dimanche 25 novembre 2018

Côte d'Ivoire : un festival pour promouvoir l'industrie du jeu vidéo en Afrique

Le second festival d'électronique et de jeux vidéo d'Abidjan a eu lieu au Palais de la culture dans la capitale ivoirienne le 24 novembre 2018.
Le second festival d'électronique et de jeux vidéo d'Abidjan a eu lieu au Palais de la culture
dans la capitale ivoirienne le 24 novembre 2018.

"Je suis venu pour gagner!", lance Cheick Kamagate, qui espère bien remporter le tournoi de PES, un jeu de foot, lors du deuxième Festival de l'électronique et du jeu vidéo d'Abidjan (FEJA), une manifestation pour promouvoir l'industrie du jeu vidéo en Afrique.

Ce bachelier ivoirien de 19 ans, qui joue "trois à quatre heures par jour", aimerait s'acheter du matériel de jeu avec la prime allouée au vainqueur du tournoi. "Si je peux, je travaillerais dans le jeu vidéo comme développeur, c'est ma passion, mais plutôt aux Etats-Unis", déclare ce futur étudiant en informatique.

L'Afrique n'est encore qu'un marché nain pour le jeu vidéo: un milliard de revenus par an, soit 1% du marché mondial, selon des études menées par des grands cabinets conseils internationaux et l'opérateur de télécoms Orange. Ses principaux marchés sont l'Egypte, le Nigeria et l'Afrique du Sud.

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Mais le continent est un marché prometteur, grâce à sa vitalité démographique, sa jeunesse et sa soif de nouvelles technologies: un demi-milliard de jeunes de moins de 25 ans, autant de personnes connectées à internet, et aussi un milliard d'abonnés au téléphone mobile, dont la moitié jouent sur leurs smartphones, relève Serge Thiam, consultant spécialisé.

"Le jeu vidéo représente un avenir pour les jeunes en Afrique, c'est une source de nouveaux emplois, un moyen de gagner sa vie", affirme Sidick Bakayoko, créateur de la société ivoirienne Paradise Games et fondateur du FEJA.

Le festival, organisé sur trois jours de vendredi à dimanche, se veut plus qu'un tournoi, il ambitionne d'expliquer aux jeunes comment fonctionne l'industrie du jeu vidéo, quels métiers ce secteur propose et comment s'y former.

Pour attirer le public, des "gamers" (joueurs professionnels) d'une dizaine de pays africains ont été invités pour disputer, aux côtés des jeunes Ivoiriens, les différents tournois de jeux d'aventure ou de e-sport.

- Miser sur les cultures africaines -

Si l'envie et l'enthousiasme sont là, les moyens financiers font défaut en Afrique, reconnaît cependant Sidick Bakayoko. Les jeunes manquent d'argent pour acheter des jeux et "le modèle économique reste à trouver".

Aucune donnée n'est disponible sur le nombre d'emplois total actuellement générés par le jeu vidéo en Afrique.

Environ 300 studios de développement de jeux vidéo existent sur le continent, mais il s'agit de micro-entreprises, qui emploient moins de cinq personnes, précise Sidick Bakayoko. Avec quelques success stories comme le studio camerounais Kiroo dont le jeu "Aurion" (jeu d'aventure où un roi déchu essaie de regagner son trône) a percé à l'international.

Plusieurs studios commencent à émerger aussi à Madagascar et en Centrafrique, selon M. Bakayoko, pour qui l'Afrique doit miser sur sa richesse culturelle pour se différencier.

Le point commun entre "Aurion", "Dahalo" développé par le studio malgache Lomay, ou "A boy in savannah" du créateur togolais Pio Jules Tchedou: ils mettent en avant les cultures de leurs pays, dans un monde dominé par les jeux occidentaux ou asiatiques.

Un engagement largement salué par les joueurs présents sur le FEJA.

"J'aimerais bien créer un jeu d'aventure inspiré de Soundiata Keïta", souverain mandingue et fondateur de l'empire du Mali au XIIIe siècle, explique Elie Kouadio Kouamé, un étudiant en infographie de 24 ans et gamer de PES.

Belko Diallo, un gamer burkinabè de 22 ans venu disputer le tournoi de Street Fighter (jeu de combat), voit plus loin. Cet étudiant en médecine "rêve de combiner la médecine et le jeu vidéo, en utilisant certains technologies des jeux vidéo pour des examens médicaux".

