mercredi 27 mai 2009

La BD en ebullition



Si le berceau du 9e art est la Belgique, la France, qui est celui de l’exception culturelle n’a rien à envier à sa voisine. 

La BD en ebullition | Camille SolerLe pays d’adoption de la BD compte autant de styles que de créateurs régulièrement célébrés à travers bon nombre de manifestations. 
Certaines sont devenues des institutions indétronables : le festival international d’Angoulême fêtait cette année ses 35 ans. 
Adaptations de romans, polars, histoires fantastiques, œuvres pédagogiques, satires politiques… 
Tous les goûts s’y retrouvent pour que chacun puisse pénétrer un monde de bulles sans être qualifié de grand immature... La BD semble bel et bien sortie de l’infantilisme dont elle souffre encore auprès d’un lectorat qu’elle peine à sensibiliser dans d’autres pays. Les enfants élevés aux fanzines ont grandi, et forment aujourd’hui une vague de bédéphiles qui fait prospérer le 9e art. Il ne s’est jamais aussi bien porté. 
Au point que ses figures emblématiques, Astérix et Obélix ont été deux fois portées au grand écran. Quant à Tintin, le premier épisode d’une trilogie réalisée par Steven Spielberg fera sa sortie cinématographique en 2011… 
C’est d’ailleurs au cinéma que se révèle une certaine tendance à renouer avec le genre du côté du Moyen-Orient. On devine qu’une nouvelle génération d’artistes méditerranéens trempe sa plume dans une encre toute fraîche et pertinente pour poindre des visions du monde bien singulières. Valse avec Bachir d’Ari Folman a conquis le grand public occidental. Il vient de recevoir l’Oscar du meilleur scénario documentaire et de sortir en BD. Au-delà des controverses autour d’une vision unilatérale du massacre de Sabra et Chatila, on s’accorde à dire qu’il existe bel et bien là une nouvelle esthétique graphique qui questionne l’ordre politique et social d’une manière originale et séduisante. Alors, la bande dessinée classée principalement « littérature jeunesse » connaîtrait-elle un nouveau départ chez nos confrères orientaux? Du côté des lecteurs, de quel œil voit-on ces œuvres qui poussent toujours plus loin les conventions par besoin d’exprimer une urgence artistique? 

Le 9e art : naissance ou renouveau ? 
Autour de la Méditerranée, bon nombre de pays confinent encore la bande dessinée au simple rôle de divertissement. L’image enfantine lui colle à la page… Bien sûr : les livres avec des images sont faits pour les enfants! Les pays arabes ne font pas figure d’exception. La BD y est considérée comme un art mineur, qui sert essentiellement de distraction au jeune lectorat. Au mieux, elle s’utilisera à des fins pédagogiques. 
Ce qui n’encourage pas forcément l’évolution du genre… S’il est vrai qu’elle prend racine dans les revues de jeunesse, la caricature très pratiquée à Beyrouth et au Caire notamment en est aussi un ancêtre connu. Et c’est précisément dans ces deux villes que souffle un nouveau courant. 

Les concepteurs, eux, ont bien compris que ni le dessin ni le texte contenus dans une vignette ne sont l’illustration l’un de l’autre, mais que les deux se complètent et séduisent de plus en plus d’adultes. Aujourd’hui, la tendance est au roman graphique, et les méditerranéens ne sont pas en reste dans la pratique du genre. Celui-ci semble avoir trouvé des maîtres en la matière, qui rendent toujours plus ardu le débat sur ses signes distinctifs. Le format BD originel et les contraintes qu’imposait autrefois l’édition des journaux ne lui correspondent plus. Destiné aux adultes, généralement en noir et blanc, chaque roman graphique invente sa propre genèse au fil des pages. Le lisible ne donne pas seulement sens au visible, mais l’un et l’autre se confondent dans une architecture visuelle et narrative qui réinvente le sens de l’espace livresque. 
Ce n’est pas un hasard si on s’empare de cette pure liberté pour donner corps à des émotions personnelles quotidiennement étouffées. Quoi de plus exaltant et à la fois déroutant qu’une page blanche? C’est, par excellence, le point de départ de toute œuvre, l’endroit qui donne un sens poétique à des sujets souvent graves. Mais à quel prix ? 


« Tant qu’il n’y aura pas une BD résolument dirigée vers un public intelligent, où les choix esthétiques des auteurs se laissent découvrir, où des sujets importants et jusque-là tabous sont traités -et ce dans une presse attentive aux richesses de cet art-, aucun véritable courant ne pourra naître. » 
La triste épopée du premier roman graphique arabe rend cette remarque obsolète. Metro, de Magdy El Shafee. a été nommée en 2006 « meilleure bande dessinée africaine » par l’UNESCO. Shihab, jeune ingénieur cairote décide de cambrioler une banque pour s’acquitter d’une dette contractée auprès de fonctionnaires corrompus. Un politicien lui propose un marché, Shihab cache son butin dans le Metro et l’affaire est étouffée. Mais la suite des aventures de Shihab et son ami Mustafa dans les rues escarpées d’une cité chaotique maintient le lecteur dans une tension qui reflète le vrai visage d’une capitale trop souvent parée dans les médias d’un exotisme envoûtant… Il aborde, dans sa forme et son contenu des sujets aussi déplaisants pour certains que la corruption, l’insécurité sociale et financière ressentie par une bonne partie de la jeunesse égyptienne … 
Le marché de l’édition imposant un certain nombre de normes morales, est peu enclin aux prises de risque que représente ce type d’esthétique, peu conventionnelle et trop désinvolte. L’œuvre a ainsi été éditée par El Malameh. Cette jeune maison d’édition alternative fondée par Mohamed El Sharkawy est bien connue des bloggeurs dissidents. Suite à une dénonciation par l’avocat présumé de la Hisbah, Saleh al-Derbashy, elle est perquisitionnée en avril 2008. Le roman graphique tombe sous le coup de l'article 178 du code pénal égyptien qui criminalise l'impression ou la distribution de publications qui «enfreignent la décence publique». 
Les exemplaires de Metro lui sont confisqués, et les libraires sont sommés de retirer l’œuvre de la vente. L’éditeur - qui n’en est pas à sa première expérience du genre - et l’écrivain risquent tous deux la prison. « Dans ce roman, il est fait mention de l’homosexualité. De plus, les auteurs incriminent la police en affirmant que celle-ci ne respecte pas les droits de la population. Métro invite à l’anarchie », expliquera l’avocat au quotidien The National. Que ce soit l’unique scène d’amour (qui se passe sous une couverture) ou la trop grande liberté de ton, tout prétexte est bon pour freiner l’identification d’une jeunesse égyptienne désabusée à un héros de fiction dont les aventures dévoilent une vérité qu’il vaut mieux taire… Le 4 avril dernier se tenait le procès de l’auteur et de son éditeur, soutenus par un certain nombre d’associations. La décision de justice ne sera rendue qu’à l’issue de son report le 23 mai. 

