lundi 28 novembre 2011

Tunisie - Festival du cinéma d'animation 2011


Toute la Tunisie - Bizerte, Gabés, Sfax, El Kef, Houmt-Souk, Nabeul, Carthage, Tunis, 



la Goulette et Sousse


Du ven, 16/12/2011 au ven, 23/12/2011
L'édition 2011 du festival du cinéma d'animation arrive !

Elle se déroulera du 16 au 23 décembre dans toute la Tunisie. L'occasion pour les grands et surtout les petits de découvrir ou redécouvrir le meilleur de la création animée tunisienne et française. De nombreuses associations tunisiennes et l'Institut français de Tunisie se sont associés pour vous présenter une selection exceptionnelle de courts-métrages, longs-métrages, films pour enfants et pour adultes, films 3D et films en images de synthèse...

Vite, renseignez-vous sur les diffusions dans votre ville en téléchargeant le programme du festival.
Ne manquez pas cet évenement, entrée gratuite


dimanche 20 novembre 2011

Jordanian Gaming Developer Quirkat Launches MENA Speed (Sur3a) With Tracks in Major Arab Cities

Jordanian gaming developer Quirkat has launched MENA Speed (Sur3a) on Sony Play Station, the company says the game works with both PSP and PS3.

“MENA Speed is the first drag race game with tracks in major cities across the Middle East, pumping adrenaline with screeching tires and burned rubber across the roads of Dubai, Amman, Kuwait and Cairo. The player can customize and upgrade the car then accept challenges across different terrains.



There are many different power-ups to enjoy by upgrading the car engine, gearbox, cooling system, and manifold to improve its performance; and customize its look with different paint jobs, spoilers and rims; all with a wide range of options.”

While it provides an edge “somehow” for regional gaming developers to develop games with local touch “or” feel, they are encouraged to rather create a new untapped and exciting games that can be combined with the rich Arabian and Islamic cultures.

Source of article Arabcrunch

mercredi 16 novembre 2011

Sharif El Sayed graphiste


Sharif El Sayed, graphiste, travaille à l’Académie Arabe des Sciences et Technologies d’Alexandrie, en tant que concepteur multimédia et illustrateur depuis 1998. Dans son travail, il cherche à mettre en relation les possibilités du numérique et les problématiques socioculturelles.
En 2003, Sharif a obtenu une bourse UNESCO pour venir six mois en résidence de recherche avec l’association Cyprès, pour la recherche et la production d’art numérique à la Friche Belle de Mai/ Marseille.
En 2006, il crée avec Mohamed Youssef : « A Table- A la recherche du temps perdu », présentée dans le cadre du Festival Arborescence, Aix-en-Provence, puis en 2007 à Beyrouth et Alexandrie dans le cadre de la plate-forme RAMI.
En 2006-07, Sharif est associé à la réalisation d’un Web cartoon avec des enfants de Arles et Alexandrie : Mare Nostrum, dans le cadre d’un projet commun à des collèges d’Alexandrie et de Arles, accompagné et produit par le CEAlexandrie et ZINC.
En 2008, il réalise ce court dessin animé, ZLEZLA, avec un groupe de 13 enfants égyptiens guidés par une équipe de spécialistes du dessin animé (financé par El-Mawred El-Thakafi). ZLEZLA a été récompensé en Mars 2009 au Festival international du film d’animation du Caire.
En 2010, il publie avec l’auteur Kohinour Osman aux éditions Nahdet Misr Publishing Group"Philip wa Omar"- album pour enfants sélectionné par le programme Litterature jeunesse dans le monde arabe de la Fondation Anna Lindh.
Source de l'information Ramimed

Miniature








Extrait de Zlezla 1

vendredi 11 novembre 2011

La Révolution tunisienne au Carrefour de l'animation du Forum des images à Paris



nov2011/carrefour_images
"Le cinéma d'animation est un voyage entre les arts plastiques et le cinéma."

Une programmation spéciale consacrée à la révolution tunisienne à travers le cinéma d'animation a été concoctée par la 9ème édition du Carrefour de l'animation au Forum des images à Paris.

Cette journée prévue le 4 décembre 2011 comporte des débats, projections, exposition de dessins de presse et de caricatures avec une carte blanche à Zouheir Mahjoub, grand nom de l'animation au Maghreb et en Afrique, actuellement, directeur de AZA production et président de l'association de promotion de cinéma d'animation et des arts connexes à la Marsa.  Une sélection de courts métrages sera présentée dont "Le guerbaji/le porteur d'eau" (1985), "Les deux souris blanches" (1992), "La Goutte miraculeuse" (2009) et "Ruse pour ruse" (2006) de Sancho Mongi, pionnier de l'animation tunisienne.


Une carte blanche est réservée également à l'association tunisienne de cinéma d'animation (ATCA) créée en vue de promouvoir le cinéma d'animation en Tunisie, d'encadrer des ateliers de formation pour les enfants et les jeunes amateurs de cinéma, de créer un réseau entre les professionnels du métier et d'organiser des projections de films d'animation.Au cours de cette journée, sera présenté un programme de courts-métrages produits ces deux dernières années en Tunisie dont "Le château de sable" (Mustapha Taieb), "La poule de Sabaa" de Rafik Omrani, "Coma" de Alaeddine Boutaleb, "L'enfant roi" de Hassine Grayaa et "L'ambouba" de Nadia Rais.


