dimanche 18 décembre 2016

Babil Games acquired for $17M

Résultat de recherche d'images pour "babil games"In what could be the largest exit in the region’s gaming industry, Middle East-based game publisher Babil Games has been acquired by Sweden’s Stillfront Group.

The Swedish creator, publisher and distributor of digital games announced on December 16 that they had acquired 100 percent of Babil Games’ shares.

"Babil will strengthen Stillfront's position in a number of strategic areas, for instance in the mobile strategy games space and with publishing capabilities,” said Jörgen Larsson, Stillfront Group’s CEO in a statement released on the company’s website Friday.

“The truly unique position of Babil, now within our Group, will create significant value going forward,” he added.

Mohammed Fahmi, Abdullah Fahmi and Hubertus Thonhauser founded Babil Games in 2012.

Résultat de recherche d'images pour "babil games"Based in Amman and Dubai, the company has built a reputation for itself as a pure mobile games publisher with a focus on Arabic game content.

“Stillfront have great strengths in markets outside MENA,” Fahmi told Wamda. “Together we will do so many amazing things. From the development side, I think we will see great projects from talents in MENA, that will also have impact on the global market."

“For publishing, I think it’s getting harder each day, and that so many tried to do what we do but didn't have great success, but we are up to the challenges and babil games team will be up to it.”

High grossing titles for Babil include ‘Niba Harb 2’, ‘Asefat Al-Dababat’, ‘Jaish Al-Foolath’ and ‘Admiral’.

According to the Stillfront Group statement, Babil made revenues of $3 million during 2016, “with approximately 15 percent net profit margin”.

Résultat de recherche d'images pour "babil games"“It’s great news for publishers in the region,” said Joseph Shomali, CEO of Play 3arabi. “The exit proves the potential of the business. I personally believe there will be more in the future.”

Stillfront Group was also established in 2012 and distributes games globally with key markets as Sweden, Germany, UK and South America.

Babil’s founders will remain with the team and continue to lead the company moving forward.

Another notable exit within the gaming community in the region is Turkey’s Joygame, acquired in 2013 by Korea’s Netmarble, to then became Netmarble EMEA.

Feature image via Babil Games.

By Lucy Knight - source of article Wamda

vendredi 16 décembre 2016

L’Arabie de Tintin - Un Orient imaginaire

Afficher l'image d'origineIl y a quelque ironie à découvrir que l’éditeur L’Harmattan a publié le dernier et stimulant ouvrage de Louis Blin, Le monde arabe dans les albums de Tintin dans une collection qui s’intitule « Comprendre le Moyen-Orient ». À y regarder de près, l’œuvre d’Hergé s’inscrit dans un vaste mouvement qui a caractérisé une époque qui aura plutôt cherché à « comprendre l’Occident » par un passage obligé en Orient.


Vous croyez connaître Tintin au pays de l’or noir, Coke en stock ou Le Crabe aux pinces d’or ? Détrompez-vous ! Un album de Georges Rémi dit Hergé (1907-1983) n’a pas qu’une version. Il en existe plusieurs. Certaines ont été réduites au moment de leur passage à la couleur ; d’autres ont été censurées ou altérées pour tenir compte des rapports des forces politiques du moment. La Mecque disparaît dans les versions ultérieures des Cigares du pharaon. Le passage de Tintin en Palestine est supprimé en 1971 de Tintin au pays de l’or noir. Il existe donc une autre manière de suivre les aventures de Tintin qui consisterait à lire les différentes versions d’un même titre les unes après les autres. On en apprendrait plus sur ce qui se passait en Europe à l’époque de leur rédaction ou de leur modification que sur les pays servant de cadre aux aventures de Tintin. Louis Blin a fait œuvre de pisteur pour aider à répertorier les différences et les indices qu’Hergé a semés de plein gré ou par obligation au cours de sa vie de créateur. Ce faisant il a brossé un tableau du monde arabe selon Tintin, c’est-à-dire selon la représentation de la différence culturelle faite à son époque. Hergé a été un artiste visionnaire, mais c’est aussi un homme de son temps qui a nourri son imaginaire de définitions produites par sa culture.

Afficher l'image d'origine

« De nobles hommes du désert »

Les trois aventures de Tintin en Orient sont des lettres qui portent indifféremment les cachets de la mer Rouge, Port Saïd, Suez, Aden, Bombay, Singapour, Colombo, Hong-kong, Shanghai… Tintin court dans un Orient imaginaire fait de sable, de désert et de mirages. Il ne s’arrête pas dans des États dûment identifiés1. L’Orient d’Hergé ne se limite pas à ce qu’on appellerait aujourd’hui le Proche ou le Moyen-Orient. C’est une vaste zone à l’assise territoriale mal définie qui va du Maroc à l’Extrême-Orient.

Les cigares du pharaon, un roman d’Égypte ? Si peu. L’arpenteur de l’œuvre d’Hergé qu’est Louis Blin remarque avec justesse que sur les 124 pages de l’édition originale, l’Égypte n’en occupe que 8 alors que l’Arabie couvre 36 pages et l’Inde 66. La première édition de l’ouvrage, en 1932, ne réservait d’ailleurs aucune place aux pyramides, marqueur exotique de l’antiquité égyptienne que les lecteurs de l’époque ne pouvaient pourtant qu’appeler de leurs vœux. L’Arabie n’est pas saoudite. Seules les « côtes d’Arabie » indiquent une direction. Quant aux habitants du lieu, ils sont qualifiés de « nobles hommes du désert », de « Bédouins » et « d’Arabes », mais pas de Saoudiens.