La voie est plus libre pour les jeunes Libanais. Les contemporains de la guerre inversent la tendance en portant un regard d’enfant sur un monde qui dépasse les adultes. Avec des œuvres qui ne sont pas sans rappeler l’univers de Marjane Satrapi, Zeina Abirached (éditée en France par Cambourakis) évoque ses souvenirs d’enfance dans une ville dévastée par la guerre avec une sensibilité toute fraîche. Mazen Kerbaj a quant à lui un humour corrosif. L’innocence de son ton prête d’abord à sourire tendrement avant de muter vers une ironie grinçante qui vous fait rire aux éclats avant de vous glacer le sang.... 
Ce ne sont plus là les petits qui font l’apprentissage du monde des adultes par la BD. Celle-ci tend un miroir aux aînés qui prennent conscience de l’absurdité de leur monde à travers le quotidien conté par les plus jeunes. 
Au Liban toujours, on note la création de Samandal, une revue spécialisée visant à publier des formes de bande dessinées venant du monde entier, traitant de sujets sociaux, politiques et religieux avec pertinence. Située dans la capitale, elle se veut une plateforme pour tous les jeunes créateurs arabophones qui ne voyaient jusqu’ici leur pratique s’exercer que dans le plus strict dilettantisme. Pour un rayonnement international, ses publications sont téléchargeables gratuitement sur internet. Chaque œuvre y est traduite en arabe, en français et en anglais avec une mise en page soucieuse du respect de l’identité de l’oeuvre. Son coût moindre étant le garant de sa popularisation, elle ne peut encore prétendre vivre de ses produits commerciaux Cependant, avec une dépendance aux fonds culturels publics indispensables à sa survie et un risque de censure dans certains pays, la revue est encore fragile. 

Dans un tout autre style, les Etats Unis semblent tendre les bras vers l’Egypte avec Cairo, réalisée par G. Willow Wilson, jeune journaliste exerçant dans l’un et l’autre pays. On y retrouve certains clichés comme le tapis volant ou un narguilé dans lequel se cache un génie capable d’exaucer trois vœux… Mais surtout un message d’espoir de paix à travers la rencontre d’un journaliste, un soldat israélien, un jeune activiste et un expatrié. A quand la traduction en arabe et en français ? 

Une autre collaboration entre les deux continents rencontre un grand succès dans le monde arabe, particulièrement en Egypte et sera éditée en France dès le mois de juin par Raï Média. 
Les 99 a été lancée au Koweït par Naïf al-Mutawa. Elle conte les aventures d’autant de personnages qui incarnent les 99 qualificatifs d’Allah. Réunis autour de Ramzi Razem (psychologue et historien à l’UNESCO), ils ont pour mission de retrouver les 99 joyaux symbolisant la puissance et la sagesse de la civilisation portée par le califat de Bagdad, détruite par l’invasion des barbares mongols au milieu du XIIIe siècle. Loin des bd pour enfants aux clichés orientalisants, son succès repose sur une juste synthèse des valeurs solidaires et puissantes de l’islam représentées par des personnages qui rappellent les super héros américains tout droit sortis de l’imaginaire judéo-chrétien. Si les 99 emprunte à la tradition des comics (le dessinateur, Dan Panosian, vient des studios new-yorkais de Marvel), elle ne berce pas dans la nostalgie de l’identité culturelle arabe : elle l’actualise et pose la question de la globalisation culturelle arabe. 

Avec tout cela, que penser de la concurrence de la France et de la Belgique qui s’exerce depuis les années 60 ? Le succès des mangas et comics depuis les années 70? Ils laissent certes peu de place aux initiatives locales, mais leur absence n’aurait pas permis l’émergence de ces jeunes talents qui se sont nourris des particularités venues d’Europe, d’Amérique et d’Asie pour enrichir la diversité culturelle. Elle met également en valeur le courage et la persévérance de certains créateurs comme Magdy El Shafee, qui a consacré 5 ans à Metro et à qui on souhaite toute la liberté d’expression nécessaire à l’expression de son talent… Pour longtemps* ! 

Par Camille Soler - Source de l'article Babelmed

•Pour plus d’informations, vous pouvez consulter et commenter les liens suivants: 

vendredi 8 mai 2009

Dessin animé : Une école en projet à Alger


« Ici, je retrouve mon enfance. Il me manquait une aile… » René Borg, 76 ans, natif de Tunisie, monstre du film d'animation, est venu en Algérie la semaine dernière avec une ambition : créer prochainement une école du dessin animé à Alger. L'homme a de l'expérience. A 26 ans, il débute en autodidacte dans les dessins animés pour l'armée avant de donner vie aux immortels Shadocks dix ans plus tard. 


René Borg est aussi le papa de Oum le dauphin, célèbre pour avoir fait la promotion du chocolat Galac. Il se lancera ensuite dans les dessins animés pédagogiques : on se souvient d'Ulysse 31, adaptation enfantine des aventures du célèbre héros de la mythologie grecque d'Homère. Ou encore de Il était une fois l'homme. La vie. Ou l'espace. « Toute cette expérience, je veux la mettre au service de ces jeunes talents algériens, explique-t-il, des dessinateurs éparpillés un peu partout, sans rien ni personne qui centralise ces énergies. » 

