, nous à LargeLabs, on fait des jeux à forte influence culturelle du Moyen-Orient ou de la France, on est un studio multiculturel, assumé, et... on met l'accent sur la localisation en arabe dans nos jeux »

La localisation, c’est le fait d’adapter le contenu d’un jeu à une région, comme le précise Sébastien Marty, cofondateur de LargeLabs et directeur artistique.

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« La localisation c'est l'opération qui consiste à adapter le contenu d'un jeu pour une cible géographique, donc ce n’est pas seulement une traduction bête, il y a un vrai travail de réadaptation qui est fait au niveau des contenus des textes, mais aussi au niveau du contenu du jeu, afin de pouvoir le rendre soit éligible, soit plus intéressant auprès d'une cible particulière, par exemple dans le cas de « Alien vs Cowmander » on a fait un gros travail de réadaptation des textes afin que les jeux de mots soient compréhensibles aussi en arabe, afin qu'il y ait un type d'humour qui rende ça attrayant », explique Sébastien Marty.

« Et après, d'un point de vue purement créatif, Le Caire, c'est une ville assez unique dans un pays qui l'est tout autant et c'est vrai qu'il y a un rythme fou ici, et ça influence beaucoup la façon dont on crée, la façon dont on pense, et les expériences qu'on développe, et c'est aussi très valorisant de voir qu'il y a tout un écosystème de développeurs indépendants ici qui essaient de s'organiser, qui en est un petit peu à ses balbutiements et de pouvoir travailler ici et de participer à l'élaboration de tout ça, et pouvoir apporter notre pierre à l'élaboration d'un plus gros écosystème, développement de jeu en Égypte, c'est une super expérience », ajoute-t-il.

LargeLabs espère à terme embaucher une dizaine de personnes en Égypte, pour développer le studio et proposer une offre singulière pour les joueurs moyen-orientaux. Les deux entrepreneurs ont notamment remarqué que l’App Store d’Apple n’a pas de section en arabe. Les joueurs arabophones ont tendance à se connecter sur le store USA. D’où la nécessité de créer des jeux vidéo pensés dès le début en arabe, trop absents, selon eux, des catalogues en ligne.

Leur premier jeu vient tout juste de sortir. Deux autres jeux sont en préparation... 


Par François Hume-Ferkatadji - Source de l'article RFI

mercredi 8 août 2018

Gamescom 2018, l’Afrique sera sur place grâce à Paradise Game

gamescom 2018 Africa
Le salon allemand Gamescom est sans doute l’une des plus grandes rencontres annuelles de l’industrie du jeu vidéo au monde. Jusque là absente, la version 2018 voit pour la premiere fois un « Africa Corner by Paradise Game », un stand dédié aux représentants venant d’Afrique avec la poussée de l’entreprise ivoirienne Paradise Game. 

Simple hype comme au VIVATECH 2018 ou veritable changement en profondeur apres la découverte du potentiel technologique de l’Afrique suite à l’hystérie “Black Panther” ?

Les Jeux Vidéo Made in Africa se lancent à la Conquête de la Scène Internationale à la Devcom grâce à un Jeu de Paradis, en amont de la Gamescom 2018

PARADISE GAME, acteur majeur de l’industrie du Jeu Vidéo en Afrique de l’Ouest, présentera cinq studios indépendants Africains à la devcom 2018

À l’occasion des dix ans de la gamescom, le plus grand salon européen de jeux vidéo, plusieurs créateurs africains participeront à la devcom, la conférence des développeurs indépendants qui se tiendra les 19 et 20 août 2018 à Cologne, en Allemagne.

Ce sont cinq studios indépendants d’origines et de parcours différents qui feront le voyage. Il s’agit notamment de MASSEKA GAME STUDIO (Centrafrique), de STUDIO LOMAY (Madagascar), du studio MOG MEDIA DESIGN (Niger), du studio WEZA INTERACTIVE (Kenya), et du studio FRONTFIRE (Algérie).