L’Égypte ou l’Arabie seraient à chaque fois une étape vers un ailleurs plus lointain où l’exotisme serait encore plus exacerbé. En attestent les vignettes les plus caricaturales des Cigares du pharaon dans lesquelles Tintin découvre une ville et un paysage où deux Arabes maltraitent une femme blonde. Tintin au grand cœur remplit sa mission : il met fin à la violence de la scène sans avoir compris qu’il s’agit du tournage d’un film. La ville est un décor et les Arabes des acteurs. 
Cigares p.17 C1
Dans Les Cigares du pharaon, Tintin 
interrompt  malencontreusement le 
tournage du dernier film de Rastapopoulos, 
« Haine d'Arabe » (p. 17 C1)..

Lotus p.32 D5Quelques mois plus tard, dans Le Lotus bleu, Tintin
se réfuge au cinéma de la concession internationale
de Shanghaï. Or, quel film est à l'affiche?
« 
The She[ik] Ha[tred] », soit « La Haine du sheik » (p. 32 D5)..




Louis Blin n’explicite pas vraiment le rôle de ces vignettes qui pourraient passer pour une hostilité violente et méprisante envers les Arabes. Il rappelle que le contexte filmographique de l’époque puisait très largement dans des clichés similaires, tout en reconnaissant que ce film dans le dessin peut avoir un caractère provocateur. À chacun d’en tirer une signification. Hergé a-t-il voulu insister sur le fait que cet Orient-là est bien une création de l’Occident ?

Probablement. Hergé n’est qu’un pourvoyeur d’images de son époque. Il construit son imaginaire et celui de ses lecteurs par des slogans, des stéréotypes et des préjugés qui émanent de sa propre culture. Ce sont les matériaux avec lesquelles il bâtit la représentation de sa différence culturelle. Le lointain est son horizon, le continent son enjambée, l’Autre est défini par contraste.

Parcours initiatique 

Si les territoires que parcourt Tintin sont largement indistincts, c’est que leur géographie et leur histoire n’ont pas pour seule vocation de satisfaire l’exotisme des lecteurs d’Hergé. Ils répondent aussi à d’autres exigences : la connaissance de soi-même et la quête du sens, qui n’ont pas besoin de frontières. Hergé a souvent reconnu ce qu’il devait à son éducation catholique et au scoutisme : cadre moral, sens du devoir et de la faute, culpabilité, et une certaine recherche de la pureté. Le personnage de Tintin est un éternel adolescent sans peur et sans reproche toujours prêt à défendre les plus hautes valeurs morales. Il doit cette formation à l’éducation rigoriste de son créateur. Tintin a hérité du don-quichottisme de son géniteur.
Résultat de recherche d'images pour "L’Arabie de Tintin"
Mais que vient faire l’Orient dans cette quête de pureté ? Pour quelles raisons, note Blin, Hergé a-t-il « besoin de l’Orient pour faire exister Tintin en tant que héros de l’Occident ? » Bruxelles, comme tout autre lieu, aurait pu pourvoir à ce besoin de faire vivre ses rêves. C’est qu’Hergé n’est pas différent de ses contemporains. Il puise dans l’air du temps pour construire son imaginaire. Tant au XIXe siècle qu’au début du XXe, écrivains, aventuriers, peintres, compositeurs, francs-maçons ou philosophes ont cherché en Orient une renaissance spirituelle qui ne pouvait advenir que « là-bas », en ce lieu mythique qui, seul, fait miroiter la vérité. Tous s’accordent pour dire que c’est au cœur de l’Orient qu’ils retrouveront leur moi véritable. En ce sens, les aventures de Tintin sont aussi des pérégrinations initiatiques. Se retrouver soi-même en l’autre passe par la métamorphose de Tintin et de ses compagnons de route. Dans Les Cigares du pharaon, il adopte un costume oriental pour aller vers « Yabbecca » (allusion à la Mecque). Il y a du Lawrence d’Arabie dans cet adolescent. Les jumeaux Dupond et Dupont vont encore plus loin en revêtant un costume oriental féminin. Rien d’outrageant dans ces affublements pourtant transgressifs, puisqu’il s’agit de sauver sa peau. C’est à Yabbecca que Tintin échappe à une mort annoncée et revit après une énième aventure.

De l'Orientalisme au colonialisme

On l’a dit, Tintin est un cœur pur. S’il se rend à la Mecque ou dans une ville fictive qui en tient lieu, il n’est motivé par aucune mission religieuse, politique ou civilisatrice. Il ne s’intéresse pas plus aux événements d’Arabie qu’à ceux du Maroc, où se passe l’action du Crabe aux pinces d’or, publié pour la première fois en feuilleton dans les pages du journal Le Soir jeunesse en 1940-1941. Hergé n’évoque pas le fait que le Maroc était alors sous protectorat français. Tintin traverse le royaume chérifien comme Hergé traverserait l’Algérie, sans rien remarquer de particulier sur la situation coloniale dans ces deux pays. D’ailleurs, il confond protectorat au Maroc et département français d’Algérie, au sujet duquel il dispose probablement de beaucoup plus d’informations. Il appelle « Afghar » une localité imaginaire du Maroc dont il a tiré le nom de l’oasis algérienne d’Adrar ; la casbah d’Alger lui sert de modèle pour représenter une ville marocaine et les méharistes du lieutenant français Delcourt sont vêtus d’un costume touareg algérien. Comme dans les Guides bleus de son époque2, le pays est « pittoresque », terme qu’il applique à l’Arabie, mais qui vaut pour tous les pays. Cela suffit à planter son décor exotique et orientaliste.

