mardi 18 décembre 2007

Le film d'animation maghrébin à l'honneur - Journées cinématographiques d'Alger

La quatrième édition des journées internationales du film d'animation prévoit aussi, en marge des projections, des rencontres entre professionnels. La première est consacrée à l'usage de la langue dans le cinéma d'animation. 

La quatrième édition des journées internationales du film d'animation prévoit aussi, en marge des projections, des rencontres entre professionnels. La première est consacrée à l'usage de la langue dans le cinéma d'animation.
Les 22, 23 et 24 décembre prochains, Alger accueillera la quatrième édition des Journées internationales du film d'animation d'Alger à la salle Ibn Zeydoun.
Même si les précédentes éditions sont passées, presque, inaperçues, il s'avère que cette année, le ministère de la Culture, en partenariat avec l'association culturelle Patrimoine, MD Ciné et l'ambassade de France en Algérie, la délégation Wallonie Bruxelles, TV5 Monde, Unifrance et MediAlgérie, a fait des efforts considérables pour préparer la quatrième édition des journées internationales du film d'animation. M. Mohamed Meziani, commissaire des JIFAA nous a confié que «des professionnels, algériens, tunisiens, marocains, français et belges, sont attendus à cette quatrième édition.», ajoutant «comme chaque année, les JIFAA dédiées lors de cette édition au film d'animation maghrébin.»

Le programme des projections est incontestablement de qualité, car il contient des chefs-d'œuvre récents, On citera «Persépolis» de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud (prix du Jury au dernier Festival de Cannes), «Le naufrage de Carthage» en présence du réalisateur Abdelkrim Belhadi, «Azur et Asmar» réalisé en arabe et en français, et sera présenté par son réalisateur Michel Ocelot et de la comédienne Hiam Abbas, «Renaissance» de Christian Volckman, la toute dernière réalisation du Tunisien Mohamed Houcine Grayaa, intitulée «L'Enfant roi» (animation ombre chinoise), et enfin «une sélection de l'association Patrimoine, en présence des réalisateurs et de Mohamed Aram, un pionnier du film d'animation en Algérie» déclare M. Meziani. La quatrième édition des journées internationales du film d'animation, prévoit aussi en marge des projections, des rencontres entre professionnels. La première est consacrée à l'usage de la langue dans le cinéma d'animation. Le débat sera animé par l'actrice Hiam Abbas et Zina Berrahal de TV5 Monde. La seconde rencontre animée par Olivier Catherine et en présence de Slim et de Mohamed Sancho a trait à l'histoire du cinéma d'animation au Maghreb.

Il est également prévu des ateliers pédagogiques, animés par des spécialistes confirmés, qui seront consacrés à la réalisation de story-board (communément dénommé scénarimage). Cet atelier retiendra l'attention, car destiné aux professionnels, pour les aider à élaboration des story-board, en respectant les normes internationales des studios de film d'animation.
Aussi, différentes intervenants viendront nous éclairer sur le film d'animation. M. Meziani déclare que «l'Algérie sera représentée par Tewfik Fadel (président de l'association Patrimoine), son atelier comportera plusieurs projections. Tewfik Fadel ira chercher dès le début des années quatre-vingt et jusqu'en 2007, les créations algériennes, comme «Le train de Bouzid» (Slim), «La cigale et la fourmi » (Matelh Abdellatif), «Lie» (Chihab Khaled), ou encore «Krash (Zakour Kamel), «Kallila oua Dimna» et le récent «Numedia», des créations des membres de l'association Patrimoine».

Pour sa part, la Tunisie représentée par Florence Pisher (directrice de production à Audimage), mettra en exergue les caractéristiques du cinéma d'animation tunisien. Tandis que le Marocain Mohamed Beyoud, (directeur artistique du Festival international du cinéma d'animation de Meknès) parlera plus des films produits au Maroc. D'autre part, la Belgique sera représentée par Vincent Gilot, qui débattra, en enchaînant des films, des particularités du film d'animation. La France présentera des débats animés par trois écoles : les Gobelins, une école d'enseignement supérieur, spécialisée dans le multimédia, la communication graphique et le cinéma d'animation.
Source de l'article Djazaïress


mardi 6 novembre 2007

Avec « Fun & Finance holding », la finance a enfin de l’humour !

