mercredi 29 octobre 2008

Ajaaj receives interest from international television channels

This is the first time ‘Ajaaj’ will be revealed to a UAE audience in his new incarnation.

Watani Program recently forged a new partnership with Blink Studios, a leading Dubai-based animation production house, to develop and produce an animated version of Ajaaj suitable for broadcast as a televised cartoon series.

Local and international comic book lovers will be able to view a trailer of the new Ajaaj series at the Watani stall of Character Dubai. Mohamed Baharoon, Deputy Director General of Watani also gave a presentation on the evolution of Ajaaj in front of international character and licensing experts at a seminar held yesterday at Character Dubai.

The success of ‘Ajaaj’, which was created in 2007 by the Watani Program to serve as a communication tool aimed at sharing the UAE values and heritage with the nation’s children, presents a great opportunity to introduce the values of UAE heritage and culture to children worldwide in an entertaining and familiar format.

‘Ajaaj’ recently attracted unprecedented praise from major international children’s television networks when it launched its concept for a television series at MIPCOM, a global content event held in Cannes.


“We are proud that Ajaaj can compete on the same playing field as other superheroes produced by comic book giants, in terms of core values and intellectual content. We are hoping characters such as Ajaaj will open the door for other more effective methods to communicate with the world, especially because we live in a society that really has to project a more positive image about Arab civilization.”
says Ahmed Al Mansoori, Director General of Watani.

An Ajaaj television series is expected to launch on local and international television channels in 2010 as a leading Arabic series. The Watani program is currently developing strategic partnerships with international broadcasting networks, licensing and distribution companies.

dimanche 12 octobre 2008

Alger se remet aux bulles - Le premier Festival International de la BD s'ouvre mercredi

C'est une manifestation d'une ampleur inédite que s'apprête à accueillir la capitale. L'occasion de donner un coup de jeune à un IXe art jadis florissant dans notre pays. 


C'est un comité d'organisation aux prises avec des aléas de dernière minute qui a fait face à la presse, hier, au cercle Frantz-Fanon, à Alger. Mais Dalila Nedjam, commissaire du festival, entourée des principaux responsables, a rassuré sur l'essentiel. “Tout est fin prêt, à l'exception des programmes qui vous seront remis cet après-midi ou au plus tard demain matin”, affirme-t-elle posément avant d'entrer dans le détail du fameux programme.
Les chiffres donnés par la commissaire sont éloquents : 27 pays participants derrière l'Inde, invitée d'honneur, 98 dessinateurs, 4 compétitions (jeunes espoirs, jeunes talents, professionnels, professionnels internationaux), 12 films d'animation en projections, 1 colloque, 6 conférences, 1 hommage, 11 expos… Le Festival international de la BD d'Alger se veut un rendez-vous d'envergure. Un rendez-vous à la double vocation : honorer ou gratifier les anciens, les pionniers des années 60-70-80, Melouah, Slim et les autres, auxquels une exposition permanente et itinérante est consacrée : ouvrir la voie à une nouvelle génération, lui permettre de se faire connaître et de fréquenter ses pairs dans le monde. Mustapha Nedjaï, directeur artistique du festival, s'est d'ailleurs dit soufflé par la qualité de certains travaux remis, et s'affirme “tranquille pour l'avenir”. Sur le choix de l'Inde comme invitée d'honneur, le directeur des relations publiques du festival, Abderrahmane Djelfaoui, met en avant “la découverte” plutôt qu'une tradition comme peuvent en posséder certains pays, des comics chers aux USA aux mangas made in Japan, en passant par la célèbre BD belge. Mais ces pays-genres seront largement présents lors des grandes expositions prévues. Le continent africain aura également son expo et sa conférence, signe d'un dynamisme non démenti.
Bien sûr, comme tous les festivals, celui-ci aura ses stars, notamment dans le jury international : on annonce l'arrivée du critique d'art japonais Ilan Nguyen, des bédéistes Ptiluc (France), Etienne Schreder (Belgique) et Chritophe Badoux (Suisse), mais aussi des Algériens Rachid Boudjedra, Djilali Biskri, du caricaturiste Le Hic ou encore le bédéiste Mohamed Arram. Ce dernier fera d'ailleurs l'objet d'un hommage spécial puisque le premier Prix Melouah devrait lui être remis pour l'ensemble de son œuvre.
Autre particularité de ce festival, son “rapport à l'espace”, comme le disait en aparté un des membres du jury. Ce sont pas moins de dix lieux, dans la capitale, qui devraient porter les couleurs du FIDBA. Ses planches devraient tapisser les murs du palais de la culture Moufdi-Zakaria au Mama, en passant par le Bastion-23, les classes de l'Ecole des Beaux-Arts… Enfin, le comité d'organisation a également profité de l'occasion pour révéler les noms des lauréats des concours “espoirs scolaires” et “jeunes talents”. Abdiouène Takfarinas de Kouba et Djamel Bouchenaf de Belcourt sont repartis respectivement avec 80 000 et 200 000 DA. Espérons qu'il ne s'agit là que de leurs premiers prix.
Pour les autres, rendez-vous mercredi soir à l'esplanade de Ryadh El-Feth, pour le spectacle “son et lumière” d'ouverture et fêter ainsi dignement le retour du 9e art dans notre pays.
R. A.