Les développeurs africains se regrouperont dans l’« Africa Corner by Paradise Game » à l’aile Est de Koelnmesse. Cet espace dédié aux jeux vidéo « made in Africa » leur donnera l’opportunité de présenter leurs créations à des professionnels de l’industrie et de mettre en valeur leur culture.

paradise Game Gamescon 2018

Sidick Bakayoko, CEO et fondateur de Paradise Game a déclaré : « Notre rêve est de faire du jeu vidéo l’un des moteurs de la croissance économique de l’Afrique, et l’un des plus gros pourvoyeurs d’emplois du continent. Pour cela nous avons besoin d’un écosystème fort avec des développeurs de jeux qui s’exportent sur la scène internationale. »

L’industrie du jeu vidéo dans le monde représente près de 100 Milliards de dollars et 27% de ces revenus proviennent des jeux mobiles. L’Afrique présente un potentiel énorme, avec près de 500 Millions d’utilisateurs de téléphones mobiles.

Le jeu vidéo offre des opportunités d’affaire pour les développeurs africains, et des débouchés pour une jeunesse en quête d’emploi. Le jeu vidéo est aussi un nouvel outil de promotion de la culture africaine. Paradise Game s’est donc donné pour mission de créer un label Made-in-Africa ; l’enjeu est donc de taille.

Par Ahmed BA - Sources de l'article SocialNetlink

mercredi 1 août 2018

Ethiopia now has a 3D runner game and this team made it happen

Qene Technologies team


On a holiday morning in the magical land of Ethiopia, Kukulu, the brave chicken, is about to be slaughtered by her captive farmer. Can you help her escape and run for her life?

And so begins the epic magical adventure of Kukulu, Ethiopia’s first 3D runner created by Qene Technologies, also the country’s first game development company. Since Kukulu was released in April 2018, it has garnered over 3000 downloads and a 4.8 rating score on the Google Play Store.


Dawit Abraham, the CEO and Lead Game Developer, alongside his cofounders, Samrawit Demeke and Henok Teklu established Qene Technologies in January 2017 to create fictional superheroes that Africans can relate with. Releasing Kukulu a year after was one of many steps to achieving their goal.

Gaming, as an art form is one of the most intrusive today because technology has expanded the canvas upon which artists are able to paint and tell their stories. The result of a Grand View Research released in January 2018 projects that the global gaming industry would be worth $171.96 billion by 2025.

In order to tap into the potential of the industry, many game development companies are springing up across Africa and Dawit Abraham wants to make sure Ethiopia is not left out.

Starting a game development business in Ethiopia

Up until April 2018 when Abiy Ahmed, the new Ethiopian prime minister came into power, the country was not exactly the most favourable place to start a business, let alone an Internet company. For years, the Ethiopian government imposed a restriction on the use of the Internet and didn’t budge despite the series of anti-government protests.

However, under the new leadership, the country is undergoing a series of reforms that are making things easier than they used to be.

“If we had released this game six months ago, we would have had a significantly lower number of downloads because Internet was restricted throughout Ethiopia, due to the regime. But a lot has changed with the new prime minister.” Dawit told Techpoint

Dawit Abraham

Asides the unfavourable business environment, Dawit and his team, like many African startups, faced the challenge of funding their operations while building the game. They were able to overcome their initial funding challenges when they were incubated by Gebeya, an incubator and investment facilitator within Ethiopia.

While they were incubated, the Gebeya team provided Qene Technologies with funding, a workspace and business-oriented training that helped them scale beyond the initial stage. All that was left at the time was to build a team that would deliver a top notch game.

“We had the quality standard of the international games to compete with because everybody here plays Subway Surfers and Temple Run so we had to make sure that we build a product that is just as good and even better”.

Even though there have been 2D games released by individuals in Ethiopia before 2017, the lack of an existing gaming industry in the country saw Dawit and his cofounders face some major challenges in talent acquisition. While building the first version of Kukulu, they had to outsource most of the aspects of the project to graphics design companies outside of Ethiopia.

“As we started to build momentum and market the product that we had, we started to get good reception. The talents that were already available started to hear about us and we started to build a team that could finish the product that we had”.