Des dessins animés pour expliquer le monde des affaires. De la finance, oui, mais du fun aussi ! Rahma Rachdi, la conceptrice desdessins animés "Fun & Finance holding", propose de faire découvrir au grand public l’univers de la finance sur le site fun-finance.com. Dans un entretien accordé à Afrik.com, elle présente ses personnages, Ego, Libido et Spirito, et nous fait voyager au cœur du monde des affaires.

Si le mot CAC 40 vous fait grincer des dents, pas de panique. Rahma Rachdi a la solution : le site fun finance, où des dessins animés répondent à vos questions sur la bourse, le marché, l’épargne… Le concept est simple. Une société financière virtuelle, Fun & Finance holding, qui abrite en son sein trois personnages : Libido, la blonde pulpeuse, séductrice en diable ; Ego, l’homme d’affaires narcissique ; et Spirito, sorte de maître Yoda de la finance. Trois compères qui, entre deux blagues, nous interpellent sur le monde de la finance et nous y initient. Rahma Rachdi, journaliste française d’origine marocaine, titulaire d’un MBA et ancienne adepte des salles de marché, a développé le concept et le site sur ses propres fonds. Pour elle, la finance n’est pas vouée à demeurer une science obscure. Elle peut se comprendre et même faire rire !

Afrik : D’où vous est venue l’idée de faire des dessins animés autour du monde de la finance ? 
Rahma Rachdi : Il y a deux ans, au moment de la fusion entre Arcélor et Mittal, j’ai eu l’idée de créer un scénario. J’ai alors raconté cette fusion comme un mariage. C’est à ce moment-là que sont intervenus mes trois personnages Ego, Spirito et Libido. Tous font partie de moi. Ils forment une entité. Ego symbolise l’arrogance, ce besoin d’exister que nous avons tous. Spirito, représente la sagesse, l’esprit, et enfin Libido, la séduction et la passion. J’ai soumis cette idée à Jacques Séguéla (publicitaire français) qui m’a encouragée. Au départ, ce scénario était destiné à un public aguerri, mais quand je l’ai fait lire à mes amis, qui ne connaissaient rien à la finance, ils ont tout de suite compris. J’avais désormais deux publics. Les dessinsanimés sont venus plus tardivement. Ils sont nés de ma rencontre avec ledessinateur Thomas Chédeville alias Waspee et de son acolyte David Gosset. Ensemble, nous avons décidé de l’allure des personnages. Ego, avec son cigare au bec, Libido avec ses rondeurs affichées et Spirito, petit papi à lunettes.

Afrik : Pouvez-nous nous expliquer le concept Fun and Finance Holding ? 
Rahma Rachdi : Trois personnages, employés dans une société financière virtuelle, qui font des commentaires amusants sur la finance. Une satire du monde des affaires.

Afrik : À quel public les dessins animés Fun and Finance holding s’adressent-ils ? 
Rahma Rachdi : Ils s’adressent autant à des novices qu’à des financiers. A travers des jeux, on répond aux questions des débutants, qui, après avoir acquis le B-A BA financier, pourront regarder les dessins animés qui se destinent à un public plus averti.

Afrik : Quels sont vos projets ? 
Rahma Rachdi : On est en discussion avec le ministère français des Finances, de l’économie et de l’emploi sur la création d’un dessin animé qui aborderait leurs prérogatives économiques. La télévision est intéressée par des programmes courts pour nos dessins animés. Et puis, il y a aussi, sur un autre support cette fois, un projet de bande dessinée qui s’adresserait aux 15-25 ans. J’ai d’ailleurs créé pour ce projet un autre personnage, en complément des trois autres. Il s’appelle Stagio. C’est un jeune homme, qui a entre 15 et 20 ans, qui veut avoir plein d’argent sans rien faire. Il est employé comme stagiaire dans la société Fun and Finance Holding.