1er Festival international de la bande dessinée d'Alger, du 15 au 19 octobre 2008. Programme plus complet sur le site : bdalger.net. Toutes les activités sont gratuites. 

Par Rachid Alick - Source de l'article Djazaïress

samedi 11 octobre 2008

Campus Ubisof - Première école de jeu vidéo au Maroc



Trois en un. Marocains, Canadiens et Français lancent le Campus Ubisoft. Première école de formation pour jeu vidéo au Maroc.

C'est la société du même nom qui compte parmi les plus gros éditeurs mondiaux d'animation 3D qui chapeaute le projet. Elle est installée à Casablanca depuis 1998 et compte 65 salariés. Ubisoft, lors de son 10e anniversaire, avait même annoncé de passer à 200 développeurs d'ici trois ans. 
Le lancement de Campus Ubisoft confirme cette stratégie: une matière grise locale performante à un coût concurrentiel (formation et salaires). Dès octobre, l'école ouvrira ses portes. Quant à la sélection des futurs étudiants, «elle débute à partir de juin», précise Cyril Vermeil DG d'Ubisoft Maroc. Deux critères sont déterminants: Technicité informatique et créativité artistique.

Positionnement
Le Campus va s'implanter à l'Institut polytechnique, dans les environs de la route d'El Jadida. Ce sont les Québécois, Cégep de Matane, qui vont assurer le rôle de coordinateur pédagogique. D'autres partenaires académiques sont mis à contribution: l'Université Al Akhawayn et l'École nationale du jeu et des médias interactifs numériques d'Angoulême, basée en France. La formule du financement est alléchante. Les frais de formation seront pris en charge par l'Anapec et Ubisoft. En contre partie, «les lauréats seront payés à 5.000 DH par mois durant la première année d'embauche», précise-t-on. Un stage de formation de 6 mois, payé au Smig, complétera la formule. C'est «un modèle mixte qui regroupe formation technique et universitaire», soulignent les fondateurs. Au menu, programmation à l'animation et modélisation 3D, design, conception de niveaux de jeu. Même la gestion de projets est prévue.

Le positionnement d'Ubisoft à Casablanca ne doit pas surprendre. Ses troupes marocaines ont déjà fait leurs preuves en créant, en novembre dernier, un jeu vidéo à 100% made in Morocco. Ceci a nécessité à son équipe à peine 9 mois et 16,5 millions DH. Une prouesse lorsqu'on sait que le coût de production d'un jeu vidéo peut «atteindre les 220 millions de DH et exige en moyenne un an de travail». Nos développeurs ont une autre performance à leur actif, plus actuelle. La conception et la pré-production du dernier long-métrage «Prince of Persia». Son tournage, piloté par les studios Disney, a récemment démarré à Ouarzazate. C'est «la première fois qu'un film de cette envergure est basé sur un jeu vidéo», avait déclaré le DG d'Ubisoft Maroc.
Le Maroc va-t-il saisir sa chance: un hub industriel de l'animation 3D? Cette opportunité d'investissement est symbolisée par la convergence du cinéma avec le jeu vidéo.

L'éventuelle signature d'un mémorandum pour une industrie 3D fait son chemin. De sources sûres, «des discussions ont été tenues dans ce sens, lors d'un récent voyage à Paris, entre le ministère des nouvelles technologies, les tops managements de Casanearshore, et de la CDG», avec des représentants du secteur en France. N'empêche que notre gouvernement doit se remuer. L'Inde a déjà investi ce filon: à Poona, au Sud- est de Bombay, l'achat à la mi-avril du studio indien de Gameloft par Ubisoft le confirme. C'est la première acquisition du genre en Asie du sud-est.
Source de l'information Intic

jeudi 9 octobre 2008

Disney To Bring Storytellers To Middle East

Disney is in the midst of advanced negotiations with Lebanese director Chadi Zeneddine to finance and produce Arabic-language feature THE LAST OF THE STORYTELLERS, per VARIETY.

Résultat de recherche d'images pour "logo disney"This is Disney's first feature in Arabic, and the start of a push to move into the region, which has a population of 300 million people, with two-thirds under the age of 30. It's expected that Disney will announce two additional Arabic-language features in time for the fifth Dubai Film Festival in December.

STORYTELLERS, also produced by Rachel Gandin, will likely start production toward the end of 2009 and will draw upon Arabic folklore traditions for its storyline.

"There's a lot of opportunity for us in the Middle East," a Disney exec told VARIETY, who insisted on anonymity. "There's a lot of room for growth for us. It's the international territory that we're most excited about expanding into."