Partant de la révolution du 14 janvier 2011, une table ronde intitulée "La révolution s'anime", évoquera l'animation comme moyen de communication complémentaire au dessin de presse avec un coup de projecteur sur les créations artistiques animées et libres sur You tube et dans les films d'étudiants.Parmi la liste des intervenants figurent notamment Wassim Ben Rhouma président de l'ATCA, Zouheir Mahjoub (cinéaste tunisien), Lucas Menget, grand reporter France 2, Plantu deCartooning for Peace.


Il est à rappeler que la 9ème édition du Carrefour de l'animation, constitue le temps fort annuel de l'animation au Forum des images créé il y a 20 ans par le poète Pierre Emmanuel.Pendant quatre jours de découvertes, se croiseront cette année grand public, professionnels et écoles françaises autour d'un programme qui célèbre les cinémas d'animation venus de Pologne et de Tunisie.Source Tunisartgalleries

jeudi 3 novembre 2011

4ème Festival international de la bande dessinée d’Alger La BD à l’honneur, un salon leader


En progression constante, le Festival international de la Bande dessinée d’Alger (FIBDA) a confirmé pour sa 4e édition son caractère international : 37 pays participants, environ 90 invités, et toujours une forte place offerte à la bande dessinée africaine. Avec 13 expositions et la tenue de nombreuses conférences, son ampleur s’est accrue sur un espace de 7000 m2.
JPEG - 30.4 koInvités par le festival et avec le soutien de l’ambassade de France en Algérie, une dizaine d’auteurs français de BD (dont Jacques Ferrandez et Benoit Peeters) étaient présents, deux expositions ont été acheminées, tandis qu’un hommage était rendu à Francis Groult, fondateur du Festival d’Angoulême avec lequel le FIBDA entretient des liens étroits.
Le FIBDA, très soutenu par le ministère de la Culture algérien, confirme son rôle de catalyseur pour la BD algérienne, qui vit depuis 4 ans une renaissance avec l’émergence de jeunes bédéistes, notamment des femmes, et l’apparition de plusieurs nouvelles maisons d’édition, pour un total d’une dizaine d’éditeurs. Le « manga » algérien connaît quant à lui une progression remarquable, tandis que se multiplient fanzines et albums à compte d’auteur. Deux périodiques existent, avec la relance en 2011 de la revue Bendir.
Le festival initie également depuis 2011 des actions de formation tout au long de l’année.
JPEG - 27.3 koDes ateliers professionnels ont été organisés dans ce cadre, dont un atelier sur le film d’animation : cet atelier a réuni 5 bédéistes africains (Egypte, Congo, Mali, Burkina, Cameroun) qui seront associés à la réalisation d’un projet de film d’animation panafricain, lancé par la société de production algérienne, Dynamicarts, avec le soutien du Service de Coopération et d’Action Culturelle.
La venue à Alger des futurs réalisateurs a été appuyée par le réseau culturel français, en particulier au Mali. Notons qu’une exposition spéciale dédiée à l’Algérie est actuellement envisagée au programme du festival d’Angoulême 2012.
Source de l'article Scac Ambafrance

mercredi 2 novembre 2011

«La bande dessinée intéresse les jeunes» Sofiane Belaskri. Bédéiste


Agé de 19 ans, Sofiane Belaskri signe, aux éditions Z-Link, sa première bande dessinée intitulée Drahem. Rencontré lors de la tenue du 4e Festival international de la bande dessinée d'Alger, ce jeune étudiant oranais en deuxième année de génie civil a décroché le deuxième prix «Jeune talent». 
Dans cet entretien, il nous parle de sa passion pour la bande dessinée, ne manquant pas de revenir sur son premier-né, Drahem. 

- Comment êtes-vous venu à la bande dessinée ?
J'ai découvert la bande dessinée à l'âge de 13 ans. Auparavant, je ne savais même pas ce que signifiait le terme bande dessinée. Je me suis intéressé au 9e art grâce aux planches de mon voisin qui était friand de Dragon Ball. J'ai commencé, dans un premier temps, à les copier avant de me lancer dans la reproduction intégrale d'autres bandes dessinées telles que Titeuf ou encore les Comics américains. Un peu plus tard, je me suis mis à travailler un peu plus sérieusement en créant mes propres personnages et mes propres histoires. En fait, je suis un autodidacte.

- Comment est née votre première bande dessinée ?
Avant tout, je tiens à préciser que mon expérience avec Drahem, c'était juste pour le plaisir. J'ai commencé cette bande dessinée il y a deux ans déjà. J'ai cessé d'y travailler pendant une année, pour mieux me consacrer à la préparation de mon baccalauréat que j'ai décroché haut la main. J'ai présenté mes planches à mon actuel éditeur. J'ai attendu une année pour avoir l'aval de la publication. Ainsi, mon album Drahem a vu le jour lors de la tenue de ce 4e Festival de la bande dessinée d'Alger. J'ai également participé à l'album collectif de bande dessinée intitulé Monstres, publié par les éditions Dalimen lors du Fibda .

