Le 15 avril dernier, au Caire, la maison d’édition Malameh (ملامح) a reçu la visite de la police égyptienne. Cela n’a pas vraiment dérangé son propriétaire, Muhammad Al-Sharkawi (محمد الشرقاوي), car il se trouve déjà en prison.
Il lui est reproché, avec d’autres blogueurs qui relaient sur internet les protestations de l’opposition égyptienne, d’avoir appelé à la grève du 6 avril dernier (une autre est prévue le 4 mai prochain, pour “fêter” les 80 ans du raïs Moubarak : on en reparlera sans doute…)
En fait, les forces de l’ordre venaient saisir les exemplaires restant d’un livre intitulé Métro, publié il y a un peu plus d’un an. “En vertu” des dispositions très particulières de la censure locale (voir ce billet), il s’est en effet trouvé un honnête citoyen pour s’offusquer du langage utilisé dans cet ouvrage dont la couverture précise pourtant qu’il est destiné à un public adulte. L’auteur – et son éditeur – doivent donc répondre d’”atteinte aux bonnes mœurs pour cause d’utilisation d’expressions dialectales” (impossible de vraiment traduire la charge officielle, que les arabisants apprécieront : خروجها عن الآداب العامة لاعتمادها اللغة والألفاظ العامية الدارجة في سياق أحداثها).
Métro n’est pas une publication ordinaire. Cet album est le premier “roman graphique” (graphic novel) arabe. Son auteur, Magdy El Shafee (مجدي الشافعي), a débuté dans une publication pour enfants (Alaa Eddin) où il a fait la connaissance d’Ahmed Ellabad – et de son père, la mémoire du graphisme contemporain arabe, Mohieddine Ellabad : leurs encouragements étaient nécessaires pour que l’auteur aille au bout de son ambitieux projet.
Car il aura fallu cinq années de travail pour produire les 92 planches de cette histoire policière qui se déroule dans un Caire ultra contemporain et tout sauf exotique. Shihab, un jeune informaticien financièrement aux abois, attaque une banque et planque son butin dans une station du métro du Caire.
Tout le problème, pour le héros deMétro, est d’arriver à en sortir, et à s’en sortir. Pour lui, dans cet album qui se veut l’expression fidèle de l’Egypte d’aujourd’hui, avec ses manifestations où les journalistes se font sexuellement agresser par les petites frappes (بلطجة) à la solde du pouvoir (un fait-divers authentique dont a été victime une journaliste proche du mouvement Kefaya), il n’y a pas encore vraiment de lumière au bout du tunnel.
Comme pour le reste du peuple égyptien d’ailleurs…
Maintenant qu’il a été saisi, pas facile de trouver l’oeuvre de ce dessinateur qui revendique sa filiation avec Hara-Kiri et Charlie Hebdo… On peut admirer la qualité de son graphisme grâce à une bonne série de planches, traduites en anglais et visiblessur le net, ainsi que quelques dessins (cette Oraison funèbre pour un homme ordinairepar exemple. Magdy El Shafee a un site, avec son blog qui évoque (en anglais) l’interdiction de son livre.
Enfin, pour les « Facebookers », un entretien sur la chaîne Al-Jazeera.
Pour lire plus de détails sur cette affaire, voir le blog d’un jeune écrivain contemporain, Muhammad Aladdin, et dans la presse (en arabe : akhbar al-adab, Middle-East Online et al-Hayat; en anglais, cet article).
Mentionné par Magdy El Shafee, on peut apprécier également le travail du Libanais Mazen Kerbaj, mieux connu des lecteurs français, sur ces planches déjà un peu anciennes, et sur son blog.
Illustrations : dessins de Magdy El Shafee (www.magdycomics.com) et affiche – retouchée ! – d’une exposition à la galerie Townhouse du Caire (www.thetownhousegallery.com) en février 2008.
Par Yves Gonzalez-Quijano - Source de l’article CPA Hypotheses
À première vue, le Maroc peut passer pour un pays où la bande dessinée est reine : le pays abrite plusieurs festivals de bande dessinée (Tétouan, Kénitra, Casablanca) et compte à l’Institut National des beaux-arts de Tétouan, la seule filière BD de tout le continent africain.
Malheureusement, la production de BD au niveau local ou dans la diaspora reste faible et la BD reste un genre mineur au Maroc, malgré quelques récentes tentatives isolées. Tour d’horizon d’un art qui ne s’est pas encore imposé dans la société marocaine.