By Awn

dimanche 31 août 2008

Responsable du marketing de la société agroalimentaire La Rose blanche


Jeune Afrique : Pourquoi un fabricant de pâtes tunisien se décide-t-il à communiquer à travers un dessin animé ?
Zied Lazghab : En période de ramadan, il y a une véritable saturation des écrans publicitaires. Les investissements sont moins efficaces. Vous avez beau communiquer trois à quatre fois par jour, votre message est noyé dans la masse de centaines d'annonceurs. Pour sortir de ce matraquage, nous avons voulu développer notre propre forme de communication. Pour le ramadan de 2007, nous avons décidé de créer une sitcom, Icha Makrouna, un dessin animé pour adultes de trente épisodes d'une minute chacun. Ils traitent, avec humour, de sujets de la vie quotidienne d'une famille tunisienne. Une première qui s'est accompagnée d'une stratégie de produits dérivés avec des tee-shirts, des porte-clés et des casquettes ainsi que 10 000 CD des trente épisodes distribués avec nos paquets de pâtes.


Vous renouvelez l'expérience avec une saison 2 sur Hannibal TV. Votre coup marketing a donc réussi ?
Ce concept qui devait servir de levier pour promouvoir la marque a rencontré un très grand succès. Le bilan a été extrêmement positif. La notoriété spontanée de notre marque a gagné douze points. Elle était de 51 % après le ramadan de 2006, pour passer à 63 % à la fin de celui de l'an passé. En 2008, notre objectif est de gagner dix points supplémentaires grâce à la saison 2, dont la diffusion débute le premier jour de ramadan avec des épisodes de deux minutes cette fois.


Est-ce moins onéreux qu'une campagne de pub TV ?
Ce n'est pas plus cher qu'une campagne de publicité télévisée et d'affichage classique. Simplement, nous dépensons ce budget autrement et de manière plus efficace. Selon les études, 80 % des Tunisiens ont vu au moins l'un des trente épisodes lors du ramadan de 2007, alors qu'en général il n'y a jamais plus de 30 % des téléspectateurs qui ont vu une campagne de pub. D'ailleurs notre principal concurrent ne s'y trompe pas et s'engouffre dans la brèche. Il lance sa sitcom, réalisée avec des personnages réels. Si l'on est copié, c'est donc que notre concept est efficace. C'est la guerre des pâtes !

Source de l'article  Jeuneafrique

vendredi 11 juillet 2008

Jordanie. Des superhéros arabes

Un jeune Jordanien vient de créer des personnages de BD 100 % arabes. Dotés de pouvoirs surnaturels, ces superhéros tolérants et foncièrement bons ont pour mission de sauver la planète du chaos, relate le quotidien Público.

Un soir, trois mois après les attentats du 11 septembre 2001, Suleiman Bakhit, âgé à l’époque de 25 ans, revenait au campus de l’université du Minnesota après avoir fait ses courses. “Quatre types blancs sont sortis d’un bar, raconte-t-il. Ils m’ont reconnu. J’étais président de l’association des étudiants étrangers et je participais à de nombreuses actions contre le racisme. Ils m’ont insulté, puis ils m’ont frappé.” Son visage et son cou subirent des opérations de chirurgie plastique et, aujourd’hui, il arbore une grande cicatrice avec la même vanité avec laquelle il exhibe ses tatouages. 
S’est-il vengé ? “Oui, à ma façon, souligne-t-il. Je suis intervenu dans plusieurs écoles primaires, un an après le 11 septembre, dans le cadre du programme d’une ONG. J’ai expliqué aux élèves les coutumes du Moyen-Orient. Je leur ai dit que tous les Arabes n’étaient pas des sympathisants d’Al-Qaida. Un jour, une fille m’a interpellé : ‘Avez-vous une Barbie arabe ? Un Superman arabe ?’” Bakhit est alors resté sans voix. “Je me suis rendu compte qu’effectivement nous n’avions pas de superhéros. Aussi, j’ai eu envie d’en créer un pour qu’il soit une source d’inspiration et d’espoir pour la jeunesse arabe, se souvient-il. J’ai contacté des personnes talentueuses, comme le dessinateur brésilien Eduardo Francisco, qui ont accepté de m’aider. J’ai ensuite quitté les Etats-Unis et suis rentré chez moi, en Jordanie.” 
C’est là qu’il a créé l’Aranim Media Factory (pour arabe et animation). Et Naar [“feu”, en arabe] fut le premier personnage à sortir de cette fabrique de superhéros. “Il y a beaucoup de personnages occidentaux qui ont le pouvoir de maîtriser le feu. J’ai voulu faire quelque chose de différent en m’appuyant sur la mythologie arabe”, explique son créateur. L’histoire relate une apocalypse dans un Moyen-Orient sans pétrole, en 2050. Un groupe d’enfants se réveillent dans une ville cachée sous les ruines de Pétra et découvrent qu’ils ont des pouvoirs surnaturels. Ils s’interrogent alors sur la manière de reconstruire un monde meilleur. La BD fut été très bien accueillie par le public.

“Mon objectif est de combattre l’extrémisme pour contrecarrer des idoles, tel Abou Moussad Al-Zarqaoui [Jordanien, leader d’Al-Qaida en Irak, tué en 2006]. Je veux favoriser chez la jeunesse des valeurs positives comme la tolérance, la persévérance ou le travail”, affirme Suleiman Bakhit.