Afrik : En cette période de crise financière, avez-vous pensé à écrire un scénario ? 
Rahma Rachdi : Bien sûr. J’ai écrit un scénario qui s’intitule « Petites leçons de mauvaises spéculations ». Il est en deux parties. La première partie sur la rumeur de la faillite et la deuxième sur les subprimes. Les subprimes désignent les prêts immobiliers dits « à risque », car consentis à des ménages dont la solvabilité est fragile.
par Stéphane Plasse - Source de l'article Afrik 

mercredi 31 octobre 2007

Saladin en dessin animé 3D

Voici la bande d'annonce du dessin animé en 3D qui raconte l'histoire de Saladin. Il s'agit donc d'une série en 13 épisodes produite par une société Malaisienne
La fameuse série sortira en 2008.





Trailer d'un Dessin animé en 3D sur Saladin fait par les malaisiens.
Plus d'informations

mardi 16 octobre 2007

Nick Arabia To Launch in 2008

MTV Networks International (MTVNI) and Arab Media Group (AMG), the largest media group in the United Arab Emirates, have announced the upcoming launch of Nickelodeon Arabia. 

Résultat de recherche d'images pour "Nickelodeon Arabia"The 24-hour Arabic-language free-to-air channel will broadcast via satellite to 36 million TV households, including key advertising markets Saudi Arabia, Egypt, Lebanon and the United Arab Emirates.

Nickelodeon will be the first global kids' media brand to create a free-to-air Arabic service across the region. The channel will fall under the umbrella of Arabian Television Network (ATN), AMG's TV broadcasting arm that also incorporates the soon-to-launch MTV Arabia and three other stations that will launch before the end of 2007.

Programming will include a mix of international content from Nickelodeon's extensive global portfolio and original local Arabic productions. The channel will be supported by an Arabic website that will provide users with a comprehensive online community and a wide range of interactive elements.

The partnership between AMG and MTVNI Emerging Markets signals the next step in establishing a multi-brand, multi-platform MTVNI portfolio across the Middle East. MTV Arabia, the region's first and only youth lifestyle brand, is set to launch next month in partnership with AMG. The fully localized, free-to-air channel will showcase both international and Arabic music as well as a balanced mix of international MTV content, Arabic productions of popular MTV formats and local original programming concepts. Discussions are also currently under way regarding consumer products, recreation and digital rights opportunities in the region.

MTVNI's Emerging Markets is the fastest-growing region in the company's portfolio of multi-platform businesses. The Emerging Markets group manages 21 television channels, 19 websites, two broadband channels and three mobile TV channels encompassing the MTV, VH1, Nickelodeon, VIVA and Comedy Central brands in Russia, Central & Eastern Europe, Central Asia and the Middle East. MTVNI is owned by Viacom Inc (NYSE: VIA, VIA.B).

The launch of Nickelodeon Arabia follows the recently announced agreement between Al Ahli Group and Nickelodeon to ink a long-term partnership that will add Nickelodeon and its hit properties, such as SPONGEBOB SQUAREPANTS, DORA THE EXPLORER and DIEGO, to the giant Al Ahli Park development in Dubai.

By Awn

lundi 15 octobre 2007

Réalisation à Tunis du premier dessin animé long métrage arabo-africain


"Les préparatifs vont bon train et le film devrait être prêt au printemps 2007 en prévision de sa participation au prochain festival de Cannes", ..Ségou Fanga (la genèse de Ségou) est réalisé par le Malien Manbaye Coulibaly et l'Algéro-Français Abdelkader Belhadi dans les Studios de Tunis fondés en 2000 par M. Attia..

Le film s'inspire d'une ancienne légende malienne, selon laquelle le héros, le chef du royaume bambara fondé au 17e siècle, est doté d'un grand pouvoir par la mythique reine, génie du fleuve Niger, qui avait voulu le récompenser de lui avoir sauvé la vie. .. 
L'histoire, qui se déroule à Ségou est une aventure humaine, pleines de symbole et où il y a de l'humour, de l'émotion et une certaine portée morale..Le film traite aussi de l'influence négative du pouvoir sur l'homme dont la conduite, à l'origine louable, devient subitement autoritaire et exécrab.

