samedi 14 mars 2015

New Animated Feature ‘Bilal’ Inspired By The Story Of Ethiopian Slave Who Became ‘Voice Of Islam’

bilal-animated-ethiopia-film-dubai-barajoun-studio-03Dubai-based animation and special effects studio Barajoun Entertaiment has revealed the teaser trailer for its first feature project, titled Bilal

The animated film is inspired by the true story of Bilal Ibn Rabah, a freed slave of Ethiopian origin who converted to Islam and became a trusted companion of the Prophet Muhammad after his emancipation. Impressed by Bilal’s sonorous voice and unwavering faith, Muhammad handpicked him to call Muslims to prayer as Islam’s first muezzin. Bilal’s descendants are also believed to have established the Mali Empire’s Keita Dynasty

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Bilal uses Ibn Rabah’s origins as inspiration only and does not delve into his storied historical involvement with Islam. 

The 3D film focuses mainly on what its creators say is his resilience in the face of danger and his role as guardian and protecter of his younger sister after both were abducted as children. In a recent statement released by Barajoun, the film’s director Khurram Alavi addressed what audiences could expect from the groundbreaking film. 

“The story is solely focused on Bilal’s personal journey,” he said. “The historic milestones remain the same. Yet we have taken artistic liberties to enhance the storytelling and dramatic value of the story. This means the addition of fictional characters as well as fictional depictions of various sets and props. The film is more ‘symbolic’ than it is ‘realistic’.”

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British-Nigerian actor Adewale Akinnuoye-Agbaje (Lost) will be lending his voice to the forthcoming animated epic as the adult version of the titular character. News of Akinnouye-Agbaje’s involvement with Bilal came during a press event at the recentDubai International Film Festival, where the film’s screenwriter Ayman Jamal revealed that the project has been in development for the last eight years.

The film is set for release in the fall of 2015. Read the synopsis and watch the trailer forBilal below. Keep up with future developments via Facebook, Twitter, and IMDB.

“Bilal, a bright eyed carefree boy ignited with fanciful imagination and a dream only a 7 years old can conjure. His voice, a true gift. On a day as similar as any, his dream turns into a nightmare when the village he lives in is ransacked, orphaning him and his younger sister, Ghufaira. Thrown in a world where greed and injustice rule all, Bilal and Ghufaira find themselves bound to the chaotic wills and wants of the most powerful man in the City, Umayya. Dreams of freedom and the warrior he fantasized he would become, are kept deep in Bilal’s yearning heart. He will soon learn he must choose his own fate and find the courage to raise his voice. Bilal will challenge everything.“
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**Correction: March 4, 2015
An earlier version of this article was titled “New Animated Feature ‘Bilal’ Tells The Story Of Ethiopian Slave Who Became ‘Voice Of Islam.'” According to the film’s creators, ‘Bilal’ uses Ibn Rabah’s origins as inspiration only and does not delve into his storied historical 
involvement with Islam.

Source Okayafrica


Un dessin animé philosophique

Film d’animation, Le Prophète, d’après le recueil éponyme de Gibran, a été projeté en première arabe à Doha, au Qatar. Les débats autour de sa projection au Moyen-Orient en ont fait l’événement cinématographique de cette fin d’année 2014. 

Gibran

Gibran continue à susciter la polémique 80 ans après sa mort
« Vos enfants ne sont pas les vôtres. Ils sont les fils et les filles de la vie qui a toujours envie d’elle-même, ils viennent au monde grâce à vous, mais pas de vous. Bien qu’ils vivent avec vous, ils ne vous appartiennent pas ». Cet extrait du recueil légendaire du poète libanais Gibran Khalil Gibran,Le Prophète, n’est pas sans refléter l’es­sence philosophique de cette oeuvre, publiée en 1923 et regroupant 26 textes poétiques, traduits en 40 lan­gues.

Captivant, le recueil a toujours séduit et soulevé tant de débats. Cela s’est même produit, il y a quelques jours, lors de la projection d’un film d’animation, basé sur l’oeuvre épo­nyme de Gibran, au Festival cinéma­tographique Ajial à Doha.

Découpé en plusieurs parties et réalisé par plusieurs personnes, le film regroupe plusieurs cinéastes de renom. Il est produit par la star mexi­caine Salma Hayek, écrit et réalisé par Roger Allers, père de plusieurs succès d’animation, dont Le Roi Lion, Aladdin, La Belle et la Bête ... Puis, chaque segment du film est dirigé par des réalisateurs de films animés tels que Tomm Moore, Joan Gratz, Marjane Satrapi, Bill Plympton, Nina Paley, Joann Sfar, Paul et Gaetan Brizzi, Michal Socha et l’Emirati Mohamad Harib.

The ProphetDepuis l’annonce de l’exécution et du montage de ce projet lors d’une « work-in-progress » projection durant le dernier Festival de Cannes, ce film a fait couler beaucoup d’encre. Nombre d’intellectuels voient en cette nouvelle expé­rience — selon les déclarations du scénariste et réalisateur Roger Allers à Cannes — « une fenêtre destinée aux enfants, donnant sur beaucoup de philosophies et d’idées sages en provenance de l’Orient, mais qui garde un caractère universel ». Et d’autres plus conservateurs viennent de tirer la sonnette d’alarme sur le fait de présenter de telles visions philosophiques profondes au goût religieux à un public jeune.