Source de l'article VoaAfrique

vendredi 23 novembre 2018

Le continent africain mal représenté dans l’eSport international

Le continent africain mal représenté dans l’eSport international

Avant tout propos, il convient de mentionner que cet article analyse non pas un pays mais tout un continent. Étant donné que chaque pays a sa propre culture par rapport à l’eSport, divers arguments seront présentés.

On a généralement tendance à penser que l’univers de l’eSport ne tourne qu’autour de l’Asie, de l’Europe ou encore de l’Amérique. Cela est en partie vrai lorsqu’on considère la faible représentation des joueurs africains aux compétitions internationales (Cyberathlete Professional League, World Cyber Games, Electronic Sports World Cup, etc.). Pourtant, le continent africain n’a pas échappé au virus du sport électronique. Qu’est-ce qui explique donc cette faible représentation ?

Où en est l’eSport en Afrique?

Si des pays plus ou moins économiquement forts comme la Tunisie, l’Afrique du Sud ou encore le Maroc ont déjà une grande avance dans le secteur, l’eSport commence aussi à être présent au Ghana, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Congo Brazzaville, au Gabon, au Sénégal, et bien d’autres.

Dans une étude réalisé par BtoBet sur l’intérêt de l’eSport en Afrique du Sud, on note que 30 % des personnes âgées de 18 à 24 ans sont intéressées par le sport électronique. En fait, le nombre de jeunes africains ayant découvert les jeux vidéo a énormément augmenté au cours des dernières années. Mais en dépit de cette croissance massive, il faut avouer que la grande histoire du eSport ne fait que commencer sur le continent.

En effet, il y a encore très peu de tournois sérieux et de joueurs professionnels. Mais les choses commencent à bouger un peu partout. Du côté du Maroc, il y a l’Africa Games Show, l’ESL Africa Championship qui s’est installé du côté de l’Afrique du Sud, ou encore le Festival de l’Électronique et du Jeu Vidéo d’Abidjan en Côte d’Ivoire. Le but commun de tous ces événements : réunir dans un même endroit les meilleursgamers africains pour connaître les meilleurs des meilleurs.

Une compétition eSports classique

Forfait avant l’heure ?

La médiatisation de l’eSport nécessite plusieurs facteurs. Entre les streams qui doivent être planifiés et réguliers, le peu d’efforts et d’attention consacrés auxgamers qui, pour la plupart, n’ont pas de représentant marketing, ainsi que le manque de circulation des infos relatives à l’eSport sur le continent, on comprend que ce n’est pas une mince affaire pour les passionnés africains.

C’est sans compter la qualité du streaming qui laisse vraiment à désirer dans certains pays. Par ailleurs, il y a de nombreuses équipes qui sortent des compétitions locales mais n’arrivent pas à se rendre sur des scènes compétitives internationales pour des raisons financières.

Hormis ces facteurs technologiques et économiques, il y a aussi un facteur non moins négligeable qu’est la famille. En effet, les parents pour la plupart ne comprennent pas de quelle façon les jeux vidéo pourraient conduire à une carrière sûre. C’est un pari beaucoup trop risqué qu’ils préfèrent ne pas prendre. C’est ainsi que les plus jeunes peuvent se voient saisir leurs consoles Nintendo, Xbox ou Play Station à tout moment lorsqu’ils passent plus de temps à jouer que devant les cahiers. L’école et les diplômes avant tout !

Quel est le niveau actuel des joueurs africains ?

Il est plutôt difficile d’évaluer le niveau des gamers africains sachant qu’ils ont très peu de visibilité. Mais ce serait une grande erreur de les sous-estimer. Il n’en demeure pas moins qu’ils doivent avoir probablement des lacunes et faiblesses si l’on tient compte des nombreux facteurs qui manquent à l’appel pour faire développer rapidement l’eSport dans toute l’Afrique.

Quelques représentants nationaux ont déjà été aperçus durant des événements comme l’ESEA, l’ESWC et le WESG, mais ils n’ont pas souvent fait forte impression. Ces facteurs manquants ne peuvent qu’avoir un impact. Cela est inévitable !

Des améliorations à prévoir ?

De plus en plus de marques nationales et internationales commencent à s’impliquer sur le marché du sport électronique en Afrique. C’est d’ailleurs ce qui explique le fait que des tournois surgissent d’un peu partout depuis quelques années. À partir de là, on peut dire qu’il y a une lueur d’espoir. Une fois qu’il y a de l’argent investi dans l’eSport et que l’accès à internet est de meilleure qualité, c’est un gros pas qui aurait été fait.

