mercredi 22 avril 2009

Tunisie: Couronne 3D pour Lakhdhar superstar

Lakhdhar, le petit homme vert est couronné superstar de la pub en Tunisie. Parce que Pixel One le vaut bien. Interview pour comprendre les dessous d’un succès. Ta9them ?
Sans surprises, le grand gagnant de la soirée des Pros de la Com du 17 avril, n’était autre que : Lakhdhar, la star de la Pub tunisienne, mise sur orbite par Pixel One Studio, l'une des étoiles montantes des studios de création d'effets visuels numériques (3D) en Tunisie. Une boîte fondée par Anis Mzali 32 ans (gérant, titulaire d’un DEA en commerce internationale) et Wassim Makni 30 ans (Modélisateur 3d, maîtrisard en commerce). Un duo soutenu par une équipe soudée, formée de Walid Ben Abdel Kader, Rami Gharbi et Abdel Djalil Ben Aissa. Ce qui distingue la boîte, c’est qu’elle a compris l’utilité du Net dans la promotion de leurs produits et de leur art 3d. On remarque d’ailleurs l’omniprésence de leurs créations sur des sites spécialisés du 3d comme : www.3dvf.com, sur des blogs comme : www.blogg.org et sur… Facebook. On y trouvera un groupe spécial « Ta9them» qui compte 78535 fans. Sans compter les photos de Lakhdhar, et de Kix, les séquences vidéos et tout récemment des sonneries pour nos GSM « Takthem…Mahaeêh.. ! » etc…. Mais ce qui attire plus l’attention de l’internaute, ce sont les opérations de séductions en ligne par le biais des plateformes internationales d’échanges vidéo.
Des initiatives qui ont alimenté le Buzz sur le net et focalisé l’attention des internautes... et pourquoi pas d’éventuels clients. Ce n’est pas pour rien que Pixel One cartonne dans les Pub, en Tunisie ! Interview.

teKiano: Comment vous avez eu l’idée de lancer Pixel One Studio?
Anis Mzali et Wassim Makni : C’était logique après l’échec des nos deux précédentes boites : Inside Production et Groupe Equinoxe. Et vu qu’on connait les backgrounds de ce genre d’entreprises, c’était quasi impossible qu’on soit des simples salariés dans une boite de pub. En plus, le terrain à cette époque (en 2005), était encore vierge. Alors, on a décidé de partir en solo et d’ouvrir notre propre boite. Surtout que plusieurs de nos anciens clients nous ont encouragés à nous lancer dans un nouveau challenge, au vu de la qualité de notre travail. La fidélisation est très importante dans ce domaine. C’est une condition incontournable pour la réussite d’une boîte.

Lakhdhar est devenu la star de la Pub Tunisienne. Comment est née l’idée de ce petit homme vert ?
Pour être sincère avec nos lecteurs, l’idée de base des deux personnages du spot publicitaire Duo était celle du client (ICT). Ce dernier voulait un concept qui se base sur 2 personnages originaux avec des dialogues centrés sur la notion de partage.
Il nous a fallu juste 2 secondes pour donner vie au personnage de Kix. Par contre, la naissance de Lakhdhar s’est vraiment faite dans la douleur. On a proposé au client 3 modèles et aucun ne l’a convaincu. Et après des pourparlers assez houleux avec le client, et dans un moment de désarroi et de folie, Lakhdhar tel que vous le connaissez a vu le jour. Il était l’anti propositions des 3 modèles proposés avant lui. Un truc débile avec un ventre bien accentué, un nez rouge et un regard naïf.

Le pourquoi du choix de la couleur verte ?
Et pourquoi pas le vert ? (Rires). Vous imaginez Lakhdhar en bleu ou bien en rouge ? Pour vous tout dire, au début on a essayé plusieurs formules : la couleur chair, le gris etc… On a vu que le vert épousait le plus la nature de Lakhdhar, vu que ce dernier représente un cocktail de reptiles, amphibiens et autres batraciens. Donc il ne peut qu’être un vert Bizarroïde !

Peut-t-on dire que le personnage de Lakhdhar s’est inspiré de personnages mythiques du grand écran Hollywoodien tel que : Hulk, Shrek, Mars Attacks, Goloum (celui du Seigneur des anneaux) etc… ?
Pas du tout ! « Mahaeêh… », Comme le dit Kix. D’ailleurs, il n’y a pas de comparaison. Il est vrai que Lakhdhar incarne le personnage d’un extra-terrestre et semblable aux trois premiers par sa couleur. Mais, un E.T ou bien un ORC doit être vert ! Il est loin d’être un super-héros. Mais c’est la coqueluche des tunisiens de 7 à 77 ans.

Les dialogues nous rappellent celles du célèbre cartoon « Krinet Echalouech ». Et ce que vous vous êtes inspirés de ce cartoon ? L’utilisation du dialecte tunisien est-elle délibérée ?
Sympa la comparaison avec « Krinet Echalouech ». Mais, ça n’à rien avoir. « Mahaeêh… ! » (Rires). Le faite que Lakhdhar et Kix parlent le dialecte tunisien « Eddarja » est l’une des forces du personnage. Car, avec ce script toutes les tranches de la société tunisienne seront concernées par le discours que proposent ces deux personnages. En plus, les mots ont été soigneusement choisis. Car ce spot a une vocation divertissante.