Résultat de recherche d'images pour "Mansaf et Ozi"Abou Khadija est un autre superhéros de l’Aranim Media Factory. Il s’agit d’un boxeur jordanien au chômage. Ses enfants sont malades, et il boxe pour sauver sa famille. “Nous voulions faire une BD, mais des producteurs nous ont proposé d’en faire un film d’animation”, précise Suleiman Bakhit en espérant que tout soit prêt cet été. Ce devrait être le premier film d’animation arabe. Suleiman Bakhit regrette au passage “que les Américains aient malmené Aladin avec un stéréotype éloigné de l’histoire réelle et que les Japonais aient transformé Sindbad en un type stupide”. L’objectif de Bakhit est d’utiliser “des personnages, des thèmes et des styles authentiquement arabes, tout en réussissant à attirer des jeunes du monde entier”. Après la BD et les films d’animation, l’étape suivante devrait être celle des jeux vidéo, avec “beaucoup de guerriers arabes”, et le merchandising. L’ambition est d’atteindre les 200 millions de jeunes Arabes et, par la suite, le marché international.

Pour mettre en application ses rêves, Suleiman Bakhit a besoin de partenaires. Parmi eux, la King Abdullah Fund for Development. Avoir comme mécène une institution liée à la monarchie jordanienne ne limite-t-il pas la créativité ? “Pas du tout ! On est entièrement libre”, assure le patron d’Aranim. Certains investisseurs ont proposé à Suleiman Bakhit de financer un Disneyland arabe. C’était du temps où le père de Bakhit était Premier ministre de Jordanie. Le jeune créateur a alors refusé la proposition, convaincu que celle-ci était plutôt motivée par l’espoir d’obtenir quelques faveurs politiques.

“Heureusement, mon père n’est plus aujourd’hui qu’un simple parlementaire”, sourit Bakhit. En 2009, il espère que son entreprise – et ses quatre employés – deviendra bénéficiaire.

Repères

Parmi les autres personnages créés par Suleiman Bakhit, on trouve Mansaf et Ozi, dont les noms ont été inspirés par des plats nationaux jordaniens et qui ont connu un franc succès. Signalons également les aventures d’un héros jordanien ayant existé, devenu superhéros grâce à Bakhit : le lieutenant Muwaffaq Al-Salti, un pilote dont l’avion de chasse fut abattu par un Mirage israélien pendant la guerre des Six-Jours, en 1967. Avant la sortie de la BD, 50 000 exemplaires furent distribués gratuitement par des journaux jordaniens ; quelques jours après, on les trouvait à 1 dinar (89 centimes d’euro) au marché noir d’Amman. Finalement, il fut publié à 2,4 millions d’exemplaires, dans une région où il n’existe pas de tradition – ni de moyens – pour ce genre de publication.

Par Margarida Santos Lopes - Source de l'article Courrier International

lundi 7 juillet 2008

Algérie - Mohamed BOUKOURDANE, Producteur-Réalisateur Faire revivre les contes de nos grands-mères à travers le film animé

Asaru-Cinéma: Vous venez de réaliser un film animé intitulé Loundja, parlez-nous de ce film et de votre expérience dans le domaine du film animé?
A vrai dire, Loundja est ma première expérience dans le domaine du film d’animation, je la considère plutôt comme une tentative, un essai, plus qu’une finalité en soi.
Dans mon enfance, ma grande mère me racontait des contes puisés de notre riche patrimoine. Je me suis rendu compte que ces contes se transmettent oralement et par conséquent tendent à disparaître au grand dam de la nouvelle génération qui,
elle, est davantage attirée par la nouvelle technologie (télévision, internet, ordinateur.). Nous avons voulu joindre notre culture des contes à cette nouvelle technologie pour attirer et intéresser les enfants et, pourquoi pas, les adultes nostalgiques.
La première étape qui s’est imposée était la récolte des nombreuses versions du conte. Par la suite, nous avons écrit le scénario et établi le story-board. Nous avons formé petit-a-petit les dessinateurs aux techniques de l’image animée, du montage, du bruitage, du mixage…etc.

Loundja n’est pas encore dans les salles, pourquoi ?
Pour le moment, nous rencontrons des difficultés pour sa commercialisation….

Quels sont vos autres projets dans le domaine du film animé ?
Outre le film d’animation Loundja de 72 min, je travaille sur un autre projet, à caractère historique cette fois-ci : il s’agit de raconter l’histoire de RAIS HAMIDOU sous forme de film d’animation, ce qui est ma façon à moi de rendre hommage à la
richesse de notre patrimoine…

Parlez-nous un peu plus de Rais Hamidou...
Pour Rais Hamidou, le travail de récolte des textes a été plus sérieux, car le personnage est purement historique et les informations doivent être à chaque fois vérifiées, contrairement au conte Loundja où on pouvait laisser libre cours à son imagination. Pour le reste, nous avons travaillé  de la même manière que pour le film d’animation  Loundja. Bien sûr, nous avons profité de  ce second film d’animation pour introduire des améliorations à la qualité de l’image et à la technique d’animation.