En leur donnant les possibilités de jouer dans de bonnes conditions, de participer régulièrement à des compétitions locales et de devenir des joueurs professionnels, les jeunes Africains auront plus de chance d’être présents aux compétitions internationales. Si on se réfère à la tendance actuelle, l’eSport est destiné à évoluer sur le continent.

Par Leconte - Source de l'article Gamespell

lundi 19 novembre 2018

Mboa BD Festival : rencontre autour de la Bande Dessinée au Cameroun

Mboa BD Festival : rencontre autour de la Bande Dessinée au Cameroun


« Entre le marteau et l’enclume, j’ai dû aiguiser ma plume. Alors je dessine… » Ce n’est pas trop ça, mais on va faire avec. Le Cameroun accueillera dès le 21 novembre 2018, dans les villes de Douala et Yaoundé, la neuvième édition du Festival International de la Bande Dessinée du Cameroun.

 Il est autrement connu sous le nom de Mboa BD festival. Il se pourrait que vous ayez compris le concept. Mais nous allons faire quelques longueurs pour vous raconter un peu plus ce que c’est : dans le fond, la forme, les contours, etc. Alors, on y va ? Cool !

Aux origines du Mboa BD Festival

Commençons par dire ce que signifie « Mboa ». C’est un un mot duala qui littéralement veut dire « foyer ». Vous avez saisi le truc ? Le foyer du festival de la BD.

Le Mboa BD Festival a été mis sur pied par le collectif A3. Créé en 2009, ce collectif est une association qui réunit des auteurs de bandes dessinées, des graphistes et des scénaristes. Il a lancé la plate-forme d’échanges entre auteurs afin de structurer et professionnaliser le domaine. La première édition date de novembre 2010. Cette neuvième édition du festival pose les jalons d’une réelle industrie créative autour de la bande dessinée et des métiers de l’image avec comme objectifs :

La visibilité

Le festival permet aux auteurs et différents acteurs de la production de bande dessinée de se connaître, de montrer leur savoir-faire, mais surtout de présenter au grand public leurs produits ou œuvres. Le festival enregistre, depuis sa création, un total de 17700 visiteurs, avec une moyenne de 1800 visiteurs pour les éditions de 2011 à 2014 qui se sont tenues uniquement à Yaoundé. Les éditions 2015, 2016 et 2017 tenues à Douala et Yaoundé ont connu des flux de 2500 visiteurs en moyenne avec des pics de 800 personnes à la clôture.

Diffusion des bandes dessinées

Il offre durant les jours du festival un cadre de promotion et de diffusion aux éditeurs et auteurs, qui font des expositions ventes. La mise en relation et le réseautage lors des ateliers professionnels favorise l’émergence de projets communs et la signature de contrats d’édition, de distribution ou de partenariat pour une ou plusieurs œuvres d’un auteur. Enfin une plate-forme internet de vente de bandes dessinées sera bientôt lancée dans le but de promouvoir et vendre les livres mais aussi les auteurs.




Circulation des auteurs

Depuis sa création, il a accueilli plus de 300 auteurs dont une cinquantaine d’étrangers. Une croissance notable est observée dans la production depuis 2010, avec un pic de 18 albums (magazines et séries) publiés en 2014.

La professionnalisation

Les nombreux espaces de rencontre et autres ateliers professionnels du Mboa BD festival, permettent la rencontre entre les auteurs porteurs de projet et des éditeurs. Lors de la dernière édition par exemple, Zebra comics, une jeune maison de production, a été approchée par les éditions Akoma Mba et le contrat qui en a découlé, a débouché sur l’édition de trois albums couleurs courant 2018.

Les invités du Mboa BD Festival 2018

Le Mboa BD Festival c’est aussi ses invités. Tout au long de l’évènement, ils animeront les ateliers et les conférences portant sur les problématiques de la bande dessinée au Cameroun et en Afrique.

Nous aurons ainsi les camerounais Annick Kamgang, Georges Pondy, Cedric Minlo, Darius Dada et Hugues Bertrand Biboum, Adjim Hanngar du Tchad, Barly Baruti et Al’ Mata du Congo. Enfin nous aurons des invités belges que sont Didier Pasamonik et Jean-Philippe Stassen.



