lundi 21 décembre 2015

La startup tunisienne de jeux vidéos "Digital Mania" élue "meilleur projet innovateur en Afrique"

La société de création de jeux vidéos en Tunisie, Digital Mania, créée en 2012 par Walid Sultan Midani, a été choisie par le magazine Jeune Afrique "première innovation et évolution technologique la plus remarquable de l'année".


Avec l'apport du fond "Ingenium Funds" en 2014 et celui de "IntilaQ 2", Digital Mania, qui s'est beaucoup démarquée cette année en se focalisant sur la réalité virtuelle, est aujourd'hui valorisée à près de 1,5 million de dollars.

Depuis sa création, Digital Mania a finalisé la création de 50 jeux dont 43 pour le compte de ses clients (Facebook, Kinect et Oculus). La startup compte atteindre 1 million de joueurs dans les prochains mois et porter le nombre de ses employés à 22.

Source de l'article IlBoursa

mercredi 16 décembre 2015

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Au cinéma en ce moment : « Le Prophète », un film d’animation qui fait le pari d’adapter un célèbre livre de poésies écrit en 1923 par le poète et peintre libanais Khalil Gibran. 

L'histoire

Almitra est une petite fille de 8 ans, qui, depuis des années, refuse de parler. Un matin, elle accompagne sa maman, qui travaille dans la maison de Mustafa. Pendant que sa mère fait le ménage, elle pénètre par hasard dans la chambre de Mustafa, un poète retenu prisonnier pour des raisons politiques. 
L'un et l'autre s'apprivoisent très vite. Almitra écoute avec fascination les poésies de cet homme si sage et si cultivé. Hélas, des policiers viennent chercher Mustafa. Pour le ramener dans son pays, prétendent-ils. En chemin, pourtant, Almitra découvre que la vérité est tout autre. Réussira-t-elle à aider son nouvel ami ?

Afficher l'image d'origineL'avis d'1 jour 1 actu

Difficile d'adapter ce livre – Le Prophète, de Khalil Gibran -, qui se compose de plusieurs textes poétiques sans lien entre eux. Au début, les producteurs avaient prévu d'en faire un ensemble de courts métrages. L'idée était bonne. Et puis, finalement, ils ont décidé d'imaginer un fil conducteurentre les neuf poésies mises en image. 
Le scénario du film, hélas, s'en ressent. Le message qu'il délivre n'en reste pas moins essentiel. Ce conte se déroule sur une île imaginaire et dénonce l'absence de liberté et de tolérance existant aujourd'hui encore dans certains pays, qui imposent leur loi et qui empêchent les artistes de s'exprimer. 
La force du film : un hymne à la paix, une réflexion sur la mort et l'amour, mais aussi sa beauté visuelle. Crayons de couleur, aquarelles, peintures, mosaïques tournoyantes : le graphisme change selon les scènes, et c'est un pur enchantement.

Par Laurent Djian - Source de l'article 1 jour 1 actu

Découvre la bande-annonce du film Le Prophète en cliquant sur la vidéo :

Adama

Image d'ADAMA, film d'animation de Simon Rouby & Julien Lilti - Groupe Ouest 2009

L'histoire


Adama, 12 ans, habite un village isolé d'Afrique de l'Ouest. Une nuit, Samba, son frère aîné, s'enfuit. Le jeune Adama décide de partir à sa recherche, d'aller au-delà des Falaises, là où, comme le prétendent les anciens, s'étend le monde des Souffles. 
Sa quête l'entraîne loin au nord, par-delà les mers, là où les hommes se battent fusil à la main. Nous sommes en 1916, durant la Première Guerre mondiale…

L’avis d’1 jour 1 actu

Voilà un film d'animation surprenant et plein d'audace. Au niveau visuel, son style métissé, mi-africain mi-européen, est unique, très beau. Chaque image ressemble à un tableau. 
La beauté des images donne beaucoup de force à cette histoire qui ressemble à une fable sur l'Afrique, sur ses coutumes, avant de se transformer en une odyssée tragique. 
Ce film rend hommage à tous les Africains qui ont combattu auprès des Français durant la Première Guerre mondiale, un fait historique peu connu. Il dénonce surtout la folie des hommes, tout en restant à hauteur d'enfant. Malgré une ou deux scènes un peu trop longues, le destin d'Adama ne peut que vous émouvoir.