The team

Between the beginning of 2017 and now, the Qene Technologies team has grown from a founding team of three, to a team of 15 professionals from different fields all working tirelessly to keep the company on its feet.


The team consists of animators, concept artists, graphics designers, programmers (API, Game and Android programmers), story writers, a creative director, a music producer, a marketing team and business team.

“One person falls into a lot of categories. A team of 15 people is actually a huge one for an indie gaming studio. There are a lot of games made by four or five people, we’re lucky to have this big team but it’s not as big as those games that have 100 or 200 people working on them. So we still have to make sure that one person moves things around a lot to make sure that all things that are required for the game are being done”.

Monetising Kukulu

While the rest of the team focuses on updating Kukulu and working on building other games, the business team is plagued with finding new ways to monetise the game since game monetisation is one of the major challenges that face the African gaming industry.

Currently, Kukulu is free to download and play to the end of the first level. To unlock the full game which has three levels in the prerunner mode, players would have to pay $1. They also generate revenue through ads and in-app purchases.


“It’s actually starting to generate revenue. We have already made an amount that is actually very surprising for us, considering the number of downloads we’ve had,” says Dawit.

However, there’s still a challenge of convincing many Africans to part with $1 to play the game. At the moment, most of the revenue generated is from outside Africa.

“We have people who have a lot of problems generally in life and you give them this game and ask them to pay for something as insignificant to them. It’s really hard to convince them but things are not the same now as they were a year ago or two years ago. Africans are going in that direction where they are able to afford $1 for their entertainment”

Dawit is confident that the game economy techniques put in place in Kukulu to make it interesting and worthwhile to purchase will ensure the generation of more revenue.

What the future holds

According to Dawit, Qene Technologies wants to keep building African games that will compete internationally and inspire young artists and developers to create their own gaming companies.

“We want to prove that the gaming industry is actually going to work in Africa, to make sure a lot more developers venture into game development”.

Being the lone gaming company in Ethiopia is obviously too unchallenging for the Qene Technologies team, they are working hard to inspire some competition.

By Titilola Oludimu - Source of article TechPoint Africa

mercredi 25 juillet 2018

Semblance, le jeu de réflexion charmant venu d'Afrique

Résultat de recherche d'images pour "Semblance, le jeu"


On sait combien tout platformer qui se respecte exige des joueurs qu'ils se plient à certaines règles imposées par les développeurs au travers de son game design et qu'ils s'en accomodent afin de progresser. 

Et si c'était au joueur cette fois de plier, littéralement, l'environnement à sa guise afin de se créer sa propre voie ? Telle est la promesse de Semblance, oeuvre indépendante nous venant tout droit d'Afrique du Sud et qui bénéficie déjà d'un bon bouche à oreille depuis son exposition à la PAX East 2017.



L'aventure débute alors que le monde uni et harmonieux de Semblance se trouve en proie à une malédiction qui corrompt tout sur son passage. Elle altère jusqu'à la structure même de l'environnement. Pour pallier à cette menace, une gouttelette garnie de petits yeux luisants voit le jour... 
Ces quelques éléments d'intrigue nous sont contés de façon implicite à travers les images de la corruption qui s'empare du monde. De même, nous prenons le contrôle de notre mignon petit blob sans qu'aucune indication ne nous soit donnée quant à la marche à suivre. Le titre de Nyamakop ne nous prend pas par la main, nous laisse trébucher et recommencer en appréhendant par nous-mêmes son univers.

Un arbre rongé par la corruption.


Jolies courbes

La trame se veut minimaliste, à l'image de son esthétique aux tons pastels particulièrement réussie et qui n'est pas sans évoquer un certain World of Goo, notamment au niveau des arrière-plans, ou le plus méconnu The Floor is Jelly. Tout l'environnement semble malléable, dessiné dans les courbes, comme bâti de pâte à modeler, ce qui le rend d'autant plus agréable à parcourir. De même, le sound design fait la part belle aux nappes synthétiques apaisantes plutôt qu'à des attaques appuyées de notes, sauf lorsque le danger se fait le plus sentir, vers la fin de l'aventure.

