jeudi 27 mars 2014

Willis from Tunis, toutes griffes dehors !

Son petit chat, Willis from Tunis, est l'un des visages de la révolution de 2011. À travers lui, Nadia Khiari chronique le quotidien et les dérives de la vie politique de son pays.


A travers un petit chat, Nadia Khiari dénonce le quotidien de la vie politique tunisienne.
A travers un petit chat, Nadia Khiari dénonce le
quotidien de la vie politique tunisienne.
 © Nadia Khiari

Dans un bar bondé de La Marsa, quelqu'un lâche les mots "Willis from Tunis". La réaction dans l'assistance est immédiate. "Il nous a fait tellement rire pendant la révolution ! Lorsque nous étions calfeutrés chez nous durant des mois, c'est lui qui nous a sortis de notre angoisse", se souvient une cliente. Lui, c'est le chat facétieux que dessine Nadia Khiari. Une boule de poils qui chronique l'actualité depuis trois ans.

Le 13 janvier 2011, Nadia Khiari écoute ce qui sera le dernier discours de Ben Ali. Le président, déchu par le peuple, prendra la fuite le lendemain. À la télévision, il promet aux Tunisiens la liberté d'expression. "Je l'ai pris au mot et j'ai commencé à dessiner", commente Nadia, peintre et enseignante en arts plastiques. Son personnage, inspiré de son propre chat baptisé Willis, se fait les griffes sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, etc.). Le succès est immédiat.


Aujourd'hui, trente mille fans suivent Willis sur la Toile. On retrouve son élégante génitrice à la terrasse d'un café libanais, dans le quartier résidentiel et paisible de La Marsa. Difficile d'imaginer qu'ici aussi la rue s'est embrasée... "Le soir, j'allais sur les barricades qu'on avait construites avec ce qu'on ramassait sur les trottoirs. En rentrant, je dessinais ce que j'avais vu. Cela amusait les gens et détendait l'atmosphère", raconte-t-elle aujourd'hui.

Siné lui propose immédiatement de travailler avec lui

À travers son personnage, elle dénonce tour à tour les tracas du quotidien et l'absurdité des politiques, qu'ils soient islamistes ou progressistes. La cible varie, la langue aussi : l'arabe, le français ou un "mélange des deux", selon l'inspiration du moment. Même si "un jeu de mot en français perd sa saveur en arabe, et inversement".

Le temps des barricades révolu, Nadia Khiari publie un premier recueil de dessins à compte d'auteur. Le livre tombe entre les mains de Siné, ancien de Charlie Hebdo. Séduit, le caricaturiste français lui propose immédiatement de travailler avec lui. "Adolescente, ce dessinateur était mon idole. Travailler pour Siné Mensuel, ça a été comme un rêve !" se souvient la quadragénaire. Dès lors, la bouille de Willis from Tunis apparaît régulièrement dans la presse française.


Et en Tunisie ? D'après la "maman" de Willis, le chemin est encore long : "La presse n'est pas encore indépendante" et le métier de dessinateur n'est ni assez respecté ni assez rémunéré. Selon elle, les dessinateurs devraient être membres à part entière des équipes rédactionnelles.

La liberté d'expression est menacée quotidiennement

Comme d'autres artistes, Nadia Khiari explique qu'"avant 2011 on parlait du gouvernement de façon métaphorique, jamais frontalement". L'effondrement du régime a-t-il pour autant sonné le glas de la censure ? "Aujourd'hui, on a la liberté d'expression, mais elle est menacée quotidiennement : intimidations, tabassages de journalistes... Notre société reste pudibonde et conservatrice. Or c'est en touchant aux tabous qu'on suscite le rire ! Actuellement, le tabou sur le sexe est exacerbé car le discours des politiques est essentiellement d'ordre moral. Quant à la religion, le fait de critiquer le parti islamiste est assimilé à un blasphème."