Peut-on donc en déduire que vous faites du film animé une spécialité ?
Je crois que je ne peux pas oublier ma formation initiale dont j’ai également fais un métier,  à savoir le métier d’architecte.
L’architecture m’a toujours poussé à rechercher l’authenticité qui ne peut être séparée des traditions et de la culture de notre société. En ce sens, l’audiovisuel devient pour moi un outil d’expression essentiel pour la mise en valeur de notre patrimoine d’où je puise toutes mes références.

Avez-vous déjà participé à des festivals ?
Le festival du film amazigh reste pour mois le seul espace du genre qui m’ait ouvert ses portes, durant ces deux dernières éditions : la 7 ème édition, à Tlemcen en 2007, avec un documentaire LE M’ZAB, HISTOIRE ET PARADIGME ; et la 8ème, à Sétif en 2008, avec le film d’animation Loundja

Et concernant le festival du film animé d’Alger ?
Pour le festival de film d’animation d’Alger, je n’en ai jamais entendu parler jusqu’à récemment, comme tout le monde, en lisant le journal…

Quelles sont vos réalisations en dehors du film animé?
Comme je l’ai dis plus haut, l’essentiel de mes productions a pour dénominateur commun le patrimoine architectural de l’Algérie ; dans ce cadre, j’ai réalisé et produit:                                       
  • Documentaire : Tipaza - : l’histoire de la ville depuis la cité romaine à ce jour
  • Documentaire : Le M‘Zab, histoire et paradigme, l’histoire du patrimoine matériel et les traditions du mozabite
  • Documentaire : Les vagues historiques de la ville de Cherchell, l’histoire de la ville de Cherchell de sa création à ce jour
  • Documentaire sur la chaux traditionnelle et son utilisation
  • Documentaire sur le patrimoine immatériel à Ghardaïa : musique, folklore, fantasia, gastronomie, tradition…
Quant à mes productions en cours de réalisation, je travaille actuellement sur un documentaire sur l’histoire de la ville d’Alger des origines à nos jours.
Source Sudplanete

mardi 22 avril 2008

Le FICAM célèbre l'Afrique


Meknès sera à l'heure africaine en ce mois de mai. L'Institut français de la ville et les Conserves Aïcha organisent, en partenariat avec le Service de coopération et d'action culturelle de l'ambassade de France à Rabat, la huitième édition du Festival international de cinéma d'animation de Meknès (FICAM).

Consacré en grande partie à l'Afrique, l'événement se tiendra cette année du 8 au 16 mai. Projections de films, expositions, tables rondes et formations sont au menu de cette édition en plus d'une grande nouveauté qui n'est autre que «La compétition africaine». Un nouveau trophée qui se rajoute au Grand prix Aïcha, lancé il y a trois ans maintenant.
Après huit ans d'existence, le jeune festival qui a grandi au fil des éditions, célèbre cette année l'Afrique. «La nouveauté de cette année se présente sous forme d'une grande section de la programmation consacrée à l'Afrique et à ses créateurs. Ceci en plus du lancement lors de cette édition de la nouvelle compétition africaine», nous annonce Jean-Florent Filtz, directeur de l'Institut français de Meknès. Une initiative qui a apparemment charmé plus d'un puisque déjà pour cette «première fois», la compétition africaine verra la participation de 12 courts métrages «Made in Africa».

Venant d'Algérie, de Tunisie, d'Egypte, du Maroc, du Burkina Faso, de Belgique et du Sénégal, les réalisateurs qui sont des professionnels et «semi professionnels» vont concourir pour remporter le Trophée du FICAM et un prix offert par TV5 dont «la nature reste encore secrète». En plus de la compétition, l'Afrique sera largement représentée à travers des avant-premières marocaines, des cartes blanches, des leçons de cinéma, des ateliers de formation et bien évidemment de tables rondes. Pour sa huitième édition, le FICAM invitera des artistes et des professionnels venant des pays du Maghreb (Algérie, Tunisie), d'Egypte, du Sénégal, du Ghana, du Zimbabwe. La production marocaine ne sera pas en reste et aura sa place dans la programmation. Les hommages seront également l'occasion de rappeler le talent des pionniers de l'animation africaine.
Le public pourra découvrir enfin le travail du réalisateur zimbabwéen Roger Hawkins, auteur de «La légende du royaume du ciel», premier long-métrage africain d'animation. La réalisatrice burkinabé Cilia Sawadogo, réalisatrice de nombreux courts-métrages et des deux longs-métrages, «La femme mariée à trois hommes» et «L'arbre aux esprits», sera de la fête et confirmera le talent de la femme créatrice africaine. Ceci sans oublier le réalisateur tunisien, Zouhaieir Mahjoub, l'une des plus importantes signatures arabes d'animation.
Fidèle à ses objectifs premiers, le FICAM offre au public un beau tour d'horizon. Pour cette édition, le festival propose à son public de plus en plus large, une programmation aux allures internationales. Les multiples avant-premières marocaines seront des moments forts à ne pas rater.