- De quoi est-il question dans Drahem ?
Dans Drahem, il s'agit de l'histoire d'un jeune lycéen, Ramzy, d'une classe terminale, qui trouve, un beau jour au bord de la mer, une valise pleine d'argent. Il décide de se confier à son ami d'enfance Samir. Ramzy remet le quart de la coquette somme trouvée à son pote. Avec cet argent tombé du ciel, Ramzi peut dorénavant s'offrir tout ce dont il a toujours rêvé mineur, il pourra même franchir le seuil de la discothèque de son quartier, simplement en brandissant quelques liasses de billets de banque. Les relations de Ramzi avec son entourage, et spécialement sa famille, se dégradent de plus en plus. Commence alors la descente aux enfers pour le lycéen.

Image associée- La bande dessinée reste votre cheval de bataille…
Oui, effectivement, j'ai un penchant très prononcé pour la bande dessinée. Je ne fais pas beaucoup d'illustrations ou de croquis. Ma priorité essentielle est de penser à l'histoire, l'écrire et par la suite l'illustrer. J'aime la bande dessinée, car j'ai beaucoup d'histoires à raconter soit chez moi, soit dans le monde entier. Ce sont des histoires imaginaires, mais tirées tout de même de la réalité. A titre d'exemple, j'habite non loin de certaines boîtes de nuit, j'en parle dans Drahem.

- Quels sont vos bédéistes de référence ?
Quand j'ai commencé à m'intéresser au 9e art, je ne connaissais pas la bande dessinée algérienne. Par contre, j'avais une grande notion sur les bandes dessinées japonaises et européennes dont, entre autres, Akira Toriyama pour son célèbre manga Dragon Ball ou encore l'illustrateur italien Hugo Pratt. Ayant pris à présent plus de recul et d'expérience, si j'ose dire, j'apprécie plusieurs dessinateurs et bédéistes algériens, tels que Amine Benali et Sid-Ali Oudjiane. Je pense que la bande dessinée algérienne a de l'avenir. Il y a beaucoup de jeunes qui veulent s'engager dans cette voie.

- Des projets en perspective ?
Je compte bien gratifier les mordus de la bande dessinée d'un autre ouvrage. Il est vrai qu'entreprendre un tel projet n'est évidemment pas facile, surtout que cette année j'ai un emploi du temps très chargé. Mais je m'y attellerai, c'est certain. 

Par Nacima Chabani - Source de l'article Djazairess et Elwatan

dimanche 30 octobre 2011

Le Festival d’Alger, carrefour du World Comics ?

Étonnant Festival international de la BD d'Alger (FIBDA) qui a eu lieu voici quelques jours où près de 40 nationalités étaient représentées.
Des grandes signatures internationales aux auteurs à la notoriété plus réduite, du bédéiste au journaliste en passant par le dessin d'humour, un riche échantillonnage du World Comics était offert au public. Qui sait les répercutions collatérales générées par ces rencontres ?

Pour conclure notre présentation du quatrième FIBDA qui s’est tenu à Alger du 5 au 8 octobre dernier, après un panorama de la BD algérienne, nous vous proposons de découvrir les impressions de quelques invités internationaux de la manifestation. 
Certains sont des novices du rendez-vous, d’autres des habitués, la plupart espèrent bien y revenir.

Le dessinateur gabonais Pahé
Nos lecteurs connaissent Pahé
, pétillant dessinateur de presse et bédéiste gabonais (La Vie de Pahé, Dipoula, Éd. Paquet), venu de Libreville, dont les bandes dessinées avaient été adaptées pour la télévision en France et dont la présence dans un Festival ne passe jamais inaperçue : « Cette année le village du FIBDA s’est agrandi et j’ai été surpris par l’affluence nettement plus importante. Je retiens le nombre important de femmes, intéressées par la BD. Jeunes ou âgées, elles m’ont posé des questions pertinentes. Elles veulent savoir comment faire de la bande dessinée. J’ai remarqué qu’elles sont plus attirées par le visuel, elles sont fondues de dessins ! »

Chennaoui, du collectif égyptien Toktok
L’Égypte a été au centre des préoccupations ces derniers mois avec le dramatique Printemps arabe, il était temps de découvrir ce pays autrement qu’à travers l’actualité ou des clichés touristiques avec Chennaoui, bédéiste membre du collectif égyptien Toktok :
« C’est épatant. Je n’imaginais que ce serait aussi grand. C’est profitable de rencontrer autant d’auteurs internationaux. L’année prochaine, j’aimerais participer plus activement, proposer une exposition. 
Je veux faire savoir en Égypte que quelque chose comme ça existe dans le monde arabe. Ca m’a donné une petite idée de ce qu’on pourrait faire au Caire, en plus modeste bien sûr,… » 