Les BD "politiques"
Le Maroc est l’un des très rares pays africains où la BD a servi de relais à des témoignages dénonçant des atteintes aux droits de l’homme et des exactions des forces de police et de sécurité.
En Afrique, si les dessinateurs de presse et caricaturistes ne s’en privent pas, les bédéistes sont en général plus discrets et attendent le plus souvent d’être en exil pour témoigner. Tel n’est pas le cas de Abdelaziz Mouride qui, en 2000, publie "On affame bien les rats !" (Éditions Tarik et Éditions Paris Méditerranée), témoignage poignant de ce que furent les années de plomb au Maroc. Dans la pénombre de sa cellule, l’auteur, membre fondateur du courant d’extrême gauche 23 mars, a dessiné jour après jour toutes les étapes de sa longue et traumatisante détention.
En 2004, Abdelaziz Mouride publie "Le coiffeur" (Éditions Nouiga), chronique douce-amère d’un salon de coiffure pour hommes dans un quartier populaire du Casablanca des années 70. Le propos est plus léger que dans son précédent album mais la critique sociale et politique affleure à chaque planche. Poursuivant sa démarche, Mouride travaille actuellement à une adaptation du roman de Mohamed Choukri, "Le pain nu". Professeur aux beaux-arts de Casablanca, il a également lancé le magazine "Bled’Art", premier journal de BD du pays, qui a malheureusement disparu après quelques numéros.
Autre témoignage des années de plomb, celui de Mohammed Nadranidans "Les sarcophages du complexe : disparitions forcées de" (éditions Al Ayam. 2005) qui, avec un style plus naïf, revient sur cette période et son lot de prisonniers politiques. L’auteur a été incarcéré dans un centre de détention connu sous le nom de "Complexe de Rabat". D’où le titre de la BD, associant les pénibles conditions d’incarcération des jeunes militants des années 1970 à des sarcophages.
Les BD "patrimoniales"
La bande dessinée a également été utilisée à des fins patrimoniales, en vue de raconter la culture et l’histoire du pays et d’en dessiner ses figures émergentes.
Ce fut le cas en 1979, avec "Il était une fois … Hassan II" (de Serge Saint-Michel, Bernard Duffosé et Philippe Sternis. Éditions Fayolle) qui relève cependant de l’album panégyrique.
En 1993, la trilogie "Histoire du Maroc en bandes dessinées" (de Ahmed Nouaiti, Wajdi et Mohamed Maazouzi) évoquait l’histoire nationale de la préhistoire à 1961.
En 2004, l’Institut Royal de la culture amazighe publiait la première BD en langue berbère, intitulée "Tagellit nayt ufella" (La reine des hauteurs) qui raconte les aventures d’une jeune reine luttant contre les forces du mal pour protéger son peuple. L’objectif premier de cet album d’une vingtaine de pages, réalisé par Meryem Demnati, était d’aider à la promotion de la langue et de la culture amazighe.
Mohamed Nadrani a sorti en 2007 un second ouvrage où il se penche sur un pan récent de l’histoire marocaine : la guerre du Rif. Cet album, "L’émir Ben Abdelkrim" est sorti en deux versions, arabe et française.
Enfin, le nouveau code de la famille a fait l’objet d’une adaptation bilingue (arabe dialectal et français) intitulée "Raconte moi la nouvelle moudawana" afin de le rendre plus accessible à la population aussi bien résidente au pays qu’immigrée.
D’autres productions sont également à remarquer comme celles de Jean François Chanson qui publie en 2006, "Maroc fatal" (Éditions Nouiga). L’album est constitué de quatre nouvelles racontant le destin singulier de marocains et leur rencontre souvent violente avec la mort. Le titre est un clin d’œil au célèbre "Major fatal" de Moebius. Ces histoires en noir et blanc n’hésitent pas à évoquer des thèmes dérangeants comme le hrig, les problèmes de prostitution, l’alcoolisme, les nouveaux rapports hommes-femmes, les tensions arabo-amazighes ou la corruption policière. Une des nouvelles, "Destins Symétriques", croise les destins similaires d’un occidental et d’un marrakchi. En arabe et en français, le récit est organisé en miroir, jouant sur les sens convergents de lecture des deux langues. L’auteur est en préparation d’un nouvel album, suite de "Maroc fatal", intitulé "Nouvelles maures", qui devrait sortir en juin 2008 aux éditions Nouiga.