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Hello Mboa People !
Cette semaine, je vais vous présenter les auteurs invités. Il y'en a plusieurs, tous aussi talentueux les uns que les autres alors, let's go !
Et comme ce sont les dames d'abord,notre première invitée : Annick Kamgang !http://2018.mboabd.com/annick-kamgang/ 

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Le cosplay, une activité devenue phare du Mboa BD Festival

Le cosplay est sûrement l’activité qui sera la plus enjouée et attractive du festival. Si dès son insertion au programme du Mboa BD Festival en 2016 il y avait une certaine timidité à prendre l’apparence d’un personne manga, l’enthousiasme sur la question s’est fait plus grande en 2017; la preuve en images.



Pour cette année, un prix sera remis au meilleur cosplay, ouais ! Les inscriptions pour participer au concours de cosplay sont en cours et s’achèvent le 21 novembre 2018. Pour vous inscrire c’est ici.

Le concours ne se déroulera pas sans règles, allez voir ce qu’il en est par ici.


Alors, jeunes camerounais, fans de mangas animés d’un peu de folie, vous savez quoi faire. A défaut de gagner le prix, let’s have some fun !

Le festival débutera à Douala du 21 novembre au 24 novembre, puis se déportera à Yaoundé du 28 novembre au 01er décembre. Il promet d’être riche et intense. Il y aura de la BD, encore de la BD, et du cosplay.

Par Ludovic Baluro - Source de l'article Irawotalents 

lundi 12 novembre 2018

Le jeu vidéo africain fait son entrée à la Paris Games Week

« Dahalo » présenté à la Paris Games Week © Courtesy of Studios LOMAY

À la Paris Games Week 2018, le jeu vidéo africain est perçu comme étant un moyen pour véhiculer les valeurs culturelles de l’Afrique. Les studios africains ont bénéficié d’un espace d’exposition important au salon.

Paris Games Week : les développeurs du jeu vidéo

Parmi les invités venant de l’Afrique à la Paris Games Week, on retrouve Matthieu Rabehaja, le fondateur du studio Lomay. Le développeur togolais Pio Jules Tchedou a également participé au salon avec son jeu vidéo en 2D qui s’intitule « The Boy in Savannah ».

« Dahalo », un RPG développé par un studio malgache

Développé par l’un des studios africains présents au salon, « Dahalo » est un jeu vidéo de survie qui devrait sortir sur PC en 2019. On suit Soa dont la mission est de protéger son village des voleurs de zébus. Le divertissement, dévoilé à la Paris Games Week, propose en même temps de découvrir les paysages de Madagascar.

Quel est l’objectif de ces sociétés africaines ?

L’objectif des studios africains, en participant à la neuvième édition de la Paris Games Week, est de faire connaître l’histoire de leurs pays et les problèmes sociaux auxquels ils doivent faire face. Le but est également de montrer leurs compétences dans le domaine du jeu vidéo et de se perfectionner sur le développement animé.

Les nouveaux développements dans le secteur du jeu vidéo

Dans le but d’éduquer le public sur l’univers des jeux, la télévision nationale ivoirienne propose chaque semaine une émission de 26 minutes sur ce sujet. À Yopougon, quartier populaire d’Abidjan, une salle de jeux de 1 000 mètres carrés ouvrira prochainement ses portes.

Par Etienne Jean de la PERLE - Source de l'article Référencement Internet Web

vendredi 9 novembre 2018

Teenage Indie Developer Brandon Kynoch Releases 3rd Game On The App Store

Sixteen-year-old self-taught Johannesburg game developer Brandon Kynoch
Following the worldwide success of his App Store hit game Torus, Seventeen-year-old Johannesburg Indie game developer Brandon Kynoch has released Sector.

His new endless arcade game developed at his one-man Hard Graft Studio in Johannesburg.
Featured as the App Store Game of the Day in 86 countries globally, Sector. has one simple objective – score as high as you can competing with players across the globe.

Kynoch’s signature style of intuitive gameplay, trippy soundtrack and minimalist design are at play.

The success of Torus. saw Kynoch being nominated as someone to watch in the Destiny Man Power of 40 report.


Sixteen-year-old self-taught Johannesburg game developer Brandon Kynoch cracks the big time with the App Store choosing his game Torus. as its Game of the Day in 137 App stores worldwide.

This is the first time that a South African game has achieved such broad coverage on the App Store globally.

Kynoch’s game Torus. was downloaded 100 000 times during its first 24 hours on the App Store.

Torus. snagged the number one spot in Free Action Games, number two in Free Arcade Games and number five in All Free Games, which is remarkable, considering Kynoch taught himself programming and design.

Torus. is an action game that masterfully builds upon the player’s instinct to connect dot’s.