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Réalisé par Simon Rouby d’après une histoire originale de Julien Lilti.
Adaptation et dialogues par Julien Lilti et Simon Rouby avec la collaboration de Bénédicte Galup.
Musique originale de Pablo Pico.
Avec les voix d’Azize Diabaté, Pascal N’Zonzi, Oxmo Puccino et Jack Amba.

Source de l'article 1 jour 1 actu

Image d'ADAMA, film d'animation de Simon Rouby & Julien Lilti - Groupe Ouest 2009

mardi 15 décembre 2015

Tunisie numérique : pour une stratégie de niche et mise en place de l’écosystème jeux vidéo


En lançant officiellement le programme « Smart Tunisia », le gouvernement tunisien a clairement affiché sa volonté de faire de la Tunisie un hub technologique attractif et tourné vers l’avenir. En effet, le programme « Smart Tunisia » projette de faire de la Tunisie une « destination compétitive pour l’offshoring » en attirant les grandes sociétés internationales réputées dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC).
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Un problème de séquençage et de communication…

Tout en souscrivant pleinement à cette initiative audacieuse, nous demeurons sceptiques quant aux moyens que s’est réellement donnés le gouvernement pour mettre en œuvre cette stratégie. Il est effectivement souvent plus gratifiant dans le court terme, en termes de communication et d’image, de distribuer des tablettes (peu utiles et controversées), d’essayer d’instaurer le transport intelligent (quand par exemple des écoles à Kébili ne sont même pas desservies par des moyens de transport publics) et de parler de bitcoins, plutôt que de se concentrer sur les gros chantiers comme l’infrastructure internet de haut débit pour tous et partout, de remédier aux saturations de réseaux ou autres coupures internet qui excèdent quotidiennement les utilisateurs, et discréditent la destination Tunisie. Plus clairement, deux questions fondamentales sont posées d’emblée:
  • Comment inciter les investisseurs étrangers (exigeants) à « s’installer et grandir en Tunisie » ?
  • Les mesures annoncées, telles que les subventions prévues pour la création d’emplois à forte valeur ajoutée, la prise en charge des frais de certification technique pour les personnes déjà en poste ou l’octroi d’une aide à l’installation dans les technopoles du pays, sont elles suffisantes ?
  • Disposons-nous d’un potentiel suffisant de jeunes créatifs et dynamiques en adéquation avec l’évolution rapide de la technologie ? Autrement dit, est-on capable d’avoir une masse critique de jeunes talents et de compétences apte à évoluer rapidement et à satisfaire la demande des entreprisesinternationales ?
Attirer les sociétés dans le domaine des TIC pour s’installer en Tunisie signifie mettre en place toute une stratégie de mise à niveau d’un écosystème qui n’existe pas encore en tant que tel. Parmi les principales composantes qui constituent aujourd’hui une conditionsine qua non au succès d’une telle stratégie, figurent notamment une infrastructure internet à haut débit, des moyens de paiement en ligne aujourd’hui inexistants (contrairement à des pays de la région comme la Jordanie, l’Egypte ou le Maroc), un vivier de talents issus d’un cursus universitaire moderne et adapté à la demande des sociétés TIC, une législation incitative et adaptée qui protège et encourage les freelance et la création de start-ups… A la lumière de tout ce qui précède, l’on se rend bien compte de l’étendue de la tâche.

Aujourd’hui, il faut l’admettre, le diplôme tunisien est dévalué, et tout le système éducationnel doit être repensé. Cela signifie, entre autres, favoriser constamment l’évolution du cursus universitaire et l’adapter en permanence les qualifications aux exigences de ces firmes technologiques. Mais aussi favoriser une attitude active et dynamique face aux nouveaux emplois à fort contenu technologique, en mettant en place des formations certifiantes TIC et différentes applications informatiques, mais aussi créer un statut de freelance et l’encourager. De plus, il est primordial de bien maîtriser les langues, et notamment le français et l’anglais, voire l’allemand.