Cependant, nul n'échappe aux coups de crayon de Nadia Khiari. Une bande de chats demande à Willis de les faire rigoler. En guise de réponse, il lève le poing en criant : "Vive la révolution !" Et les autres chats de s'esclaffer. "Ce dessin est une boutade sur la désillusion éprouvée par bon nombre de Tunisiens qui ont cette sensation de confiscation de la révolution. 

Mais il est peut-être trop tôt pour dresser un bilan. Notre pays est encore en chantier." Et l'espiègle Willis a encore de beaux jours devant lui.

Par Nadia Khiari - Source de l'article Jeuneafrique

mardi 25 mars 2014

Soirée spéciale "Tintin et les Arabes"

Dans le cadre du festival de la francophonie 2014, célébré à Djeddah du 13 mars au 5 avril 2014, le Consulat général de France à Djeddah organise une soirée spéciale "Tintin et les Arabes". La conférence, tenue par Louis Blin, Consul Général de France à Djeddah, s’articule autour de la projection de quatre films : Les Cigares du Pharaon, Le Crabe aux Pinces d’Or, Tintin au Pays de l’Or noir et Coke en Stock.

Les aventures de Tintin ont exercé une influence considérable sur la psyché européenne au XXème siècle. Analyser la relation de Tintin aux Arabes révèle bien les ressorts du rapport de l’Europe à l’Orient. Il faut pour cela décrypter avec minutie les quatre albums de Tintin se déroulant au moins en partie dans le monde arabe et sa dernière aventure inachevée, où des Arabes viennent à l’inverse en Europe. Dans Les Cigares du pharaon, Tintin disparaît en Égypte pour renaître en mer Rouge avant d’aborder l’Arabie. Sa renaissance en Orient lui permet de dépasser de manière symbolique son mentor, Albert Londres, et de devenir lui-même un aventurier au spectacle du monde. 
Dans Tintin au pays de l’or noir, Hergé renvoie son héros sur le même théâtre, mais doit interrompre l’aventure au moment où Tintin est abandonné en plein désert, le jour de l’invasion de la Belgique par les Nazis. Le Crabe aux pinces d’or permet à Hergé de prendre une revanche symbolique sur les envahisseurs, en mettant en scène un capitaine Haddock faisant fuir une bande d’assaillants. Dans Coke en stock, Tintin livre aux Arabes une leçon de morale en déjouant un trafic d’esclaves en Arabie saoudite. Certains des personnages arabes d’Hergé font leur réapparition dans Tintin et l’Alph-art, dernier album de la série, énigmatique et inachevé.


Hergé est un auteur fasciné par l’aventure exotique, qui projette sa vision orientaliste sur des contrées qu’il n’a jamais connues. L’image qu’il donne des Arabes dérive de sa conception du monde, marquée par une personnalité complexe et évolutive, son milieu catholique traditionnaliste et l’époque coloniale, durant laquelle il a composé les quatre aventures arabes de son héros. Cette image est dominée par un racisme profond, tempéré par un humanisme englobant certains de ses personnages arabes. Les stéréotypes des albums sur le monde arabe, sa langue et ses habitants forment un florilège de l’ignorance qui n’a pourtant pas dissuadé de nombreux Arabes d’apprécier Tintin.Pour comprendre ce paradoxe, il faut apprécier la dimension artistique de l’œuvre d’Hergé et ne pas la juger sur son seul aspect documentaire.

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Source de l'article Bloglovin

samedi 22 mars 2014

ORAN - Venez faire la fête de la bande dessinée à partir du samedi 22 mars à l’Institut Français

Le rendez-vous incontournable de la bande dessinée à Oran, aura lieu cette année fin mars pendant les vacances scolaires afin de vous accueillir encore plus nombreux.
Cette année, nous vous invitons à découvrir la richesse et la diversité de la bande dessinée en France, en Algérie et dans le monde en parcourant différentes expositions. L’une d’elles sera consacrée à l’un des plus grands héros de BD de tous les temps, « Corto Maltese », et nous accueillerons aussi les « Déchaînés », une exposition qui présentera les planches du troisième album collectif de jeunes auteurs algériens. Jacques Ferrandez nous présentera aussi les planches de son dernier album : L’étranger.
Des auteurs BD français seront invités pour nous faire part de leurs créations en cours et rencontrer les jeunes dessinateurs algériens. Plusieurs conférences seront aussi proposées sur des thèmes divers comme, « Tintin ou cinquante ans d’histoire du XXe siècle », « un aperçu de la bande dessinée française », « des origines à nos jours », « Corto Maltese et l’imaginaire occidental de l’aventure ».
En parallèle des ateliers dessins, des projections de films, et des rencontres d’auteurs seront également organisées.
Alors à vos crayons !