Afficher l'image d'origine
Terrorisés par la bordée d'injures que leur lance le capitaine Haddock,
les berabers cessent de tirer, se lèvent et s'enfuient.
Il ne lui semble pas utile de commenter la présence coloniale ; il devait penser que c’était dans l’ordre naturel des choses au Maroc comme au Congo belge. Hergé ne devait pas être très sensible à ce phénomène historique qu’a été la décolonisation. Dans le Crabe aux pinces d’or, les seuls événements qu’il relate sont le fait d’une « vingtaine de pillards Bérabers » qu’il convient de repousser pour que l’ordre soit rétabli, autant dire rien au regard de l’Histoire.

Cette neutralité d’Hergé se retrouve lorsqu’il est question de la Palestine. Dans les premières éditions de Tintin au pays de l’or noir, entre 1939, année de la publication du livre blanc sur la Palestine3 et 1948, année de la création de l’État d’Israël, Hergé évoque les affrontements entre Arabes et juifs, mais n’attribue à ses personnages aucun positionnement politique. Mais s’il ne prend pas parti, il est clair qu’il comprend mieux le monde juif que le monde arabe. Outre que Tintin est pris pour un membre de l’Irgoun4, l’album donne à voir des enseignes en hébreu et en arabe. Les premières sont correctement libellées ; les secondes sont écrites dans une pseudo-écriture arabe. Ce n’est que plus tard, dans des éditions ultérieures de ses autres albums, que les caractères arabes seront petit à petit correctement écrits.


À bien des égards, l’édition de 1971 de Tintin au pays de l’or noir est intéressante. L’éditeur britannique demande alors la suppression des trois pages consacrées à la Palestine dans la version anglaise de l’album. Hergé n’est pas un activiste. Il accepte. Il dira plus tard que Londres ne pouvait admettre que soit rappelée « (…) la lutte des organisations juives contre l’occupant britannique avant l’indépendance d’Israël. » L’explication est faiblarde. 

Louis Blin convainc davantage, qui voit dans cette censure l’influence d’un puissant sentiment pro-israélien qui avait été diffusé en Europe après la guerre israélo-arabe de 1967 (dite « guerre des Six Jours »). Cette appréciation fait sens : la Palestine disparaît de l’album pour être remplacée par « l’Arabie khémédite » dont on comprend bien qu’il s’agit d’un pays imaginaire. Le mot « arabe » lui-même est effacé d’un album dont la dépolitisation est consommée. Avec le recul du temps, il aurait pourtant été intéressant de voir comme Hergé aurait pu faire œuvre de pédagogie à l’égard d’un conflit qui n’en finit pas d’agoniser.

Abdallah pour héritage

On connaît l’accusation de racisme porté, à juste titre, à l’encontre d’Hergé pour avoir commis Tintin au Congo. À l’égard des Arabes, pareille accusation serait excessive. Ce que partage Hergé avec ses contemporains, c’est une profonde ignorance de la civilisation arabe. Louis Blin fait la remarque, toujours valable, qu’il existe un racisme latent où l’on trouve aussi bien une dévalorisation de l’Arabe pris anonymement et une empathie pour un autre avec lequel on a établi une relation personnelle. Hergé n’est pas exempt de connotations dévalorisantes : le Bédouin si stupide qu’il prend un savon pour un aliment (Les Cigares du pharaon) ; l’idée qu’on risque de tomber en esclavage en allant à la Mecque (Coke en stock) ; le titre du film sur lequel Tintin bute dans le désert d’Arabie, Haine d’arabe (Les Cigares du pharaon) ; le contraste aussi entre le somptueux château de Moulinsart et la tente bédouine dressée dans le grand salon de la bâtisse (Coke en stock), etc. 
Les exemples ne manquent pas. C’est vouloir être drôle, mais c’est surtout comme le disait Edward Said que « la culture européenne s’est renforcée et a précisé son identité en se démarquant d’un Orient qu’elle prenait comme une forme d’elle-même inférieure et refoulée »5.

Résultat de recherche d'images pour "ville arabe dans  Tintin"

L’Arabie de Coke en stock est celle du désenchantement pour Hergé. Son exotisme n’y trouve plus son compte. C’est le temps des enjeux de pouvoir. La décolonisation est passée par là. L’Arabie n’est plus « pittoresque ». Hergé a perdu son Orient. Il est, à la lettre, désorienté, et donne le sentiment d’avoir refermé son atlas d’Orient. Il n’y renverra plus Tintin. Ce sont les Arabes qui viendront chez lui s’installer au château de Moulinsart. De « nobles hommes du désert », Hergé les transforme en squatters dérangeants. Il n’est décidément plus à la hauteur de ses rêves d’Orient, mais il a laissé une pépite : Abdallah.
Né à l’automne 1948, enfant gâté de l’émir du Khemed, Louis Blin voit en Abdallah le personnage le plus sympathique et le plus important des personnages arabes d’Hergé. C’est l’enfant qu’on retrouve dans Tintin au pays de l’or noir, Coke en stock, Objectif lune, Tintin au Tibet et dans le dernier album, Tintin et l’Alph-art. Il est apparenté à deux autres héros d’Hergé, Quick et Flupke, deux fripouilles de Bruxelles. Chenapan, espiègle et frondeur, Abdallah ne peut que susciter la sympathie des jeunes lecteurs, qu’ils soient orientaux ou occidentaux. 