Une niche pour commencer…

Résultat de recherche d'images pour "studio jeu vidéo"Réunir toutes ces conditions rapidement peut sembler une gageure. Une approche intelligente serait de développer des niches dont le succès permettrait de conforter la stratégie TIC et de convaincre les plus récalcitrants à mettre en place les mesures nécessaires citées plus haut. Nous sommes convaincus que l’industrie des jeux vidéopourrait par exemple constituer une opportunité en or pour la Tunisie, à l’instar d’autres pays précurseurs comme la Roumanie et Malte, et fournir aux jeunes l’occasion non seulement de démontrer leur talent et leurs capacités créatives mais aussi de gagner décemment leur vie et ainsi mettre en place un nouveau modèle de réussite sociale pour les prochaines décennies.

Le secteur du jeu vidéo, grâce à l’apparition de nouveaux médias et supports (réseaux sociaux, tablettes, Smartphones), est un secteur en plein essor, avec une croissance supérieure à 10% par an et un chiffre d’affaires estimé supérieur à 82 milliards de dollars d’ici 2017. Le segment « jeu en ligne et social » est également en pleine expansion. Le modèle de Candy Crush Saga (que beaucoup de Tunisiens connaissent), édité par King.com, a atteint un pic d’activation de 700 millions de sessions de jeu par jour, générant un chiffre d’affaires de 230 millions d’euro par an, soit 630.000 euros par jour. Autre exemple de succès, la compagnie finlandaise Supercell (Clash of Clans) a été rachetée (51%) par une banque japonaise pour la modique somme de 1,5 milliard d’euros.

Le monde du jeu vidéo évolue constamment, notamment grâce aux terminaux mobiles qui ont le rôle moteur de cette croissance. Ainsi l’arrivée de jeux tout public et gratuits (principe du free-to-play) sur les Smartphones et tablettes suscite un engouement planétaire qui n’est pas près de s’arrêter de sitôt. Ce qui constitue une chance pour la Tunisie pour devenir une plateforme de développement de jeux vidéo pour les marchés arabes, et internationaux, directement ou à travers le freelance. Des pays comme la Roumanie dont les salaires ont rapidement augmenté ces dix dernières années (mais la productivité n’a pas suivi) sont en train de délocaliser en Tunisie pour rester compétitifs.

Un déclencheur…

Il a suffi d’un déclencheur pour que la Roumanie réalise le parcours illustré plus haut. Ce déclencheur, c’était l’implantation d’une succursale de la compagnie française de jeux vidéo Ubisoft. En 1992, trois ans seulement après le renversement de Nicola Ceausescu et bien avant l’intégration de la Roumanie à l’Union européenne, Ubisoft ouvre son premier studio étranger à Bucarest, avec quatre programmeurs et deux développeurs artistiques. Ubisoft figure aujourd’hui parmi les leaders en production, édition et distribution de jeux vidéo dans le monde et la Roumanie est devenue une véritable plateforme pour le développement et le test de jeux vidéo.

Pour émuler l’expérience roumaine et sa culture du jeu vidéo, il faut un bon niveau en anglais et en français et un débit internet (continu) respectable. Un environnement favorable qui se conjugue à un autre avantage : le coût du travail. Le salaire moyen d’un informaticien en Tunisie varie entre 300 et 350 euros, un ingénieur informaticien touche entre 500 et 600 euros. Pour avoir un ordre d’idées, en Roumanie le salaire moyen d’un informaticien est de 650 euros par mois et les boîtes spécialisées internationales offrent un salaire mensuel qui varie entre 900 et 1.200 euros pour ce type d’emploi. Il faut aussi avoir un écosystème compétent et compétitif. La Roumanie a su capitaliser sur ses succès initiaux et son écosystème formé principalement autour des ingénieurs et du numérique a continué de se développer. La Roumanie a attiré d’autres géants du secteur comme Gameloft ou EA Games, favorisée par l’arrivée massive d’Ubisoft en Roumanie, il y a plus de vingt ans.

