lundi 12 mars 2018

Découvrir l'Égypte antique avec le Discovery Tour d'Assassin's Creed

jeu vidéo

En dix ans d’existence, la saga Assassin’s Creed aura traversé bon nombre d’époques: la troisième croisade, la Renaissance italienne, la Révolution américaine, l’âge d’or de la piraterie, la Révolution française, la Révolution industrielle anglaise et dernièrement, l’Égypte antique en 49 av. J.-C avec Assassin’s Creed Origins.

Ainsi, l’Histoire est l’essence même de la licence Assassin’s Creed, qui en a fait sa marque de fabrique. Pour chaque jeu, les équipes des studios Ubisoft doivent emmagasiner une quantité astronomique de connaissances, que ce soit sur les modes de vie, l’architecture, le contexte politique, la géographie… Pour cela, des historiens ont été engagés par les studios pour chaque jeu, qu’il s’agisse d’un spécialiste des armes des pirates au 18e siècle ou encore d’un égyptologue. N’en déplaise aux puristes de la vieille école, Assassin’s Creed est bien une ressource digne d’intérêt pour qui s’intéresse à l’Histoire, et aujourd’hui plus que jamais grâce à son nouveau concept: le Discovery Tour.



LE DISCOVERY TOUR: QU’EST-CE QUE C’EST?

Si l’Histoire sert de base aux scénarios inventés par les équipes d’Ubisoft, elle est aujourd’hui au centre même du nouveau mode créé par les studios: le Discovery Tour. «Le Discovery Tour est une expérience nouvelle pour en apprendre sur l’Égypte antique en utilisant toute la puissance de frappe d’Assassin’s Creed. Nous mettons à disposition le monde que nous avons recréé pour le jeu de base, mais nous avons enlevé toutes les histoires et tous les combats pour les remplacer par 75 tours audioguidés, comme au musée», explique Jean Guesdon, directeur créatif de la saga. Ce concept a été créé suite à des discussions avec plusieurs enseignants en 2014, lesquels étaient impressionnés par la qualité du travail d’Ubisoft, mais regrettaient de ne pouvoir utiliser le jeu à des fins éducatives à cause notamment de la violence (le jeu est lui même déconseillé aux moins de 18 ans).

Ces 75 tours sont divisés en 5 catégories différentes: l’Égypte, les pyramides, Alexandrie, la vie quotidienne et les Romains. Parmi ces catégories, de nombreux thèmes sont abordés comme la médecine d’Égypte ancienne, l’éducation à Alexandrie, le Nil, les déserts égyptiens, ou encore les hiéroglyphes. Chaque visite dure en général entre 4 et 10 minutes, afin de ne pas perdre l’attention du joueur (du touriste ou du visiteur, on ne sait plus vraiment comment l’appeler!). En démarrant un tour, une ligne jaune apparaît et nous dessine le chemin à suivre. Elle comporte plusieurs points de passage sur lesquels les visiteurs s’arrêtent pour écouter les informations et voir plusieurs documents historiques. Il est également possible pour le visiteur de s’arrêter sur des petites plateformes blanches qui permettent à son personnage de jouer une action selon le lieu où il se trouve. Pour vous donner une idée, voici le tour sur la grande bibliothèque d’Alexandrie.


ASSASSIN'S CREED ORIGINS DISCOVERY TOUR : LA GRANDE BIBLIOTHÈQUE D'ALEXANDRIE


UN PROJET LIBÉRATEUR POUR LES ÉQUIPES D’ASSASSIN’S CREED

Les reproductions historiques des différents jeux Assassin’s Creed sont extrêmement impressionnantes pour tout connaisseur d’histoire. Maxime Durand, historien chez Ubisoft, s’amuse même à raconter, non sans fierté, une anecdote liée au jeu Assassin’s Creed 3 (2012). «Pour Assassin’s Creed 3, qui se déroule en pleine Révolution américaine, nous avons reproduit la Old State House de Boston. Le musée de Boston nous a félicités puisque notre reproduction était bien plus précise et fidèle à la réalité de l’époque que la leur!»