Résultat de recherche d'images pour "L’Arabie de Tintin"Il ne doit pas y avoir un enfant de son âge qui ne s’identifie à lui et qui ne l’envie d’être aussi perturbateur. Par ses facéties sans histoire ni géographie, Abdallah, c’est l’ami du genre humain en miniature. Il faut savoir gré à Hergé, au fond peu attiré par la culture arabe, d’avoir créé ce personnage et donné à l’enfant occidental l’image d’un alter ego arabe, son semblable, son frère, qu’aucune hiérarchie dans les cultures, toutes dignes, ne viendra lui enlever.

Par Alexis Varende - Source de l'article OrientXXI
_____________

1 À l’exception du Maroc qu’il identifie comme tel dans Le crabe aux pinces d’or.

2 Les Guides bleus touristiques sont apparus une dizaine d’années avant la naissance de Tintin (1929).

3 Livre blanc britannique sur la Palestine, en 1939, qui prévoit notamment des restrictions à l’immigration juive.

4 Organisation armée nationaliste juive constituée en 1931 qui organise l’immigration clandestine de juifs en Palestine, entreprend des opérations de représailles et des attentats contre des civils arabes et les forces d’occupation britanniques.

5 L’Orientalisme, l’Orient créé par l’Occident, Seuil, 2005.

mardi 6 décembre 2016

L’heure du Bilili BD Festival de Brazzaville a sonné!

La toute première édition du Bilili BD Festival se tient à l’Institut Français du Congo à Brazzaville depuis ce matin. Le festival est prévu du 06 au 10 Décembre 2016. 

bilili-bd-festival

L’artiste à l’honneur est la bédéiste camerounaise Elyon’s, la créatrice de #LVDD alias La Vie d’Ebène Duta. Ce nouveau festival vient se rajouter à l’effervescence constatée sur le sol africain depuis le mois de novembre durant lequel ont eu lieu le Togo Bd festival et le Mboa BD (Cameroun).

Le thème du festival est : « Moi, demain ». 

Sont prévus des concours de dessins, des expos, des ateliers BD, des conférences-débats, des projections de films d’animation, des dédicaces d’auteurs eeeeeeet… du cosplay bien sûr! Il a le vent en poupe celui là! Pour les néophytes, on rappelle que le cosplay consiste à se déguiser en personnage de dessin animé, de bande dessinée ou de jeu vidéo. Bref à faire de n’importe quel jour de la semaine un mardi gras comme un pot de pâte à tartiner… Et d’ailleurs, le festival commence un mardi. Comme quoi!

Pour une première édition, il faut reconnaitre que quatre jours peuvent s’avérer très longs surtout lorsque le lancement du festival est programmé en début de semaine hors vacances scolaires. Dans tous les cas, a plus qu’à croiser les orteils pour que le public soit au rendez-afin de découvrir le talent et le dynamisme des bédéistes locaux et internationaux. A ce propos, on aime beaucoup, les portraits dessinés des auteurs qui sont attendus. Pour les voir, rendez-vous sur la page Facebook « Bilili BD Festival ».

Une question me taraude par contre! Pourquoi Bilili BD Festival? Parce qu’avec BD on peut écrire B(e)(n)D(a). Bilili Benda comme staff Benda Bilili? Qui sait, le célèbre groupe de musique sera peut être là en tant que « special guest »? C’est beau l’imagination n’est-ce pas? 

Vu le thème du festival, sachez juste que « moi demain » hé ben, je serai là! Du moins si tout va bien! Alors à demain! 

Par Bizdou - Source de l'article Africabulles

Mia Moké, l’application qui nous interpelle sur l’écologie

mia-moke-660x550

A Dakar, l’entrepreneur Karim Gadjigo et toute son équipe de l’agence de communication Advise ont lancé un programme à la fois ludique et ambitieux : toucher et sensibiliser les enfants africains aux dangers de la pollution, un fléau en Afrique. 

Une ville comme Lagos produirait ainsi aux alentours de 10.000 tonnes de déchets de toutes sortes… quotidiennement ! Avec son personnage Mia Moké, Karim nous explique comment cette petite héroïne africaine peut pousser les jeunes africains à apprendre – très tôt – à agir au quotidien dans le respect de l’environnement.

Hello! Peux tu te présenter ?

Bonjour, Je m’appelle Karim GADJIGO. Je suis directeur associé de l’Agence Advise à Dakar au Sénégal. Je travaille depuis près de 25 ans dans le domaine de la publicité, en particulier dans la création de marques et les stratégies d’image (www.agenceadvise.com). Tout au long de mon parcours professionnel j’ai eu l’occasion de créer et d’accompagner de nombreuses marques sur le continent africain et hors du continent. 
J’ai également eu l’opportunité de développer et de collaborer à de nombreux projets dans des secteurs divers allant de la production télévisuelle (conception et production de concept de télé réalité,…), la production d’évènements, le design graphique et textile (création et prototypage de marques de street wear africain), la conception et le développement de concepts avancés (plateformes micro-financement participatif, solution innovante de monétisation,…), et l’accompagnement de projets dans le domaine social ou environnemental. Aujourd’hui, et depuis près de 20 ans, mon objectif est de développer des contenus et d’inciter les africains à créer plus de contenus créatifs et innovants dans les secteurs de la culture et de l’image. 
Nous avons aujourd’hui les outils (bouquets télévisuels, plateformes de VOD, lecteurs numériques, iPAD, SMARTPHONES, etc..) mais on se rend compte du retard énorme que nous avons pris dans le domaine de la production de contenus. Il est donc nécessaire de réfléchir au financement de l’innovation et de la culture en Afrique qui est au niveau le plus bas, sinon nous courons le risque de voir nos outils envahis de contenus étrangers ou de contenus locaux à faible « valeur culturelle ajoutée ».