Le dessin animé n'a jamais été une priorité en Algérie. Le pays lui a toujours préféré son plus noble frère, le cinéma. « Nous sommes dans une période flottante, affirme Rachid Dechemi, un des concepteurs du projet, où tout doit être restructuré. Le cinéma mais aussi tout le cadre juridique, pour créer un marché, des festivals, la formation des critiques… C'est là que le dessin animé arrive, comme un moyen pour véhiculer une identité forte de l'Algérie pour les enfants. » 
La production algérienne en matière de dessins animés est quasi inexistante. Une tentative de la société Numédias de créer une série sur l'Emir Abdelkader et les débuts de la colonisation a avorté, faute de moyens. « Il faut produire à l'international », affirme Yacef el Hocine, troisième compère embarqué dans l'aventure. Il parle avec l'expérience de La Bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo, film qu il a produit avec son frère Yacef Saâdi. « L'Algérie est le seul pays du Tiers-Monde à avoir raflé toutes les plus grandes distinctions dans le cinéma mondial : la Palme d'or avec Chronique des années de braise de Mohamed Lakhdar Hamina, le Lion d'or avec La Bataille d'Alger, des Oscars avec Z de Costa Gavras… Il n'y a aucune raison pour que nous ne soyons pas leaders dans le dessin animé. Il faut juste la volonté de le faire. » 

Et de la ténacité pour surmonter les difficultés, comme celles rencontrées par René Borg pour vendre son personnage Joha ou Djhaa. Ce petit bonhomme emblématique du bassin méditerranéen qui fait son apparition dès le VIe siècle en Tunisie, Egypte, Algérie, Malte jusqu'en Iran avec ses contes humoristiques. 
René Borg a déjà en boîte dix-neuf épisodes, mais la confrontation avec le marché occidental s'est conclue en choc des civilisations. Au festival du MIP-TV à Cannes en France, un producteur mondialement connu m'a hurlé : « Fous le camp de mon stand, je ne veux rien voir, ton Djhaa c'est Khomeiny ! » 
Le réalisateur préfère rester optimiste : « Toute la culture que portent les nations arabes et musulmanes est un trésor pour le dessin animé. Un atelier de production algérien pourrait même sous-traiter pour de grandes productions européennes et créer des emplois », affirment les concepteurs du projet. 
Reste à trouver un partenaire. Jusqu'à présent, l'Ecole des beaux-arts d'Alger, pressentie pour collaborer à la création d'un département de dessins animés, tend une oreille polie mais reste prudente. « Il faut mener l'idée à maturité, rien n'est encore arrêté quant au statut de l'école qui pourrait tout aussi bien être un département ou une filière au sein de l'Ecole des beaux-arts », prévient Nacer Kaceb, son directeur. La balle est désormais dans le camp des autorités. 

Par Ahmed Tazir - Source de l'article El Watan & Djazaïress

jeudi 30 avril 2009

Algérie - Du dessins animés à l’école Supérieure des Beaux-Arts


Du dessins animés à l’école Supérieure des Beaux ArtsL’École supérieure des beaux-arts d’Alger a reçu un des créateurs de dessins animés les plus célèbres, René Borg, créateur notamment de l’inoubliable Shadoks, et ce pour une conférence autour de son parcours personnel et des techniques de cet art coûteux. Il a également été question des possibilités d’emploi pour les diplômés de l’école qu’offre le domaine. Des perspectives de cette rencontre également : le projet de création d’un festival euro-méditerranéen de dessins animés.
Dans le cadre de la formation aux techniques de la 3D et du dessin animé pour le postgradué spécialisé, l’École supérieure des beaux-arts d’Alger a abrité mardi dernier une conférence organisée par Isser Arts Prod et AVI Production, sous le thème de l’idée de créer une école de dessins animés et de lancer un festival euro-méditerranéen du film d’animation en Algérie. Cette rencontre a été animée par René Borg, auteur et réalisateur de films d’animation et de dessins animés et créateur des Shadoks. Prenant la parole en premier, Rachid Dechimi, d’Isser Arts Prod, explique « l’ambition de promouvoir ce genre de formation en Algérie ». Il pose, par ailleurs, deux problématiques, à savoir « de quelle façon une institution comme l’École des beaux-arts peut-elle instituer cette formation ? » et « quelles sont les possibilités de concrétisation de cette formation ? » Afin d’y répondre, M. Borg entama un long historique du dessin animé.
En fait, il a parlé de ce genre, mais aussi de sa carrière, jalonnant son intervention d’anecdotes quant à son parcours, afin de mieux intéresser l’assistance, composée essentiellement d’étudiants de l’école. Par ailleurs, et abondant dans ce sens, le directeur de l’École supérieure des beaux-arts, M. Kessab, a affirmé que l’établissement qu’il dirige est en train de « de réfléchir pour intégrer cette formation » au cursus de l’école, étant donné que « la matière est là ».
L’idéal pour l’intervenant serait de créer « une école du dessin animé typiquement algérienne ». Car cette forme d’expression artistique peut être génératrice d’emplois ! De son côté, le producteur (Cinéplex Prod), El Hocine Yacef, a annoncé qu’à travers ce projet, le but étant de « lancer un festival euro-méditerranéen du dessin animé ». La particularité de ce festival, si jamais il voit le jour, est qu’il se déroulera dans la ville de Tlemcen, car « Alger est encombrée (…) Tlemcen est une ville agréable et ce festival lui donnera un cachet encore plus agréable », voire particulier. Autre révélation : le projet de René Borg de faire un dessin animé avec, pour personnage principal, Djeha, ce héros de la transmission orale depuis le VIe siècle et dont les péripéties ont bercé son enfance. Le but de ce projet est de faire de Djeha un héros méditerranéen !
En finalité, une initiative comme celle-ci, à savoir le lancement de la formation dans le domaine de la création de dessins animés, offre de nouvelles perspectives aux étudiants de l’École des beaux-arts et une grande opportunité d’emploi. Le tout étant d’y penser sérieusement car, en Algérie, ce ne sont pas les talents qui manquent.
À rappeler que le projet est en gestation et que l’idée remonte à environs quatre ans, lors de la visite de M. Borg à Alger. Certes, l’idée est séduisante et le projet en lui-même est générateur d’emplois, mais il reste sa mise en place et sa faisabilité, parce qu’il faut trouver les moyens de le concrétiser, ce qui n’est pas facile en soi.
Source de l'article Algérie 360

mercredi 29 avril 2009

Marie-Annick Duhard : «Le FICAM est une manifestation de référence en Afrique»

L'Institut français de Meknès organise la 9ème édition du Festival international de cinéma d'animation du 7 au 15 mai. Sa directrice, Marie-Annick Duhard, explique les grands axes de cet événement. 