Pour sa part, Salma Hayek n’a cessé depuis des mois de défendre son film, précisant que c’est un pro­jet artistique et audacieux qui n’a rien de commercial.

« J’ai décidé de présenter ce texte assez sophistiqué dans un cadre d’animation, parce que je voulais qu’on découvre la philosophie de ce livre avec un regard enfantin », a-t-elle souligné dans la presse, à la suite de la première arabe du film à Doha.

Soulever des questions

Le fond de cette oeuvre reste le sujet essentiel du débat. Conçu comme un guide spirituel loin de certaines doctrines, Le Prophète de Gibran ressemble à un appel à la sagesse et à la spiritualité. A partir d’un style extrêmement poétique, imagé et bref, le défi de ce film d’animation était donc d’équivaloir à une oeuvre culte qui raconte l’his­toire d’un prophète fictif. Les événe­ments ont lieu sur l’île imaginaire d’Orphalese, où Almitra, une petite fille de 8 ans, fait la connaissance d’Al-Moustafa— qui signifie en arabe « l’élu de Dieu » — prisonnier politique convoqué à résidence. Mais le jour de leur rencontre, les responsables apprennent à Al-Moustafa qu’il est enfin libéré. Les soldats le conduisent aussitôt à un bateau qui doit le ramener dans son pays. En chemin, Al-Moustafa fait part de sa conception de l’exis­tence et de ses poèmes à la popula­tion d’Orphalese, tandis qu’Almitra le suit en secret. A chaque station du parcours, elle imagine de beaux pay­sages illustrant ses propos.
The Prophet : Photo

« Ce que j’aime le plus dans le texte de Gibran, c’est que ce n’est absolument pas un livre religieux, mais il prouve que l’on peut trouver la foi au plus profond de nous-mêmes », a déclaré Salma Hayek dans la presse arabe, ajoutant : « Souvent, le plus important n’est pas la réponse, mais se poser de bonnes questions. Voilà ce à quoi je suis attachée, c’est également ma lettre d’amour à la part libanaise de mon coeur ».

L’amour, le mariage, les enfants, la joie et le chagrin, le crime et son châtiment, la liberté, l’amitié, le bien et le mal, la prière, la religion et la mort sont successivement abordés par ce prophète, parmi bien d’autres sujets. Il répond poétiquement à toutes les grandes préoccupations humaines, alors que ses réponses viennent montrer le côté spirituel de Gibran.
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« Quand l’amour vous fait signe, suivez-le. Bien que ses voies soient dures et rudes. Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui. Bien que la lame cachée parmi ses plumes puisse vous blesser. Et quand il vous parle, croyez en lui. Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste vos jardins », c’est ainsi qu’il répond — à titre d’exemple — à une question concernant l’amour. Un langage que d’aucuns jugent « alambiqué » pour un public d’en­fants, notamment en Orient. Certains ont commencé déjà à affû­ter leurs armes, s’apprêtant à livrer bataille. Les doutes planent autour des motifs de ces cinéastes occiden­taux qui ont adapté les idées du recueil à portée spirituelle. Cependant, le débat n’est pas encore tranché. En Egypte, les instances religieuses ne se sont pas pronon­cées, ni leurs homologues de la censure. Mais les discussions vont bon train, 83 ans après la mort de Gibran .

Par Yasser Moheb - Source de l'article Hebdo Ahram


« Mangafrica » : le manga fait ses premiers pas en Afrique

Résultat de recherche d'images pour "« Mangafrica » : le manga fait ses premiers pas en Afrique"En CM2, Noh Blaghen découvre le manga. En ce début des années 2000, ils sont rares au en Afrique de l’Ouest. Jeune Nigérien d'à peine 10 ans, il habite alors au Bénin, où les mangas sont rarissimes. 

Des parents d’un de ses amis, voyageant en France et en Belgique, reviennent à la maison les bras chargés de BD, qu’il dévore avec ses copains. Il a à peine 10 ans, et les parents d’un de ses amis, voyageant en France et en Belgique, reviennent à la maison les bras chargés de BD, qu’il dévore avec ses copains.

En 5e, il dessine sa première histoire. Elle se passe au Japon. « Mais vite, j’ai voulu raconter des histoires africaines. » Ça n’est pas facile : « Il faut sans cesse innover. Dans le manga, il y a très peu de noirs. J’ai dû inventer un style pour dessiner les corps, la peau, les cheveux crépus, les lèvres… Un style africain ! »
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Mais les débuts sont difficiles. « Mes parents étaient contre, il y avait du mépris, de l’incompréhension. À cause du temps passé à dessiner, mes notes ont commencé à chuter. Ma mère m’a menacé de brûler mes dessins. J’ai dû m’exercer en cachette ».