Aujourd’hui, ils sont plus de 1 000 dans le studio Ubisoft Roumanie et participent activement à la création de certains titres phares, comme « Assassin’s Creed ». En 1996, un premier service est ouvert : celui du contrôle qualité, qui deviendra une des spécificités de la Roumanie. Rapidement, la Roumanie est devenue une plateforme de qualité pour le test des plus grands titres de jeux vidéo, et lorsque ils ne les testent pas, les Roumains travaillent sur la traduction des jeux, et leurs services informatiques apportent leur soutien sur des jeux déjà publiés.

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Malgré quelques réussites locales comme la jeune boîte DigitalMania (BOGA Bubbles, Koukou Tropico et son dernier jeu Be My Baby sur le AppStore), le jeu vidéo est à ses premiers balbutiements en Tunisie, et s’est notamment concentré sur des campagnes de marketing et de communication pour les marques. Mais le potentiel est beaucoup plus vaste. De la législation à l’éducation, des compétences entrepreneuriales aux mentalités, nous avons encore beaucoup à apprendre.

Un besoin de formations certifiantes…

Nous devons pouvoir offrir des parcours spécialisés dans le jeu vidéo afin de former une génération de jeunes développeurs freelance mais aussi pour mettre à niveau ceux qui sont déjà dans le métier, d’autant plus que, tous les quatre à cinq ans, le secteur du jeu vidéo traverse une période transitoire durant laquelle le hardware évolue afin de bénéficier des dernières technologies, plus sophistiquées.

Conscients de ces besoins, des Think /Action Tanks comme le MDI (Initiative Méditerranéenne pour le Développement) ont lancé toute une série de formations certifiantes à travers toute la Tunisie afin d’aider les jeunes talents à améliorer leur employabilité mais aussi d’identifier les plus talentueux et dynamiques d’entre eux afin de leur offrir des formations supplémentaires avec les studios internationaux et ainsi les amener à tester le potentiel de ces jeunes et les inciter à leur offrir des contrats de freelance. Cela aura des retombées positives sur tout le monde, ceux qui veulent intégrer ce métier, les studios et la croissance du pays.

L’expérience des développeurs pourra être ensuite utilisée pour développer leurs propres idées et lancer leurs start-ups et appliquer leur savoir-faire dans la création de jeux vidéo made in Tunisia pour le marché très lucratif du Golfe, et mondial. Pour cela, nous devons créer un écosystème propice à tous les métiers du jeu vidéo. Les autorités ont aussi un rôle de soutien à jouer. Les développeurs indépendants sont obligés de se battre pour exister aujourd’hui.

Cinq ans après la révolution, la Tunisie est un grand chantier où tout est à réviser, changer, repenser. Les gouvernements post-révolution ont tous accordé une importance aux TIC sans vraiment y croire, et sans se donner vraiment les moyens pour atteindre leurs objectifs souvent ambitieux. Aujourd’hui, la Tunisie a accumulé beaucoup de retard sur ses concurrents, et doit mettre en place une véritable stratégie pour attirer les firmes internationales et les investisseurs, et notamment dans le domaine des TIC tant convoité. Cette stratégie doit éviter le piège d’une approche simpliste et naïve qui consiste à penser que le monde entier admire la Tunisie, pays de la révolution du jasmin, du bon-vivre et de l’hospitalité, et que ces éléments combinés à une « position géographique stratégique » et d’un « niveau d’instruction élevé » suffiront à attirer ces entreprises. Ce raisonnement est faux et galvaudé. Aujourd’hui la Tunisie doit repenser son système d’éducation, former ses jeunes pour les métiers d’avenir, et se façonner des niches à travers lesquelles elle construira ses futurs succès dans une approche publique privée gagnante.

L’essor des jeux en téléchargement sur consoles, des jeux en ligne, des « serious games » (logiciel qui combine une intention sérieuse – de type pédagogique, informative, communicationnelle…- avec des ressorts ludiques), des « advergames » (ou jeux vidéo publicitaires) est en pleine mutation et offre des opportunités de croissance importantes à saisir pour les jeunes Tunisiens et Tunisiennes en mal de réussite et de reconnaissance sociale.