Le journaliste belge Thierry Bellefroid
On sait quel rôle la Belgique a joué dans l’histoire de la bande dessinée francophone. Pas étonnant que nous ayons plusieurs de ses représentants, et notamment l’une de ses personnalités les plus charismatiques, Thierry Bellefroid, journaliste à la télévision belge (Livré à domicile ) et scénariste, membre du Jury du FIBDA 2011, venu de Bruxelles : « C’est un super-festival où je me suis beaucoup amusé. 
J’en retiens en premier la rencontre avec les jeunes dessinateurs du collectif Montres coachés parÉtienne Schréder. Nous avons discuté avec eux pendant une bonne heure. Ils sont passionnants et passionnés avec une soif d’apprendre phénoménale. »

Li Lung-Chieh recevant le prix du Dessin
pour son compatriote Ju-Lung Chiu,
absent lors de la cérémonie.
Taïwan est de plus en plus en recherche de visibilité dans le monde francophone. Déjà présente en France au début de cette année, elle sera l’invitée de la prochaine édition du Festival d’Angoulême. Elle était à Alger avec le dessinateur Li Lung-Chieh , venu de Taipeh :
« C’est extraordinaire. Sans le FIBDA, je n’aurais pas pu venir à Alger, ni même ailleurs sur le continent africain car il n’existe pas de relations diplomatiques entre Taïwan et la plupart de ses pays. Chez nous, on pense que les gens sont différents en Afrique. J’ai déjà pu voir que nous aimons tous la bande dessinée. Je ne sais pas si ce voyage influencera mon travail mais j’espère que d’autres de mes collègues pourront aussi faire ce voyage. »

Le dessinateur ivoirien Mendoza
La Côte d’Ivoire faisait aussi acte de présence avecMendoza, venu d’Abidjan, rédacteur en chef adjoint de l’hebdomadaire Gbich !, le grand journal satirique ivoirien tiré à 37.500 exemplaires : « Le FIBDA, c’est toujours l’occasion de rencontrer de nombreux auteurs. C’est le seul festival qui fonctionne encore en Afrique. 
J’ai profité de l’édition 2011 pour apprendre les rudiments de l’animation en ateliers. 
Et j’ai eu la surprise qu’on me propose de participer à un projet d’adaptation de conte traditionnel d’Afrique de l’Ouest en dessins animés. »

L’Américain Steve Lieber
Steve Lieber , dessinateur américain, auteur de Whiteout (Éd. Akileos), venu de Portland, Oregon, représentait le monde des comics : « Le souvenir le plus marquant de ce festival, sera probablement ma rencontre avec les jeunes auteurs algériens du collectif Monstres. 
Ils déploient autant d’énergie que de talent. Ils m’ont posé des questions très pointues. 
Par ailleurs, j’ai été flatté lorsque quelqu’un m’a parlé de mon travail qu’il avait vu sur 4chan. Avec le web, je suis passé de 2000 lecteurs aux États-Unis à des dizaines de milliers dans le monde. 
Enfin j’ai assisté à mon premier cosplay algérien. Il ne m’en fallait pas plus pour me rendre heureux ! »

Grand Prix d’Angoulême,
l’Argentin José Muñoz
 
Jose Muñoz, l’immense bédéiste argentin, orfèvre du noir et blanc, Grand prix de la ville d’Angoulême, était quant à lui venu de Paris où il réside par intermittence avec Milan : « Ce bouillon de culture, ce mélange cosmopolite m’a donné beaucoup de plaisir. C’est un rendez-vous positif pour la jeunesse algérienne et africaine. Mais je regrette de gros manques d’organisation. 
Je ne figurais pas au programme, la conférence à laquelle je devais participer a été annulée. J’ai eu l’impression d’être un invité clandestin. Je suis attristé. 
Quand on investit beaucoup dans l’invitation de ma personne, il est dommage de ne pas mieux faire profiter de l’expérience et du savoir que je représente. Reste que mon ignorance de la BD africaine a diminué. Tout cela permet de diminuer l’état d’ignorance collectif. »

Agata Badalyan et Salim Brahimi
 éditeur du magazine algérien
 {Laabstore}
Même l’Arménie était présente ! Agata Badalyan, bédéiste venue d’Erevan témoigne également les découvertes que lui ont valu ce festival : « Beaucoup de choses m’ont étonné très favorablement. Toutes les générations étaient représentées ici. 
J’ai aimé ce grand hall d’exposition. J’ai aimé également la remise des prix dont les lauréats venaient de Taïwan, d’Afrique, d’Europe,… J’ai été surprise de voir la Ministre de la culture venir deux jours de suite et discuter avec tout le monde, auteurs, organisateurs, visiteurs,... 
Et en plus, le public s’est déplacé en masse ! Le moment le plus fort restera celui où nous avons exposé quelques BD arméniennes hors de notre pays, c’était une première ! »