PROGRAMME

Samedi 22 mars
  • 10h à 12h – 14h à 16h : Atelier dessin avec l’auteur Baptiste Delieutraz alias Baba (Juniors à partir de 8 ans). Un atelier pour tout apprendre sur les différentes étapes et notions de l’élaboration d’une BD mise en scène, plans et angles de vue, expressions et onomatopées, scénario, découpage et dialogues. Baptiste Baba Delieutraz, est diplômé de l’école Emile Cohl. Il lance en septembre 2006 avec ses compagnons Lapuss’ et Tartuff la série « Le Piou » dans le journal de Spirou. En septembre 2008, il sort avec la même équipe son premier album au titre évocateur Super Blagues - Finie la Rigolade dont le tome 2 Abus de Pouvoirs arrive quelques mois après en juin 2009. Puis après 3 ans de couveuse, « Le Piou » sort enfin de son oeuf sous la forme d’un bel album aux Éditions Dupuis. Site Internet : baba.over-blog.net
  • 16h : « Corto Maltese, la création d’un mythe » conférence de Michel Pierre Créé en 1967 par le dessinateur Hugo Pratt (1927-1995), le personnage de Corto Maltese est peu à peu devenu l’un des plus grands succès de la bande dessinée. Dans cette conférence, l’historien Michel Pierre qui a été ami et collaborateur d’Hugo Pratt propose d’analyser son oeuvre tant d’un point de vue graphique que sur le plan du récit, des influences reçues et des ambitions voulues. Il s’agit aussi de comprendre pourquoi Corto Maltese, héros de papier est devenu un mythe, un modèle, une légende qui perdure vingt ans après la mort de son créateur. Michel Pierre, auteur, professeur agrégé d’histoire,
  • 17h : Vernissage de l’exposition dessin « Les Voyages imaginaires de Corto- Maltese »
Lundi 24 mars
  • 10h à 12h - 14h à 16h : Atelier dessin par l’auteur Faiza Benaouda (Juniors à partir de 8 ans). Un atelier BD pour découvrir les bases du dessin « Mangas », « Comics » et « Toons » et apprendre à développer votre créativité. Un moment privilégié où chacun développera son univers humoristique, fantastique ou réaliste.
  • 17h : Projection du film « Sous les bulles, l’autre visage de la Bande Dessinée », réalisé par Maiana Bidegain (Documentaire France 60’). Une enquête inédite dans l’univers de la Bande Dessinée franco-belge pour en découvrir la réalité économique contrastée, à travers ses différents acteurs. Entre « succès stories » et « angoisses » face à un secteur en pleine mutation, face à la concurrence des comics et surtout des mangas, un monde se révèle, beaucoup plus féroce et fragile que l’on aurait pu l’imaginer.
Mardi 25 mars