Le budget total de la production est estimé à 2,5 millions d'euros financés notamment grâce à une subvention d'environ 20% de l'Union européenne. D'autres participations sont prévues de la part du programme Euromed audiovisuel visant à promouvoir les productions au sud de la Méditerranée, d'une aide de Fonds Sud et de l'agence intergouvernementale de la Francophonie.

Source de l'information Tunisia Cartoon's

mercredi 5 septembre 2007

Série animée «El Aicha Makrouna»



Les vedettes de Tv7 ce ramdan auront une sérieuse concurrence en l’occurrence les personnages du sitcom «El Aicha Makrouna» sur une idée originale de l’agence de communication JWT, la réalisation est quant à elle assurée par la société CGS 3D connu pour être la référence 3D en Tunisie.
Le lancement du sitcom animé à l'initiative de la marque de pâtes alimentaires confère à La Rose Blanche l'avènement d'un support de communication d'un nouveau genre lui permettant ainsi de sortir des sentiers battus des moyens de communications traditionnels et ce à l'échelle nationale.
Le sitcom intitulé «El Aicha Makrouna» débutera le le, jour du mois de Ramadan et se prolongera jusqu'à la fin du mois saint. Au total, 30 épisodes d'une durée de 1 minute et 30 secondes chacun seront diffusés quotidiennement par la chaîne Tunisienne Hannibal TV à 20h et rediffusés à 23h et 12h30 le lendemain.

Un pari que prend l’agence et la rose blanche qui affirme avec enthousiasme être confiant par rapport aux choix du média.
Ce sitcom met en scène la vie au quotidien d'une famille Tunisienne « La famille El Farjaoui» le tout sur un ton humoristique. Des situations burlesques, des séquences émotions ainsi que des clins d'oeil à nos traditions seront les ingrédients phares de ce sitcom. Cette première en matière de communication originale et pertinente et la volonté de se rapprocher de son consommateur. 
Monsieur Zied LEZGHEB, le responsable du marketing de la société «La Rose Blanche » a en effet souhaité présenter une image nouvelle de La Rose Blanche au près de ses consommateurs tout en se souciant de la qualité et pertinence de ce support de communication d'un nouveau genre.Il est à noter que les scénarios de ce sitcom ont été écrits par messieurs Taher FAZAA et Mohamed GHADFIAB.Les personnages ont été déposées par la marque La Rose blanche qui les utilisera pour de la PLV, de l’affichage urbain, et de la publicité classique. Un site web aussi permettera le téléchagment des épisodes.
En ce qui concerne la réalisation technique CGS s’est basée sur de l’animation en 2 dimensions. L’enregistrement des dialogues a été la base du travail (mouvement des bouches et des personnages)On notera au passage quelques clins d’œil a South Park et au Simpsons… et aussi à des codes très familiers aux sitcoms tunisiens.

Agence relations presse : Activate (M . Tarek Khatib)
Source de l'article Prodelacom



mercredi 15 août 2007

Le Héros du Sinaï dessin animé egytien


Résumé
Film d'animation racontant l'histoire d'un petit garçon égyptien, Salah, dans le contexte de l'occupation du Sinaï par les Israéliens suite à la guerre des 6 jours de 1967, ainsi que des évènements qui mènent à la guerre d'octobre 1973, appelée guerre du Kippour. Le petit Salah est choisi pour espionner l'armée israélienne. En effet, il n'a pas 10 ans, et endormira de ce fait leur méfiance.


Le Héros du SinaïTitre de la collection - Collection ERTU
Référence- ERU00036
Source - ERTU  (EG)
Date de première diffusion - 2007
Année de production - 2007
Type - video
Sociétés de production - ERTU - Production propre
Chaîne de première diffusion - ERTU - Channel 1
Forme audiovisuelle - Fiction
Thème principal - Enjeux historiques contemporains XIXe-XXIe s.
Thème secondaire - Arts, cultures et savoirs / Médias
Générique  - Zezmzem Zineb - Présentateur
Période d'événement - 1973
Lieux - Egypte - Basse Egypte - Port-Fouad
Langue d'origine- Arabe
Durée - 11m30
Visionner un extrait du Héros du Sinaï
Source de l'information MedMEM

vendredi 27 juillet 2007

Ajaaj et les 99 autres : la bande dessinée dans la Péninsule arabique

Né au Koweït, Naïf al-Mutawa (نايف المطوع) a passé toute son enfance aux USA où il a également commencé sa carrière professionnelle. 