ALM : Quelles sont les nouveautés du programme de la 9ème édition du FICAM ?
Marie-Annick Duhard : La grande nouveauté de la programmation artistique est la 1ère compétition internationale du court-métrage d'animation qui assied, désormais, le FICAM comme une manifestation de référence en Afrique et dans le monde. Nous avons doté le premier prix de cette compétition de 3.000 euros pour donner à cette compétition toute l'aura qu'elle mérite au niveau international. Un autre lauréat verra son film acheté par la Télévision Suisse Romande qui le diffusera. Cette ouverture à l'international se concrétise également par un partenariat avec le Centre culturel de rencontre de l'abbaye royale de Fontevraud (France) qui recevra en résidence pour un mois le lauréat du Grand Prix Aïcha de l'animation 2009. Ce séjour en France qui permettra au gagnant de côtoyer de grands noms de l'animation s'ajoute au 50.000 DH de dotation offerts par Aïcha. Citons également une large diffusion de la bande annonce de FICAM sur TV5 Monde grâce à un partenariat qui s'amplifiera encore pour les dix ans du FICAM en 2010, tout comme celui avec 2M d'ailleurs.

Pourquoi cette édition est consacrée à l'animation britannique ?
Plus que «consacrée», je dirai que c'est un coup de chapeau à l'animation britannique. Deux raisons à cela : notre volonté de collaborer avec nos amis européens et particulièrement le British Council qui nous accompagne dans cette programmation du FICAM 2009, et le fait que l'animation britannique représente une grande école pour «l'animation en volume» (marionnettes, pâte à modeler, …) Cette programmation permettra au public, aux étudiants que nous accueillons dans les ateliers de formation et aux professionnels marocains, de rencontrer des noms illustres comme Barry Purves.
Imaginez qu'au-delà de sa riche filmographie, Barry Purves a apporté sa touche inimitable à de grandes productions comme le dernier King-Kong de Peter Jackson ou, pour ne citer qu'un autre exemple: Mars Attacks, film de science-fiction culte de Tim Burton. Nous accueillons également les mythiques Studios Aardman, représentés par l'un de ses fondateurs, David Sproxton.

Que pouvez-vous nous dire sur l'état du film d'animation au Maroc en comparaison aux autres pays ?
Mohamed Beyoud, responsable de la programmation artistique du FICAM m'a appris que le Maroc n'en n'est encore qu'à ses débuts en matière de films d'animation. Il existe donc peu de productions. Mais ceci est le cas pour tout le continent africain et pour les pays arabes. Le FICAM a depuis ses débuts l'ambition de jouer un rôle moteur et fédérateur des énergies en accueillant tous les passionnés du film d'animation du Royaume à Meknès ou lors de la tournée du FICAM Maroc dans tout le réseau culturel français. Le fait d'accorder une importance majeure à la formation aux métiers de l'animation pendant le FICAM mais aussi pendant toute l'année et la création du Grand Prix Aïcha de l'animation commencent à porter ses fruits. Nous avons de plus en plus de jeunes créateurs qui font du film d'animation un métier et qui ont compris que le fait de maîtriser un logiciel ne suffit pas. 

Par Siham Jadraoui - Source de l'article Maghress

mercredi 22 avril 2009

Tunisie: Couronne 3D pour Lakhdhar superstar

Lakhdhar, le petit homme vert est couronné superstar de la pub en Tunisie. Parce que Pixel One le vaut bien. Interview pour comprendre les dessous d’un succès. Ta9them ?
Sans surprises, le grand gagnant de la soirée des Pros de la Com du 17 avril, n’était autre que : Lakhdhar, la star de la Pub tunisienne, mise sur orbite par Pixel One Studio, l'une des étoiles montantes des studios de création d'effets visuels numériques (3D) en Tunisie. Une boîte fondée par Anis Mzali 32 ans (gérant, titulaire d’un DEA en commerce internationale) et Wassim Makni 30 ans (Modélisateur 3d, maîtrisard en commerce). Un duo soutenu par une équipe soudée, formée de Walid Ben Abdel Kader, Rami Gharbi et Abdel Djalil Ben Aissa. Ce qui distingue la boîte, c’est qu’elle a compris l’utilité du Net dans la promotion de leurs produits et de leur art 3d. On remarque d’ailleurs l’omniprésence de leurs créations sur des sites spécialisés du 3d comme : www.3dvf.com, sur des blogs comme : www.blogg.org et sur… Facebook. On y trouvera un groupe spécial « Ta9them» qui compte 78535 fans. Sans compter les photos de Lakhdhar, et de Kix, les séquences vidéos et tout récemment des sonneries pour nos GSM « Takthem…Mahaeêh.. ! » etc…. Mais ce qui attire plus l’attention de l’internaute, ce sont les opérations de séductions en ligne par le biais des plateformes internationales d’échanges vidéo.
Des initiatives qui ont alimenté le Buzz sur le net et focalisé l’attention des internautes... et pourquoi pas d’éventuels clients. Ce n’est pas pour rien que Pixel One cartonne dans les Pub, en Tunisie ! Interview.

teKiano: Comment vous avez eu l’idée de lancer Pixel One Studio?
Anis Mzali et Wassim Makni : C’était logique après l’échec des nos deux précédentes boites : Inside Production et Groupe Equinoxe. Et vu qu’on connait les backgrounds de ce genre d’entreprises, c’était quasi impossible qu’on soit des simples salariés dans une boite de pub. En plus, le terrain à cette époque (en 2005), était encore vierge. Alors, on a décidé de partir en solo et d’ouvrir notre propre boite. Surtout que plusieurs de nos anciens clients nous ont encouragés à nous lancer dans un nouveau challenge, au vu de la qualité de notre travail. La fidélisation est très importante dans ce domaine. C’est une condition incontournable pour la réussite d’une boîte.

Lakhdhar est devenu la star de la Pub Tunisienne. Comment est née l’idée de ce petit homme vert ?
Pour être sincère avec nos lecteurs, l’idée de base des deux personnages du spot publicitaire Duo était celle du client (ICT). Ce dernier voulait un concept qui se base sur 2 personnages originaux avec des dialogues centrés sur la notion de partage.
Il nous a fallu juste 2 secondes pour donner vie au personnage de Kix. Par contre, la naissance de Lakhdhar s’est vraiment faite dans la douleur. On a proposé au client 3 modèles et aucun ne l’a convaincu. Et après des pourparlers assez houleux avec le client, et dans un moment de désarroi et de folie, Lakhdhar tel que vous le connaissez a vu le jour. Il était l’anti propositions des 3 modèles proposés avant lui. Un truc débile avec un ventre bien accentué, un nez rouge et un regard naïf.