Par Ghazi Ben Ahmed ( Directeur du MDI) - Source de l'article l’Économiste maghrébin

samedi 12 décembre 2015

Ahmed Bellagha : L'art pictural au service des jeux video

Attablée au comptoir d’un bistrot de l’Avenue Mohamed V à Tunis, une silhouette m’interpelle. Un jeune homme barbu, casquette sur la tête laissant apparaître un catogan, lunettes de vue sur les yeux et un sac-à-dos qu’il ne quitte pas. 

Résultat de recherche d'images pour "AHMED BELLAGHA"Je m’approche et essaie de voir ce qu’il fait tête baissée sur le bar, une bière à peine entamée. Il gribouille sur un calepin avec un stylo Reynold’s noir. Attendez, je crois qu’il dessine une étrange créature. Mais qui est ce mystérieux personnage ? Portrait.


Ahmed Bellagha, 23 ans, est originaire de Tunis. Sa passion : le crayon. Il m’explique que c’est à l’âge où il prend conscience de la vie que sa vocation se dessine. Dans ses souvenirs, une phrase raisonne encore dans sa tête : « Plus tard j’espère que tu feras de ce don, ton métier « , lui lance sa maîtresse d’école lorsqu’il illustre la pièce de théâtre organisée par ses petits camarades. Il prend alors la relève de son oncle, feu Ali Bellagha, célèbre pour ses oeuvres picturales. Mais le jeune prodige arrête tout à l’âge de 15 ans pour se consacrer à ses études.

Résultat de recherche d'images pour "AHMED BELLAGHA"Aujourd’hui, il est en 2ème année de BTS Infographie et Multimédia : et c’est en explorant le terrain qu’il redécouvre sa passion. « J’ai fait la rencontre de jeunes, propriétaires d’un studio indépendant à Menzah 9, qui développaient des jeux vidéo. L’artiste 3D m’a tout de suite marqué par la précision de son travail, j’ai demandé à faire un stage à ses côtés. A ma grande surprise, il m’apprend qu’il est professeur de sport. Rien à voir avec le domaine virtuel. Je me remets en question et me dis : – mais pourquoi pas moi ? Voilà des années perdues de ma vie à refouler mon talent », confie Ahmed, renouant peu à peu avec son crayon malgré le découragement de sa famille persuadée que le dessin ne mène à rien.

Résultat de recherche d'images pour "AHMED BELLAGHA"C’est dans l’univers Warcraft, de Chris Metzen, qu’il puise son inspiration ; et grâce à quoi il se spécialise dans le fantastique. Après de nombreuses recherches concernant l’aspect technique du dessin virtuel, Ahmed préfère se concentrer sur l’animation 2D. « Elle demande peu de moyens financiers, seulement une tablette graphique à 400 DT », précise-t-il, apportant quelques corrections à la créature sur son calepin. Cet instrument informatique lui permet de conserver un lien avec le dessin traditionnel tout en utilisant la nouvelle technologie.

Avec son groupe d’étudiants, Ahmed travaille sur la conception de jeux vidéo. « On a créé notre propre studio virtuel en attendant de pouvoir se payer un local. Notre projet Frog Smash, disponible sur Smartphone, nous a permis de remporter le premier prix de la IntilaQ Games Award, grâce auquel on participe à la Middle East North Africa Games (MENA Games) à Beyrouth en avril 2016 », se vante le jeune homme, les yeux pleins d’étoiles. « Cet environnement crée de l’emploi. En 2011, lorsque j’ai eu mon bac, il n’y avait qu’une seule société tunisienne du nom de Digital Mania. Il existe, maintenant, un écosystème d’une dizaine d’entreprises spécialisées dans ce domaine en Tunisie », souligne Ahmed, acteur de cette nouvelle vague de jeunes entrepreneurs tunisiens qui ont le souhait, l’envie, l’objectif de reconstruire la Tunisie de demain, l’après Révolution.

Par Sarra Mejeri - Source de l'article a-mag