L’Hadj Belaïd de Larbi Babahadi (Éditions Sapress, 2008) relate l’incroyable destin du chanteur marocain L’haj Belaïd, devenu une légende dans son pays. Après de nombreux petits boulots, le souissi décide un jour de se consacrer à sa passion : la musique. Il se lance en chantant l’amour et la beauté des femmes, et devient bientôt une célébrité, apprécié de Lyautey et de Mohammed V. Il enregistre de nombreux disques avec le label français Pathé Marconi. Il s’éteint en 1946 et ses chansons sont souvent reprises par la jeune scène musicale marocaine. Ce premier album au dessin simple et efficace est une réussite. Les textes sont en français, amazigh et arabe. L’auteur prépare avec son frère d’un nouvel album "Les racines d’Argania" portant sur la partie marocaine de la mythologie grecque.
L’agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg a sorti, il y a peu, un album "Tempête sur le Bouregreg" (Dessins : Hassan Manaoui. Scénario : Miloudi Nouiga) pour expliquer aux plus jeunes leurs travaux qui vont profondément modifier les villes de Rabat et de Salé. Miloudi Nouiga a réalisé un album "Les objectifs du millénaire" sur les droits des enfants au Maroc pour le PNUD en 2006. Ces deux albums ont été distribués gratuitement aux écoles marocaines par ces institutions.
Enfin, les étudiants de l’Institut royal des beaux-arts de Tétouan qui publiaient leurs travaux au début des années 2000, au sein du magazine "Chouf", disparu depuis, ont récemment récidivé avec un fanzine en ligne, Livre, dont deux numéros sont déjà parus sur Internet.
À l’étranger, peu de professionnels marocains se sont fait remarquer dans le milieu du 9ème art. On peut citer Youssef Daoudi, qui a terminé en septembre 2007 "Sueur aux tripes" le dernier volume qui complète "La vie est dégueulasse" (2005) et "Le soleil n’est pas pour nous" (2006) ; les deux premiers tomes de La trilogie noire de Léo Mallet, sur un scénario de Bonnifay (éditions Casterman). Installé et publié en Europe, il était dessinateur de presse pour "La vie économique" de 1995 à 1997 sous le nom de "Yozip".
Atif Khaled est diplômé de l’Institut de la Bande dessinée d’Angoulême. Il a publié entre 2005 et 2007 les trois tomes des "Chroniques de Centrum" (Soleil Édition), adaptation du roman de Jean Pierre Andrevon qui en assuré le scénario. Il a également dessiné le tome 8 de la série Kookaburra Universe, (2007).
Othman Berrada, jeune dessinateur débutant, serait en train de travailler sur un scénario de Trondheim. Avant de faire une école d’art en France, il a fait les beaux jours du journal scolaire "Carpe Diem" lors de son passage au lycée Descartes de Rabat.
Signalons encore d’autres dessinateurs en lien avec le Maroc : Daphné Collignon, auteur de "Coelacanthes" (2 tomes) et de "Le rêve de pierres" (avec I. Dethan, aux éditions Vents d’Ouest) réside au Maroc.
Patrick Morin a décroché le premier prix "jeune talent" au dernier festival d’Angoulême avec une BD humoristique sur le Maroc qu’il connaît bien.
Les talents existent, les envies ne manquent pas. Certains éditeurs comme, Miloudi Nouiga, aimeraient publier plus de BD, mais l’absence de marché réel empêche tout développement prévisible du 9ème art dans le pays. La solution passerait sans doute par la production d’ouvrages en noir et blanc, à couverture souple, diffusés hors des réseaux traditionnels du livre.
Par Jean François Chanson (Auteur français de BD, résidant et publiant au Maroc) et Christophe Cassiau-Haurie - Source de l'article Africultures
À longueur de journée, elle imagine des histoires à l'eau de rose. Normal : cette jeune dessinatrice née à Madagascar est la première Française auteure de mangas.
Elle a le visage doux et des yeux aussi ronds que ceux des personnages de bandes dessinées japonaises qu’elle croque. Jeans, baskets blanches et tee-shirt rose bonbon, Jenny vit dans un monde de midinettes. Presque de poupées Barbie. Pour comprendre son univers, direction le grand Orient. Pas la loge maçonnique, bien sûr, mais le pays des geishas, des samouraïs et des kogyarus, ces désormais célèbres lycéennes en minijupes. Et, surtout, le pays des mangas (« images dérisoires », en français), ces bandes dessinées en noir et blanc, sur papier recyclé, que les Japonais avalent goulûment au rythme d’une par semaine avant de les jeter à la poubelle.