Résultat de recherche d'images pour "« Mangafrica » : le manga fait ses premiers pas en Afrique"Finalement, Noh n’a pas redoublé. Il a étudié l’informatique. Mais il n’a pas arrêté le dessin et trace aujourd’hui les derniers traits de son nouvel album : une histoire africaine, celle d’un jeune garçon de 13 ans, qui veut devenir footballeur, contre l’avis de son père. Noh a trouvé le titre : « Rêve de football africain ».

« Le manga n’appartient pas qu’au Japon ! Il appartient aussi à l’Afrique ! ». Brice Ludovic Bindzi n’a aucun doute. Il croit au potentiel de la BD japonaise sur son continent. À 28 ans, autodidacte en art, passé par des études d’ingénieur, il s’invente aujourd’hui patron de presse. En décembre, il a lancé Afro Shonen : la toute première revue dédiée au manga au Cameroun.

Résultat de recherche d'images pour "« Mangafrica » : le manga fait ses premiers pas en Afrique"Car oui, le manga africain, « mangafrica », fait ses premiers pas. Pour trouver sa trace, il faut emprunter les chemins de la francophonie. « La BD japonaise est arrivée en Afrique de l’ouest par la télévision dans les années 1990 avec les chaînes Mangas et Cartoon Network, qu’on pouvait capter en français », se souvient Brice Ludovic Bindzi.

Dynamisme du Maghreb

La zone la plus dynamique reste le Maghreb. Le premier Manga Café algérois a ouvert ses portes en juin. Depuis 2008, les DZ mangas, « 100 % algériens », (DZ, comme le nom de domaine de l’Algérie sur Internet), publiés par la maison d’édition Z-Link, sont traduits en français, en arabe dialectal et bientôt en berbère.

Le 8 février s’ouvre à Casablanca le Manga Afternoon, autoproclamé « plus grand rassemblement d’amoureux de mangas, de japanimations, de cosplay et de karaoké au Maroc ». 4 500 fans sont attendus.

Résultat de recherche d'images pour "« Mangafrica » : le manga fait ses premiers pas en Afrique"Des fans, il y en a partout, en Angola, en Afrique du Sud, sur Facebook ou Youtube. Des artistes émergent même, parfois dans les pays anglophones, comme au Kenya, profitant là-bas du centre culturel de l’ambassade japonaise.

L’imaginaire est africain. Au Congo, des mangas animés racontent la violence du pays. Un personnage manga féminin, Ebola-Chan, cheveux roses et tête de mort à la main, allégorie un peu malsaine d’Ebola, fait même aujourd’hui une apparition controversée en ligne. Pour Noh Blaghen, « il y a des thèmes d’ici qui pourraient très bien être adaptés, comme le vaudou. Dans les mangas, il y a de la magie, avec des êtres extraordinaires. Le vaudou, c’est ça aussi ! ».

Mais la diffusion reste compliquée. Afro Shonen (120 pages pour 1 000 francs CFA, soit 1,5 euro) n’a été tiré qu’à mille exemplaires, livré au porte à porte, dans Yaoundé et les localités avoisinantes. « Ça reste un test », admet le rédacteur en chef.
Le manga, outil de promotion du multiculturalisme ?

Résultat de recherche d'images pour "« Mangafrica » : le manga fait ses premiers pas en Afrique"Le manga a longtemps eu mauvaise presse. Des personnages des années 1990, comme Mr. Popo, dans Dragon Ball Z, ou Jynx, le Pokémon numéro #54, ont même été qualifiés d’« insulte » et de « stéréotypes racistes » par l’auteure afro-américaine de livres pour enfants Carole Boston Weatherford.

La méfiance est restée. Le style, les thèmes japonais, la blancheur des visages, les yeux bridés, les robots, les arts martiaux : tout est trop étranger, trop différent, et rejeté par les rares maisons d’édition et festivals. Mais les choses bougent. Depuis le Canada, l’École de Manga Japonais de Montréal se bat aujourd’hui pour l’avènement du manga en Afrique, avec l’opération « Manga Africa ».

Depuis décembre 2014, la petite association bretonne Madig, aidée par l’École, a acheminé 180 mangas - en français - jusqu’à Aplahoué au Bénin, pour aider à l’alphabétisation des zones rurales. « Elles accrochent vraiment ! », s’enthousiasme Delphine Logiou-Nicolas, présidente de l’association. « Le sens de lecture de droite à gauche ne pose aucun problème. Elles sont intriguées par le monde japonais ! »


L’École diffuse aussi des cours de mangas en ligne, accessibles par tous, et promeut sur son site de jeunes mangakas, dont Noh Blaghen. À Afro Shonen, le manga devient même politique. En couverture, on trouve trois jeunes, deux noirs, et une blanche, et à l’intérieur, une histoire d’amour interculturelle, « Lovely Secret ». « Beaucoup de gens se sont indignés de voir une femme blanche mise en avant », regrette Brice Ludovic Bindzi. « Nous, au contraire, nous voulons faire évoluer les mentalités, promouvoir le multiculturalisme. » Le manga, comme pied de biche, pour ouvrir l’Afrique sur le monde.

Par Bruno Meyerfeld - Source de l'article Le Monde