Quelques grands médias français étaient là, notamment en la personne de Tewfik Hakem, journaliste à France Culture (Un Autre Jour est possible), surpris par la popularité des mangas en terre africaine :« Cette année, je reste marqué par l’arrivée en force des auteurs égyptiens. 
Ils arrivent avec leur personnalité dans un marché dominé par l’école algérienne et libanaise. Par ailleurs, après la découverte l’an dernier du manga made in Algeria, j’ai découvert le manga made in USA, ce qui prouve la place prédominante qu’occupe ce style dorénavant. »
Slim et Bado, deux figures du
dessin de presse, l’un
algérien, l’autre canadien
Autre grand représentant de l’Amérique du Nord, le Canada. Bado, dessinateur de presse, venu de Montréal nous livre lui aussi ses impressions : « J’ai été marqué par les nombreuses rencontres d’auteurs sympathiques que je ne connaissais pas. Ici, je me suis rendu compte que beaucoup d’Algériens résident au Canada. 
De nombreuses personnes sont venues me voir pour me dire qu’ils y ont un frère ou un cousin. J’ai découvert aussi l’album Les Passants du Marocain Raïs Brahim (Éd. Dalimen). 
D’un autre côté, j’ai été surpris que tant de gens ici nient les attentats du 11 septembre. J’ai également remarqué qu’on accuse facilement les USA de tous les maux. »

La France, où la communauté d’origine algérienne joue un rôle très important, y compris dans le rugby et la bande dessinée, grâce à Mourad et Farid Boudjellal, a fourni son contingent d’auteurs concernés par la rencontre algéroise et notamment Redouane Assari, bédéiste venu de Paris : « J’étais hanté par l’idée que mon nouvel album, la Planète du Chomorkoul (Éd. Dalimen, ndlr) ne serait pas prêt à temps pour le festival. En voir soudainement arriver des centaines d’exemplaires le troisième jour m’a définitivement comblé ! »
La dessinatrice libanaise Joumana Medlej
D’autres représentants du pourtour de la Méditerranée marquaient la manifestation de leur présence, par exemple le Liban. Joumana Medlej, bédéiste, auteur de Malaak, premier super-héros libanais était venue de Beyrouth : « Cette année, j’ai été très intéressée par les expositions qui, comme les conférences, ont fait appel à plus d’artistes anglophones. Du coup, on a eu un bel équilibre entre les deux grands pôles occidentaux de la BD. Et puis les visiteurs sont devenus des habitués maintenant, ça introduit un autre genre de dynamisme. Mon souvenir le plus marquant ? La grande participation du public à la conférence sur les super-héros, ça faisait plaisir ! »
Le dessinateur et scénariste Lax
Le grand auteur français Lax, dessinateur entre autres d’Azrayen’, (scénario Frank Giroud, Éd. Dupuis), était quant à lui venu de Lyon. 
L’occasion de présenter au public algérois une rétrospective de son travail et pour le dessinateur de découvrir un pays qu’il avait dessiné : « Pour des raisons techniques, mes livres ne sont pas arrivés à temps à Alger. Azrayen’, notamment était ici l’album idéal. Il y a tout de même eu une exposition réalisée par Francis Groux qui a eu le mérite de mettre en évidence tout mon parcours. Ce n’est que partie remise. Du coup, j’ai surtout fait du tourisme. J’ai pu découvrir enfin la Casbah, la basilique Notre-Dame d’Afrique, le bastion 23,… Je me suis régalé d’autant plus que j’avais dessiné Azrayen’ sans avoir pu venir en Algérie. »
La graphiste Native Maqari
Il n’y avait pas que le 9e art qui était présent. D’autres arts graphiques faisaient bonne figure sous le soleil d’Alger avec des talents comme Native Maqari, artiste calligraphe américain, venu de Paris, encore surpris par la mixité des créations et des genres qui caractérisait la rencontre : 
« Ce qui m’a le plus dans ce festival, c’est que contrairement à d’autres, toutes les classes se mélangent. J’ai vu des dieux de la BD discuter avec des fanzineux. Sur un plan personnel mon meilleur moment restera une conversation précieuse avec Jose Muñoz. »
L’Espagnol Alberto
Jimenez Abulquerque

Enfin, la bande dessinée espagnole avait aussi son représentant en la personne d’Alberto Jimenez Abulquerque, bédéiste (Elle, Éd. Soleil), venu de Madrid : « Je ne connaissais pas la culture de la BD en Algérie. Finalement c’est un peu comme en Espagne : tout le monde se rappelle de la BD d’autrefois. Ce festival m’a permis de m’ouvrir sur divers pays. C’est étonnant de faire un événement comme ça dans une ville où la bande dessinée n’a pas encore retrouvé son importance. Je garderais comme souvenir le plus marquant, le moment où je suis allé dans un kiosque pour acheter le quotidien El Watan où étaient publiées les trois premières planches de ma BD sur le 17 octobre 1961 scénarisée par Albert Drandov. »

Par Laurent Mélikian - Source de l'article Actuabd

jeudi 27 octobre 2011

Le cinéma d'animation en fête à Meknès.