  • 14h à 16h : Atelier colorisation numérique par Nime (Adultes). Pour tout comprendre sur la dernière étape de mise en couleur numérique, à l’aide d’un logiciel de traitement d’image. Nime auteur oranais et membre de CREATURE >
  • 16h30 : Rencontre avec les jeunes bédéistes de l’album « Les déchaînés ». Après « Les monstres » voici le nouvel album collectif réalisé dans le cadre du FIBDA. Les « déchaînés » relient un parcours perceptiblement humain et dérisoire, de l’âme enfantine jusqu’au plus noir de l’humain.
  • 17h : Vernissage de l’exposition « Les déchaînés » suivie d’une séance de dédicace.
Jeudi 27 mars
  • 10h à 12h / 14h à 16h : Atelier d’écriture BD par Gilles Kraemer (Adultes) Pour mieux comprendre les règles narratives, et les diverses formes et techniques d’écriture scénaristique. Gilles Kraemer, auteur et journaliste, chercheur en sciences de l’information, spécialiste de la presse francophone.
  • 16h : Rencontre autour du projet d’écriture et de la bande dessinée « Le tombeau perdu d’Alexandre le Grand ». Et si on retrouvait enfin le tombeau d’Alexandre le Grand dont on a perdu la trace ? Le journaliste Omar Le-Chéri, clin d’oeil au grand acteur mondialement connu Omar Sharif, mène l’enquête dans la cité d’Alexandrie. L’archéologue Jean-Yves Empereur passe ainsi en revue, avec de riches illustrations, les différentes hypothèses sur l’emplacement de la tombe. En Egypte ? En Grèce ? Gilles Kraemer, auteur et journaliste, a écrit l’histoire d’Omar Le-Chéri lorsqu’il vivait au Caire. Il en a tiré un scénario en 1995 qui a dormi dans les tiroirs jusqu’à la rencontre d’un dessinateur à Sarajevo Damir Nikši. Cette bande dessinée est maintenant un album est aussi régulièrement publié dans la presse écrite. Le Quotidien d’Oran partenaire de notre évènement a publié toutes les planches de cet album dans les pages culturelles.
  • 17h : Vernissage de l’exposition « Le tombeau perdu d’Alexandre le Grand » de Gilles Kraemer, suivie d’une séance de dédicace.
  • 18h : BD Concert organisé en partenariat avec les auteurs de CREATURE : pour clôturer la semaine BD en fête, venez assister à un concert dessiné en présence de musiciens locaux. Une soirée créative et pleine de surprises.
Du 22 au 27 mars :
« L’étranger » adaptation de Jacques Ferrandez de l’oeuvre d’Albert Camus. Une exposition des dessins et croquis qui ont permis la réalisation du dernier album de l’auteur. (Production des Rencontres du 9ème art, festival de bande dessinée et autres Arts associés – Aix en Provence)