Quels sont les techniques et les logiciels qui ont permis la réalisation de Lakhdhar et Kix ?
Il n’y a pas de techniques particulières. C’est de la modélisation 3D. On a utilisé des logiciels accessibles à monsieur tout le monde. Des logiciels qu’on peut graver chez n’importe quel commerçant à 1 Dinar le CD (rires). Mais, pour répondre à votre question, on a utilisé des ordinateurs qui ont la configuration suivante : Biprocesseur Xeon 3Ghz 2 GO RAM Quadro FX 3450 et des logiciels que tous les infographistes utilisent de nos jours comme : 3D STUDIO MAX, Mudbox , Combustion et Photoshop... Ce ne sont pas les logiciels qui font de bons modélisateurs ni li les meilleurs infographistes. C’est une question de savoir-faire.

N’avez-vous pas peur d’être « emprisonnés» par Lakhdhar et sa success-story?
Franchement, on est quelque part déjà prisonniers de cette réussite. Tous les clients qui nous contactent depuis la montée de l’étoile de Lakhdhar, nous sollicitent pour qu’on leur crée des personnages au même succès que Lakhdhar. Pixel One Studio est devenue assimilée à Lakhdhar alors qu’on a créé d’autres personnages tout aussi sympas. Volcano, par exemple, a eu un succès éblouissant en Lybie. En plus, on ne peut jamais prévoir le succès d’une campagne publicitaire. On n’est pas des médiums qui avec leur boule de cristal peuvent prévoir systématiquement le succès. On garantit la qualité de nos produits mais le succès reste tributaire de plusieurs facteurs qui sont hors de nos compétences.

Envisagez-vous de faire migrer Lakhdhar et compagnie sur grand écran dans un long ou court métrage comme Toy Story, Shrek, Madagascar, Cars, etc...?
C’est le rêve de toute boite de modélisation 3d. Vous venez de citer des idoles pour nous (et le duo nous montre leur Vidéothèque avec Cars et d’autres films 3d). Il faut savoir que Lakhdhar est une marque déposée et qui ne peut être utilisé que dans les spots publicitaires du client qui l’a commandé, comme le stipule le contrat. Mais, on vous avoue qu’on est très tenté par un long métrage et non par un court métrage. Car ce dernier n’est pas un projet rentable. Les courts métrages sont destinés à être présentés dans des festivals puis à se ranger dans les archives. Mais monter un long métrage n’est pas une mince affaire. Tout d’abord le marché tunisien n’est pas preneur de tels projets. En plus, le budget d’un long métrage est très lourd. Sans oublier que le nombre des techniciens en Tunisie qui ont les compétences nécessaires pour réaliser un tel projet est assez limité. On a grosso modo seulement une vingtaine de modélisateurs. Alors que le générique de Toy Story, par exemple, qui est d’une durée de 10 minutes a sollicité 600 techniciens modélisateurs 3d, chacun spécialisé dans une technique bien précise. Vous imaginez ! On a encore du chemin à faire pour former le nombre de spécialistes nécessaire pour de tels projets. Sachant que les écoles spécialisées dans la modélisation 3d ne sont pas nombreuses en Tunisie. La qualité y est mais la quantité reste à espérer. Mais on peut vous assurer que d’ici 15 ans on aura notre film 3d 100% tunisien.

Y a-t-il d’autres personnages en cours ?
Oui, Monsieur. On est en train de travailler sur d’autres personnages qui seront très différents de ceux de Lakhdhar et de Kix. On vous laissera l’occasion de les découvrir sur le petit écran. On est désolé, mais on ne peut pas vous dévoiler ni leurs maquettes ni leurs noms. Il faut savoir que dans le monde de la Pub le pompage des idées est monnaie courante. Pour percer et réussir dans le domaine de la Pub, il faut être cachetier et garder bien ses idées au coffre fort jusqu’au jour J. Les idées et les projets sont donc TOP SECRET ! (rires)…

Aux Etats-Unis, la simulation 3d a aussi conquis la Justice, avec des reconstitutions des scènes de crimes et des accidents. Elle représente ainsi un argument de poids dans les plaidoiries. A part la Pub, Pixel One Studio envisage-t-elle de conquérir d’autres marchés ?
Bien évidemment ! Il faut savoir qu’à part le monde de la pub, on est parmi les leaders dans… l’immobilier! Des affiches et des spots en 3d comme ceux du Golfe de Dubaï ou bien la baie (la marina) de Gammarth ont eu un très grand succès. On est déjà partenaire avec le groupe immobilier Bouchammaoui, en lui faisant des films en 3d et des maquettes (story board de luxe) de leurs projets. Et dans le domaine audiovisuel on participer dans certaines aventures comme celle de « Ettalfza Jayya » où on ajouté quelques éléments ou effacer par exemple la marque sur une bouteille. Disant des petites incursions pas plus. Le meilleur reste à venir. Mais, on se pose toujours la même question : A quand un film tunisien avec des effets spéciaux et des scènes tournés en studio comme ceux Matrix etc.., ? On déplore l’absence de grands studios. Le problème en Tunisie, c’est qu’on ne manque pas de compétences dans tout ce qui est High-Tech mais en revanche plusieurs spécialités nous font défaut. Comme par exemple ; on a passé 3 mois à chercher un bon scénariste pour nous offrir un truc original. On est obligé d’être la plupart du temps à la fois modélisateur et scénariste.