Source of article Techfinancials

dimanche 4 novembre 2018

Le jeu vidéo africain cherche à se faire connaître à la Paris Games Week

Le jeu vidéo africain cherche à se faire connaître à la Paris Games Week

Les développeurs de jeux vidéo du continent africain veulent désormais mettre en avant leur potentiel. Paris Games Week leur a donné cette opportunité.

"Dahalo", un jeu vidéo développé à Madagascar

Lors de la neuvième édition du plus grand salon de jeux vidéo de France, Paris Games Week, le jeu vidéo africain a voulu se faire connaître.
Matthieu Rabehaja, fondateur du studio Lomay, qui a développé "Dahalo" a expliqué à l’AFP que le jeu vidéoserait comme un domaine pour démontrer leur compétence, mais aussi pour transmettre les valeurs culturelles et l’histoire de son pays. Dans son jeu de survie au milieu des paysages extraordinaires de Madagascar, dans lequel Soa a pour mission de protéger son village des voleurs de zébus, il voudrait exposer l’insécurité. Les diverses missions permettront de comprendre la problématique essentielle de la Grande Ile.

"A boy in savannah", une œuvre togolaise

Pio Jules Tchedou, développeur togolais, a également été invité au temple du jeu vidéo. Il a proposé "A boy in savannah", un jeu vidéo en 2D pour mobile, inspiré de Super Mario. Il l’a réalisé dans son studio à Lomé. "Nous voulons mettre en avant notre culture dans nos jeux vidéo, car on voit toujours des jeux de guerre ou inspirés de la mythologie grecque", a-t-il expliqué. Souhaitant améliorer ses connaissances sur le développement animé, il a en revanche mis sur pause l’activité de son studio pour se focaliser à une formation en France. Togo n’en disposerait pas. Ils ont créé leur jeu grâce à des tutoriels d’animation sur Internet.

L’Afrique : 1% du marché mondial des jeux vidéo

Avec cette première participation au salon, les studios africains, pas encore connus du grand public, ont profité d’une exposition importante. Emmanuel Martin, délégué général du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL), a affirmé que Paris Games Week, c’est l’occasion de mettre à connaissance des visiteurs des jeux qu’on n’a pas l’habitude de voir, afin de les ébahir. "Cela permet de donner de la visibilité à des créateurs du monde entier et notamment ceux qui n’ont pas facilement accès au marché européen", poursuit-il.
Aujourd’hui, le continent africain ne représente que 1% du marché mondial des jeux vidéo et ne compte qu’une dizaine de développeurs. Ce secteur encore méconnu est loin d’attirer les investisseurs locaux. Les créateurs des jeux, dans la majorité, s’autofinancent, ou ont recours à d’autres activités de leur studio.

"Il y a un besoin d’éduquer le marché"

Sidick Bakayoko, créateur ivoirien de la société Paradise Games, estime que pour les développeurs africains, le jeu vidéo est considéré comme un secteur destiné seulement pour les enfants. Il voudrait donc apporter son aider à la transformation de cette industrie dans ce continent. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, il a lancé une émission de télévision de 26 minutes pour le jeu vidéo. Elle est diffusée sur la télévision nationale ivoirienne toutes les semaines.
Prochainement, une salle de jeux de 10.000 mètres carrés sera également ouverte dans un quartier populaire d’Abidjan, à Yopougon. Selon Sidick Bakayoko, il a voulu mettre en place cette salle pour remédier aux problèmes de connexions internet et leur coût. Cela permettra à tous ceux qui sont intéressés de jouer. " Une partie sera par ailleurs dédiée à des ateliers de formation aux métiers du jeu vidéo", a-t-il précisé. 

La 2e édition du Festival de l’électronique et du jeu vidéo d’Abidjan (Feja) sera organisée par Paradise Games en novembre. Une dizaine de pays africains seront attendus.

Source de l'article Linfore

mardi 30 octobre 2018

A la Paris Games Week, le jeu vidéo africain cherche à se faire connaître


Armée d’un pistolet au coeur des paysages spectaculaires de Madagascar, Soa protège son village des voleurs de zébus: à l’image de « Dahalo », développé par un studio malgache, le jeu vidéo africain veut montrer son potentiel dans une industrie où il pèse peu, à l’occasion de la Paris Games Week.

« Nous voyons le jeu vidéo comme une tribune à la fois pour montrer nos compétences, véhiculer nos valeurs culturelles et faire connaître l’Histoire de notre pays », explique à l’AFP Matthieu Rabehaja, fondateur du studio Lomay qui développe « Dahalo ».