BIOGRAPHIES

Baptiste Baba Delieutraz, Bien que son physique agréable le promettait à une grande carrière de top model, Baba, contre toute attente, décide de perdre ses cheveux et de faire de la bande dessinée. Sa passion pour le cerf-volant et son amour des pizzas n’étant pas des atouts suffisants pour devenir bédéiste, il décide d’apprendre le métier dans la prestigieuse et onéreuse école Émile Cohl, mettant du coup toute sa famille sur la paille. Au bout de 3 ans, il en ressort avec un diplôme plus ou moins mérité, bien décidé à percer dans le neuvième art. Il ignorait alors qu’il allait en baver parce que la BD, c’est rigolo mais c’est pas fastoche. Il multiplie alors les petits boulots pour s’acheter du pain, en plaçant ici et là des illustrations dans des journaux, pour des associations et même pour la télé mais ce n’est pas encore le succès dont il rêvait enfant quand il lisait avec émotion ses BD de Lucky Luke, Astérix et autre Schtroumpfs.
Puis un jour il rencontre Zep, ce qui ne change absolument rien à sa carrière mais c’était sympa. Au bord d–e la dépression, il décide alors d’ouvrir son blog et là, c’est le triomphe. Pas moins de 3 personnes se bousculent aussitôt sur ce site, laissant même parfois des commentaires cocasses et pertinents. Grâce au net, il rencontrent des gens, se fait connaitre auprès d’autres et de fil en aiguille, il lance en septembre 2006 avec ses compagnons Lapuss’ et Tartuff la série "Le Piou" dans le journal de Spirou. En septembre 2008, il sort avec la même équipe son premier album au titre évocateur Super Blagues - Finie la Rigolade dont le tome 2 Abus de Pouvoirs arrive quelques mois après en juin 2009. Puis après 3 ans de couveuse, "Le Piou" sort enfin de son oeuf sous la forme d’un bel album aux Éditions Dupuis. Caressant l’espoir que celui-ci connaisse une brillante carrière sur des centaines de tomes, Baba s’entoure en attendant de scénaristes compétents et drôles qui l’aideront à conquérir.
Référence site : http://baba.over-blog.net/
Michel Pierre, professeur agrégé d’histoire, Michel Pierre a édité les premiers ouvrages d’histoire dans le catalogue Jeunesse de Casterman (1984-1988). Depuis lors, il a été conseiller culturel à l’ambassade de France en Algérie, puis directeur de l’Institut Français de Florence (1992-1997). Il est maintenant chargé de la politique culturelle de la ville de Bordeaux. Parallèlement, il poursuit ses travaux d’auteur : on lui doit notamment les dix volumes de la collection “Découvertes-Gallimard” consacrés au XXe siècle : Une autre histoire du XXe siècle (1999).
Gilles Kraemer, journaliste et chercheur en sciences de l’information, spécialiste de la presse francophone Né en 1965, Gilles Kraemer a enseigné à la faculté de Communication de l’université du Caire et négocié avec Al-Ahram, la création en Égypte d’un hebdomadaire en langue française. Sa thèse de doctorat menée en France, porte sur la presse francophone hors de France. Il est le responsable adjoint de la coopération internationale au Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ) de Paris.
Parmi ses publications La presse francophone en Méditerranée (Maisonneuve & Larose, 2002) Trois siècles de presse francophone dans le monde (L’Harmattan, 1996) : L’histoire de la presse francophone à travers trois siècles et cinq continents (aux seules exceptions de la France, bien sûr, mais également de la Belgique, de la Suisse et du Québec).
Nime  ; Diplômé des beaux arts en 2007 (Sculpture) Amine BENABDELHAMID s’intéresse aussitôt à l’illustration Numérique, et débute en tant qu’illustrateur pour des éditions jeunesse. En 2009 tout en travaillant dans le domaine de la publicité, il commence ses participations au concours jeunes talents du FIBDA sous le pseudo "Nime", et obtient dans l’ordre (prix d’encouragement en 2008, 2ème prix en 2009 et 2ème meilleur projet d’album en 2010).
Il publie des planches dans le recueil" La Bande Dessinée conte l’Afrique" dans la revue "EL BENDIR", et le collectif BD "MONSTRES ". A Tunis en 2011, il participe à la création graphique d’un projet de dessin animé, puis publie des chroniques hebdomadaires dans El-Watan Week-end. En 2012, Nime rejoint la Maison Des Auteurs à Angoulême pour réaliser son premier album de Bande dessinée "Anecdotes", et son blog "Dans Ma Bulle" est nommé meilleur site web Personnel pour l’année 2012 par Algérie Web Awards.