Les amateurs pourront découvrir pour la première fois sur le grand écran (et en présence des réalisateurs) des films à succès comme «La traversée du temps», venant du Japon, «Nocturna» (France- Espagne), «Max and Co» (France) et «Les chasseurs de dragons» (France). Cela en plus de la projection de «La reine soleil» à la place L'hdim dans le cadre de la section «Ciné-médina» inaugurée lors de cette édition. Côté compétition, le Grand prix Aïcha, la fierté du FICAM, consacrera pour la troisième année un jeune talent. Né de la volonté de promouvoir la création nationale, ce prix est doté de 50.000 DH et viendra récompenser la meilleure prestation. Le jury de cette édition est composé de Jihane El Bahar, scénariste et réalisatrice, Amine Beckoury, réalisateur de films d'animation et Adil Semmar, journaliste.
«Depuis le lancement de ce prix, nous avons observé une belle évolution que ce soit en terme quantitatif ou qualitatif. De six courts-métrages en 2006, nous en sommes à une dizaine aujourd'hui et avec une meilleure qualité», nous explique Filtz, qui rappelle par la même occasion le rôle primordial que veut jouer le festival dans la création de réseaux professionnels. D'ailleurs, les organisateurs annoncent que pour cette 8e édition, ils accueillent les studios Ebisoft, le seul éditeur de jeux vidéo au Maroc. «Une occasion pour les jeunes étudiants de rencontrer les responsables et les créateurs du studio tout en découvrant l'univers du jeu vidéo et du cinéma numérique», lance le directeur.

En plus des projections, des tables rondes et des différents ateliers (story board…), le festival propose deux expositions : «La mémoire de l'ombre» de Madghis Afoulay et qui rappelle l'univers de son long- métrage du même titre et l'exposition signée Hamid Benali retraçant les différentes étapes de création d'un film d'animation. Rappelons que le FICAM partira en tournée nationale avec six programmes de courts et de longs-métrages dans douze villes marocaines.
2006 : le nombre des entrées a dépassé 12.000.
2005 : 9.000 entrées, 61 projections, 33 programmes, 2 diffusions en moyenne par film.
2 salles principales : le Théâtre de l'Institut français de Meknès (370 places) et le Théâtre de la délégation de la Culture (500 places) accueillent chaque année le public meknassi.
Les places illimitées du jardin de l'Institut français offrent à un large public la possibilité de participer à la fête, en accueillant des projections et des soirées musicales.
15.000 personnes est le nombre des entrées gratuites, des visiteurs des expositions ainsi que le public de la soirée Vision Sonore.
En 2007 : le festival a réalisé plus de 15.000 entrées. Un record pour cette édition consacrée aux liens entre bande dessinée, illustration et cinéma d'animation.
Par Hayat Kamal Idrissi – Source de l’article Maghress

dimanche 20 avril 2008

Arrêt de "Métro" en Egypte : encore des dessins censurés !

Le 15 avril dernier, au Caire, la maison d’édition Malameh (ملامح) a reçu la visite de la police égyptienne. Cela n’a pas vraiment dérangé son propriétaire, Muhammad Al-Sharkawi (محمد الشرقاوي), car il se trouve déjà en prison. 


Il lui est reproché, avec d’autres blogueurs qui relaient sur internet les protestations de l’opposition égyptienne, d’avoir appelé à la grève du 6 avril dernier (une autre est prévue le 4 mai prochain, pour “fêter” les 80 ans du raïs Moubarak : on en reparlera sans doute…)

En fait, les forces de l’ordre venaient saisir les exemplaires restant d’un livre intitulé Métro, publié il y a un peu plus d’un an. “En vertu” des dispositions très particulières de la censure locale (voir ce billet), il s’est en effet trouvé un honnête citoyen pour s’offusquer du langage utilisé dans cet ouvrage dont la couverture précise pourtant qu’il est destiné à un public adulte. L’auteur – et son éditeur – doivent donc répondre d’”atteinte aux bonnes mœurs pour cause d’utilisation d’expressions dialectales” (impossible de vraiment traduire la charge officielle, que les arabisants apprécieront : خروجها عن الآداب العامة لاعتمادها اللغة والألفاظ العامية الدارجة في سياق أحداثها).

Métro n’est pas une publication ordinaire. Cet album est le premier “roman graphique” (graphic novel) arabe. Son auteur, Magdy El Shafee (مجدي الشافعي), a débuté dans une publication pour enfants (Alaa Eddin) où il a fait la connaissance d’Ahmed Ellabad – et de son père, la mémoire du graphisme contemporain arabe, Mohieddine Ellabad : leurs encouragements étaient nécessaires pour que l’auteur aille au bout de son ambitieux projet.

Car il aura fallu cinq années de travail pour produire les 92 planches de cette histoire policière qui se déroule dans un Caire ultra contemporain et tout sauf exotique. Shihab, un jeune informaticien financièrement aux abois, attaque une banque et planque son butin dans une station du métro du Caire.

Tout le problème, pour le héros deMétro, est d’arriver à en sortir, et à s’en sortir. Pour lui, dans cet album qui se veut l’expression fidèle de l’Egypte d’aujourd’hui, avec ses manifestations où les journalistes se font sexuellement agresser par les petites frappes (بلطجة) à la solde du pouvoir (un fait-divers authentique dont a été victime une journaliste proche du mouvement Kefaya), il n’y a pas encore vraiment de lumière au bout du tunnel.