14955864_1278342942207563_7897824795494823225_n

Comment as tu eu l’idée de créer ta startup ? Quel fut le premier déclic ?

A la création de l’Agence Advise en 2011, nous avons tout de suite eu l’idée, avec mon associé Haïdar Chams, de créer un incubateur interne pour développer des projets et des concepts innovants pour l’Afrique. Quelques années auparavant j’avais créé le personnage de « Mia Moké » dans le cadre d’un projet de design textile pour enfant et nous avons décidé d’étendre son développement et ses objectifs au sein de l’incubateur de l’agence. Le déclic m’a été donné un jour en voyant des centaines d’enfants africains aller tous les jours à l’école avec des cartables « Barbie », « Hello Kitty », « Dora l’exploratrice », … 
Je me suis posé la question sur l’impact que pouvaient avoir ces héros étrangers sur le développement de l’identité de nos enfants. Comment donner confiance à nos enfants africains si, dès l’âge de la construction de leur identité, ils s’aperçoivent que tous les héros de leur univers sont des héros qui n’appartiennent pas à leur culture et ne reflètent pas leur image ? La place du héros dans l’univers de l’enfant est primordiale. Les enfants fonctionnent beaucoup par « projection » et le héros concentre souvent des valeurs comme le courage, l’intelligence, l’empathie, la confiance en soi, etc… 
Alors, il nous est apparu fondamental que notre génération future puisse aussi avoir ses propres petits héros et qu’elle retrouve foi et confiance en sa culture et son identité.. Voilà comment « Mia Moké » est arrivée avec son grand message d’espoir et sa détermination à changer les choses avec ses petits moyens !

Quelles solutions apportes tu avec ta startup ? Et quel est ton modèle économique ?

Le programme « Mia Moké » apporte de nombreuses solutions. Sur le fond, je pense avoir répondu dans la question précédente en abordant les notions d’identité culturelle et de développement personnel de l’enfant. Sur la forme, le concept « Mia Moké » a pour objet de proposer une jeune héroïne africaine, fière de son identité, courageuse et intrépide, consciente de son époque et attachée à des valeurs nobles et fortes, essentielles à la compréhension du monde moderne par les enfants. Son histoire est construite sur une base à la fois moderne et imaginaire (le monde des Djindjins) et des thématiques abordant des problèmes cruciaux du continent (pollution, environnement, civisme, …). 
Ce positionnement permet de faire de ce projet un univers unique dédié à l’amusement (histoires, jeux, coloriages, chansons, …) mais aussi à l’éducation (pages didactiques, connaissance de l’environnement, apprentissage de la langue, …). En parlant de solutions, il faut quand même comprendre qu’avant « Mia Moké », il n’y avait aucune application africaine dans la section ludo éducative sur la plateforme d’Apple (sur un total de 2 millions d’applications disponibles). Aujourd’hui nous considérons que c’est une solution que nous apportons aux parents africains qui disposent d’une TABLETTE, en Afrique ou à l’étranger, afin qu’ils puissent télécharger un contenu riche et positif qui séduise leurs enfants et les rende fiers de leur identité et de leur culture.

Quels obstacles as tu rencontré dans le développement de ton produit, et comment y as tu fait face ?

La plus grande difficulté du programme « Mia Moké », et de tous les projets africains tournés vers la culture et l’innovation, c’est le financement. « Mia Moké » est un programme que nous poursuivons depuis près de quatre ans maintenant. C’est un investissement lourd qui concerne le développement logiciel avec un back-office original, un codage personnalisé, des formations techniques, des investissements sur la formation de personnels dédiés, etc. Aucune ligne de financement n’étant disponible pour ces projets innovants, nous avons été contraints de développer entièrement sur fonds propres avec notre activité d’agence de communication. 
Il faut accepter cette cette vérité, si cruelle soit elle, l’Afrique n’a accès à aucun financement sur ce type d’innovation ! Pour avancer il faut trouver ses propres ressources ou éventuellement se regrouper sous forme de plateforme collaborative, ce que font très bien certaines personnes au Sénégal comme Jokolabs. Les institutions et organismes financiers que j’ai rencontré ont fait ce triste constat avec moi en toute franchise. Bien qu’emballés par ce vaste projet qui possède une réalité économique certaine, ils m’ont tous fait comprendre qu’aucune structure ne financerait « du fond de roulement ». Car c’est bien de cela qu’il s’agit. 
Financer l’innovation c’est financer des charges courantes et des personnes qui réfléchissent avant tout, sans aucune certitude de rentabilité. C’est la réalité de l’innovation; elle n’aboutit pas toujours à de la rentabilité ! Les financements que vous trouvez aujourd’hui en Afrique sont mis en place pour de l’infrastructure, des industries pour des produits de première nécessité (usine de lait, etc)… des projets qui permettent aux financiers de minimiser le risque en se concentrant sur des secteurs connus (alimentaire, mines, etc). Dans ces secteurs, le retour sur investissement est pratiquement garanti et, dans le pire des cas, ils peuvent envisager de minimiser leur perte grâce à la revente de l’outil de production. L’innovation est un secteur ou les facteurs de risques sont importants  et plus le risque est important et moins vous trouvez de solutions financières.