Pour arriver à un tel degré de précision, les développeurs d’Ubisoft se transforment en chercheurs assidus. «D’abord, nous regardons beaucoup de séries et de films qui ont lieu dans les périodes qui nous intéressent. On regarde ce qui est traité, comment les personnages se comportent… puis nous nous renseignons sur des événements ou des personnages en particulier. Analyser la géographie est aussi fondamentale, puisque nous partons souvent de lieux, comme Memphis dans Assassin’s Creed Origins par exemple, pour construire une trame narrative. Ensuite, nous étudions les livres, des écrits anciens comme ceux d’Hérodote, les magazines d’Histoire, nous fouillons dans les rapports archéologiques et discutons avec des égyptologues (dans le cas d’Assassin’s Creed Origins, NDLR). Pour Origins, nous avons par exemple été en contact avec Jean-Claude Golvin, qui est un architecte, devenu archéologue, puis devenu peintre. Il s’est mis à la peinture, car à son époque, il n’y avait pas les outils nécessaires pour reproduire des bâtiments tels qu’ils étaient il y a des milliers d’années. Ainsi, il a lui-même illustré des plans archéologiques qui n’existaient nulle part ailleurs.»

Joueuse assidue de ce dernier opus d’Assassin’s Creed (et des précédents!), je me retrouve face à une peinture de Jean-Claude Golvin représentant la ville d’Alexandrie. La carte de la ville figurant dans le jeu est d’une fidélité impressionnante, même si les échelles ont dû être remaniées pour convenir au jeu.



 

Lors de notre discussion, Jean Guesdon prend alors une manette et démarre le Discovery Tour. Dans ses explications, ce n’est plus le directeur créatif qui semble s’exprimer, mais bien un passionné d’histoire, ravi de partager toutes ses connaissances: «Ici nous pouvons voir la grande voie canopique qui traverse la ville, ici le Sérapéum, l’Heptastade qui relie Alexandrie et l’île de Pharos… Ah et tiens, où est le Paneion déjà?» Maxime Durand, historien de métier désigne du doigt son emplacement. «Ah oui, le voilà! Et ici la bibliothèque, qui est dans le Quartier latin.»

Le travail de reproduction est d’autant plus fascinant que la période du jeu, à savoir l’Égypte antique en 49 av. J.-C, est particulièrement mystérieuse et très dense. Mais si cette période de l’histoire demande un travail encore plus conséquent pour les équipes, elle n’a pas été choisie au hasard par Ubisoft qui ne pouvait pas rêver mieux pour son Discovery Tour. «Cette période est dotée d’un bagage culturel et mythologique extraordinaire. Rien que le personnage de Cléopâtre suscite fascination et mystère chez le public. Et puis les pyramides, n’en parlons pas!», plaisante Maxime Durand. «D’ailleurs, en 49 av. J.-C, les pyramides existaient depuis déjà 2500 ans et pourtant on parle toujours d’Égypte antique pour cette même époque. Il y a plus de temps entre les pyramides et Cléopâtre qu’entre Cléopâtre et nous», raconte Jean Guesdon.

Si le Discovery Tour a une vocation éducative, il est aussi libérateur pour les développeurs d’Assassin’s Creed. En effet, les équipes d’Ubisoft disposent pour chaque jeu des connaissances très complètes, mais ne peuvent pas toutes les mettre à profit pour des raisons techniques. De plus, le Discovery Tour permet de casser la barrière du jeu vidéo afin de s’ouvrir à un public beaucoup plus large. «Depuis longtemps, il y avait une frustration des équipes. On fait un super boulot, mais à cause des barrières du jeu, des gens n’y ont pas accès. Dès Assassin’s Creed 2(2009), on créait une petite encyclopédie dans chaque jeu, mais ça n’enlevait pas cette frustration», confie Jean Guesdon. «Le jeu vidéo peut proposer autre chose que de progresser dans un scénario ou gagner des niveaux.»

UN OUTIL FORMIDABLE POUR LES ENSEIGNANTS

Marc-André Ethier, enseignant à l’Université de Montréal et expert en didactique de l’histoire, a lui-même contacté Ubisoft il y a plusieurs années, intéressé par les possibilités que pouvait offrir Assassin’s Creed. «J’ai demandé à Maxime Durand si c’était possible de faire un genre de visite. Je le harcelais presque! Mais bien sûr, à cause du devoir de confidentialité, il ne pouvait rien me dire. Puis, en 2014, Maxime m’informe qu’Ubisoft va faire quelque chose. Et ce n’est que récemment que j’ai pu mener une étude sur l’impact du Discovery Tour dans neuf écoles de Montréal.»