Le mot de la fin ?
On remercie tout ceux qui ont cru en notre talent, nos clients qui nous donné confiance, le groupe (ICT), un grand merci à nos familles et on vous promet plein de surprises à découvrir prochainement sur le petit écran.
Propos recueillis par Abdel Aziz Hal - Source de l'article Tekiano

“Alger, baie des bulles” Lancement de la 2e édition du FIBDA et participation au Panaf

Des bédéistes d'une bonne trentaine de pays ont déjà confirmé leur présence et leur participation à la 2e édition du Festival international de la bande dessinée d'Alger, qui a pour slogan cette année “Alger, baie des bulles”, qui se tiendra du 14 au 18 octobre prochain à l'esplanade de Riadh El Feth. 


Le Fibda prendra également part au Panaf avec quatre activités et la présence surtout d'une vingtaine de bédéistes africains et celle très attendue du bédéiste musicien Barly Baruti qui animera un concert haut en… bulles ! 
Au cours d'un déjeuner au restaurant El Boustane, dimanche dernier, qui a rassemblé certains représentants de la presse nationale ainsi que quelques membres du commissariat du Festival international de la bande dessinée, il n'y avait de bulles que celles des BD.
En effet, la commissaire du Festival international de la bande dessinée d'Alger, Dalila Nedjam, a annoncé la tenue de la seconde édition du Fibda du 14 au 18 octobre prochain, ainsi que le lancement, depuis le 17 avril dernier, des concours nationaux et internationaux. Pour la partie nationale, il sera question d'un “concours espoir scolaire destiné aux élèves de 9 à 16 ans. Il consacrera la meilleure œuvre originale sur deux planches”, d'un concours “jeunes talents” ouvert aux dessinateurs de 18 à 35 ans et qui récompensera le meilleur récit complet avec à l'issue l'édition d'un album. Le lauréat sera invité au Fibda en tant qu'auteur, ainsi qu'un concours national pour la réalisation de la meilleure affiche du Fibda 2009 qui a pour slogan cette année “Alger, baie des bulles”. 
Quant au concours international, il concerne tous les bédéistes (nationaux et étrangers). Ceux-ci devront présenter “une œuvre de bande dessinée originale, inédite ou éditée entre 2008 et 2009.” Et ce sera le jury international qui départagera les œuvres des bédéistes et attribuera ainsi 6 prix, notamment celui du meilleur album en langue française, le meilleur album en langue arabe (ou tout autre langue hormis le français), le meilleur projet en cours, le meilleur fanzine (ou journal de bande dessinée), le meilleur scénario et le meilleur graphisme. Notons également que les styles et les sujets sont libres.
La clôture des inscriptions a été fixée au 30 juin prochain. En plus de ces concours, le Fibda s'articulera autour de plusieurs activités entre expositions, hommages, conférences, ventes-dédicaces, spectacles et ateliers. En effet, les amateurs du neuvième art ne sauront plus où donner de la tête, tant les activités sont multiples et diversifiées. Toutefois, elles se tiendront toutes au même endroit : l'esplanade de Riadh El Feth. En fait, le Fibda comptera 6 expositions, citons entre autres celle au Mama consacrée à l'œuvre du bédéiste belge et invité d'honneur de cette 2e édition, Etienne Schreder, une autre dédiée à la BD en Afrique du Sud (le pays invité), ou encore l'exposition de Slim qui rassemble ses œuvres complètes, avec des dessins inédits. Deux hommages seront rendus également durant le Fibda, à Sid Ali Melouah avec une présentation de ses œuvres de son parcours ; ainsi qu'un hommage… plutôt clin d'œil, à la Palestine intitulé “Regard sur la Palestine à travers la BD”.
D'autre part, les conférences seront très riches, notamment celle sur la femme et la bande dessinée, ou encore celle de Francis Groux, sur l'histoire du festival le plus prestigieux du monde dédié à la BD qu'il préside, d'Angoulême. L'année dernière, les étudiants de l'Ecole des beaux-arts ont eu droit à une conférence sur la transformation d'une BD en film d'animation. Cette année, les horizons s'élargissent, et ce sera la BD et le cinéma. De plus, plusieurs ventes-dédicaces seront organisées dans les différents stands à l'esplanade de Riadh El Feth et des spectacles égailleront les nuits algéroises automnales.

Le Fibda au Panaf

Par ailleurs, Dalila Nedjam a également révélé au cours de ce déjeuner que le Fibda prendra part au 2e Festival culturel panafricain avec 4 activités : une exposition, un concert, un recueil de contes africains et une résidence d'écriture. Cette dernière rassemblera 8 pays d'Afrique subsaharienne, à raison de 2 bédéistes par pays. Ils auront pour objectif l'élaboration et la réalisation d'une BD africaine inédite. De plus, une exposition africaine collective regroupera 200 planches originales. 
Et puis, il y a ce projet de recueils de contes, si ambitieux, mais tellement grandiose, car le but étant de raconter un conte africain à travers le neuvième art. Et pour rendre cette participation inoubliable, Alger recevra un homme aux multiples facettes : auteur, compositeur, interprète et bédéiste. Barly Baruti viendra partager, avec ses 13 musiciens, la passion des bulles. 