14517539_1233210953387429_4474335993106065092_n 
Quels sont tes besoins en matière de financement ou d’accompagnement ? Un message à faire passer à la communauté #TECHAfrique ?

A ce stade nous avons auto-financé toute la conception et le développement de l’application (l’application est disponible au téléchargement sur l’App Store en « mode Freemium avec un achat intégré unique à 3,99 euros »). A présent nous essayons de sensibiliser les organismes qui comprennent l’enjeu majeur de l’éducation environnementale (agences de développement, fondations, ONG, associations…) afin de trouver des lignes de financement pour étendre le programme et proposer des versions étrangères en anglais, espagnol… et pour accélérer la production des deux nouvelles histoires de « Mia Moké ». 
Notre potentiel est immense; l’accueil de « Mia Moké » sur la cible des 4-10 ans est fabuleux. Les enfants adorent « Mia Moké » et comprennent immédiatement la nécessité d’aimer et de protéger la nature.… et c’est notre plus belle satisfaction. Le personnage est très « addictif » et les demandes fusent de toutes parts (poupées, films, cartables, jeux, etc).. Nous voudrions commencer le développement de franchises et de licences, nous avons plein d’idées mais sans assise financière tout va plus lentement. Mais c’est le sort de l’innovation africaine, il faut s’accrocher et se battre. 

15170857_1297552423619948_3246080780343604150_n

Les obstacles sont nombreux mais il y a parfois « les bonnes personnes au bon moment ». Par ailleurs, nous travaillons aussi sur des partenariats commerciaux; nous avons reçu des propositions pour être présents sur une plateforme de re-monétisation bien implantée sur l’Afrique de l’ouest, nous avons signé un contrat de diffusion de nos produits d’édition avec un groupe africain de librairies, nous allons entamer des discussions avec des chaines et des bouquets numériques pour notre série TV et nos dessins animés 2D/3D.. Nous sommes dans une phase que les porteurs de projets connaissent bien: l’arrivée de votre produit sur le marché, le constat d’une demande immense et la recherche de solutions pérennes pour répondre à cette demande.

Par Samir Abdelkrim - Source de l'article StartupBric

mercredi 30 novembre 2016

Le 1er festival arabe de la caricature du 2 au 10 décembre à Sfax

La ville de Sfax accueille dans le cadre de la manifestation ” Sfax Capitale de la Culture Arabe 2016 ” le premier Festival arabe de la caricature et ce du 2 au 10 décembre 2016, dans plus de quarante espaces entre établissements scolaires et universitaires et quartiers populaires.

Selon le comité d’organisation de la manifestation, l’idée est de mettre en valeur l’art de la caricature en proposant à voir plusieurs expositions de caricaturistes arabes de renommée. Ainsi, parmi les caricaturistes qui afficheront leur présence figurent Chedly Belkhamsa et Taoufik Omran (Tunisie), Neji Ben Naji (Maroc), Djamel Lounis (Algérie), Gorges Bagory (Egypte), Hassen Adlebi (Syrie), Doa Al Adel (Egypte), Ali Mandalaoui (Irak), Imed Hajjaj (Jordanie) et Mansour Bekri (Irak).

10020171

Les jeunes et les enfants pourront bénéficier d’ateliers d’initiation et de formation en vue d’encourager les plus doués à se lancer dans ce domaine sachant que le premier club de la caricature a déjà vu le jour à la maison des arts de Sfax.

Le Festival arabe de la caricature vise à promouvoir les œuvres de caricature dont l’expression participe à la mise à nu des divers fléaux qui envahissent le quotidien tunisien et arabe, dont la corruption, la violence, l’exclusion, l’extrémisme, la pollution etc. Durant toute la période du festival, les participants travailleront en équipe pour la réalisation à la fin de fresques murales qui serviront à embellir la ville de Sfax et laisser ainsi les traces de ce festival.

Bande annonce de l’Evènement :

Source de l'article TAP & Tekiano

mardi 29 novembre 2016

SEN-GAMES : Pour la promotion des jeux vidéo en Afrique

Résultat de recherche d'images pour "SEN-GAMES"La communauté des gamers du Sénégal, SEN-GAMES regroupe près de 2000 joueurs selon Babacar Gassama, le président de ladite association. Ils sont spécialisés sur beaucoup de jeux. 

SEN-GAMES organise des tournois au cours de l’année et vise à faire la promotion des jeux vidéos au Sénégal, en Afrique et dans le Monde.

Le gaming génère beaucoup de ressources financières dans le monde et SEN-GAMES a pour objectif d’impliquer les communautés dans les jeux vidéos.
Les membres de SEN-GAMES ont eu à développer des jeux vidéos notamment sur le mobile. Des jeux adaptés aux contextes locaux africains.


L’association SEN-GAMES était présente au DAKAR DIGITAL SHOW 2016.

Source de l'article ITMag

mercredi 23 novembre 2016

Visite de l’IndieCade, le Salon du jeu vidéo expérimental

Pour la première fois à Paris, le « Sundance du jeu vidéo » a été l’occasion de s’essayer à des projets aussi ludiques qu’atypiques – et ce malgré quelques couacs.

« Poséidon » est un jeu qui se contrôle avec de l’eau.
La foule est compacte mais joyeuse. L’ambiance, bon enfant. Chacun papillonne de table en table, où attendent ordinateurs, manettes et développeurs pressés de montrer le fruit de mois, voire d’années de travail.