Cette étude est simple: Marc-André Ethier a choisi d’évaluer les connaissances de deux groupes de 20 élèves sur la bibliothèque d’Alexandrie. Ce thème est l’un des 75 tours proposés par le Discovery Tour. Résultat: les élèves arrivent à une moyenne de 22% de réussite. Par la suite, un groupe suit un cours avec un enseignant, tandis que le second suit la visite du Discovery Tour. Pour finir, les élèves sont à nouveau interrogés pour tester l’évolution de leurs connaissances. Pour ceux qui ont suivi le cours avec un professeur, le score de réussite est monté à 54%, alors que les élèves ayant testé le Discovery Tour sont arrivés à 44%.Reproduction de la bibliothèque d’Alexandrie dans le Discovery Tour

«Je ne pensais pas qu’ils apprendraient quelque chose avec le Discovery Tour, avoue Marc-André Ethier. Je ne suis pas naturellement intéressé par le jeu vidéo et je reste toujours prudent sur ce genre de choses. Les gens ont tendance à s’emballer avec la technologie. Mais je dois bien reconnaître que le Discovery Tour est très riche, et contrairement à ce que je pensais, c’est-à-dire que les élèves sont trop stimulés et bombardés d’informations, et bien ils ont en fait appris des choses.»

Le Discovery Tour s’inscrit dans une volonté relativement récente de la part de l’industrie du jeu vidéo de s’intégrer dans l’éducation. En effet, quelques autres jeux vidéo sont déjà utilisés par de nombreux professeurs à travers le monde, comme le célèbre jeu Minecraft, ou encore Civilization V et son dérivé CivilizationEDU. Ubisoft semble vouloir faire passer un niveau de plus à ce concept avec Origins. «Je pense que le Discovery Tour est un support très intéressant pour un enseignant, confie Jean Guesdon. Il trouve tout son sens quand un professeur va venir développer plus en profondeur certains points présents dans le jeu.» Le Discovery Tour séduit déjà à travers le monde puisque plusieurs enseignants ont commencé à s’en servir. «Il y a même des égyptologues à l’Université de Madrid qui vont bientôt l’utiliser», continue Maxime Durand. «Le vrai plus de ce genre de concept, c’est qu’il permet une immersion, notamment pour de jeunes élèves qui apprendront mieux s’ils «sentent» le monde qui les entoure.»

Marc-André Ethier témoigne lui aussi de cet intérêt des enseignants pour le jeu vidéo: «Il y a déjà beaucoup d’enseignants qui s’en servent. Certains bâtissent même des cours là-dessus. C’est devenu un style d’enseignement.»

Une preuve de plus de l’incroyable potentiel du Discovery Tour – et plus généralement du jeu vidéo – dans le système éducatif puisque les enseignants semblent ouverts aux nouveaux outils qui leur sont proposés.

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UNE RÉPONSE AUX POLÉMIQUES?

Mais malgré une qualité de travail indéniable, la franchise Assassin’s Creed subit toujours des critiques et même des polémiques liées à la vérité historique. En effet, les quelques détracteurs de la saga, qui oublient souvent qu’il s’agit avant tout d’un jeu vidéo, ont parfois du mal avec quelques libertés prises par les développeurs. On se souvient notamment du mini-scandale qu’avait provoqué en France la sortie d’Assassin’s Creed Unity (qui prend place pendant la Révolution française). Même les politiques y avaient mis leur grain de sel, débattant sur le cas de Robespierre, décrit comme un tyran sanguinaire dans le jeu.

À l’évocation de ces événements, Jean Guesdon et Maxime Durand ne peuvent s’empêcher de sourire et analysent les faits avec beaucoup de recul.«La marque Assassin’s Creed s’est donné le mandat de rendre l’Histoire accessible à tous, de rendre les gens curieux. Aujourd’hui, après dix ans à montrer notre sérieux, nous sommes légitimes pour créer un concept tel que le Discovery Tour.»