Comme pour le reste du peuple égyptien d’ailleurs…

Maintenant qu’il a été saisi, pas facile de trouver l’oeuvre de ce dessinateur qui revendique sa filiation avec Hara-Kiri et Charlie Hebdo… On peut admirer la qualité de son graphisme grâce à une bonne série de planches, traduites en anglais et visiblessur le net, ainsi que quelques dessins (cette Oraison funèbre pour un homme ordinairepar exemple. Magdy El Shafee a un site, avec son blog qui évoque (en anglais) l’interdiction de son livre. 
Enfin, pour les « Facebookers », un entretien sur la chaîne Al-Jazeera.

Pour lire plus de détails sur cette affaire, voir le blog d’un jeune écrivain contemporain, Muhammad Aladdin, et dans la presse (en arabe : akhbar al-adab, Middle-East Online et al-Hayat; en anglais, cet article).

Mentionné par Magdy El Shafee, on peut apprécier également le travail du Libanais Mazen Kerbaj, mieux connu des lecteurs français, sur ces planches déjà un peu anciennes, et sur son blog.

Illustrations : dessins de Magdy El Shafee (www.magdycomics.com) et affiche – retouchée ! – d’une exposition à la galerie Townhouse du Caire (www.thetownhousegallery.com) en février 2008.
Par Yves Gonzalez-Quijano - Source de l’article CPA Hypotheses 

La BD marocaine en attente de lecteurs

À première vue, le Maroc peut passer pour un pays où la bande dessinée est reine : le pays abrite plusieurs festivals de bande dessinée (Tétouan, Kénitra, Casablanca) et compte à l’Institut National des beaux-arts de Tétouan, la seule filière BD de tout le continent africain. 
Malheureusement, la production de BD au niveau local ou dans la diaspora reste faible et la BD reste un genre mineur au Maroc, malgré quelques récentes tentatives isolées. Tour d’horizon d’un art qui ne s’est pas encore imposé dans la société marocaine.


Les BD "politiques"

Le Maroc est l’un des très rares pays africains où la BD a servi de relais à des témoignages dénonçant des atteintes aux droits de l’homme et des exactions des forces de police et de sécurité.

En Afrique, si les dessinateurs de presse et caricaturistes ne s’en privent pas, les bédéistes sont en général plus discrets et attendent le plus souvent d’être en exil pour témoigner. Tel n’est pas le cas de Abdelaziz Mouride qui, en 2000, publie "On affame bien les rats !" (Éditions Tarik et Éditions Paris Méditerranée), témoignage poignant de ce que furent les années de plomb au Maroc. Dans la pénombre de sa cellule, l’auteur, membre fondateur du courant d’extrême gauche 23 mars, a dessiné jour après jour toutes les étapes de sa longue et traumatisante détention.

En 2004, Abdelaziz Mouride publie "Le coiffeur" (Éditions Nouiga), chronique douce-amère d’un salon de coiffure pour hommes dans un quartier populaire du Casablanca des années 70. Le propos est plus léger que dans son précédent album mais la critique sociale et politique affleure à chaque planche. Poursuivant sa démarche, Mouride travaille actuellement à une adaptation du roman de Mohamed Choukri, "Le pain nu". Professeur aux beaux-arts de Casablanca, il a également lancé le magazine "Bled’Art", premier journal de BD du pays, qui a malheureusement disparu après quelques numéros.

Autre témoignage des années de plomb, celui de Mohammed Nadranidans "Les sarcophages du complexe : disparitions forcées de" (éditions Al Ayam. 2005) qui, avec un style plus naïf, revient sur cette période et son lot de prisonniers politiques. L’auteur a été incarcéré dans un centre de détention connu sous le nom de "Complexe de Rabat". D’où le titre de la BD, associant les pénibles conditions d’incarcération des jeunes militants des années 1970 à des sarcophages.

Les BD "patrimoniales"

Histoire du Maroc -1- Volume 1La bande dessinée a également été utilisée à des fins patrimoniales, en vue de raconter la culture et l’histoire du pays et d’en dessiner ses figures émergentes.

Ce fut le cas en 1979, avec "Il était une fois … Hassan II" (de Serge Saint-Michel, Bernard Duffosé et Philippe Sternis. Éditions Fayolle) qui relève cependant de l’album panégyrique.

En 1993, la trilogie "Histoire du Maroc en bandes dessinées" (de Ahmed Nouaiti, Wajdi et Mohamed Maazouzi) évoquait l’histoire nationale de la préhistoire à 1961.

En 2004, l’Institut Royal de la culture amazighe publiait la première BD en langue berbère, intitulée "Tagellit nayt ufella" (La reine des hauteurs) qui raconte les aventures d’une jeune reine luttant contre les forces du mal pour protéger son peuple. L’objectif premier de cet album d’une vingtaine de pages, réalisé par Meryem Demnati, était d’aider à la promotion de la langue et de la culture amazighe.