Par Sara Karfi - Source de l'article Djazairess et Liberté

mercredi 15 avril 2009

Game breakers


At Vertex Animation Studios, in Dubai's Studio City, a group of game developers are working on the early production phases of a video game called Timeless: Chronicles of Atlantis. Windows Magazine's Gareth van Zyl had a chat with the game's Technical Manager, Ahmad Jadallah, about the game's development.

Close to Dubai's Autodrome, amongst various office buildings rising from the desert sands, is Vertex Studios in Dubai's Studio City where a group of game developers are working on the early production phases of Timeless: Chronicles of Atlantis. Timeless is set to be a next generation action adventure game in which gamers play a character from Dubai who travels through different settings and different time periods.
The game is being made for the PC and next-generation consoles such as the Xbox and Playstation 3 and whilst Chronicles of Atlantis will include multiple playable characters, multiple weapons and multiple enemy types; the game's settings will also vary from an apartment in modern day Dubai to a Spanish village under Muslim rule in 8 AD.
With settings such as these, the team at Vertex are trying to ensure that the look and feel of Timeless encapsulates the culture, history and essence of the Middle East. Many of the game's characters and stories will be from the Middle East as well.
Vertex Animation Studios' Technical Manager, Ahmad Jadallah, is not willing to disclose too much information about Chronicles of Atlantis' game-play just yet. However, he has told Windows Magazine that Timeless could have 8 or 9 levels with around ten hours game-play and three difficulty levels. The game will include multiple approaches to different puzzles; so, one player might progress through a stage by adopting a stealthy approach, while another player might want to fight their way through a stage.
After Jadallah showed us two early stages of the game, it's clear that the team at Vertex Studios are working hard at perfecting the game's small details such as artificial intelligence (AI), shading, texture and 3D effects. Some aspects of the game are being developed all over the world but the bulk of the game is being developed at Dubai's Vertex Studios.
This company has been working on the game for the past year and a half, with the game predominantly being in the pre-production phase during this period. In this phase, they have been working on issues such as the storyline, the characters and the setting; and they're now at the finishing stages of a prototype or demo of Timeless.
The game should be in full production then very soon, with a team of up to 20 people consisting of members from the Middle East and other parts of the world.
When talking about the team behind the game's production, Jadallah says, "We play games all the time. The development team are core gamers at heart, and we examine all the new products."
Once Timeless has gone through the whole production process, it will undergo localisation and focus group testing, and once it has a publisher, the game will be released worldwide, with Vertex Studios saying that the release date is predicted for some time in 2010.
Timeless is not the first game to be developed in the Middle East though. There have been other games made in the Middle East that represent Arabic history and culture as well such as Quarish, touted by the game's developer, Afkar Media, as being the "first Arabic 3D real time strategy game (RTS)".
Quarish tracks the origin of Islam in desert Arabia from 590 BC through its evolution until it builds into a state. Quarish was developed by Syrian company Afkar Media, which is headed up by renowned Middle East game developer Radwan Kasmiya, who has been highly active in games development in the Middle East for a number of years.
But Timeless in particular has received great interest in the Middle East with Intel Capital recently investing in Vertex Studios. Intel Capital, the chip giant's global investment organisation, recently invested in Conservus International, Pulse Technologies and Vertex Animation Studio from its Middle East and Turkey fund.
Intel Capital is providing both funding and technology to these investments as Intel Capital is Intel's global investment organisation that makes equity investments in technology start-ups and companies across the globe. It invests in a range of companies offering hardware, software, and services targeting enterprise, home, mobility, health, consumer Internet, semiconductor manufacturing and clean technology.
Arvind Sodhani, president of Intel Capital and executive vice president of Intel has been quoted on ITP.net recently as saying that while Intel Capital is cautious about investing, it stills see opportunities for new ventures.
"These investments are testament to our commitment to invest in the Middle East, coming on top of our investment in Sphere Networks in November last year [2008] and we will continue to seek, and find, investment opportunities.
"We are always very careful in our investments, and look at the macro situation of the area we are investing in, as well as the industry sector, but that is something we do on an ongoing basis. What we are looking for in our investments is a unique characteristic, unique technology or unique products that people are going to want, notwithstanding the current environment," he added.
The companies that Intel has invested in have received both cash funds, and technology support from Intel, in a variety of areas, as well as support to further grow the companies. Vertex Studios, in particular, will initially work with Intel in the development of its next generation video game with Vertex gaining access to Intel's expertise in areas such as optimising graphics performance and the use of processor technology to deliver superior performance.
If you want to find out more information about Timeless, you can visit the Timeless: Chronicles of Atlantis website. The website to visit is www.timeless.ae and on this site you can also sign up with the newsletter online. Apart from game's development, Vertex also develop virtual reality applications and animated movies and shorts.
With Chronicles of Atlantis' development and the relevant interest it has been receiving from companies such as Intel, the team at Vertex are confident that Chronicles of Atlantis will become a success story that will spur on even further games development in the Middle East - we'll definitely be watching this space.