À chaque nouveau jeu, des férus d’histoire s’amusent également à lister les quelques erreurs historiques. Mais la plupart ignorent souvent qu’il ne s’agit pas d’erreurs, mais de modifications volontaires de la part des développeurs pour les besoins du jeu. «Dans Origins par exemple, nous avons dû reproduire le théâtre de Cyrène. À l’origine, il est de forme ovale, mais nous l’avons fait rond car cela permettait d’alléger le jeu en termes de place de stockage», explique Jean Guesdon. «Plusieurs changements ont aussi été apportés pour les besoins du gameplay», poursuit Maxime Durand. Manette en main, l’historien nous conduit au temple de Sekhmet. «Dans le jeu, vous pouvez accéder au temple quand vous voulez, tout comme les habitants puisqu’il est toujours ouvert. Pourtant, dans la réalité de l’époque, seuls les prêtres pouvaient y entrer et ils fermaient la porte afin de protéger la divinité. Avouez que cela aurait été dommage d’empêcher les joueurs d’entrer dans le temple!» Autre exemple avec les couloirs des pyramides: normalement très étroits, ils ont été élargis pour laisser passer le personnage du jeu sans difficulté.

Photo d’un véritable sanctuaire d’un temple

Sanctuaire du temple de Sekhmet dans le jeu

Ces décisions prises à l’interne, et donc que les joueurs ignorent, sont désormais expliquées dans le Discovery Tour. En effet, si vous vous rendez au temple de Sekhmet, une indication apparaîtra pour vous expliquer qu’en réalité, il était impossible pour la population d’entrer dans le temple – une information inexistante dans le jeu de base pour ne pas casser l’immersion du joueur. Les utilisateurs du Discovery Tour pourront également découvrir plus en détail le travail des développeurs puisque des petites capsules d’informations sont disséminées dans le jeu.

«Toutes ces décisions ne sont pas prises du fait que nous soyons ignorants. Au contraire, on sait, mais nous devons prendre des décisions et c’est aussi ça que nous voulions montrer», ajoute Jean Guesdon.

CACHEZ CE SEIN QUE JE NE SAURAIS VOIR!

Mais bien que justifiées, des décisions peuvent toujours créer le débat. En effet, dans le Discovery Tour certaines modifications ont été apportées non pas par nécessité technique ou scénaristique, mais «par souci d’inclusion». Le concept vise un public très large et a pour ambition d’être utilisé dans les écoles, ce qui a poussé Ubisoft à censurer (si on peut vraiment parler de censure dans le cadre du jeu vidéo) les parties intimes des statues (contrairement au jeu de base) en les cachant à l’aide de… coquillages! Une décision qui peut paraître surprenante puisque le Discovery Tour a pour ambition d’apprendre l’histoire.

Plein écran

Mais le parti pris d’Ubisoft est compréhensible, même s’il peut paraître extrême. Avec un concept aussi nouveau et compte tenu de l’image que peut avoir le jeu vidéo auprès d’individus peu familiers avec cet univers, les studios ont sûrement voulu assurer le coup afin de toucher le plus de personnes possible. Car, encore une fois, c’est bien cela le premier objectif d’Ubisoft avec le Discovery Tour: rendre l’Histoire accessible à tous. «On a voulu accommoder le plus grand nombre de personnes, que ce soit pour des raisons religieuses ou d’âge. Pour les enseignants, on veut leur assurer que le Discovery Tour est sécuritaire. Et puis, on a voulu être inclusifs, comme ajouter des filles dans les écoles du jeu alors qu’à l’époque, seuls les garçons allaient à l’école. Mais on ne voyait pas ce que cela apportait de ne mettre que des garçons, donc on a juste créé une petite capsule d’information pour expliquer ce choix», raconte Jean Guesdon.