Mais celle-ci a vraiment changé lorsque – dans un taxi londonien paraît-il – lui est venue l’idée de lancer une bande dessinée associant à la fois les techniques narratives et figuratives des comics contemporains et les références culturelles propres aux enfants arabes et plus largement musulmans.

Lancé depuis le Koweït en septembre 2006, son projet a immédiatement été adopté par le public à qui il était destiné, en Egypte en particulier. Sa société de distribution, Tashkeel – agent pour la région des produits Marvel (Spiderman,Batman…) – a reçu le soutien d’importants investisseurs où figurent certains fonds d’investissement islamiques. Publication mensuelle, reprise par plusieurs journaux arabes, la bande dessinée de Naïf Mutawa va également être diffusée commercialement en ligne.
Si le graphisme de la BD n’a rien de très particulier (le dessinateur, Dan Panosian, vient des studios new-yorkais de Marvel), cette success storyrepose sur un concept que le fondateur de Tashkeel explique de la sorte : entre les super-héros (Superman, Spiderman, etc.) propres à la culture judéo-chrétienne et l’imaginaire asiatique des Pokemon avec leurs personnages sans pouvoirs extraordinaires mais terriblement solidaires, il y avait place pour une sorte de synthèse porteuse d’une dimension universelle, fondée sur des valeurs musulmanes associant puissance et solidarité.

Tel est le point de départ des 99, une BD qui regroupe presque autant de héros venus de tous les horizons du monde et qui incarnent ce qu’il est convenu d’appeler les “99 attributs” de Dieu (quelques-uns, spécifiquement divins, ne seront pas “illustrés” par un personnage). Leur chef, Ramzi Razem, psychologue et historien à l’UNESCO (!), les envoie à la recherche des 99 joyaux, symbolisant la puissance et la sagessse de la civilisation portée par le califat de Bagdad, détruite par l’invasion des barbares mongols au milieu du XIIIe siècle.


La BD dans la Péninsule arabique a connu un autre événement encore plus récent avec le lancement, à la mi-juillet, de Ajaaj (عجاج) dans la galerie Ibn Battûta, un des plus grands mall de l’Emirat de Dubaï, qui porte donc le nom du grand explorateur maghrébin du XIVe siècle.

Comme dans la BD des 99, Ajaaj a le souci d’introduire, sur un scénario “universel” (globalisé ?), des péripéties locales. Pour les habitants de la Péninsule, “ajaaj”, c’est une tempête de sable. Dans cette histoire supposée se dérouler dans le Dubaï de l’an 2020, c’est également le nom du héros, un beau et fort jeune homme qui naît de cette tempête pour se précipiter au secours d’un certain nombre de victimes innocentes.

Mais seuls deux petits Emiriens, Humeid et sa soeur jumelle Shamma, les héros de l’histoire, connaissent son existence. Ajaaj n’est qu’un mythe pour tous les autres, à commencer par leurs parents, deux scientifiques pourtant spécialisés dans la prospective et l’observation des phénomènes physiques ! Une exception toutefois, le grand-père qui, habité par les légendes immémoriales du passé, s’avère être le seul capable de porter suffisamment en avant son regard pour rejoindre la vision des deux représentants de la Dubaï du futur.

A la différence des activités de la société Tashkeel, la BD mensuelle de Ajaaj, également téléchargeable sur internet, n’est pas un projet commercial mais une initiative de Watani (“national”), un programme officiel de développement social chargé de faire la promotion de l’identité nationale dans un Emirat où les étrangers, comme dans le reste de la fédération, forment plus des trois quarts de la population.

Dans une cité-monde résolument tourné vers l’avenir – l’Emirat possède désormais le plus haut gratte-ciel du monde et pense bien aller plus haut encore -, Ajaaj cherche à diffuser un message selon lequel la maîtrise des défis de l’avenir passe par la préservation de l’identité nationale. Dans ce contexte, la mise en orbite officielle de Ajaaj correspond à une volonté “d’ancrage” dans les valeurs identitaires locales, ce qui n’implique aucun refus des Batman et autres Superman, bien au contraire.

