Pas besoin d’un spécialiste ou d’une pierre de Rosette pour décrypter ces hiéroglyphes… ou plutôt ces "héros-glyphes"!
Capitaine Kirk assis sur son trône, Wolverine agenouillé devant un phénix, les Power Rangers Spiderman et les X-Men en action, les Tortues Ninja et leur pizza antique… Tous ont voyagé dans le temps pour ajouter une touche de couleurs et de modernité à l’Histoire égyptienne.
"J’ai toujours été attiré par l’art et les hiéroglyphes de l’Egypte antique. Les Egyptiens de l’époque avaient mis en place une façon élégante de partager leurs histoires en utilisant des images et des symboles. En tant que graphiste et illustrateur, j’essaye de faire la même chose aujourd’hui", a expliqué Josh Lane, à l’origine de ces papyrus d’un autre genre.
Débuté fin Août 2013, son travail visait à rendre hommage à ce style en y apportant une dimension geek. Différents héros de bande-dessinées ont pour cela été mis à plat, sous leur meilleur profil, à l’image des dieux de la mythologie grecque.
Entre divinités et super-héros, le lien semble en fait sauter aux yeux…
"En fait, je voulais créer quelques chose que les gens pourraient comprendre immédiatement et apprécier à différents niveaux : un mélange de culture pop et d’histoire de l’art", résume cet artiste qui redessine l’Histoire.
Ouvert au public mercredi dernier, l’International du film d’animation d’Alger (IFAA), première expérience du genre, exclusivement consacrée au cinéma d’animation, a pris fin hier avec la programmation de deux conférences animées par des experts étrangers, suivies par la diffusion de trois films arabes et étrangers.
Volontairement placé entre l’animation et la pédagogie avec l’étude des thématiques, techniques de production, mais également des différents domaines d’application de l’animation, IFAA a été organisé en collaboration avec le ministère de la Culture par l’association Patrimoine, créée en 1995 et dirigée par Toufik Fadel, ainsi que par la maison de production Dynamic Art Vision de Djilali Beskri.
Ces journées ont pour objectif, expliquaient les organisateurs, de vulgariser et de promouvoir chez nous un mode d’expression, certes, très demandé, mais généralement connu du grand public que par des œuvres étrangères. A ce titre, l’IFAA avait été marqué dès son ouverture à la salle Ibn Zeydoun par la projection de quatre productions algériennes, intitulées «Spectacle de conte» réalisé par Naïma Mehaïlia, Le train de Bouzid de Slim, Le lièvre et la tortue de Mohamed Aram, mettant en avant la culture algérienne.
L’ancrage africain a également été souligné avec la sélection du film Le chasseur et l’antilope, premier épisode d’une série de films d’animation sur l’Afrique réalisé par l’artiste camerounais Narcisse Youmbi en contribution avec des dessinateurs algériens. Rendu possible grâce au concours de l’Office Riad El Feth (Oref), qui met à disposition plusieurs espaces pour la tenue des ateliers, rencontres et projection de près de 15 films algériens et étrangers, la cérémonie d’ouverture, tenue en présence des artistes et des organisateurs, ainsi que de Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, a également été pour elle l’occasion d’annoncer que l’IFAA pourrait à l’avenir, et après « quelques améliorations », être institutionnalisé en festival.
Genre cinématographique très apprécié dans le monde, les productions arabes et africaines y sont portant rares. Imaginé par les organisateurs, notamment Djilali Beskri, comme un moyen de relance du cinéma algérien, les domaines d’application du cinéma d’animation, expliquait Toufik Fadel, vont bien « au-delà du cachet amusant… Le film d’animation développe l’esprit et l’imaginaire des jeunes… Il est également un outil didactique et pédagogique qui permet de connaître la culture et le patrimoine riches et diversifiés de l’Algérie ».
Largement utilisé dans le monde comme support visuel pédagogique, le développement de son enseignement en Algérie pourrait, par ailleurs, créer une nouvelle forme d’économie, d’autant, avaient noté les organisateurs, que des talents existent déjà, bien que beaucoup manquent à l’heure actuelle de moyens. Conçue cette année comme une première expérience, mais avec l’ambition de devenir « un carrefour national et international de la création », la programmation de cette première édition de l’IFAA a été clôturée hier par deux conférences à l’espace Frantz-Fanon sur les contenus et la production internationale du film d’animation, données par les intervenants Jerôme Kanapa, Sylvie Porte, Alexis Hunot, Vincent Gilot et Denis Chapa. Leur participation a été suivie par la projection à la salle Ibn Zeydoun des films Rio du réalisateur Carlos Saldanha, Viva Carthago de Abdel Belhadi, ainsi que de la série de courts métrages de réalisateurs arabes réunis sous le titre Nuit arabe.