Le pourquoi du choix de la couleur verte ?
Et pourquoi pas le vert ? (Rires). Vous imaginez Lakhdhar en bleu ou bien en rouge ? Pour vous tout dire, au début on a essayé plusieurs formules : la couleur chair, le gris etc… On a vu que le vert épousait le plus la nature de Lakhdhar, vu que ce dernier représente un cocktail de reptiles, amphibiens et autres batraciens. Donc il ne peut qu’être un vert Bizarroïde !

Peut-t-on dire que le personnage de Lakhdhar s’est inspiré de personnages mythiques du grand écran Hollywoodien tel que : Hulk, Shrek, Mars Attacks, Goloum (celui du Seigneur des anneaux) etc… ?
Pas du tout ! « Mahaeêh… », Comme le dit Kix. D’ailleurs, il n’y a pas de comparaison. Il est vrai que Lakhdhar incarne le personnage d’un extra-terrestre et semblable aux trois premiers par sa couleur. Mais, un E.T ou bien un ORC doit être vert ! Il est loin d’être un super-héros. Mais c’est la coqueluche des tunisiens de 7 à 77 ans.

Les dialogues nous rappellent celles du célèbre cartoon « Krinet Echalouech ». Et ce que vous vous êtes inspirés de ce cartoon ? L’utilisation du dialecte tunisien est-elle délibérée ?
Sympa la comparaison avec « Krinet Echalouech ». Mais, ça n’à rien avoir. « Mahaeêh… ! » (Rires). Le faite que Lakhdhar et Kix parlent le dialecte tunisien « Eddarja » est l’une des forces du personnage. Car, avec ce script toutes les tranches de la société tunisienne seront concernées par le discours que proposent ces deux personnages. En plus, les mots ont été soigneusement choisis. Car ce spot a une vocation divertissante.

Quels sont les techniques et les logiciels qui ont permis la réalisation de Lakhdhar et Kix ?
Il n’y a pas de techniques particulières. C’est de la modélisation 3D. On a utilisé des logiciels accessibles à monsieur tout le monde. Des logiciels qu’on peut graver chez n’importe quel commerçant à 1 Dinar le CD (rires). Mais, pour répondre à votre question, on a utilisé des ordinateurs qui ont la configuration suivante : Biprocesseur Xeon 3Ghz 2 GO RAM Quadro FX 3450 et des logiciels que tous les infographistes utilisent de nos jours comme : 3D STUDIO MAX, Mudbox , Combustion et Photoshop... Ce ne sont pas les logiciels qui font de bons modélisateurs ni li les meilleurs infographistes. C’est une question de savoir-faire.

N’avez-vous pas peur d’être « emprisonnés» par Lakhdhar et sa success-story?
Franchement, on est quelque part déjà prisonniers de cette réussite. Tous les clients qui nous contactent depuis la montée de l’étoile de Lakhdhar, nous sollicitent pour qu’on leur crée des personnages au même succès que Lakhdhar. Pixel One Studio est devenue assimilée à Lakhdhar alors qu’on a créé d’autres personnages tout aussi sympas. Volcano, par exemple, a eu un succès éblouissant en Lybie. En plus, on ne peut jamais prévoir le succès d’une campagne publicitaire. On n’est pas des médiums qui avec leur boule de cristal peuvent prévoir systématiquement le succès. On garantit la qualité de nos produits mais le succès reste tributaire de plusieurs facteurs qui sont hors de nos compétences.

Envisagez-vous de faire migrer Lakhdhar et compagnie sur grand écran dans un long ou court métrage comme Toy Story, Shrek, Madagascar, Cars, etc...?
C’est le rêve de toute boite de modélisation 3d. Vous venez de citer des idoles pour nous (et le duo nous montre leur Vidéothèque avec Cars et d’autres films 3d). Il faut savoir que Lakhdhar est une marque déposée et qui ne peut être utilisé que dans les spots publicitaires du client qui l’a commandé, comme le stipule le contrat. Mais, on vous avoue qu’on est très tenté par un long métrage et non par un court métrage. Car ce dernier n’est pas un projet rentable. Les courts métrages sont destinés à être présentés dans des festivals puis à se ranger dans les archives. Mais monter un long métrage n’est pas une mince affaire. Tout d’abord le marché tunisien n’est pas preneur de tels projets. En plus, le budget d’un long métrage est très lourd. Sans oublier que le nombre des techniciens en Tunisie qui ont les compétences nécessaires pour réaliser un tel projet est assez limité. On a grosso modo seulement une vingtaine de modélisateurs. Alors que le générique de Toy Story, par exemple, qui est d’une durée de 10 minutes a sollicité 600 techniciens modélisateurs 3d, chacun spécialisé dans une technique bien précise. Vous imaginez ! On a encore du chemin à faire pour former le nombre de spécialistes nécessaire pour de tels projets. Sachant que les écoles spécialisées dans la modélisation 3d ne sont pas nombreuses en Tunisie. La qualité y est mais la quantité reste à espérer. Mais on peut vous assurer que d’ici 15 ans on aura notre film 3d 100% tunisien.

Y a-t-il d’autres personnages en cours ?
Oui, Monsieur. On est en train de travailler sur d’autres personnages qui seront très différents de ceux de Lakhdhar et de Kix. On vous laissera l’occasion de les découvrir sur le petit écran. On est désolé, mais on ne peut pas vous dévoiler ni leurs maquettes ni leurs noms. Il faut savoir que dans le monde de la Pub le pompage des idées est monnaie courante. Pour percer et réussir dans le domaine de la Pub, il faut être cachetier et garder bien ses idées au coffre fort jusqu’au jour J. Les idées et les projets sont donc TOP SECRET ! (rires)…

Aux Etats-Unis, la simulation 3d a aussi conquis la Justice, avec des reconstitutions des scènes de crimes et des accidents. Elle représente ainsi un argument de poids dans les plaidoiries. A part la Pub, Pixel One Studio envisage-t-elle de conquérir d’autres marchés ?
Bien évidemment ! Il faut savoir qu’à part le monde de la pub, on est parmi les leaders dans… l’immobilier! Des affiches et des spots en 3d comme ceux du Golfe de Dubaï ou bien la baie (la marina) de Gammarth ont eu un très grand succès. On est déjà partenaire avec le groupe immobilier Bouchammaoui, en lui faisant des films en 3d et des maquettes (story board de luxe) de leurs projets. Et dans le domaine audiovisuel on participer dans certaines aventures comme celle de « Ettalfza Jayya » où on ajouté quelques éléments ou effacer par exemple la marque sur une bouteille. Disant des petites incursions pas plus. Le meilleur reste à venir. Mais, on se pose toujours la même question : A quand un film tunisien avec des effets spéciaux et des scènes tournés en studio comme ceux Matrix etc.., ? On déplore l’absence de grands studios. Le problème en Tunisie, c’est qu’on ne manque pas de compétences dans tout ce qui est High-Tech mais en revanche plusieurs spécialités nous font défaut. Comme par exemple ; on a passé 3 mois à chercher un bon scénariste pour nous offrir un truc original. On est obligé d’être la plupart du temps à la fois modélisateur et scénariste.