Pour pouvoir progresser, le joueur doit pénétrer dans chacun des trois grands portails, qui disposent de cinq à six niveaux (sous forme d'arbres) à parfaire. Ces derniers comportent eux-mêmes trois à six puzzles avec des orbes à récupérer et qui doivent tous être résolus afin de libérer l'arbre de la corruption puis, une fois tous les arbres d'un même portail préservés, de permettre l'ouverture du passage qui mène vers le dernier grand niveau du jeu. Pour autant, point de dédale, on n'est pas dans l'imbrication complexe d'un FEZ ; on s'y retrouvera assez facilement ici. Les couleurs occupent par ailleurs une place essentielle dans le game design : chaque grand portail permet d'accéder à un monde unicolore (violet, vert et bleu) et la corruption est représentée également par une dominante différente à chaque fois (vert, rouge et violet).

Toutes les surfaces ne sont pas modulables.

Dash, deux en un

Ce qui rend le jeu unique en son genre, c'est la possibilité pour le joueur de transformer en partie l'environnement qui l'entoure. En effet, les parois et les plates-formes étant partiellement flexibles, ce sera au joueur d'analyser les possibilités qui s'offrent à lui pour pouvoir progresser.

Dans Semblance, le joueur ne dispose que d'une palette d'actions très réduite, à savoir avancer, sauter et dasher. Toutefois, cette dernière action se trouve être au coeur même du gameplay puisque c'est celle qui permet à notre blob de modeler les plates-formes à sa guise, ou les déplacer afin d'atteindre certaines hauteurs, par exemple. À noter que ces deux altérations ne sont pas rendues possibles sur une même surface : une fois déplacée, une plate-forme ne peut plus être modifiée et vice versa. De même, seules les surfaces au fond uni sont sujettes à ce type de manipulation.

Si le titre ne souffre d'aucune chute de framerate, offrant une fluidité de tous les instants à l'expérience, on se prendra à rouspéter de temps à autre face aux combinaisons de sauts et de dash, qui devront être réitérés un certain nombre de fois tant certaines manipulations des décors se révèlent peu intuitives. D'autant que le modelage d'une plate-forme pour en atteindre une autre ou pour se projeter plus haut requiert une grande méticulosité.

Certains puzzles font vraiment travailler les méninges.

Déformation professionnelle

Fort heureusement, notre protagoniste dispose d'une faculté bien utile : il peut réinitialiser comme bon lui semble la position ou la forme d'une ou plusieurs surfaces par une simple pression du bouton A en s'approchant de celles-ci. Autant dire que le joueur y aura très régulièrement recours étant donné que les puzzles de Semblance incitent véritablement le joueur à expérimenter, à tenter de nouvelles manipulations pour parvenir à ses fins.

Comme évoqué plus haut, la progression passe par l'obtention d'orbes dispersés dans les niveaux. Ceux-ci ne sont pas dissimulés, bien au contraire, mais se présentent dans un premier temps comme hors de portée si le joueur n'a pas, au préalable, opéré de modifications sur l'environnement. Si les premières orbes peuvent être glanés assez facilement, d'autres se révèlent beaucoup plus difficiles à atteindre. Car plus on avance, plus les casses-tête se complexifient, avec l'apparition au fur et à mesure de nouveaux obstacles et aptitudes pour plus de diversité. Apparaissent ainsi des lasers mortels dont on pourra modifier la trajectoire, des zones "neutres" qui annihilent la capacité de dash, mais également des parois cristallines qui permettent à notre blob soit de s'aplanir pour se projeter plus loin sur le plan horizontal, soit de s'étirer en hauteur afin d'effectuer des sauts plus importants.

Notre blob s'étire pour sauter plus haut.