EXPOSITION

Les Déchaînés, Et voilà ! Le troisième album collectif ; Ces jeunes, nouveaux pour la plupart d’entre eux, ont travaillé ensemble tout au long d’un atelier sur le thème du quotidien suivant de près la trace des Monstres en 2010 et Waratha en 2012. Pertinents, audacieux, observateurs, rêveurs, ils s’affirment dans leur passion qu’est la bande dessinée. Entre humour, dérision et incertitudes, les déchaînés ont ce pouvoir de vous tenir enchaînés !
Référence site : http://dalimen.com/
Les Voyages imaginaires de CortoMaltese Conférence/Exposition préparée par Michel Pierre, auteur, professeur agrégé d’histoire, aujourd’hui chargé de la politique culturelle de la ville de Bordeaux. Résumé : Dans le cadre de sa collaboration avec le FIBDA, l’Institut Français organise une belle conférence/exposition consacrée à un des plus grand héros de BD de tous les temps, Corto Maltese, et à son créateur, le maître incontesté Hugo Pratt.
Corto a l’allure d’un vagabond des mers, né à Malte, résident à Antigua, fils d’un marin de Cornouailles et d’une gitane de Gibraltar avec des parents à Venise et Cordoue. Ses amours sont des temps d’escale de l’Océanie à l’Irlande et de Buenos-Aires à Shanghai et ses amis (…) sont souvent sans foi ni loi, mais certains possèdent des idéaux de justice et de liberté auxquels il s’associe. », comme l’écrit Michel Pierre, qui a consacré une biographie au plus romantique des marins –aventuriers.
Mais comme le remarque encore M. Pierre, il faut aussi voir dans cette œuvre romanesque, ce qu’elle est avant tout, un univers graphique, le fruit d’un exceptionnel talent de dessinateur et de metteur en scène. S’il avait été cinéaste, on évoquerait un génie du montage, du mouvement de caméra, de l’éclairage, du zoom et du plan large, du travelling et de la bande-son. Et c’est sans doute parque ce que Corto Maltese se trouve à la confluence du roman, de l’illustration et du cinéma qu’il demeure une création qui ne finit pas de séduire et de faire rêver. En collaboration avec l’Institut Français d’Alger
Le Tombeau perdu d’Alexandre le Grand, de Gilles Kraemer, Damir Niksic et Jean-Yves Empereur, Rive neuve, 2013, 93 pages, 15€, 9782360131358. « Et si on retrouvait enfin le tombeau d’Alexandre le Grand dont on a perdu la trace depuis le IVe siècle après J-C ? Le journaliste Omar Le Chéri, clin d’oeil au grand acteur mondialement connu Omar Sharif, mène l’enquête dans la cité d’Alexandrie. L’archéologue Jean-Yves Empereur passe ainsi en revue, avec de riches illustrations, les différentes hypothèses sur l’emplacement de la tombe. En Egypte ? En Grèce ? En Asie mineure… »
L’étranger : Ferrandez / Camus « L’Étranger, c’est l’histoire d’un homme condamné à mort pour n’avoir pas pleuré à l’enterrement de sa mère. » Albert Camus Jacques Ferrandez adapte l’Étranger en bande dessinée aux éditions Gallimard, l’occasion pour les Rencontres de 9e Art de célébrer à leur façon le centenaire de la naissance d’Albert Camus. Le festival participe activement à cette commémoration en proposant une tournée nationale et internationale de l’exposition « l’Étranger ». Ferrandez en offre ici une relecture passionnante en bande dessinée, sans en épuiser le mystère.
« L’auteur réussit son pari : ce roman monologue, dépouillé comme une nouvelle, trouve toute sa saveur dans la description de l’instant : face au cercueil de la défunte, abandonné dans un flirt au soleil sur la plage, dans le cabinet d’un juge d’instruction, dans l’isolement d’une cellule de prison, dans l’attente enfin d’une froide exécution. Et au-dessus de tout cela, Alger la blanche renvoie paisiblement la lumière qui coule du ciel bleu. »



Source de l'article Ambafrance Algérie

vendredi 21 mars 2014

1er tournoi national de jeux vidéos à la Cité des Sciences à Tunis

coming-show-days-2014La Cité des Sciences à Tunis organise, en collaboration avec l'Association tunisienne des jeux vidéo (TAG), les 22 et 23 mars, pour la première fois en Tunisie, un tournoi national de jeux vidéo intitulé «Gaming Show Days».
 
Plusieurs jeux seront à l'affiche à l'instar de Tekken, Streetfighter, Dota 2 ou encore Fifa 14.
De nombreux et importants prix sont à gagner, alors inscrivez-vous en vous rendant à cette adresse.
 
Source de l'article Tekiano

lundi 17 mars 2014

8° édition du Festival international de la BD de Tétouan, le concours.

Concours national de bande dessinée - “MEILLEUR PROJET D’ALBUM MAROCAIN 2014 “

Dans le cadre de la huitième édition du Festival International de la  bande dessinée de Tétouan (FIBaDeT 8) L’association « Chouf » pour la promotion de la bande dessinée au Maroc et l’Institut National de Beaux Arts de Tétouan (INBA), dont leur siège social est situé : Association Chouf Institut National des Beaux-arts, cité scolaire, avenue Mohamed V, B.P 89, C.P 93000 Tétouan Maroc, organisent un concours national intitulé Prix “MEILLEUR PROJET D’ALBUM MAROCAIN 2014“. L'inscription au concours débute le 01 Mars et se termine le 10 Avril 2014.