Le mot de la fin ?
On remercie tout ceux qui ont cru en notre talent, nos clients qui nous donné confiance, le groupe (ICT), un grand merci à nos familles et on vous promet plein de surprises à découvrir prochainement sur le petit écran.
Propos recueillis par Abdel Aziz Hal - Source de l'article Tekiano

“Alger, baie des bulles” Lancement de la 2e édition du FIBDA et participation au Panaf

Des bédéistes d'une bonne trentaine de pays ont déjà confirmé leur présence et leur participation à la 2e édition du Festival international de la bande dessinée d'Alger, qui a pour slogan cette année “Alger, baie des bulles”, qui se tiendra du 14 au 18 octobre prochain à l'esplanade de Riadh El Feth. 


Le Fibda prendra également part au Panaf avec quatre activités et la présence surtout d'une vingtaine de bédéistes africains et celle très attendue du bédéiste musicien Barly Baruti qui animera un concert haut en… bulles ! 
Au cours d'un déjeuner au restaurant El Boustane, dimanche dernier, qui a rassemblé certains représentants de la presse nationale ainsi que quelques membres du commissariat du Festival international de la bande dessinée, il n'y avait de bulles que celles des BD.
En effet, la commissaire du Festival international de la bande dessinée d'Alger, Dalila Nedjam, a annoncé la tenue de la seconde édition du Fibda du 14 au 18 octobre prochain, ainsi que le lancement, depuis le 17 avril dernier, des concours nationaux et internationaux. Pour la partie nationale, il sera question d'un “concours espoir scolaire destiné aux élèves de 9 à 16 ans. Il consacrera la meilleure œuvre originale sur deux planches”, d'un concours “jeunes talents” ouvert aux dessinateurs de 18 à 35 ans et qui récompensera le meilleur récit complet avec à l'issue l'édition d'un album. Le lauréat sera invité au Fibda en tant qu'auteur, ainsi qu'un concours national pour la réalisation de la meilleure affiche du Fibda 2009 qui a pour slogan cette année “Alger, baie des bulles”. 
Quant au concours international, il concerne tous les bédéistes (nationaux et étrangers). Ceux-ci devront présenter “une œuvre de bande dessinée originale, inédite ou éditée entre 2008 et 2009.” Et ce sera le jury international qui départagera les œuvres des bédéistes et attribuera ainsi 6 prix, notamment celui du meilleur album en langue française, le meilleur album en langue arabe (ou tout autre langue hormis le français), le meilleur projet en cours, le meilleur fanzine (ou journal de bande dessinée), le meilleur scénario et le meilleur graphisme. Notons également que les styles et les sujets sont libres.
La clôture des inscriptions a été fixée au 30 juin prochain. En plus de ces concours, le Fibda s'articulera autour de plusieurs activités entre expositions, hommages, conférences, ventes-dédicaces, spectacles et ateliers. En effet, les amateurs du neuvième art ne sauront plus où donner de la tête, tant les activités sont multiples et diversifiées. Toutefois, elles se tiendront toutes au même endroit : l'esplanade de Riadh El Feth. En fait, le Fibda comptera 6 expositions, citons entre autres celle au Mama consacrée à l'œuvre du bédéiste belge et invité d'honneur de cette 2e édition, Etienne Schreder, une autre dédiée à la BD en Afrique du Sud (le pays invité), ou encore l'exposition de Slim qui rassemble ses œuvres complètes, avec des dessins inédits. Deux hommages seront rendus également durant le Fibda, à Sid Ali Melouah avec une présentation de ses œuvres de son parcours ; ainsi qu'un hommage… plutôt clin d'œil, à la Palestine intitulé “Regard sur la Palestine à travers la BD”.
D'autre part, les conférences seront très riches, notamment celle sur la femme et la bande dessinée, ou encore celle de Francis Groux, sur l'histoire du festival le plus prestigieux du monde dédié à la BD qu'il préside, d'Angoulême. L'année dernière, les étudiants de l'Ecole des beaux-arts ont eu droit à une conférence sur la transformation d'une BD en film d'animation. Cette année, les horizons s'élargissent, et ce sera la BD et le cinéma. De plus, plusieurs ventes-dédicaces seront organisées dans les différents stands à l'esplanade de Riadh El Feth et des spectacles égailleront les nuits algéroises automnales.

Le Fibda au Panaf

Par ailleurs, Dalila Nedjam a également révélé au cours de ce déjeuner que le Fibda prendra part au 2e Festival culturel panafricain avec 4 activités : une exposition, un concert, un recueil de contes africains et une résidence d'écriture. Cette dernière rassemblera 8 pays d'Afrique subsaharienne, à raison de 2 bédéistes par pays. Ils auront pour objectif l'élaboration et la réalisation d'une BD africaine inédite. De plus, une exposition africaine collective regroupera 200 planches originales. 
Et puis, il y a ce projet de recueils de contes, si ambitieux, mais tellement grandiose, car le but étant de raconter un conte africain à travers le neuvième art. Et pour rendre cette participation inoubliable, Alger recevra un homme aux multiples facettes : auteur, compositeur, interprète et bédéiste. Barly Baruti viendra partager, avec ses 13 musiciens, la passion des bulles. 

Par Sara Karfi - Source de l'article Djazairess et Liberté

mercredi 15 avril 2009

Game breakers


At Vertex Animation Studios, in Dubai's Studio City, a group of game developers are working on the early production phases of a video game called Timeless: Chronicles of Atlantis. Windows Magazine's Gareth van Zyl had a chat with the game's Technical Manager, Ahmad Jadallah, about the game's development.