jeudi 9 avril 2009

Neuvième édition du Festival international de cinéma d’animation de Meknès : 40 courts métrages en compétition


Neuvième édition du Festival international de cinéma d’animation de Meknès : 40 courts métrages en compétitionLes amoureux de films d’animation n’auront d’yeux prochainement que pour la ville de Meknès. La capitale ismaïlienne s’animera durant dix jours, du jeudi 7 au vendredi 15 mai prochain, à l’occasion de la neuvième édition de son très convivial et désormais prestigieux Festival international de cinéma d’animation (FICAM). 
L’animation arabe et africaine est à l’honneur à cette neuvième édition qui propose au public jeune et adulte et aux nombreux professionnels de bons moments de détente à travers diverses activités prévues dans le cadre de cette manifestation mettant en lumière l’animation. 
A la veille de la célébration de la première décennie du Festival, on peut dire que les organisateurs n’ont pas dormi sur leurs oreillers. Pour marquer de manière définitive et claire son encrage  dans le cercle très fermé des grands rendez-vous mondiaux de l’animation, l’Institut français de Meknès mise sur une programmation combinant professionnalisme, objectivité et découvertes. A laquelle s’ajoutent les traditionnelles initiatives qui ont accompagné le Festival depuis sa création et grandement contribué à construire sa jeune et impressionnante réputation. 
Un cocktail qui a séduit de grands noms de l’animation et fait de ce rendez-vous une référence dans la région et même au-delà. Au point de le hisser au premier rang des événements dédiés à l’animation en Afrique et dans le monde arabe. 
L’une des recettes de ce succès réside dans sa programmation dont les principaux axes ont été dévoilés lors d’une rencontre avec la presse mardi 7 à Casablanca. Et animée par Mme Marie-Annick Duhard, directrice de l’Institut français de Meknès. 
Pour sa neuvième édition, le Festival propose un programme qui comprend la projection d'une soixantaine de films dont des avant-premières, expositions, ateliers de formation, conférences et remise d'un prix consacrant le meilleur scénario aux jeunes talents marocains, entre autres. 
L’édition 2009 sera marquée par la première compétition internationale du court-métrage d’animation qui mettra aux prises 40 films sélectionnés par un jury composé de spécialistes et professionnels de l’animation internationale. 
Le Festival propose aussi de découvrir les meilleures productions de l’animation française. Avec au programme, la projection en avant-première de « La véritable histoire du chat botté », qui sera projeté en présence des metteurs en scène de renom Deschamps et Macha Makeïef, et de « Mia et le Migou » de Benoît Chieux, auteur de la création graphie de « Ma petite planète chérie ». Le Festival donne carte blanche au studio  Les films de l’Arlequin qui présentera à cette occasion des épisodes de leur série « Une minute aux musées, les arts de l’islam » et la série « Les belles histoires de Pomme d’Api ». Ces projections auront lieu en présence respectivement de la productrice Dora Benousilio, du réalisateur Hoël Caoussin et du  chanteur helvétique pour enfants, Henri Dès. 
L’IF de Meknès abritera dans le même cadre une exposition intitulée « Collectif Lab 212 » en présentant des installations numériques interactives et novatrices. 
Un coup de projecteur sur le cinéma d’animation britannique est aussi annoncé lors de cette édition. Une occasion pour le Festival de rendre hommage à une animation considérée parmi les meilleures au monde. L’opportunité aussi pour le public de découvrir des œuvres d’excellente facture de grands noms de l’animation comme Erica Russel, Barry Purves (considéré comme l’un des maîtres du cinéma d’animation de marionnettes), David Sproxton (deux nominés aux Oscars dans la catégorie meilleur court métrage) et Darren Walsh (prix de la meilleure direction commerciale aux British animation Awards 2008). En plus des cartes blanches qui seront proposées aux producteurs et designers de films d’animation. 
Le public aura le loisir d’apprécier des films venant aussi du Japon, des Etats-Unis sur les différents sites du Festival. 
Enfin, le court métrage « Révolution » d’Aziz Oumoussa, Grand Prix Aïcha de l’animation 2008, sera présenté en ouverture de cette édition. 
Source de l'article  Libé Maroc

vendredi 20 mars 2009

Les films d’animation à l’honneur au Festival du Film Tunisien à Paris


Cette année encore les films d’animation seront à l’honneur lors du Festival du Film Tunisien à Paris.
Bien que la production soit encore naissante, le Festival du Film Tunisien à Paris a pris le pari de montrer et encourager ce genre cinématographique, car le genre dénote un dynamisme à fort potentiel. Nous vous présentions l’année dernière “Les Naufragés de Carthage”, une production de Cinétéfilm et c’est le court métrage Ryeh de Lotfi Mahfoudh et L’enfant Roi de Mohamed Houssine Grayaa que nous vous proposons de découvrir.