Du lundi 24 au vendredi 28 octobre, l'Institut français de Meknès célèbre la journée mondiale du cinéma d'animation en consacrant une Carte Blanche à l'Ambassade de Pologne au Maroc.
BD maroc
Depuis 10 ans, le monde célèbre la Journée mondiale du cinéma d'animation, le 28 octobre de chaque année. Une célébration qui permet de commémorer la première projection optique d'Emile Reynaud au Musée Grévin à Paris le 28 octobre 1892 qui a ouvert la voie à un art qui ne cesse de se développer et de s'enrichir des technologies modernes.
Depuis 7 ans, l'Institut français de Meknès initiateur du célèbre Festival international du cinéma d'animation de Meknès (FICAM) se joint à cette fête pour rendre hommage à un art qui se taille une place de choix dans sa programmation annuelle. Une manière d'inscrire dans la durée un événement qui rend à la bande dessinée ses lettres de noblesse.
Pour ce 10e anniversaire, l'Institut français de Meknès en partenariat avec l'Ambassade de Pologne au Maroc, consacre, du lundi 24 au vendredi 28 octobre, une Carte Blanche à l'Ambassade de Pologne au Maroc. Dessinées, peintes, photographiées ou numériques, des images venues de ce pays feront le bonheur des amateurs du genre. Mohamed Beyoud, responsable Service action culturelle de l'Institut français de Meknès et directeur artistique du Festival international du cinéma d'animation de Meknès déclare: « L'Institut français de Meknès, qui assure la ligne éditoriale et artistique du FICAM, s'est toujours ouvert sur des expériences humaines et artistiques du monde entier : de Michel Ocelot, papa de « Kirikou » et « Azur et Asmar », à Alexandre Petrov, maître russe incontestable de la peinture animée, en passant par Mustapha Alassane, grand nom de l'animation africaine. C'est donc dans cette perspective que nous sommes partenaires de l'Ambassade de Pologne au Maroc que nous remercions chaleureusement ». Et d'ajouter : « Nous permettons aux enfants et aux familles marocaines de découvrir une grande culture à travers ses artistes, ses professionnels et son cinéma d'animation en plein essor ».
En effet, le temps de cette célébration, un programme riche en projections et en rencontres présentera au public de Meknès le cinéma d'animation polonais.
Un cinéma qu'il découvrira à travers des personnalités de l'animation polonaise : Katarzyna Kubacka, organisatrice de festivals de films, Ewa Sobolewska, directrice du studio de Film d'animation de Poznan, Robert Turlo, réalisateur et metteur en scène, et Lukasz Maciejewski, critique de cinéma et journaliste. Quant au volet formation aux métiers du cinéma d'animation dont l'institut est pionnier au Maroc, Mohamed Beyoud nous informe que le réalisateur polonais, Robert Turlo, encadrera, du mardi 25 au vendredi 28 octobre, un atelier de réalisation de court-métrage d'animation, à destination des élèves de la filière Arts appliqués du Lycée Moulay Ismaïl, partenaire pédagogique de l'Institut français de Meknès. « L'idée est, tout simplement, de susciter des vocations chez des jeunes talents marocains», conclut-il.
Source de l’article MarocCultureBlog

Dynamic Art Vision Algérie et les Contes africains


Dynamic Art Vision s’est lancée en 2010 dans la production de dessins animés et son premier produit est la série Papa Nzenu conte l'Afrique.


Une série de 52x13 mn en films d’animation, chaque épisode raconte une histoire ou un conte appartenant à un pays africain et chaque épisode est réalisé par un jeune réalisateur du pays d’origine. Invraisemblablement riche en couleurs, en formes et en sons, l’Afrique nous révèle toute sa sagesse à travers son oralité que le griot Papa Nzenu nous conte à chacune de ses haltes dans une ou des régions de l’Afrique.
Cette série de dessins animés est dédiée à la sagesse des africains et à la culture des Afrique.

Pourquoi les contes africains

Les contes africains sont un fait de manifestation culturelle de la société traditionnelle. Ils reflètent les valeurs authentiques de l’Afrique, un mode d’expression, de communication, de pensée et un art en soit. Une autre façon qui permet de mieux comprendre le monde africain, sa vision de l’univers, son concept religieux, sa notion de l’homme, des êtres et des choses.
Les contes nous permettent de mieux déchiffrer les codes des structures et les lois qui régissent les sociétés traditionnelles. Comment le naturel et le surnaturel se côtoient pour traduire le concret et faire apparaitre la sagesse dans les coutumes et les pratiques populaires.

Divertissement
La diversité des contes africains propres à chaque pays ou à chaque région est un bonheur pour le spectateur. Les histoires, les couleurs, les formes, et les sonorités africaines nous transposent comme par enchantement dans un monde merveilleux et fantastique. Le conte en film d’animation conserve tout son aspect ludique en procurant un maximum de joie et de curiosité dans les foyers. La diction du conteur, les décors fabuleux et la musique appropriée prodiguent une élévation chez les spectateurs.

Education
Au-delà de son cachet amusant, le conte développe un esprit de solidarité et aide les jeunes à l’intégration sociale en prêtant à l’éducation morale par l’acceptation, la reconnaissance, la justice, le respect de la parole, l’humilité, l’amabilité, la générosité, la bonté, l’amour, et l’intelligence. Par son enchantement, le conte exerce un pouvoir de séduction sur l’enfant tout en enrichissant ses expériences pour l’aider à mieux développer son esprit critique sur son environnement et assimiler les autres formes de culture. Il est un outil didactique par excellence ! Un privilège dans l’éducation.