Close to Dubai's Autodrome, amongst various office buildings rising from the desert sands, is Vertex Studios in Dubai's Studio City where a group of game developers are working on the early production phases of Timeless: Chronicles of Atlantis. Timeless is set to be a next generation action adventure game in which gamers play a character from Dubai who travels through different settings and different time periods.
The game is being made for the PC and next-generation consoles such as the Xbox and Playstation 3 and whilst Chronicles of Atlantis will include multiple playable characters, multiple weapons and multiple enemy types; the game's settings will also vary from an apartment in modern day Dubai to a Spanish village under Muslim rule in 8 AD.
With settings such as these, the team at Vertex are trying to ensure that the look and feel of Timeless encapsulates the culture, history and essence of the Middle East. Many of the game's characters and stories will be from the Middle East as well.
Vertex Animation Studios' Technical Manager, Ahmad Jadallah, is not willing to disclose too much information about Chronicles of Atlantis' game-play just yet. However, he has told Windows Magazine that Timeless could have 8 or 9 levels with around ten hours game-play and three difficulty levels. The game will include multiple approaches to different puzzles; so, one player might progress through a stage by adopting a stealthy approach, while another player might want to fight their way through a stage.
After Jadallah showed us two early stages of the game, it's clear that the team at Vertex Studios are working hard at perfecting the game's small details such as artificial intelligence (AI), shading, texture and 3D effects. Some aspects of the game are being developed all over the world but the bulk of the game is being developed at Dubai's Vertex Studios.
This company has been working on the game for the past year and a half, with the game predominantly being in the pre-production phase during this period. In this phase, they have been working on issues such as the storyline, the characters and the setting; and they're now at the finishing stages of a prototype or demo of Timeless.
The game should be in full production then very soon, with a team of up to 20 people consisting of members from the Middle East and other parts of the world.
When talking about the team behind the game's production, Jadallah says, "We play games all the time. The development team are core gamers at heart, and we examine all the new products."
Once Timeless has gone through the whole production process, it will undergo localisation and focus group testing, and once it has a publisher, the game will be released worldwide, with Vertex Studios saying that the release date is predicted for some time in 2010.
Timeless is not the first game to be developed in the Middle East though. There have been other games made in the Middle East that represent Arabic history and culture as well such as Quarish, touted by the game's developer, Afkar Media, as being the "first Arabic 3D real time strategy game (RTS)".
Quarish tracks the origin of Islam in desert Arabia from 590 BC through its evolution until it builds into a state. Quarish was developed by Syrian company Afkar Media, which is headed up by renowned Middle East game developer Radwan Kasmiya, who has been highly active in games development in the Middle East for a number of years.
But Timeless in particular has received great interest in the Middle East with Intel Capital recently investing in Vertex Studios. Intel Capital, the chip giant's global investment organisation, recently invested in Conservus International, Pulse Technologies and Vertex Animation Studio from its Middle East and Turkey fund.
Intel Capital is providing both funding and technology to these investments as Intel Capital is Intel's global investment organisation that makes equity investments in technology start-ups and companies across the globe. It invests in a range of companies offering hardware, software, and services targeting enterprise, home, mobility, health, consumer Internet, semiconductor manufacturing and clean technology.
Arvind Sodhani, president of Intel Capital and executive vice president of Intel has been quoted on ITP.net recently as saying that while Intel Capital is cautious about investing, it stills see opportunities for new ventures.
"These investments are testament to our commitment to invest in the Middle East, coming on top of our investment in Sphere Networks in November last year [2008] and we will continue to seek, and find, investment opportunities.
"We are always very careful in our investments, and look at the macro situation of the area we are investing in, as well as the industry sector, but that is something we do on an ongoing basis. What we are looking for in our investments is a unique characteristic, unique technology or unique products that people are going to want, notwithstanding the current environment," he added.
The companies that Intel has invested in have received both cash funds, and technology support from Intel, in a variety of areas, as well as support to further grow the companies. Vertex Studios, in particular, will initially work with Intel in the development of its next generation video game with Vertex gaining access to Intel's expertise in areas such as optimising graphics performance and the use of processor technology to deliver superior performance.
If you want to find out more information about Timeless, you can visit the Timeless: Chronicles of Atlantis website. The website to visit is www.timeless.ae and on this site you can also sign up with the newsletter online. Apart from game's development, Vertex also develop virtual reality applications and animated movies and shorts.
With Chronicles of Atlantis' development and the relevant interest it has been receiving from companies such as Intel, the team at Vertex are confident that Chronicles of Atlantis will become a success story that will spur on even further games development in the Middle East - we'll definitely be watching this space.

jeudi 9 avril 2009

Neuvième édition du Festival international de cinéma d’animation de Meknès : 40 courts métrages en compétition