Au compte-gouttes

Semblance s'inscrit donc dans la plus pure tradition du Die and Retry, disposant d'une histoire minimaliste et promulguant l'autonomie du joueur dans la découverte. Néanmoins, à la différence des ténors du genre, cette appréhension du gameplay se fait quelquefois au détriment de la fluidité de l'aventure. Car si le titre nous invite à explorer toute la zone pour en découvrir chaque aspérité, certaines tentatives se soldent par des bugs de collision fatals, avec disparition dans le décor. De même, la caméra, qui tend à se rapprocher ou à s'éloigner du centre de l'écran selon les tableaux, a parfois la fâcheuse manie de se fixer de manière incongrue, nous empêchant de distinguer tous les éléments à l'écran, y compris notre personnage. Heureusement, une simple réinitialisation du tableau via le menu et tout rentre dans l'ordre.

Malgré sa relative difficulté, Semblance ne vous occupera pas de nombreuses heures, un peu plus de cinq plus précisément. On viendra vite à bout de la soixantaine de tableaux/puzzles et du niveau final que comporte le jeu. Dommage également que les développeurs n'aient pas songé à agrémenter les niveaux de collectibles (il y en a, mais ils sont dérisoires) ou de défis supplémentaires après la fin du jeu, lequel ne propose donc pas de post-game. On aurait aimé en savourer davantage.

Premier essai réussi pour Nyamakop qui signe avec Semblance une oeuvre singulière, intelligente et particulièrement adaptée à de courtes parties sur la belle hybride de Nintendo. Sa direction artistique épurée et son gameplay atypique font de ce titre une expérience qui intéressera à coup sûr tous les amateurs de puzzle-platformers. Malgré quelques hiatus au niveau de la prise en main et en dépit de sa faible durée de vie, Semblance s'avère être une bonne pioche. On jettera désormais un oeil plus avisé sur ce que produira le jeune studio sud-africain à l'avenir.

Par Filipe Da Silva Barbosa - Source de l'article Gameblog

Cameroun : Kiro’o Games va lancer un jeu vidéo simulant la vie d’un fonctionnaire africain


Début 2019, le studio Kiro’o Games lancera son premier jeu mobile avec pour thème les fonctionnaires africains. S’appuyant sur des clichés du Cameroun, « Le Responsable » risque d’amuser, mais aussi de faire grincer des dents…

On ne sait si le jeu sera bien accepté par les hautes autorités du Cameroun, mais il risque de faire parler les Camerounais et, sans doute, de faire rire jusqu’aux fonctionnaires du pays. Le 23 juillet, le studio Kiro’o Games a annoncé la sortie – prévue pour début 2019 sur smartphones et tablettes – de son premier jeu mobile : « Le Responsable ».



En développement depuis 2016, il s’appuie, à l’instar des chroniques du Gondwana de Mamane, sur les clichés du pouvoir africain, et camerounais en particulier. Toute ressemblance avec la réalité y serait évidemment fortuite, y compris en ce qui concerne le chef de la « République du Mboa », « son excellentissime président guide fondateur sauveur Raoul Boutel Mougabiang ».
Éducation et corruption

« Nous avons créé un pays imaginaire, le Mboa qui est une caricature de nos États. Le jeu va permettre de simuler de façon comique une vie de cadre de la fonction publique africaine, en s’inspirant notamment des clichés de la fonction publique camerounaise », explique Ivan Ngounou, le designer du jeu. « La fonction publique et la gouvernance sont des sujets centraux dans les discussions des jeunes africains », insiste pour sa part Olivier Madiba, fondateur de Kiro’o Games.

Les joueurs pourront incarner un jeune homme, espoir de son village, désireux de devenir haut-responsable de la République. Saura-t-il gravir les échelons dans la fonction publique de la capitale ? Saura-t-il devenir un « responsable » de la République ? Le jeu a surtout une visée éducative. « Il a pour but d’éduquer en mettant chaque personne aux prises avec la tentation et les conséquences de la corruption », conclut Olivier Madiba. Tous les moyens, même les plus ludiques, sont bons.