Ce jeu de survie, qui doit sortir l’an prochain sur PC, propose des missions permettant de comprendre la forte insécurité liée aux voleurs de zébus, les « dahalos ».

« Il y a une citadine qui découvre la situation, une fille de +dahalo+ et un militaire qui représente l’Etat », précise M. Rabehaja dont le travail très réaliste a reproduit fidèlement les paysages montagneux du sud de Madagascar.

D’autres développeurs du continent africain ont été invités à la Paris Games Week, temple du jeu vidéo qui ferme ses portes ce mardi.

Pio Jules Tchedou, développeur togolais, a créé dans son studio à Lomé « A boy in savannah », un jeu vidéo en 2D pour mobile, inspiré de Super Mario.

« Nous étions un petit groupe de grands joueurs et nous étions frustrés de ne pas être représentés dans le jeu vidéo », explique-t-il. « Nous voulons mettre en avant notre culture dans nos jeux vidéo, car on voit toujours des jeux de guerre ou inspirés de la mythologie grecque. Nous voulons apporter de la fraîcheur. »

Pio Jules Tchedou a cependant mis sur pause l’activité de son studio, pour se perfectionner en France sur le développement animé.

« On a fait notre jeu en achetant des tutoriels d’animation sur Internet. Nous sommes des autodidactes car il n’y a aucune formation de ce genre au Togo », regrette t-il.

Encore méconnus du grand public, les studios africains bénéficient, avec cette première participation au salon, d’une exposition non négligeable.

« L’intérêt de la Paris Games Week, c’est aussi de montrer des jeux qu’on a pas l’habitude de voir, de surprendre le visiteur. Et cela permet de donner de la visibilité à des créateurs du monde entier et notamment ceux qui n’ont pas facilement accès au marché européen », se réjouit auprès de l’AFP Emmanuel Martin, délégué général du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) qui organise le salon. « On espère que le succès du stand permettra de pérenniser et développer leur présence dans les années à venir. »

Le continent africain représente à peine 1% du marché mondial des jeux vidéo et ses développeurs se comptent à peine en dizaines.

Les investisseurs locaux sont loin de se bousculer et la plupart des jeux restent donc auto-financés ou payés grâce à d’autres activités des studios.

« Il y a un besoin d’éduquer le marché. Les partenaires africains voient encore le jeu vidéo comme un secteur pour les enfants uniquement », décrypte Sidick Bakayoko, créateur ivoirien de la société Paradise Games qui veut aider à la transformation de cette industrie en Afrique.

C’est dans ce but qu’il a lancé une émission de télévision hebdomadaire consacrée au jeu vidéo et diffusée sur la télévision nationale ivoirienne.

Une salle de jeux de 10.000 m2 va également ouvrir ses portes le mois prochain à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan.

« Face aux difficultés liées aux connexions internet et à leur coût, on a voulu faire cette salle pour permettre à tout le monde de jouer, pas seulement les privilégiés », explique Sidick Bakayoko.

Une partie sera dédiée à des ateliers de formation aux métiers du jeu vidéo.

En novembre, Paradise Games organisera la deuxième édition du Festival de l’électronique et du jeu vidéo d’Abidjan (Feja) où une dizaine de pays africains sont attendus. Deux fois plus que l’an dernier.

Source de l'article Abc24

vendredi 26 octobre 2018

L’Afrique, nouvel eldorado du e-Sport ?



A une époque où les industries vidéo ludiques génèrent de plus en plus de revenus astronomiques, le secteur intrigue de plus en plus en Afrique, un continent où le eSport fait ses premiers pas. 

A Dakar, le 12 mai 2018, se tenait la dernière journée du Seed Hoop Forum, un événement annuel rassemblant des entreprises, des organisations à but non lucratif et d’autres acteurs utilisant le basketball comme moyen de développement en Afrique. Ce jour marquait également le 20e anniversaire de la fondation Seed Project, qui dirige la première académie officielle de la NBA en Afrique, basée à Thiès, ville du Sénégal. A l’heure de la digitalisation de l’industrie sportive, les débats se sont naturellement tournés vers l’e-Sport.