Sans doute utiles pour contredire les sempiternels clichés sur “l’islam-opposé-à-toute-forme-de-représentation” et “l’islam-religion-de-fanatiques-incapables-d’évoluer”, ces nouvelles BD en provenance de la Péninsule arabique révèlent bien d’autres choses encore. A l’image du“Mickey du Hamas”, elles nous parlent bien entendu d’une mondialisation galopante.

Cependant, dans cette région richissime placée au carrefour du Vieux Monde et de la nouvelle Asie, il faut noter un phénomène inédit : après la simple délocalisation en sous-traitance de produits standards de la consommation globale, on est désormais entré en quelques lieux du monde dans une nouvelle phase, celle de laproduction, à partir d’initiatives locales, d’icônes de la consommation culturelle mondialisée.

Quelques liens :
Un article du International Herald Tribune sur les “99”.
Toujours sur les “99”, un article de Newzy, une intéressante newsletter en français.
L’article d’Al-Akhbar sur Ajaaj et celui Alarabonline.

Par  Yves Gonzalez-Quijano - Source de l'artilcle CPA Hypotheses

mercredi 4 juillet 2007

Lancement du quatrième Prix Africa e Mediterraneo

L’association Africa e Mediterraneo présente officiellement l’avis de concours pour le Prix Africa e Mediterraneo pour la meilleure bande dessinée inédite réalisée par un auteur africain 2007–2008.

C’est la quatrième édition du prix, qui s’adresse aux auteurs de bandes dessinées qui vivent en Afrique ou en autres parties du monde et qui veulent raconter leurs histoires, les conditions de vie en Afrique, dénoncer le manque de droits, décrire les conditions de l’immigration ou délivrer leur propre imagination et créativité. 

Le prix est divisé en trois sections:
- Bande dessinée créative à sujet libre, 
- Bande dessinée sur les Droits de l’Homme, 
- Bande dessinée sur les histoires de migration. 

Les bandes dessinées peuvent être en N/B et/ou en couleurs, les histoires peuvent être de 4 planches maximum et de format maximum 35×50 cm. La technique est libre. Les œuvres avec des textes en langues africaines ou en langue arabe doivent être accompagnées d’une traduction en anglais, en français ou en portugais.

Les BD en original devront arriver au plus tard le 15 Décembre 2007 avec le formulaire d’inscription qu’on peut télécharger sur www.africacomics.net.

Le vainqueur de chacune des trois sections, recevra un prix de 600 euros et bénéficiera de la publication d’un album personnel de 32-48 pages. 
Les 40 meilleures œuvres seront publiées dans l’anthologie Africa Comics (voir en image la couverture du recueil du précédent concours, 2005-2006) et seront incluses dans une exposition qui sera préparée en Italie et à l’étranger.

Pour les informations et le règlement complet
Africa e Mediterraneo
Via Gamberi 4
I – 40037 Sasso Marconi (BO) Italy
Tél.et fax + 39 051 840166

Source de l'article BDZoom

mercredi 30 mai 2007

Blagues Made In Algéria

Agrandir la couverture de Blagues Made In Algéria
Humour Algérien

Blagues Made in Algeria est un receuil d'histoires courtes humoristiques tirées des blagues populaires qui fleurissent là-bas. Elles tournent le pouvoir en dérision, mettent le doigt sur l'insécurité permanente qui sévit là-bas, s'amusent de la chape de plomb qui recouvre le thème de la sexualité, avec une évidente volonté de servir d'exutoire à la difficulté de vivre.

L'auteur né en France en 1970 parle en connaisseur puisqu'il est parti à l'âge de 16 ans en Algérie et y a vécu 10 ans. Pendant son séjour là-bas, il devint dessinateur de presse, faisant sa spécialité de croquer le climat politique et social du pays. Lounis Dahmani nous ouvre ainsi une porte sur un aspect méconnu du peuple algérien : son humour. 