RYEH Sinopsis

Ryeh Fr - Un ingénieur, Seïf, sur un gros chantier, se souvient des évènements qui ont marqués son enfance. Il évoque sa découverte des mouvements et de la puissance des vents, ses premiers émois amoureux, ses études, ses premières déceptions, ses joies et ses deuils, tout en dirigeant l’installation de l’immense champ d’éoliennes qui éclairera son village natal et toute la région environnante.
 Eng - Seif is an engineer. He recalls the events which have marked his childhood, how he discvered the movement and the power of the wind, his first love, his studies, his first disappointments, joys and sorrows. As he does so, he directs the installation of a large wind farm which will provide power to his village and the surrounding area.

Fiche technique

Réalisation / Director Lotfi Mahfoudh
Production / Producer Nouveau Film
Scénario / Screenplay Lotfi Mahfoudh
Son /Sound Mondher Dimessi
Musique / Music Ali Jaziri
Montage / Editing Arbi Ben Ali
Interprètes / Cast Jawher Basti (voz en off), Fatma Ben Saidaane

L’enfant Roi
Pays Concerné : Tunisie
Réalisateur : Mohamed Hassine Grayaâ
Pays du réalisateur : Tunisie
Production : Audimage, Méditerranée (La)
Pays de production : Tunisie
Durée : 30'
Genre : drame
Type : animation
Format de Distribution (dvd)
Il était une fois, sur le continent africain, un village en proie aux flammes nommé Nidiobina. Afin de trouver de quoi subsister, Foudi Mamaya et sa femme quittèrent le village, laissant derrière eux leur fils unique, Bouba, auprès de son grand-père Wali.
Les années passèrent au rythme des saisons, et Wali enseigna à Bouba les secrets de la vie. Il lui inculqua l'amour de la nature, le respect des animaux et lui fit découvrir les vertus des plantes.
À l'âge de six ans, Wali emmèna Bouba jusqu'à l'orée de la forêt pour lui montrer le village des fourmis. Sous un arbre, le grand-père demanda à Bouba de patienter, le temps de rapporter quelques noix de coco. C'est alors qu'apparût Kiafi le maître diable qui enleva le petit garçon…
Trois ans plus tard, Bouba revint au village… le diable lui avait enseigné les secrets d'une magie puissante pour qu'il devint un petit diable. Mais le grand-père rappela à Bouba les premiers principes qui avaient marqué son enfance. Bouba prît alors une autre voie, en faisant le bien et en sauvant le roi de la maladie.
Son destin bienfaisant le conduira en fait à monter lui-même sur le trône, devenant ainsi "l'Enfant-roi".

Le film s'inspire d'une ancienne légende malienne, selon laquelle le héros, le chef du royaume bambara fondé au 17e siècle, est doté d'un grand pouvoir par la mythique reine, génie du fleuve Niger, qui avait voulu le récompenser de lui avoir sauvé la vie... L'histoire, qui se déroule à Ségou est une aventure humaine, pleines de symbole et où il y a de l'humour, de l'émotion et une certaine portée morale. Le film traite aussi de l'influence négative du pouvoir sur l'homme dont la conduite, à l'origine louable, devient subitement autoritaire et exécrable.

Réalisateur : Mohamed Houssine GRAYA (d'après l'oeuvre de Souleymane Djigo DIOP)
Production 
Audimage
Studio 5D
La Méditerranéenne

jeudi 19 février 2009

Ramzi & Adam : Un dessin animé 100% Marocain diffusé sur Al Jazeera Children


L'un s'appelle Ramzy et l'autre Adam. Ils sont frères jumeaux, âgés de six ans et depuis deux ans, ils font le bonheur de milliers d'enfants au Moyen-Orient. Ces deux petits garçons sont les personnages principaux d'un dessin animé 100% made in Morocco qui est diffusé en arabe sur la chaîne Al Jazeera Children à chaque Ramadan.

Résultat de recherche d'images pour "Ramzi & Adam : Un dessin animé 100% Marocain diffusé sur Al Jazeera Children"
L'histoire raconte les aventures de Ramzi et Adam qui souhaitant faire un cadeau à leur maman, décident de jeûner pour la première fois. Tous les jours, les deux petits garçons racontent leurs péripéties amusantes pendant le mois sacré et enseignent en même temps et à chaque épisode une qualité ou une valeur morale aux jeunes téléspectateurs arabes.
Ce dessin animé devenu culte, est conçu de A à Z au Maroc. Les storyboards, les scénarios, la phase de production et de postproduction sont tous ficelés dans les studios de Sigma Toons de la société Sigma Technologie à Casablanca. La réalisatrice et scénariste de ce dessin animé est Eveline Fouché. Elle a,dans sa carrière, réalisé et écrit des scénarios des plusieurs grands dessins animés français comme les Mondes Engloutis, Titeuf ou encore d'autres plus classiques comme Les Malheurs de Sophie ou la Chèvre de Monsieur Seguin. Interview.