Par Mathieu Olivier - Source de l'article Jeune Afrique 

lundi 16 juillet 2018

"Il y a peu de jeux avec un contenu africain"; à Johannesburg, un nouvel incubateur numérique

La réalité virtuelle a été privilégiée par Naomi van Niekerk, 33 ans, l’une des dix gagnantes "Digital Lab Africa".
La réalité virtuelle a été privilégiée par Naomi van Niekerk, 33 ans, l’une des dix gagnantes "Digital Lab Africa". - © Daylin PAUL
"Dans l’animation digitale, il y a un marché potentiel énorme, dit Lesley Williams, directrice du centre d’innovation digitale Tshimologong, ouvert par l’Université Wits à Johannesburg (Afrique du Sud) en 2016. Il manque 30.000 animateurs dans le monde."

Installé dans le quartier trendy de Braamfontein, Tshimologong est un incubateur pour entrepreneurs du numérique, qui met en contact développeurs, start up, entreprises et gouvernement.

Le 9 juillet, le centre a inauguré un incubateur de contenus audiovisuels (animation, réalité virtuelle, augmentée et mixte, hologrammes, vidéo 360°, jeux vidéo, séries web et musique)avec l’appui de l’Agence française de développement.

Une aide de 950.000 euros va permettre notamment la formation en deux ans de jeunes chômeurs issus des townships dans l’animation digitale et le jeu vidéo. "On aura aussi un accès au marché français et africain francophone", ajoute Williams.

Projets novateurs

Naomi van Niekerk, 33 ans, s’intéresse à la réalité virtuelle. Issue du monde du théâtre, elle est l’une des dix gagnantes d’une compétition organisée par l’Institut français d'Afrique du sud (IFAS) visant à identifier des projets novateurs sur le continent : pour sa deuxième édition, "Digital Lab Africa" a reçu 740 projets de 30 pays africains.

Naomi Van Niekerk, auteure du projet "II Worlds", réalisé avec le compositeur Arnaud van Vliet.
Naomi Van Niekerk, auteure du projet "II Worlds", réalisé avec le compositeur Arnaud van Vliet. - © Valérie HIRSCH
Naomi Van Niekerk montre des dessins de son projet "II Worlds", réalisé avec le compositeur Arnaud van Vliet : "Le spectateur pourra se promener dans un paysage physique et virtuel, voir un arbre qui pousse, une feuille qui tombe devant ses yeux. On veut jouer sur les contrastes entre nature et technologie, entre réalité et rêve".

"On a tout appris sur internet"

Un autre lauréat de Johannesburg, Thuso Sibisi, va développer un jeu vidéo. "Il y a peu de jeux avec un contenu africain. Avec Alex Ynclan, un ami d’école qui vit aux États-Unis, nous avons imaginé un jeu qui met en valeur notre identité africaine. On n’avait aucune formation en informatique. On a tout appris sur internet."

Naomi et Thuso seront épaulés pendant six mois par des mentors africains et français. Ils passeront un mois en "incubation" à Paris.

Parmi les autres gagnants, le Zimbabwéen Tafadza propose une application, "Mbira online", pour préserver les sons de cet instrument traditionnel de son pays. Un autre projet vise à permettre aux musiciens de vérifier l’utilisation de leurs œuvres sur internet. "Lors d’un festival à Madagascar, j’ai rencontré des vidéastes du Sénégal, Congo et Cameroun. Il y a une vraie résonance entre nous et j'espère développer des collaborations", confie Naomi.

Partenariats

Les jeunes créatifs africains sont souvent des autodidactes qui développent des applications à faible coût pour téléphones portables. En Europe, gouvernements, diffuseurs, musées investissent fortement dans ce nouveau créneau et sont à la recherche de contenu. D’où l’intérêt de ces partenariats.

"Pour la France comme pour l’Afrique du Sud, l’innovation technologique est une priorité, explique Christophe Farnaud,l’ambassadeur de France en Afrique du Sud. Le gouvernement sud-africain soutient une initiative visant à développer les start-up du Cap, où une dizaine d’entreprises françaises du numérique ont ouvert des bureaux."

Abidjan et Le Cap ont été désignées comme des "Vivatech" et plusieurs start-up africaines ont été invitées au salon Vivatech, fin mai à Paris.