Pas encore la trentaine, Jenny est déjà une pionnière, la première française auteure de mangas. Autrement dit, une « mangaka ». Une aventurière du monde de la BD qui a troqué Tintin, Spirou et autres Thorgal contre Candy, Nicky Larson et Dragon Ball, personnages bien connus du jeune public francophone depuis l’invasion des programmes télévisés, dès la fin des années 1980, par les dessins animés japonais.
Pourtant, Jenny a une affection particulière pour Yota, Moemi et Takeshi, les héros d’un best-seller planétaire, Video Girl Ai, du Japonais Masakazu Katsura, publié en français au milieu des années 1990 par les éditions Tonkam. Garçon timide, Yota brûle de passion pour Moemi, qui n’a d’yeux que pour Takeshi, le meilleur ami de Yota Quoi de plus universel !
Cette histoire mêlant amour, action et science-fiction a illuminé l’adolescence difficile de la jeune femme. Et l’a profondément inspirée.
Dessiner pour se protéger
Née en 1979 à Antananarivo, Jenny Rakotomamonjy débarque à l’âge de 3 ans – haute comme trois litchis – dans la grisaille francilienne. Son père musicien a fondé un groupe avec ses frères et se produit régulièrement à Paris, dans le très chic hôtel Meurice. Toute sa famille le rejoint bientôt. Jenny grandit avec ses trois surs dans un quartier pavillonnaire de banlieue.
« Nos parents ont fait le choix de nous éduquer à la française, raconte-t-elle. Ils ont eu raison. Nous n’avons jamais eu de mal à nous intégrer. Je suis née à Madagascar, mais j’ai grandi et vécu ici. Bien sûr, comme beaucoup, j’ai eu à subir les quolibets de certains dans la cour d’école : « Bamboula », « noire neige » Mais ça ne m’a pas empêchée d’aller de l’avant. » Pourtant, elle ne conserve pas un très bon souvenir de son adolescence. Jenny est bonne élève, mais mal dans sa peau. Elle n’a pas d’amis et devient vite le souffre-douleur de ses « camarades » de classe. L’âge ingrat
« Aussi loin que je me souvienne, dit-elle, j’ai toujours dessiné. Avec passion et en autodidacte. Au départ, c’était un refuge. Dès l’âge de 14 ans, j’ai esquissé les planches de mon premier manga. » Cette marotte ne la quittera plus. Après le bac, c’est tout naturellement qu’elle s’oriente vers les cours d’arts plastiques du Centre Saint-Charles, à la Sorbonne, où elle est formée par Séra (L’Eau et la Terre, éd. Delcourt). Elle intègre ensuite l’école des Gobelins, spécialisée dans les métiers de l’image, où elle se forme au cinéma d’animation.
Le Papillon - Antoine Antin & Jenny Rakotomamonjy (2002)
Son diplôme en poche, elle réalise en 2002, avec Antoine Antin, son premier court-métrage d’animation, Le Papillon, produit par les studios Bibo Films, auxquels l’on doit la récente série des humoristes Éric et Ramzy, Moot Moot, diffusée sur Canal+. Le Papillon reçoit le prix Canal J du jury junior du Festival international du film d’animation, à Annecy. Jenny rejoint alors les studios Marathon Animation, où elle travaille sur le story-board de Totally Spies, un dessin animé à succès diffusé sur le réseau Cartoon Network, aux États-Unis, et sur TF1, en France.
À 25 ans, tout lui réussit, mais elle n’a pas oublié son premier hobby : le manga. Lors du festival BD de Bercy-Village, à Paris, elle rencontre Thierry Joor, le directeur littéraire des éditions Delcourt, à qui elle présente Pink Diary, le shojo (manga destiné aux jeunes filles) sur lequel elle travaille depuis plus de dix ans. Une histoire d’amours adolescentes. Immédiatement séduit, Thierry Joor accepte de l’éditer.
Jenny en est presque surprise. Certes, la France a découvert les mangas il y a déjà dix ans, mais essentiellement par le biais de traductions de best-sellers japonais. Les productions françaises sont encore inexistantes. « Je suis arrivée au bon moment », reconnaît-elle aujourd’hui. De fait, l’année précédente, en 2003, le Festival de la bande dessinée d’Angoulême a, pour la première fois, récompensé un manga, Quartier lointain, de Taniguchi (prix du scénario).
Stakhanoviste à la japonaise
Premier shojo francophone, Pink Diary sort en 2005. Jenny s’y consacre corps et âme et abandonne le dessin animé. Elle installe son bureau dans sa chambre, dessine plus de dix heures par jour et produit plus de quinze planches par semaine. Bref, elle adopte le rythme de travail japonais. Tous les six mois, un nouveau tome paraît. À cette allure, pas question de sortir et de prendre un verre entre amis. Son mari, Alexis Coridum, l’assiste. À eux deux, il leur faut trois mois pour concevoir, écrire et dessiner un volume.