La NBA, par exemple, a fait des industries ludiques compétitives le prochain levier de croissance de sa marque. Dès les premiers mois de 2018, la ligue de basket-ball nord-américaine a fait prêter allégeance à pas moins de 102 joueurs pros qui défendront l’écusson de la NBA sur le jeu vidéo NBA 2K. Ainsi, les nouveaux sportifs de la NBA étrenneront désormais, au lieu de balles, des manettes de consoles de jeu vidéo, et leur valeur n’en est pas pour autant inférieure. La NBA a prévu, dans un premier temps, un budget de 35 000 dollars par tête pour couvrir pendant les 6 premiers mois les besoins des joueurs retenus. Rien d’étonnant quand on sait la mine d’or que représente le secteur du e-Sport. Le secteur atteindra les deux milliards de dollars de valeur en 2022, a rappelé le gabonais Eric Mickoto, acteur du secteur de l’entrepreneuriat gabonais. Ce qui explique les efforts faits, même du côté des éditeurs de jeux vidéo pour satisfaire le public le plus large possible.

A ce propos, on peut citer NBA Live 19, qui joue la carte de la promotion du genre en intégrant dans son mode carrière la possibilité de jouer avec un personnage féminin. Ce titre tente également de séduire les joueurs français en mettant en valeur la destination Paris, en ajoutant la possibilité de jouer une simulation du Quai 54, le célèbre tournoi de BasketBall de Rue et de Culture Urbaine organisé depuis 2002 en France. Il faut dire que les enjeux du jeu vidéo compétitif sont énormes, aussi bien pour les éditeurs, les marques et les joueurs que pour les organisateurs d’événements.

L'équipe e-sport XamXam Lions en entrainement sur FIFA18 avec leur coach Kofi sika LATZOO dans les locaux du Yaas Hotels au Sénégal. Credit photo Aljazeera Bureau de Dakar

Pour Kofi Sika Latzoo, consultant en Gamification certifié par le gouvernement allemand et professionnel du secteur, avec déjà 74 évènements e-Sport organisés à son actif en Afrique, dont deux qualifications africaines (Sénégal et Togo) via des communautés de joueurs semi-pro aux championnats du monde de jeu vidéo compétitif (WESG 2016), organisé par le géant de l’e-commerce chinois Alibaba. Il est, pour lui, hors de question que l’Afrique rate le coche de cette transformation digitale d’une culture numérique que les générations Y et Z connaissent bien, parce que dans le reste du monde, l’engouement pour la discipline semble déjà prendre.

Il y a quelques mois, peu de personnes ont remarqué le moment symbolique, durant l’ouverture des jeux Olympique de Pyeongchang, lorsque l’équipe coréenne d’e-Sport KT Rolster a porté la flamme olympique, annonçant à ceux qui ne le savaient pas encore que la discipline vidéo ludique sportive réclamait désormais sa place dans l’agenda Olympique 2030. Le 21 juillet dernier, le Comité International Olympique (CIO) et l’Association Mondiale des Fédérations Internationales de s Sport (GAISF) ont accueilli au Musée Olympique de Lausanne un Forum sur l’eSport.
Selon Gaël Boukossou , ingénieur financier du secteur bancaire qui s’intéresse à l’économie de l’e-sport en France, ‘’Les grandes marques ne cessent de s’enthousiasmer pour le secteur. En effet, elles ont investi 964 millions de dollars dans le sponsoring d’évènements e-Sport durant l’année écoulée’’

À la fin de la rencontre, le président de la GAISF et membre du CIO, Patrick Baumann, a évoqué « une éventuelle coopération entre la famille olympique et la communauté de l’eSport ». Par ailleurs, « Les grandes marques ne cessent de s’enthousiasmer pour le secteur. En effet, elles ont investi 964 millions de dollars dans le sponsoring d’évènements e-Sport durant l’année écoulée » affirme le gabonais Gaël Boukossou, ingénieur financier du secteur bancaire qui s’intéresse à l’économie de l’e-sport en France . De quoi susciter des intérêts partout dans le monde. Des ligues et fédérations e-Sport naissent et se créent partout sur la planète et le secteur commence à pointer le bout du nez en Afrique. Mais pour que le continent profite de cette tendance, les nations africaines devraient prendre exemple sur des modèles émergents tels que celui du Brésil.

L’exemple brésilien : la GameXP

Au Brésil, du 6 au 9 septembre dernier, les joueurs ont pu apprécier lors de l’évènement Game XP, le premier parc de jeux vidéo du monde. Le parc olympique de Rio a été transformé pour l’occasion et a accueilli plusieurs tournois e-Sport , un hackathon sur l’agro -alimentaire et le plus grand écran géant au monde et plusieurs activités autour du monde du jeu vidéo . L’impact économique de l’évènement a été énorme. Game XP a généré plus de 13,5 millions de dollars et créé plus de 1000 emplois selon les données de Fundação Getúlio Vargas (FGV) et du ministère brésilien de la culture. Sur ce total, 9 millions de dollars US ont un impact direct et impliquent des dépenses d’hébergement, de nourriture et de transport. Les 4,5 millions de dollars restants concernent les activités des fournisseurs touchés par l’événement. Ces chiffres ont confirmé le leadership des autorités brésiliennes qui envisageraient d’investir 100 millions de dollars dans les industries créatives spécifiques de l’audiovisuel et du jeu vidéo.