Participation :
1 - Ce concours est gratuit, ouvert aux créateurs de bande dessinée de nationalité Marocaine.
2 - La participation au concours est limitée aux 10 meilleurs dossiers sélectionnés par la direction artistique du concours.
3 - Le participant doit envoyer par email avant le 10 avril 2014:
-- un synopsis du récit.
-- Une version numérique des planches et de la couverture de son projet d’album de bande dessinée présentant une histoire complète ou au moins, les 5 premières planches finalisées et le reste de l’histoire en crayonné avec texte lisible. Le projet doit porter un titre, rédigé en français, ou en arabe accompagné d’une traduction en français, en 20 planches au moins. Le thème est libre. Tous les styles et tous les genres sont autorisés, sous réserve du respect de l'éthique et des bonnes mœurs.
-- Le bulletin d’inscription rempli et signé par le(s) candidat(s)
-- Une biographie de(s) auteur(s)
-- Un curriculum vitae de(s) auteur(s)

Sélection :
1 - Les 10 premiers sélectionnés seront invités du jeudi 24 au samedi 26 avril 2014 et assisterons aux activités du festival. Seuls les frais de séjour seront pris en charge. Les candidats doivent apporter avec eux les planches originales de leur projet d’album.
2 - le jury désignera parmi les 10 travaux retenus, le meilleur PROJET d’album pour le Prix officiel “meilleur projet d’album”. Ce Prix sera remis au lauréat lors de la cérémonie de clôture du festival.
3 - Les lauréats invités qui n’ont pas pu assister au festival ou n’ont pas apporté leurs planches originales seront exclus de la participation au concours.
4 - Les cinq premières planches plus la couverture de chaque projet sélectionné feront l’objet d’une exposition intitulée “Compétition Meilleur Projet d’Album” durant le festival.
5 - La liste des participants sélectionnés sera rendue publique au plus tard le 15 avril 2014 sur le site de l'association : http://chouflabd.blogspot.com

Contacts :
Institut National des Beaux Arts (INBA)
Avenue Mohamed V - BP 8
93.000 Tétouan
Tél : 05 39 96 15 45 – Fax : 05 39 96 42 92

Source de l'article le Blog de Jean François Chanson

jeudi 13 mars 2014

Maarifa : un Lab spécial "Jeux éducatifs"

Ce 3ème Maarifa Lab, qui se tient à Beyrouth du 10 au 15 mars 2014, a pour vocation de soutenir le développement de six projets de jeux éducatifs pour la télévision et le web. Il est organisé par CFI en partenariat avec l’Alba (Académie libanaise des Beaux-arts de Beyrouth).


Après les deux sessions de 2012 (animation) et 2013 (sciences), cette formation réunit dix porteurs de projets venus de Tunisie, du Maroc, de Jordanie et du Liban. Concepteurs de programmes audiovisuels, producteurs ou jeunes diplômés d’écoles d’audiovisuel, tous ont été sélectionnés après un appel à candidatures visant à identifier des concepts originaux de jeux éducatifs.

Primordial sur les chaînes de télévision, le jeu se développe aussi sur le web, attirant une audience croissante, en particulier chez les jeunes. Aujourd’hui, il devient de plus en plus un outil éducatif, faisant rimer apprentissage avec plaisir.

Ce "Lab", encadré par des experts français et libanais, met en relief les clés du succès d’un concept de jeu éducatif. Chaque après-midi, les participants bénéficient aussi de séances des coaching personnalisées. A l’issue de la formation, chaque participant présente son projet devant un jury de professionnels. Les meilleurs d’entre eux peuvent bénéficier d’un accompagnement de CFI dans les prochains mois.