Et toutes les deux heures, on repart de zéro : les démonstrateurs prennent leur PC sous le bras, tandis qu’une nouvelle vague de jeux, expériences étranges et prototypes étudiants leur succède. On pourrait parler de speed gaming, comme il existe des speed dating, et c’est l’un des aspects les plus passionnants de l’IndieCade, prestigieux festival du jeu vidéo indépendant américain, qui a posé pour la première fois ses valises en France, au Conservatoire national des arts et métiers les 18 et 19 novembre.

Fabien Delpiano, président de l’association de développeurs franciliens Capital Games et coorganisateur de l’IndieCade Europe, le reconnaît lui-même : il y a eu quelques couacs. L’annulation au dernier moment de certaines des vedettes annoncées en conférence, telles que la critique Cara Ellison ou la développeuse Zoe Quinn. Ou la quasi-absence d’un grand public auquel l’événement était pourtant ouvert. Mais ce qu’ont regretté les participants, c’est surtout la dispersion des divers jeux, conférences et ateliers dans huit salles et plusieurs bâtiments .

Saladiers remplis d’eau

Tant pis. Ces aléas mis à part, l’IndieCade Europe est l’occasion unique de rencontrer à Paris des créateurs internationaux. Comme Matt Nava, directeur artistique de Flower et Journey, deux des plus beaux jeux de l’histoire. Comme Rami Ismail, développeur néerlando-égyptien venu parler de la diversité des jeux polonais, iraniens ou palestiniens. Comme Fakhra Al-Mansouri, première développeuse d’un pays, les Emirats Arabes Unis, où vivre du jeu vidéo paraît encore bien utopique. Ou encore le Français Michel Ancel, créateur de Rayman, figure historique d’Ubisoft et « légende locale », comme l’a décrit avec un sens consommé de l’euphémisme un des organisateurs américains.

« Lieve Oma ».  Florian Veltman
Mais pour le public, souvent professionnel ou étudiant, l’IndieCade Europe est surtout un moyen de découvrir le travail de ses semblables. Pour s’amuser d’abord, mais pour trouver l’inspiration aussi. Des jeux déjà sortis ont ainsi pu s’offrir un peu de visibilité, comme Commedia dell’arte, jeu d’aventure et de théâtre, ou Lieve Oma, conte néerlandais touchant et nostalgique. L’histoire simple d’un petit garçon qui se promène dans les bois avec sa grand-mère, et qui ne raconte presque rien mais émeut beaucoup. Son développeur, le Néerlandais Florian Veltman, semble lui-même un peu ému de voir son jeu rencontrer autant de succès.

Mais l’IndieCade, c’est surtout l’occasion de découvrir des jeux visibles seulement en festival. A l’image de Line Wobbler, installation expérimentale, sans écran ni manette, où le joueur contrôle du bout du joystick une lumière qui grimpe et descend sur une guirlande de plusieurs mètres de haut.


Un jeu étonnant et conceptuel, où, à la façon d’un Super Mario en une seule dimension, on élimine des ennemis (des points rouges) ou on évite des flaques de lave (des étendues brillantes).

Plus loin, Poseidon, lui, se joue avec deux saladiers remplis d’eau et deux gobelets en plastique en guise de contrôleurs. Au joueur d’en vider un pour remplir l’autre, afin de faire varier le niveau de la mer sur son écran et d’éviter les obstacles qui se jettent sur son frêle esquif.

Fun et expérimental

Mais si on se presse à l’IndieCade, c’est surtout pour s’essayer en avant-première à des titres encore en développement. Les développeurs et aspirants créateurs discutent ainsi autant qu’ils jouent, s’échangeant tuyaux et expériences, une carte de visite dans une main, une manette dans l’autre.

On a ainsi pu jouer à AER (sorte de relecture aérienne de Zelda), à Black the Fall (jeu de plate-forme roumain et orwellien) ou à 2Dark, qui marque le retour de Frédérick Raynal au jeu de survie horrifique, vingt-cinq ans après avoir inventé le genre.

Point commun d’un certain nombre des titres présents ce week-end : beaucoup poussent les joueurs à la réflexion, comme l’adorable jeu d’énigme Winter et ses décors minuscules, ou encore Fresco, dans lequel le joueur peut modifier son environnement en superposant des tableaux. La palme revenant sans doute au très malin God is a Cube, titre improbable capable d’initier au b.a.-ba de la programmation et d’amuser – en même temps.


Mais, à en croire les attroupements ici et là, rien ne draine autant l’attention des visiteurs que les expériences conviviales. C’est le cas de Panoptic, jeu de cache-cache pour deux joueurs en réalité virtuelle qui provoque l’enthousiasme et une file d’attente interminable ; de l’imprononçable SIHEYU4N, déclinaison casse-tête et maligne de Tetris pour quatre joueurs ; de Chalo Chalo, jeu de course minimaliste jusqu’à l’abstraction mais irrésistible jusqu’à huit joueurs ; de Hacktag enfin, titre français pas évident dans lequel un aspirant Arsène Lupin se fait aider à distance par une hackeuse de génie.

« Old Man’s Journey ». Broken Rules
Ce dernier a d’ailleurs reçu le prix du choix du public à l’issue de la cérémonie de clôture. Ont aussi été récompensés le délicieux et autrichien Old Man’s Journey (choix des médias), le jeu danois Shrug Island (choix des développeurs), ainsi que le français Event [0] (choix du jury).

La cérémonie a d’ailleurs été transformée par un collectif danois en jeu interactif, pour lequel le public a été mis à contribution : quoi de plus logique, pour conclure un événement consacré autant à l’amusement qu’à l’expérimentation ?