Marc-André Ethier a quant à lui une analyse personnelle sur cette «censure». «C’est une question qui se pose. C’est un gros débat, mais pas seulement pour le Discovery Tour. Déjà plusieurs musées commencent à faire la même chose, ce qui est plus problématique dans leur cas». Marc-André Ethier fait ici référence à la Manchester Art Gallery, en Angleterre, qui a retiré le tableau Hylas et les nymphes de William Waterhouse (1896) le 26 janvier dernier. La toile a été remplacée par un message disant ceci: «Cette galerie présente le corps des femmes soit en tant que «forme passive décorative» soit en tant que «femme fatale». Remettons en cause ce fantasme victorien! Cette galerie existe dans un monde traversé par des questions de genre, de race, de sexualité et de classe qui nous affectent tous. Comment les oeuvres d’art peuvent-elles nous parler d’une façon plus contemporaine et pertinente?»Plein écranHylas et les nymphes, de William Waterhouse (1896)

Une décision vivement critiquée par le public et les critiques d’art, mais qui lance un nouveau débat. Cependant, Marc-André Ethier fait une différence entre le cas de musées comme celui de Manchester et le Discovery Tour. «Je peux comprendre la décision d’Ubisoft, car je les considère d’abord comme des artistes. Ainsi, tout comme un artiste, ils donnent leur propre vision. S’ils décident de ne pas montrer certaines choses, c’est leur choix. Ubisoft a avant tout un intérêt artistique et commercial, l’apport historique est un plus pour eux. Et pourtant, Jean Guesdon a un vrai grand intérêt pour l’Histoire, ce qui est déjà très rare. Ce qui peut me poser plus problème, c’est le cas de certaines écoles religieuses qui censurent elles-mêmes des contenus historiques par exemple.»

Cette vision artistique expliquée par Marc-André Ethier donne un intérêt supplémentaire au Discovery Tour. «Un concept comme celui-ci nous permet aussi de répéter aux élèves que le jeu vidéo n’est pas la réalité, mais aussi de les sensibiliser sur cette dimension artistique. Le jeu vidéo, c’est un humain qui donne son avis, comme un artiste.»

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UN FUTUR PLEIN DE PROMESSES

Le Discovery Tour et autres concepts du genre semblent avoir un bel avenir devant eux, notamment avec le système éducatif qui est lui aussi en pleine évolution, se rapprochant un peu plus des outils technologiques. «Le fossé entre le monde de l’enseignement des sciences humaines et le monde du digital se rétrécit énormément», confie Maxime Durand.

«Il va y avoir des suites à cela, car ça fait partie de la vie. Et puis, les enseignants prennent ce qu’il y a à leur disposition, analyse Marc-André Ethier. Ça stimule l’intérêt et c’est désormais trop présent pour qu’on n’en parle pas. Bien sûr, cela reste un outil, un moyen, mais quand vous savez que les enfants passent 25 heures par semaine à l’école et autant de temps devant des écrans, alors le projet est important! Si on peut faire en sorte qu’une partie de leur temps sur les écrans leur permette d’apprendre, alors c’est une bonne chose.»

Jean Guesdon est bien sûr du même avis et imagine un bel avenir pour ce genre de concept: «Le jeu vidéo est partout, même sur les téléphones. Ceux qui grandissent aujourd’hui, ça fait partie de leur vie. Souvent, les professeurs qui sont intéressés par des concepts comme le Discovery Tour, ce sont des jeunes profs dans la trentaine pour qui le jeu vidéo n’a rien de diabolique. Au contraire, ils ont du plaisir avec ça depuis qu’ils sont jeunes, et ça ne les a pas empêchés de faire des études, d’apprendre des choses et d’être profs. Ils se rendent aujourd’hui compte de la puissance du médium. Les enfants d’aujourd’hui seront les développeurs et les enseignants de demain.»

Aujourd’hui, Ubisoft continue de récolter les premiers avis (déjà très positifs!) avant de penser au futur du Discovery Tour. «En tout cas, on est disponibles pour discuter avec les enseignants, ou même le ministère de l’Éducation!», annonce Jean Guesdon.

Ainsi, rien n’est planifié pour le moment, mais Jean Guesdon, qui parle alors au nom de toute l’équipe d’Assassin’s Creed, se dit fier du travail accompli, laissant ainsi l’outil potentiellement fabuleux du Discovery Tour entre les mains des enseignants et des utilisateurs.


Le Discovery Tour est disponible gratuitement sur PC, PS4 et Xbox One pour les détenteurs d’Assassin’s Creed Origins, et disponible à l’achat sur PC.

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