Par Valérie Hirsh - Source de l'article RTBF

lundi 2 juillet 2018

Inauguration des deux nouveaux espaces “Creative Digital Lab ” et “Gaming Lab” au CNCI


Le Centre National du Cinéma et de l’Image a inauguré le 02 Juillet 2018 ses deux nouveaux espaces “Creative Digital Lab ” et “Gaming Lab”, au siège du CNCI à la cité de la culture avenue Mohamed 5.

Cette cérémonie a réuni une large panoplie des opérateurs actifs de l’écosystème de l’industrie digitale et créative en Tunisie. Ce dernier est porté essentiellement par des jeunes talentueux organisés en associations ou startups.

Dans une vision fédératrice des différents acteurs de l’écosystème, le CNCI a mis en place en 2018 le Creative Digital Lab et le Gaming Lab à la nouvelle cité de culture, espace d’accueil et de formation offrant un environnement propice et idoine pour : le développement de projets digitaux créatifs (Jeux, Transmédia, Réalité virtuelle et Réalité augmentée), le partage de savoir et de savoir-faire, la rencontre et le croisement d’expériences, l’incubation et le perfectionnement.

Ces deux espaces se présentent comme suit :

Le CDL:

Le CDL a comme mission principale de soutenir la communauté de jeunes et de talents tunisiens (freelancers et startups) passionnés par les technologies créatives et numériques, et ce en se positionnant comme un opérateur fédérateur et financeur dans l’écosystème. Il œuvre également à organiser des événements/ des formations et à assister des projets qui contribuent au développement de l’écosystème de l’industrie créative.
  • Le CDL est en étroite collaboration avec les associations de l’écosystème telles la TGD, DALL, TAG, AMAVI,…
  • Un workshop le dernier week end de chaque mois (de … à …) est programmé au CDL sur un thème artistique, technique ou managérial en relation avec l’industrie des jeux vidéo ou les industries créatives et digitales en général.
  • Une compétition (Gaming Challenge 48h) de développement de jeux vidéo inter-universités, en y intégrant les freelancers est organisée chaque année.
  • Objectif pour 2020 : mettre en œuvre une plate-forme qui aide dans le processus de conception et de déploiement de dispositifs à base d’images interactives afin de diffuser largement la culture à l’image et la culture scientifique.

Le Gaming Lab

Le Gaming Lab est dédié à deux principales activités : le test des jeux dans leurs versions béta et le développement du e-sport.

Ces activités impliquent de travailler en collaboration avec les développeurs de jeux pour tester les logiciels. L’objectif principal des tests est de détecter les problèmes fonctionnels et de conformité plus tôt dans le cycle de vie du développement ce qui augmente le taux de réussite d’un développeur tout en accélérant la mise sur le marché.

Le Gaming Lab va héberger également : Un championnat de Tunisie des sports électroniques (E-Sports) qui s’étale sur plusieurs mois, Une coupe de Tunisie des sports électroniques qui s’étale sur plusieurs jours, Un stage fermé pour les représentants de la Tunisie aux différentes manifestations internationales de sports électroniques.

En partenariat avec les formations académiques, Biat Labs et la société civile, la stratégie du CNCI pour la promotion et le parrainage des industries digitales et créatives en Tunisie est motivée par la nécessité de l’implication de l’état via le CNCI pour :
  • Encourager l’entreprenariat dans l’industrie digitale et créative, à fort valeur ajoutée et à risque élevé.
  • Assurer l’accompagnement et le développement de ces sociétés, principalement orienter vers l’export.
  • Améliorer leur compétitivité.
  • Créer de l’emploi et de la richesse culturelle
  • Mettre en place des formations de perfectionnement et de développement de compétences.
  • Encourager le recrutement des compétences tunisiennes.
  • Réduire la fuite des cerveaux.
  • Faire de la Tunisie un vrai Hub dans ce domaine, desservant l’Afrique et la région MENA, en plus de la France.
Dans ce contexte, et en attendant la mise en place d’un fond d’aide à la production digitale, le CNCI commence par une première action de soutien à la création et l’innovation dans le secteur du jeu vidéo au titre de 2018 « Tunisia Games Factory 2018 ».

Source de l'article THD