Par Corentin Lamy - Source de l'article Le Monde

mardi 22 novembre 2016

‘Jordan poised to become hub for Arab game producers’

Around 800 local gamers, game developers and publishers took part in the sixth Jordan Gaming Summit on Saturday (Petra photo)
Jordan is “in the right direction” to become a central hub for Arab and regional game producers, developers and publishers, especially if more focus is given to producing Arabic content, sector representatives said on Saturday.

Around 800 local gamers, game developers and publishers took part in the sixth Jordan Gaming Summit, organised by the King Abdullah II Fund for Development (KAFD), in cooperation with the Gaming Lab and the Jordan Gaming Task Force at the King Hussein Business Park.

Speaking at the one-day summit, Aykut Karaalioglu, the founder and CEO of Mobile Action, which provides data and reports on app markets, said product developers should work on “localising and optimising the product” to fit local users and players. 

“If your product is not in the top 10 [search options], your app is invisible to the user,” he added.

Arabic is the fourth most commonly used language around the world, with more than 100 million Arab smartphone users, according to Hussam Hammo, the CEO of the Jordanian Tamatem Inc., which has published 40 games, with more than 35 million downloads in the Arab world.

“The biggest problem in the market is that there is no content in Arabic on the Internet in general,” he added.

Less than 1 per cent of the content on the Internet is in Arabic, according to Hammo, which motivates game publishers to start focusing on Arabic content.

“There is a huge gap in [the Arab gaming] market… The competition is… much less than other international gaming markets. [Arab] users are hungry for games with Arabic content,” he added.

The top gaming markets, according to game developers and publishers, are the Gulf Cooperation Council countries (specifically Saudi Arabia), Levant countries (Lebanon and Jordan mainly), and Egypt and North Africa.

“We like to think that the MENA region is one… I think we should understand that the markets differ from one country to another in this region, but we have to reach a formula that works for most markets,” said Joseph Shomali, the CEO and co-founder of Play 3arabi, which focuses on multiplayer games.

Mohammad Fahmi, the founder and CEO of Babil Games, said publishing a game depends on the market and its cultural background.

“I think that each market has its own mentality, religious beliefs and culture… Whenever we want to bring in partners, we have to get in discussions on what features are in the game for [Arab] users,” he said.

The market in the region, Fahmi added, is divided in half for iOS and Android community users. “It is easier to approach users with a free-to-play game at first, since users will not pay for something they haven’t experienced yet.”

Game developers can then add in-app purchases to get the users “more engaged” in the game, he explained.

Yusour Hassan, the manager of programme and initiative at the KAFD, said the summit aimed at encouraging local talents and discussing the challenges that gamers, game producers and publishers face in the MENA region.

The gaming industry in the Kingdom includes 16 companies that employ more than 500 workers, according to the KAFD.

By Suzanna Goussous - Source of article Jordantimes

lundi 21 novembre 2016

Villes et patrimoine à l’honneur du 7e MBOA BD Festival

Le Mboa BD Festival va souffler sa 7e bougie cette semaine. Avec déjà 6 éditions au compteur et une organisation dynamique, son aura grandit d’année en année. Comme à l’accoutumée, le Mboa BD aura lieu en décalé à Douala puis à Yaoundé, les deux capitales du Cameroun

mboa-bd-2016-afficheAu programme: expositions, concerts (Franko ? Maahlox le vibeur? Yannick Noah?), cosplay et bien sûr dédicaces! Vous voulez tout savoir sur le programme du festival BD référence au Cameroun? Alors c’est parti! 

Thématique du festival: Villes et patrimoine

Organisé par le collectif d’artistes A3 et l’association Trait Noir, la thématique de cette année est intitulée « Villes et patrimoine ». Cette thématique mettra en lumière la vision des artistes sur la ville et le patrimoine notamment à travers leurs travaux. Dans ce sens, une exposition centrale est prévue à l’Institut Français du Cameroun. Elle sera également relayée via les réseaux sociaux incontournables. 

Artistes à l’honneur: Félix Fokoua

L’illustrateur au « trait captivant et original », Félix Fokoua, sera à l’honneur du 7e Mboa BD festival. L’affiche (cf. ci-dessus) est justement le fruit de son précieux coup de crayon qui donne un rendu fluide à ses créations. Pour info, Félix Fokoua est derrière le projet BD « Secteur 4e stade ». Comme d’autres illustrateurs camerounais, il est également impliqué dans l’univers graphique du 1er jeu vidéo camerounais qui fait son trou dans le milieu c’est-à-dire Aurion : L’Héritage des Kori-Odan

Les dates et lieux du 7e Mboa BD:
- Du 23 au 26 novembre : Douala 
  Institut Français de Douala
  Salle des fêtes d’Akwa

- Du 30 au 3 décembre : Yaoundé
  Institut Français de yaoundé 
  Restaurant la terrasse
  Centre Culturel Camerounais
  Street corner 

Avec ce programme alléchant et les artistes talentueux comme Elyon’s (La vie d’Ebène Duta), Yannick Deubou Sikoue (Kamer Boy), Gunther Moss (Laff Lafrikain) Félix Fokoua (Secteur 4e stade), Georges Pondy (Oups), Reine Dibussi, Nouther et tant d’autres, AfricaBulles n’a qu’une seule recommandation à faire à celles et ceux qui seront du côté de Douala et Yaoundé: Go! Go! Go! Go

Par Bizdou - Source de l'article Africabulles