Comme dans tout pays connaissant une telle instabilité, cet humour est grave, mais aussi léger car cela reste toujours de l'humour. Déjà auteur de L'humour au temps du terrorisme (éditions Bethy 1998), et de Ciel, mon Maquis ! (auto-édité 1997), il renouvèle l'expérience de l'auto-édition pour cet album amusant, dépaysant, et finalement instructif !

Retrouvez l'auteur sur son blog : http://dahmani.canalblog.com.

La planche

Source de l'article BDselection

mardi 24 avril 2007

FICAM 2007 : De la BD au film d'animation


La septième édition du Festival international du cinéma d'animation de Meknès aura lieu du 10 au 18 mai prochain. Le passage de la bande dessinée au cinéma d'animation est le thème central de cette édition.

La ville de Meknès s'apprête à accueillir la septième édition du Festival international du cinéma d'animation (FICAM). Prévue du 10 au 18 mai prochain, l'édition de cette année est axée sur les liens qui existent entre l'image illustrée et l'image animée. Plusieurs tables rondes seront animées autour de ce même thème par plusieurs réalisateurs et autres professionnels de l'image animée. Dans ce même cadre, une conférence intitulée «De la bande dessinée au dessin animé: un modèle japonais» aura lieu le jeudi 17 mai à 18 heures. Parmi les activités-phares de cette édition, figure l'exposition «voyage avec Mafalda».
Mafalda est un personnage de bande dessinée qui a été créé par le dessinateur argentin Joaquin Salvador , plus connu sous le nom de Quino. Pour fêter le quarantième anniversaire de la création de ce personnage et les 50 ans de carrière de Quino, un hommage lui sera rendu. Les admirateurs de ce personnage auront l'occasion de faire la connaissance avec son créateur, puisqu'il fera le déplacement au FICAM.
Côté création marocaine, il y aura la projection de six films d'animation. Le premier, «Famila», du réalisateur Nazih Bahraoui, lauréat du Grand Prix Aïcha de l'animation 2006, raconte l'histoire d'une famille marocaine atypique qui organise sa vie autour des programmes de télévision, en évitant toutes formes de rapports chaleureux entre ses membres.
L'autre film d'animation made in Morocco : «Blad schizophrène, Hoba Hoba Spirit ». Réalisé par Chouaib Chirrour, ce film est inspiré d'un des albums du même nom du groupe de Hayha « Hoba Hoba Spirit », Aissaouas style, H-Kayne, Tikchbila, le vélo-projecteur, Zouitina et Touiba.
Pour encourager d'avantage la création des films d'animation marocains, les organisateurs ont renouvelé l'expérience du Grand Prix Aïcha d'animation. Financé par les «conserveries» du même nom, ce prix sera decerné pour la deuxième année, le 10 mai prochain, jour de l'ouverture du festival. Le gagnant recevra un prix doté de 50.000DH.
Ce concours s'adresse à tous les auteurs marocains résidant au Maroc qui peuvent présenter leurs projets, quels que soient le genre et la technique employée. Le court-métrage d'animation présenté sous la forme d'un scénario et d'un story-board ne doit pas dépasser cinq minutes, générique compris. Il sera réalisé avant le FICAM 2008 et projeté pendant le festival. Trois professionnels composent le jury de cette année. Il s'agit de Lahsen Bakhti, caricaturiste, Mohamed Karrat, réalisateur, Nabil Rami, réalisateur, qui désignera le gagnant jeudi 10 mai 2007 au théâtre de l'Institut français.
Le lauréat sera soutenu par une société de production ou une école d'art marocaine, marraine de la réalisation et se verra remettre lors de la cérémonie d'ouverture du festival une bourse pour réaliser son film. Toujours dans le volet pédagogique, il y aura des ateliers de story-board et de bande-annonce prévus du 8 au 18 mai. Les deux ateliers sont adressés aux étudiants des écoles d'art marocaines. Le pemier atelier sera animé par le français Bruno Le Floc'h qui a travaillé pour de nombreuses séries animées dans la télévision française. En 2006, le nombre des entrées a dépassé 12.000 contre 9000 l'année précédente, 33 programmes, 2 diffusions en moyenne par film dans deux salles principales.
Source de l’article Maghress