Neuvième édition du Festival international de cinéma d’animation de Meknès : 40 courts métrages en compétitionLes amoureux de films d’animation n’auront d’yeux prochainement que pour la ville de Meknès. La capitale ismaïlienne s’animera durant dix jours, du jeudi 7 au vendredi 15 mai prochain, à l’occasion de la neuvième édition de son très convivial et désormais prestigieux Festival international de cinéma d’animation (FICAM). 
L’animation arabe et africaine est à l’honneur à cette neuvième édition qui propose au public jeune et adulte et aux nombreux professionnels de bons moments de détente à travers diverses activités prévues dans le cadre de cette manifestation mettant en lumière l’animation. 
A la veille de la célébration de la première décennie du Festival, on peut dire que les organisateurs n’ont pas dormi sur leurs oreillers. Pour marquer de manière définitive et claire son encrage  dans le cercle très fermé des grands rendez-vous mondiaux de l’animation, l’Institut français de Meknès mise sur une programmation combinant professionnalisme, objectivité et découvertes. A laquelle s’ajoutent les traditionnelles initiatives qui ont accompagné le Festival depuis sa création et grandement contribué à construire sa jeune et impressionnante réputation. 
Un cocktail qui a séduit de grands noms de l’animation et fait de ce rendez-vous une référence dans la région et même au-delà. Au point de le hisser au premier rang des événements dédiés à l’animation en Afrique et dans le monde arabe. 
L’une des recettes de ce succès réside dans sa programmation dont les principaux axes ont été dévoilés lors d’une rencontre avec la presse mardi 7 à Casablanca. Et animée par Mme Marie-Annick Duhard, directrice de l’Institut français de Meknès. 
Pour sa neuvième édition, le Festival propose un programme qui comprend la projection d'une soixantaine de films dont des avant-premières, expositions, ateliers de formation, conférences et remise d'un prix consacrant le meilleur scénario aux jeunes talents marocains, entre autres. 
L’édition 2009 sera marquée par la première compétition internationale du court-métrage d’animation qui mettra aux prises 40 films sélectionnés par un jury composé de spécialistes et professionnels de l’animation internationale. 
Le Festival propose aussi de découvrir les meilleures productions de l’animation française. Avec au programme, la projection en avant-première de « La véritable histoire du chat botté », qui sera projeté en présence des metteurs en scène de renom Deschamps et Macha Makeïef, et de « Mia et le Migou » de Benoît Chieux, auteur de la création graphie de « Ma petite planète chérie ». Le Festival donne carte blanche au studio  Les films de l’Arlequin qui présentera à cette occasion des épisodes de leur série « Une minute aux musées, les arts de l’islam » et la série « Les belles histoires de Pomme d’Api ». Ces projections auront lieu en présence respectivement de la productrice Dora Benousilio, du réalisateur Hoël Caoussin et du  chanteur helvétique pour enfants, Henri Dès. 
L’IF de Meknès abritera dans le même cadre une exposition intitulée « Collectif Lab 212 » en présentant des installations numériques interactives et novatrices. 
Un coup de projecteur sur le cinéma d’animation britannique est aussi annoncé lors de cette édition. Une occasion pour le Festival de rendre hommage à une animation considérée parmi les meilleures au monde. L’opportunité aussi pour le public de découvrir des œuvres d’excellente facture de grands noms de l’animation comme Erica Russel, Barry Purves (considéré comme l’un des maîtres du cinéma d’animation de marionnettes), David Sproxton (deux nominés aux Oscars dans la catégorie meilleur court métrage) et Darren Walsh (prix de la meilleure direction commerciale aux British animation Awards 2008). En plus des cartes blanches qui seront proposées aux producteurs et designers de films d’animation. 
Le public aura le loisir d’apprécier des films venant aussi du Japon, des Etats-Unis sur les différents sites du Festival. 
Enfin, le court métrage « Révolution » d’Aziz Oumoussa, Grand Prix Aïcha de l’animation 2008, sera présenté en ouverture de cette édition. 
Source de l'article  Libé Maroc

vendredi 20 mars 2009

Les films d’animation à l’honneur au Festival du Film Tunisien à Paris


Cette année encore les films d’animation seront à l’honneur lors du Festival du Film Tunisien à Paris.
Bien que la production soit encore naissante, le Festival du Film Tunisien à Paris a pris le pari de montrer et encourager ce genre cinématographique, car le genre dénote un dynamisme à fort potentiel. Nous vous présentions l’année dernière “Les Naufragés de Carthage”, une production de Cinétéfilm et c’est le court métrage Ryeh de Lotfi Mahfoudh et L’enfant Roi de Mohamed Houssine Grayaa que nous vous proposons de découvrir.

RYEH Sinopsis

Ryeh Fr - Un ingénieur, Seïf, sur un gros chantier, se souvient des évènements qui ont marqués son enfance. Il évoque sa découverte des mouvements et de la puissance des vents, ses premiers émois amoureux, ses études, ses premières déceptions, ses joies et ses deuils, tout en dirigeant l’installation de l’immense champ d’éoliennes qui éclairera son village natal et toute la région environnante.
 Eng - Seif is an engineer. He recalls the events which have marked his childhood, how he discvered the movement and the power of the wind, his first love, his studies, his first disappointments, joys and sorrows. As he does so, he directs the installation of a large wind farm which will provide power to his village and the surrounding area.

Fiche technique

Réalisation / Director Lotfi Mahfoudh
Production / Producer Nouveau Film
Scénario / Screenplay Lotfi Mahfoudh
Son /Sound Mondher Dimessi
Musique / Music Ali Jaziri
Montage / Editing Arbi Ben Ali
Interprètes / Cast Jawher Basti (voz en off), Fatma Ben Saidaane

L’enfant Roi
Pays Concerné : Tunisie
Réalisateur : Mohamed Hassine Grayaâ
Pays du réalisateur : Tunisie
Production : Audimage, Méditerranée (La)
Pays de production : Tunisie
Durée : 30'
Genre : drame
Type : animation
Format de Distribution (dvd)
Il était une fois, sur le continent africain, un village en proie aux flammes nommé Nidiobina. Afin de trouver de quoi subsister, Foudi Mamaya et sa femme quittèrent le village, laissant derrière eux leur fils unique, Bouba, auprès de son grand-père Wali.
Les années passèrent au rythme des saisons, et Wali enseigna à Bouba les secrets de la vie. Il lui inculqua l'amour de la nature, le respect des animaux et lui fit découvrir les vertus des plantes.
À l'âge de six ans, Wali emmèna Bouba jusqu'à l'orée de la forêt pour lui montrer le village des fourmis. Sous un arbre, le grand-père demanda à Bouba de patienter, le temps de rapporter quelques noix de coco. C'est alors qu'apparût Kiafi le maître diable qui enleva le petit garçon…
Trois ans plus tard, Bouba revint au village… le diable lui avait enseigné les secrets d'une magie puissante pour qu'il devint un petit diable. Mais le grand-père rappela à Bouba les premiers principes qui avaient marqué son enfance. Bouba prît alors une autre voie, en faisant le bien et en sauvant le roi de la maladie.
Son destin bienfaisant le conduira en fait à monter lui-même sur le trône, devenant ainsi "l'Enfant-roi".

Le film s'inspire d'une ancienne légende malienne, selon laquelle le héros, le chef du royaume bambara fondé au 17e siècle, est doté d'un grand pouvoir par la mythique reine, génie du fleuve Niger, qui avait voulu le récompenser de lui avoir sauvé la vie... L'histoire, qui se déroule à Ségou est une aventure humaine, pleines de symbole et où il y a de l'humour, de l'émotion et une certaine portée morale. Le film traite aussi de l'influence négative du pouvoir sur l'homme dont la conduite, à l'origine louable, devient subitement autoritaire et exécrable.

Réalisateur : Mohamed Houssine GRAYA (d'après l'oeuvre de Souleymane Djigo DIOP)
Production 
Audimage
Studio 5D
La Méditerranéenne