Promotion de la culture africaine

Bien que très riche culturellement, l’Afrique demeure très méconnue à ce sujet, autant par les africains eux même que par les peuples des autres continents. A part les quelques rares manifestations comme le Festival Panafricain d’Alger, la coupe du monde en Afrique du Sud, le Festival des Arts Nègres de Dakar (FESPACO) ou le Festival International de la Bande Dessinée d’Alger (FIBDA), très peu de choses ont été faites sur l’Afrique. Les images véhiculées du continent sont surtout marquées par les guerres, la famine et les maladies. Le berceau de l’humanité ne mérite pas un tel traitement. Les africains ont besoin de positiver leur vie et rehausser leur image de marque à travers la compétence de sa jeunesse, la beauté de ses paysages, la diversité de sa faune et sa flore, la spontanéité de ses citoyens et la créativité de ses artistes. A chaque générique de la série Papa Nzenu conte l’Afrique, est présenté un pays africain par des informations utiles pour contribuer à sa promotion.

Les thèmes
Les thèmes des contes de l’Afrique sont aussi nombreux que divers. Ils constituent un véritable vivier. Leur unique point commun, est la traduction de toutes les valeurs de la société traditionnelle qui constituent le fondement de la sagesse africaine.
Le choix du thème de chaque épisode est laissé au soin du réalisateur du pays d’origine en commun accord avec les scénaristes.

Préservation et Sauvegarde du Patrimoine
Ce patrimoine immatériel d’une valeur inestimable est en voie de disparition. Les communautés et les groupes sociaux se fondent progressivement. Les traditions de transmission ancestrale par l’oralité se distinguent de plus en plus par leur rareté.
La série Papa Nzenu en film d’animation et dessins animés est une autre invitation à redécouvrir le conte africain. Elle est le complément de préservation de ce patrimoine, aussi important que l’écrit.

Papa Nzenu
Le personnage de Papa Nzenu est l’élément central de la série. Il a été conçu afin de refléter une identité plurielle de l’Afrique. C’est un griot contemporain, accompagné de son instrument de musique le Nved et de son bâton de pèlerin, qui entreprend un long voyage à travers le continent.
Le périple est long: 52 étapes. Pour chaque halte, il sera mis à rude épreuve pour narrer un conte du pays dans lequel il se trouve.
Papa Nzenu possède de nombreuses qualités : il est sage, intelligent, cultivé, imaginatif, musicien, raffiné, renferme un sens de l’humour et indubitablement possède l’art de la parole.


Consolidation de la jeunesse africaine
La jeunesse africaine trouve son fondement dans son identité culturelle bâtie sur la diversité. C’est dans les valeurs authentiques de civilisation ancestrale qu’elle doit puiser sa force pour mieux se mobiliser dans la perspective d’une éducation permanente. Cette jeunesse est consciente de son précieux héritage et sait désormais que la réhabilitation de sa culture n’est possible que dans le partage et l’échange entre les différents peuples et ethnies, à l’instar des autres continents. Consciente du retard cumulé, cette jeunesse est à la recherche d’un mécanisme efficace et durable, au-delà de tout discours sans lendemain. Pour s’affirmer, elle doit initier une véritable dynamique autour d’un projet concret et commun.
Les opportunités d’échanges et de mobilité entre artistes africains engendrent un esprit d’entreprenariat qui stimule la croissance régionale et met fin au bricolage et à la débrouillardise.


Echanges d’expériences entre jeunes artistes africains
Papa Nzenu est un projet concret et commun. Son but est d’affirmer la dignité de l’homme africain et les fondements populaires de sa culture ainsi que favoriser la coopération culturelle entre les jeunes des Etats Africains en vue du renforcement de l’Unité Africaine. Le plus important est d’apprendre à travailler ensemble sur un même projet, échanger les idées et partager les expériences.
L’échange vécue par les jeunes camerounais et les jeunes algériens lors de la réalisation du premier épisode « Le Chasseur et l’Antilope » de la série Papa Nzenu fût merveilleux et riche en émotions. Un partage entier : concertation dans le travail, choix artistique, character design, animations, couleurs, formes, musiques, un véritable transvasement de connaissances qui a prodigué un extrait de naissance d’amitié entre les artistes camerounais et les artistes algériens. Cette pratique est à rééditer avec tous les autres pays africains. Cette dynamique a besoin d’être encouragée et soutenue par les institutions des pays membres de l’Union Africaine afin de réhabiliter une culture d’excellence.

Echanges culturels entre l’Afrique et les autres continents
La démarche du projet a pour objectif principal, la connaissance de soi : faire découvrir aux africains leur continent sans pour autant vivre en autarcie. À l’heure de la mondialisation, l’inter-culturalité est un devoir de civisme envers l’humanité. La jeunesse africaine qui a consommé et assimilé sans modération la culture occidentale, a envie à son tour, de faire découvrir et partager ses visions avec le reste du monde. C’est un message de paix et de fraternité que les artistes africains voudraient lancer à leurs confrères du monde à travers ce louable projet. Il est attendu une coopération bénéfique et durable entre les artistes africains et les artistes des autres continents et non pas un simple échange de politesse.
On peut considérer ce lien, comme une incitation au partenariat international et interafricain pour actualiser l’environnement de la production.