En librairie, le succès est au rendez-vous, même si les fans de mangas se montrent plutôt critiques : trop classique, stéréotypé, manque de personnalité, sens de lecture occidental et non japonais (de droite à gauche) Mais lorsque l’on sait que les meilleures ventes de mangas avoisinent 50 000 exemplaires, exception faite de Naruto, de Masashi Kishimoto (130 000 exemplaires), les 20 000 exemplaires vendus du premier tome de Jenny sont plus qu’appréciables. Suffisamment, en tout cas, pour permettre au couple de vivre de ses uvres. Le huitième et dernier volume de cette série à l’eau de rose, qui a reçu le prix Anime et Manga de la meilleure BD, sortira en mai.
Aujourd’hui, Jenny est de tous les grands rendez-vous mangas en France. Elle s’est fait un nom. « J’ai ouvert une voie et cela me rend fière. Finalement, le plus dur a été de m’imposer en tant que femme. La BD est encore un monde d’hommes. »
En revanche, jamais au grand jamais, jure-t-elle, ses origines malgaches ne lui ont été préjudiciables. « En France, on ne s’est jamais étonné que je sois mangaka. En revanche, les journalistes malgaches me renvoient toujours à mes origines et me demandent pourquoi je n’écris pas une histoire qui se déroulerait à Madagascar. Mais quand j’ai quitté l’île, j’étais encore toute petite. Je n’en ai guère de souvenirs. La dernière fois que j’y suis allée, c’était en 2004, pour présenter mon fiancé à ma famille. Cela faisait dix ans que je n’y avais pas remis les pieds. Aujourd’hui, je regrette simplement que mes parents ne m’aient pas appris le malgache pour me permettre de discuter avec ma grand-mère. Mais ma vie est ici, en France. »
Par Séverine Kodjo-Grandvaux -Source de l'article Jeune Afrique
Trois Fidèles Sponsors et Un Nouveau Partenaire au Profit de la Technologie Dédiée à la Jeunesse Tunisienne
Voilà déjà trois ans que la coupe de Tunisie des Jeux vidéo (CTJV) (www.coupedetunisie.com) est née grâce à la volonté de jeunes passionnés du gaming.
A l’image de ce même objectif, L’opérateur historique « Tunisie Télécom », L’Arab Tunisian Bank « ATB » et Versus l’ordinateur; se sont engagés aux cotés de TunisiaGames, organisateur de ce rassemblement, et ce, pour la 4ème édition de la coupe, qui se déroulera en marge de la fête de la jeunesse, du 20 au 23 mars 2008 à la Cité des Sciences de Tunis.
En effet, TUNISIE TELECOM, encourageant l’initiation des jeunes à la technologie, vient de renouveler sa confiance en signant pour la deuxième année consécutive. Outre la présence de TT sur les divers supports de communication, l’opérateur se voit attribué une discipline entière à ses couleurs, Trackmania Nations by Tunisie Telecom.
L’ARAB TUNISIAN BANK, La banque des Jeunes sans aucun doute, partenaire depuis 2005 (date de naissance de cet événement), dans le cadre de sa politique commerciale et socio culturelle, réitère sa participation au ralliement des nouvelles technologies, le divertissement et le sport.
VERSUS L’ordinateur, interlocuteur privilégié de la jeunesse tunisienne, de part son engagement dans le projet présidentiel : Le PC Familial, met à disposition des 1000 participants, toute la logistique nécessaire pour la réussite de ce rassemblement.
Par ailleurs, l’organisateur, TunisiaGames™, est honoré d’annoncer la signature d’un nouveau partenariat avec VOCALCOM Tunisia, Editeur de solutions et de technologies pour les centres de contacts. Sachant que les solutions VOCALCOM, ont été reconnues d’intérêt pédagogique par le ministère de l’éducation nationale en France, La Filiale Tunisienne s’est engagé pour un partenariat de deux années consécutives, annonçant ainsi sa volonté d’accompagner les jeunes et les NTIC en Tunisie à long terme.
Nous sommes heureux de noter que la connivence et la convivialité qui se sont installées au fil du temps entre l’ensemble des intervenants de l’événement : organisateurs, partenaires, médias, joueurs et le public ; seront au rendez vous à partir du 20 mars 2008.