La ferveur brésilienne et les chiffres de Game XP devraient inspirer l’Afrique sur l’opportunité à saisir. Ces revenus potentiels du e-Sport reflètent une alternative aux économies traditionnelles et illustrent l’impact de l’économie des industries créatives qui poussent le continent à revoir ses orientations dans une configuration géo-financière qui commence à s’essouffler. Une thématique qui sera certainement abordée lors du prochain Festival de l’Electronique et du Jeu vidéo d’Abidjan (FEJA) du 23 au 25 novembre 2018, le plus grand événement d’eSport et de jeu vidéo du continent africain.

Par Servan Ahougnon (Reporter Gamecampcities) -Source de l'article Gaboneco

Casablanca: inwi ouvre le plus grand centre de jeux vidéo en Afrique


L’opérateur digital global inaugure, avec ses partenaires, le plus grand centre de jeux vidéo en Afrique et lance la 3ème saison de la inwi e-league.

E-sport, jeux mobiles, plateforme dédiée, développement de jeux 100% marocains… inwi est au cœur d’un écosystème créatif et innovant entièrement dédié au Gaming. L’opérateur digital global s’engage ainsi durablement aux côtés des Gamers, développeurs, start-ups et entrepreneurs spécialisés dans ce domaine.

Après le lancement de la première plateforme jeux au Maroc et de la première e-league au niveau national, inwi franchit un nouveau cap dans son soutien permanent et constant à l’industrie du gaming au niveau national.

En partenariat avec Moroccan Gaming Evolution (MGE), l’opérateur inaugure, à Casablanca, le plus grand centre dédié aux jeux vidéo en Afrique. Un espace conçu par et pour les gamers, offrant des installations modernes (80 machines ultra-performantes), une infrastructure réseau de pointe et un confort de jeu inégalé. Objectif: favoriser l’émergence de talents d’envergure internationale dans le domaine du Gaming, en permettant notamment une compétition saine et une émulation positive entre les joueurs locaux, dans toutes les régions du pays.

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Pierre angulaire de ce dispositif : la inwi e-league qui revient pour une troisième saison encore plus prometteuse et plus riche. En partenariat avec Area12 et MGE, l’opérateur global actualise la liste des jeux proposés aux compétiteurs dans toutes les régions du pays et met en place un nouveau cycle de compétitions.

Des nouveautés qui permettront à Inwi e-league de conforter davantage sa position de référence nationale et régionale en matière de gaming. Les chiffres sont d’ailleurs là pour le prouver. A date, inwi e-league compte plus de 60.000 joueurs inscrits dans toutes les régions du pays et plus de 10 millions de personnes touchées à travers la retransmission directe des parties de jeu.

«La dématérialisation de la ligue et la possibilité offerte à tous de jouer en ligne a permis de tripler le nombre de participants. Pour aller encore plus loin et fédérer la communauté de joueurs marocains, inwi centralise désormais la totalité des fonctionnalités de la e-league (scoring automatisé, diffusion des lives, t’chat, etc.) sur une même plateforme dédiée et totalement repensée selon les codes actuelles du jeu vidéo», explique Brahim Amdouy, Manager Contenus chez inwi.

La inwi e-league est également reconnue mondialement comme la seule ligue de jeux vidéo au Maroc qui permet de se qualifier aux tournois internationaux du Gaming.

«L’engagement de inwi aux côtés des Gamers et des développeurs marocains est le reflet de deux convictions majeures portées par inwi. La première est que nous considérons le jeu vidéo comme un secteur économique à part entière. Il présente à ce titre de grandes opportunités pour les jeunes développeurs et entrepreneurs marocains. Deuxième conviction très forte : les gamers marocains ont besoin d’émulation, d’espaces d’échange et de compétition pour briller à l’international. Les nouveautés apportées par inwi et ses partenaires sont de nature à nous permettre d’atteindre ces objectifs», explique Brahim Amdouy, Manager Contenus chez inwi.

Source de l'article LeSiteInfo