Lien utile 

Source de l'article Latitudefrancediplomatie

samedi 8 mars 2014

Le monde arabe à l'honneur au Forum de co-production de Stuttgart pour l’animation 2014

Le Festival du Film d’Animation de Stuttgart organise un forum de co-production destiné au monde de l’animation qui se tiendra du 25 au 27 avril 2014 et qui mettra à l’honneur le monde arabe (les pays membres de la Ligue arabe).

Le monde arabe à l'honneur au Forum de co-production de Stuttgart pour l’animation 2014Ce forum d’animation vise à mettre en contact les réalisateurs-animateurs allemands et ceux du monde arabe pour mieux promouvoir les co-productions des jeunes talents prometteurs. Ce forum représente une occasion rêvée pour les jeunes réalisateurs et producteurs allemands et arabes qui souhaiteraient poser leur candidature pour le Prix du meilleur film décerné par le « Robert Bosch Stiftung for International Cooperation. » 

Le Forum est destiné aux jeunes animateurs et réalisateurs qui cherchent à produire ou à coproduire un film d’animation. Les réalisateurs sélectionnés auront l’opportunité de présenter leurs projets devant un jury de professionnels et recevront lors de cette séance de présentation une évaluation du projet en question. Ce forum offre, partant, une chance unique pour créer de nouvelles coproductions. Différentes rencontres, ateliers et séances de consultations auront également lieu dans le cadre du forum. 

Le gagnant du Forum de co-production sera automatiquement nommé pour le Prix du meilleur film décerné par le « Robert Bosch Stiftung for International Cooperation. »

Pour davantage d’informations, veuillez cliquer ici.

Source de l'article Euromedaudiovisuel

FICAM 2014 - Meknès célèbre le cinéma d’animation

Petits et grands, les fans des films d’animation, toujours de plus en plus nombreux, se donneront cette année rendez-vous du 21 au 26 mars à Meknès pour découvrir les nouveautés de ce genre cinématographique, et partager des moments de plaisirs enfantins à l’occasion de la treizième édition du Festival international du cinéma d’animation de Meknès (FICAM).

Meknes-celebre-le-cinema-danimation.jpg

Organisé par l'Institut français de Meknès, en partenariat avec les Conserves de Meknès Aïcha, le FICAM met à l'honneur cette année, l'animation canadienne à travers la projection d’une série de courts-métrages en hommage au réalisateur canadien Norman McLaren, considéré comme l’un des plus grands maîtres du cinéma d'animation mondial, un focus sur l'Office national du film du Canada et une carte blanche à la cinémathèque québécoise. 
Le programme «Spécial Canada» sera également marqué par la projection en avant-première de «La légende de Sarila», long métrage réalisé par la Canadienne Nancy Florence Savard.
Poursuivant sa démarche d’ouverture sur le monde, le FICAM devrait accueillir, cette année, une soixantaine d’invités représentant l’animation internationale, dont Eric Goldberg, réalisateur aux Studios Disney et véritable mythe vivant de l'animation mondiale. 
Par ailleurs, comme chaque édition, le festival sera marqué cette année encore par la projection des meilleures productions de l’animation internationale. Nouveauté cette année, des projections en 3D seront diffusées pour la première fois au théâtre de l'Institut français de Meknès. 
Il s’agit, entre autres, de «La Reine des neiges», «Khumba», ou encore «Jack et la mécanique du cœur». En parallèle aux projections, le FICAM 2014 comprend trois compétitions, à savoir, la compétition internationale du long métrage d’animation, la compétition internationale du court métrage d'animation et le Grand Prix Aïcha de l'animation. 
Ce dernier récompense depuis 2006 un jeune scénariste marocain, lui permettant de réaliser son premier film d’animation grâce à un Prix d’une valeur de 50 000 DH.

Avec l’ambition de familiariser les différents publics marocains au cinéma d’animation et à l’évolution de ses formes par un travail d’éducation à l’image, le FICAM prévoit des projections en plein air (Pique-nique FICAM et Ciné-Médina) et en milieu scolaire (Médiation culturelle), une libraire, des séances de dédicaces et des rencontres grand public.

Source de l'article Le Matin