Promouvoir la production cinématographique et télévisuelle du continent africain.
Les films d’animation et de dessins animés peuvent véhiculer le talent des artistes africains. Sans aucun doute, ils peuvent s’affirmer par leur originalité aux côtés des autres expressions d’art du genre, à l’instar du dessin animé européen, américain ou asiatique.
Atelier de formation à l'institut international
des beaux arts d'Alger
C’est pourquoi un fonds pour la production doit être accordé à ce genre d’expression, d’autant que les populations ne se retrouvent pas dans les images projetées qu’elles voient sur leur écran. Cette ambitieuse initiative d’origine africaine, est un nouveau mécanisme qui pourrait marquer un tournant majeur dans le paysage cinématographique et télévisuel de l’Afrique et qui répondrait aux aspirations du public africain par des programmes conformes à leurs canevas culturels.
Le levier de ce mécanisme est la richesse des thèmes, la volonté des jeunes réalisateurs, la créativité des auteurs de bandes dessinées, et le talent de la nouvelle vague d’infographes.
Fédérer ces énergies autour de ce projet innovant par la complémentarité, est un moyen de doter le cinéma africain d’un nouvel outil, qui peut l’enrichir et le promouvoir à l’échelle mondiale.
De ce résultat, naitra un authentique studio où tous les jeunes africains porteurs de projets trouveront leur espace d’expression. Un premier pas vers une véritable industrie de l’audiovisuel africain.

Formation
Atelier d'Animation FIBDA 2011 par dynamic Art vision
La formation est l’une des priorités du projet Papa Nzenu Conte l’Afrique. Le fait de choisir un conte par pays puis le réaliser par un jeune cinéaste originaire du pays, est un précepte de renforcement et de complémentarité pour réhabiliter les compétences existantes. Si le jeune réalisateur ne dispose pas de compétences suffisantes pour mener à bien la direction de l’épisode, il bénéficiera d’une formation dans la structure de Dynamic Art Vision.
Une fois que le jeune cinéaste acquiert les fondements du dessin animé et réalisera son propre épisode, il pourra à son tour faire bénéficier à d’autres jeunes de son pays d’origine, les connaissances de ce savoir-faire. A l’instar de Narcisse Youmbi, le réalisateur du premier épisode, Le Chasseur et l’Antilope, qui, une fois avoir joui d’une formation dans les studios de Dynamic Art Vision et réalisé son épisode, est actuellement à son tour en train de former de nouveaux animateurs de dessins animés dans des ateliers au Cameroun.

Source de l'article Blog Papa Nzenu

mercredi 26 octobre 2011

twofour54 Abu Dhabi and Ubisoft Debut Arabic Video Game Studio


Investment vehicle twofour54 has announced the opening of the first major video game studio in Abu Dhabi, in partnership with French video game publisher Ubisoft.
Résultat de recherche d'images pour "Ubisoft Arabic Video Game Studio"Ubisoft is known for creating Tom Clancy’s Splinter Cell, Assassin’s Creed, and Prince of Persia. Twofour54, an initiative by the Abu Dhabi government aimed at creating an Arabic media hub, will support Ubisoft in opening the studio this December.
twofour54’s media training arm, tadreeb, will also work with Ubisoft to develop a "twofour54 gaming academy" where Ubisoft experts will help train an initial team of local video game developers.


The press release notes that Ubisoft Studios aims to create original games that appeal to local and international audiences. Developing a local team seems crucial if its content is to have a regional flavor, in light of the fact that Ubisoft is a French company with offices in Shanghai and Montreal that has acquired studios in Germany, Canada, and Japan; it’s anything but indigenous currently.

Twofour54 Deputy CEO Wayne Borg naturally stressed this point given twofour54’s focus on Arabic content. “The digital games played by Arabs have traditionally been developed outside the region, which means that they rarely have a direct relevance to Arab gamers. Our agreement with Ubisoft will enable the development of titles that resonate with the local population, whilst also building the skills of young Arabs.”
There’s no time like the present for content that is genuinely local, as the region has yet to see something without an imported feel. As gaming companies Nezaland Wixel Studios develop games aimed at tapping into the post-Tahrir climate in Egypt, hopefully Ubisoft’s studio will be able to provide more competition in this space
While it may attract expatriates given its location in the UAE, boosting the Emirati animation and gaming scene would help Emiratis surmount cultural barriers to entry in the field that local heavyweights in the media industrydescribed at CoE Animate 11.


The partnership also marks one of twofour54’s biggest moves since its inception; while we have yet to see major Arabic content creation come out of twofour54’s media hub (aside from pieces on the media space by Creative Labs), hopefully the new Ubisoft studio will help flex its Arabic content creation muscle.
By Wamda