- Yabiladi : Pourquoi être venue au Maroc pour travailler ?
- Eveline Fouché : J'ai toujours travaillé dans le domaine du dessin animé et ce, depuis 1982. Mince, ça ne me rajeunit pas tout ça ! (rires)
Pourquoi le Maroc ? J'ai eu l'occasion de venir après de nombreux voyages touristiques à Casablanca pour réaliser quelques publicités TV et j'ai pu par ce biais, rencontrer un bon nombre d'artistes 2D et 3D qui m'ont prouvés, que même autodidactes, à l'époque pas ou peu d'écoles enseignaient dans le domaine, ils étaient capables de créer et d'animer leur créations. Il y a énormément d'artistes ici, des jeunes doués qui ne demandent qu'une chose, mettre leur don au service d'un des plus beau métier du monde "le dessin animé". Nous somme à deux pas de l'Europe, parlons la même langue et voulons la même chose : créer, faire et se faire plaisir.... et j'adore le Maroc et les Marocains !

- Comment est né le dessin animé Ramzy et Adam ?
- J'ai passé plusieurs mois de Ramadan au Maroc en ayant pour seule chaîne TV que 2M et RTM. J'ai trouvé anormal que rien ne soit diffusé pour les enfants. De ce fait, j'ai réfléchis sur le concept d'une série TV dessin animé qui pourrait être diffusée chaque jour de Ramadan et qui expliquerai, de manière drôle et sympathique, les valeurs du mois de Ramadan aux enfants...

- L'équipe de Sigma Toons et vous avez déjà réalisé deux saisons. Etes-vous en train d'en préparer une troisième ?
- Nous préparons effectivement une suite de Ramzi et Adam, mais nous allons suivre nos héros tout au long de l'année et leur donner la possibilité d'amuser notre public avec d'autres valeurs telles que les lignes de conduite à suivre tout au long de la vie d'enfant. Nous allons aussi en profiter pour passer du 3 minutes au 7 minutes par épisode.

- Pourquoi les chaînes marocaines n'ont pas été intéressés par ce projet alors que les programmes tv des enfants au Maroc sont souvent importés de l'étranger ?
- Alors là, bonne question ! En fait, la seule raison valable, je crois, est qu'à l'époque du concept, je ne connaissais pas encore Sigma Technologies, et je n'ai pu, seule, approcher les chaînes et être prise au sérieux. La deuxième raison, est que quand j'ai proposé à Sigma Technologies le concept, eux même étaient en étroite relation avec la chaîne Al Jazeera Childrens qui cherchait des concepts de série TV à produire et à diffuser. Sigma Technologies avait dans son équipe, un super créateur graphique, AbdelHamid Benali, mais n'avaient pas de concept littéraire. Je crois, pour conclure, que je suis arrivée au bon endroit et au bon moment...

- Ce dessin animé est donc destiné aux enfants des pays arabes, majoritairement musulmans. Respecter un aussi large public doit-être assez difficile. Quelles sont les choses que vous pouvez faire et celle que vous ne pouvez pas faire ?
- Les choses à faire pour que la série soit appréciée, sont d'expliquer les valeurs de Ramadan avec une petite histoire drôle et légère. Montrer toujours l'exemple aux enfants, rester constamment positif par exemple, ne pas dire "il ne faut pas être méchant", mais plutôt : "il faut être gentil". Et bien sûr, étant scénariste des 30 premiers épisodes, j'ai du faire énormément de recherches sur le Mois de Ramadan et la religion pour ne pas faire faire à nos héros des actes totalement interdits pendant le Mois de Ramadan.

- Aljazeera children vous a-t-elle déjà refusé un épisode ou demandé de modifier une partie d'un épisode ?
- Bien sûr ! pour la deuxième saison surtout car la chaîne à souhaité que nous fassions faire les scénarios directement en langue arabe, pensant que nous aurions moins de soucis linguistique. Le problème est que nous avons du faire appel à plusieurs scénaristes et il a été difficile de faire une homogénéité d'écriture.

- Combien vous faut-il de temps pour faire un épisode ?
- Vu que c'est un travail en chaîne, les taches se superposent, mais nous avons produits 33 épisodes en 9 mois, du scénario à la livraison PAD des épisodes. Cela revient à à peu près, 1 semaine et deux jours par épisodes de 3 minutes.

- Combien êtes-vous dans l'équipe et surtout qui fait quoi ? Quelles sont les étapes les plus difficiles pour faire un tel dessin animé ?
- En comptant le staff dans sa totalité, environ une trentaine de personne ont travaillé sur la série. Nous avons mis en place toute l'organisation d'une vrai équipe de production, avec tous les postes nécessaire et des responsables à chaque unités. Le plus difficile pour faire une série, c'est de maintenir, à la fois la qualité tout au long de la production, maintenir le rythme, palier à tous les impondérables quotidiens (et il y en a !) afin de pouvoir tenir notre engagement de livraison pour la diffusion.
Un spécial "Ramadan" doit être diffusé les jours de Ramadan, et malheureusement, nous ne pouvons pas décaler la date ! Rien que pour cela, on peut dire que nous avions la "barre haute", pour une première production Marocaine...
Par Farida Larani - Source de l'article Yabiladi
Reportage sur 2M

vendredi 6 février 2009

La vision des Arabes dans une bande dessinée des années 1930


Une bande dessinée nous a été gentiment prêtée par un restaurateur de Forcalquier, qui l’a lui-même trouvée dans une brocante. 
Que nous révèle cette album sur la vision du monde arabe par un dessinateur de BD, connu, reconnu, lu et abondamment publié ?