Mohamed Nadrani a sorti en 2007 un second ouvrage où il se penche sur un pan récent de l’histoire marocaine : la guerre du Rif. Cet album, "L’émir Ben Abdelkrim" est sorti en deux versions, arabe et française.

Enfin, le nouveau code de la famille a fait l’objet d’une adaptation bilingue (arabe dialectal et français) intitulée "Raconte moi la nouvelle moudawana" afin de le rendre plus accessible à la population aussi bien résidente au pays qu’immigrée.

D’autres productions sont également à remarquer comme celles de Jean François Chanson qui publie en 2006, "Maroc fatal" (Éditions Nouiga). L’album est constitué de quatre nouvelles racontant le destin singulier de marocains et leur rencontre souvent violente avec la mort. Le titre est un clin d’œil au célèbre "Major fatal" de Moebius. Ces histoires en noir et blanc n’hésitent pas à évoquer des thèmes dérangeants comme le hrig, les problèmes de prostitution, l’alcoolisme, les nouveaux rapports hommes-femmes, les tensions arabo-amazighes ou la corruption policière. Une des nouvelles, "Destins Symétriques", croise les destins similaires d’un occidental et d’un marrakchi. En arabe et en français, le récit est organisé en miroir, jouant sur les sens convergents de lecture des deux langues. L’auteur est en préparation d’un nouvel album, suite de "Maroc fatal", intitulé "Nouvelles maures", qui devrait sortir en juin 2008 aux éditions Nouiga.

L’Hadj Belaïd de Larbi Babahadi (Éditions Sapress, 2008) relate l’incroyable destin du chanteur marocain L’haj Belaïd, devenu une légende dans son pays. Après de nombreux petits boulots, le souissi décide un jour de se consacrer à sa passion : la musique. Il se lance en chantant l’amour et la beauté des femmes, et devient bientôt une célébrité, apprécié de Lyautey et de Mohammed V. Il enregistre de nombreux disques avec le label français Pathé Marconi. Il s’éteint en 1946 et ses chansons sont souvent reprises par la jeune scène musicale marocaine. Ce premier album au dessin simple et efficace est une réussite. Les textes sont en français, amazigh et arabe. L’auteur prépare avec son frère d’un nouvel album "Les racines d’Argania" portant sur la partie marocaine de la mythologie grecque.

L’agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg a sorti, il y a peu, un album "Tempête sur le Bouregreg" (Dessins : Hassan Manaoui. Scénario : Miloudi Nouiga) pour expliquer aux plus jeunes leurs travaux qui vont profondément modifier les villes de Rabat et de Salé. Miloudi Nouiga a réalisé un album "Les objectifs du millénaire" sur les droits des enfants au Maroc pour le PNUD en 2006. Ces deux albums ont été distribués gratuitement aux écoles marocaines par ces institutions.

Enfin, les étudiants de l’Institut royal des beaux-arts de Tétouan qui publiaient leurs travaux au début des années 2000, au sein du magazine "Chouf", disparu depuis, ont récemment récidivé avec un fanzine en ligne, Livre, dont deux numéros sont déjà parus sur Internet.

À l’étranger, peu de professionnels marocains se sont fait remarquer dans le milieu du 9ème art. On peut citer Youssef Daoudi, qui a terminé en septembre 2007 "Sueur aux tripes" le dernier volume qui complète "La vie est dégueulasse" (2005) et "Le soleil n’est pas pour nous" (2006) ; les deux premiers tomes de La trilogie noire de Léo Mallet, sur un scénario de Bonnifay (éditions Casterman). Installé et publié en Europe, il était dessinateur de presse pour "La vie économique" de 1995 à 1997 sous le nom de "Yozip".

Atif Khaled est diplômé de l’Institut de la Bande dessinée d’Angoulême. Il a publié entre 2005 et 2007 les trois tomes des "Chroniques de Centrum" (Soleil Édition), adaptation du roman de Jean Pierre Andrevon qui en assuré le scénario. Il a également dessiné le tome 8 de la série Kookaburra Universe, (2007).

Othman Berrada, jeune dessinateur débutant, serait en train de travailler sur un scénario de Trondheim. Avant de faire une école d’art en France, il a fait les beaux jours du journal scolaire "Carpe Diem" lors de son passage au lycée Descartes de Rabat.

Signalons encore d’autres dessinateurs en lien avec le Maroc : Daphné Collignon, auteur de "Coelacanthes" (2 tomes) et de "Le rêve de pierres" (avec I. Dethan, aux éditions Vents d’Ouest) réside au Maroc.

Patrick Morin a décroché le premier prix "jeune talent" au dernier festival d’Angoulême avec une BD humoristique sur le Maroc qu’il connaît bien.

Les talents existent, les envies ne manquent pas. Certains éditeurs comme, Miloudi Nouiga, aimeraient publier plus de BD, mais l’absence de marché réel empêche tout développement prévisible du 9ème art dans le pays. La solution passerait sans doute par la production d’ouvrages en noir et blanc, à couverture souple, diffusés hors des réseaux traditionnels du livre.

Par Jean François Chanson (Auteur français de BD, résidant et publiant au Maroc) et Christophe Cassiau-Haurie - Source de l'article Africultures