Mais d’abord, qui est son auteur ?  
Robert Dansler est né en 1900 et mort en 1972. Il a publié régulièrement sous le pseudonyme de Dan Bob. Il se lance dans la BD dans l’entre deux guerres mais trouve son heure de gloire après la Deuxième Guerre mondiale où il devient un des plus prolifiques auteurs de BD. 
Il apprend le dessin et la sculpture à l'école Bernard-Palissy de Paris. Après la première guerre mondiale, il se tourne vers la peinture et la publicité. Au début des années 30, il se lance dans l’illustration et fait partager ses premiers gags (Tel Quelle Hérisson). Il devient artiste producteur de bandes dessinées et collabore à des magazines comme JeudiJean-Pierre et plusieurs almanachs. Après la Seconde Guerre mondiale, Dansler intensifie sa production. Il devient l'un des principaux artistes des éditions Artima où il restera jusqu'à sa mort en 1972. Il y crée des personnages comme Bill TornadeJack Sport et Tarou.


Que nous raconte cette bande dessinée ? 

Marius et Fil de fer sont deux pescadous marseillais qui échouent avec leur bateau (la girelle) sur les côtes barbaresques. Zone géographique floue s'il en est. Cette BD retrace les tribulations de deux pescadous dans le monde arabe. Suite à un excès de vitesse en âne ils échappent de peu à un horrible supplice… Heureusement l’armée française intervient…


Une population arriérée et violente

Les Arabes nous sont présentés comme agressifs. A peine le pied posé sur cette fameuse côte barbaresque qu’une horde armée attaque, sans raison, nos pêcheurs inoffensifs. Cette violence barbare se retrouve dans les principes et les pratiques de la justice du calife. Justice tyrannique et arbitraire dans son fonctionnement et barbare dans ses punitions (supplice du pal). Le cadi est dessiné sous les traits d’un homme perfide et manipulateur. 


Le vocabulaire est d’ailleurs révélateur de ce mépris : le terme "barbaresque" est utilisé à maintes reprises et revient comme un leit motiv. Or, ce terme est désuet à cette époque où l’on désigne clairement les lieux : Algérie, Maroc etc. Il y a donc sans doute la volonté d’assimiler Arabes et barbares. D’ailleurs ils sont qualifiés de sauvages par fil de fer et la ville du calife n’est autre que "Krouiahabad". On reconnaît bien dans ce néologisme un des mots insultants pour désigner les Arabes, "crouilles". 


Une population naïve, inculte et finalement inoffensive
Les Arabes ne sont finalement pas si méchants. Ils sont seulement naïfs. C’est en tous cas la vision qu’en donne l'auteur à la page 3 : « vous avez vu ? Il tue les lions avec son derrière ! ». 


Mais les Arabes ont beau être des sauvages ils n’en sont pas moins poltrons. Cette poltronnerie se retrouve à deux reprises. La fuite de la horde armée lorsque Marius tue un lion avec son derrière : « Par le prophète! Sauve qui peut! » et surtout la dernière scène. Cette scène nous montre des Arabes fuyant les troupes françaises. Leurs visages sont apeurés, terrifiés. Derrière, l’armée française est joyeuse, rigolarde, tellement sûre de sa force et de sa victoire que fusils et épée sont levés. D’ailleurs, ils ne tuent pas vraiment, on a l’impression qu’ils jouent avec les Arabes. Bref, un jeu d’enfant, comme semble le suggérer la dernière case : « En avant les enfants !». A moins que cette dernière ne suggère aussi le « Allons enfants de la patrie … ».


   


En définitive, une situation de sauvagerie qui justifie la colonisation comme "mission civilisatrice" (Jules Ferry). La colonisation souvent présentée comme une libération est ici présentée comme une double libération : libération de la sauvagerie mais aussi de nos deux héros marseillais.
Est-ce une vision raciste ? Peut-être, mais elle correspond certainement à ce que pensait la population de l’époque car on a vu que R. Dansler est un dessinateur connu qui a du succès. Et finalement en matière de cliché sur les civilisations différentes il n’a rien à envier à un auteur plus connu : Hergé.


Par Eric Gevia, Mathieu Anselmino, TigranYeghiazarian et Eddy élèves de 1ère ES 1- Lycée Saint-Charles Marseille - FRANCE

L'auteur publie des BD régulièrement inspirées par les horizons exotiques (résurgence de son passé d’officier dans la marine pendant Première Guerre mondiale ?) : Pomme et roudoudou dans la jungle en 1946 ; Dans les griffes du serpent vert en 1941 ; Le bal des serpents en 1942, ou encore par Marseille :Almanach Escartefigue en 1938. Il publie une petite bande dessinée bourrée de clichés sur les Arabes : Mohamed fil de fer et Ali boubou Marius. Nous n’avons trouvé aucune information sur cette BD, aucune référence. La date de publication n’est pas indiquée mais c’est probablement juste après 45 puisque c’est édité chez Artima. Peut être avons-nous mal cherché, peut être y a-t-il volonté de ne pas écorner un auteur connu.