Dans un marché mondial qui pèse plus de 42 milliards d'euros, les éditeurs africains réclament leur part du gâteau. Ils allient modernisme et culture locale pour offrir des jeux vidéo qui sauront transmettre leur histoire au monde entier. Si certains s'interrogent sur le niveau en programmation des ingénieurs en Afrique subsaharienne, quelques studios commencent à créer un véritable buzz. En voici cinq qui en valent le détour.
Kunle Ogungbamila Kuluya, Nigeria
Kuluya, Nigeria
Basé à Lagos, au Nigeria, le studio développe des jeux pour les Africains. A la tête de la startup, un homme, Kunle Ogungbamila, qui sait exactement ce qu'il veut produire pour un marché qui a faim de toute forme de divertissement électronique. « Nous savons que le jeu va exploser à travers le continent de l'Afrique, comme elle l'a dans l'Ouest, usurper d'autres formes de divertissement pour devenir une industrie de plusieurs milliards de dollars de génération », a-t-il déclaré lors d une interview. Ogungbamila est diplômé en informatique et en économie de l'Université Obafemi Awolowo, a de l'expérience dans les secteurs du pétrole et du gaz, bancaires et de la technologie. Avec plus d'une centaine de titres à son actif, le studio de développement est composé d'une équipe diversifiée avec des expériences dans la publicité, dans l'animation vidéo, dans le développement de logiciels et dans le marketing. L'équipe Kuluya a récemment levé des fonds supplémentaires. « En 6 mois, nous avons fait monté la valeur de l entreprise à 2 millions $. Notre objectif est de devenir l'une des sociétés de médias les plus rentables en Afrique », déclare Ogungbamila.
Eyram Tawia - Leti Games, Ghana
Eyram Tawia Leti Games
Co-fondé par Eyram Tawia et Wesley Kirinya, le studio basé au Ghana exerce une double-fonction : la production de jeux vidéo et de bandes dessinées basés sur des personnages africains. Tawia aa étudié à l'Université Kwame Nkrumah en sciences et de la technologie. Dès son jeune âge, il a montré un vif intérêt pour les romans graphiques et les jeux informatiques, qui, à son tour, a déclenché un intérêt pour la programmation. « Depuis que je suis enfant, la stratégie a été la même. J ai une idée, puis je mets tout en Suvre pour la réaliser », confie-t-il lors d une interview. Comme pour la plupart des développeurs africains, c'est le continent qui lui donne son inspiration. « Le fait que l'Afrique soit totalement oubliée et considérée comme incapable de faire des jeux vidéo de qualité, me passionne davantage chaque seconde. La conception de jeux est un secteur totalement lucratif qui peut marcher en Afrique ».
RW Liebenberg Thoopid, Afrique du Sud
RW Liebenberg - Thoopid
Originaire de Cape Town en Afrique du Sud, le studio de développement de jeux mobiles a été fondé en 2013 par RW Liebenberg. Le Directeur Général, Liebenberg, est également le propriétaire de Runtime Digital, une société de développement d'applications. Sur un ton plutôt modeste, la startup affirme qu'elle a été créée par des « joueurs avides avec une expérience primée dans la conception, le développement, le marketing numérique et les médias émergents ». Le studio est connu pour son travail approfondi sur leur opus Snailboy, qui a été acclamé de louanges sur la scène de jeu local. « Snailboy est un jeu de puzzle avec des graphismes riches, des tueries de sons et plus de 40 niveaux de jeu enivrant », déclare le studio. Le jeu est actuellement disponible sur l'App Store d'Apple.
Daniel Okalany - Kola Studios, Ouganda
Daniel Okalany Kola Studios
A la fois PDG et Responsable du développement, Daniel Okalany est le cofondateur des studios Kola. La startup développe des jeux mobiles pour les systèmes d'exploitation Android et iOS. « Au départ, nous avons commencé l'entreprise dans ma maison. Il est très fréquent en Afrique pour les gens de jouer à des jeux de cartes traditionnels. Nous, nous rendons ces jeux disponibles sur mobile », explique-t-il dans une interview à CNN. Le jeu auquel Okalany se réfère se nomme Matatu, un jeu de cartes à deux joueurs sur la base du jeu populaire local du même nom. Okalany a obtenu un diplôme en informatique. Mais c est dès l école secondaire qu il a appris à programmer puis à acheter son premier PC à l'âge de 21 ans.
Olivier Madiba - Kiro'o Games, Cameroun
Olivier Madiba, Kiro'o Games
Fondée par Olivier Madiba, la startup Kiro'o Games travaille depuis 10 ans à mettre en place le premier studio de jeu vidéo en Afrique centrale, au c Sur du Cameroun. Madiba a réalisé à un très jeune âge qu'il voulait être impliqué dans la programmation, mais l'idée n'a pas pris racine que lorsqu il était à l'université. « Quand j'avais 18 ans, je suis allé à l'université et j'ai commencé à lire en ligne sur la conception de jeux. Je pensais que c'était impossible et j'ai commencé à créer AURION, étape par étape, de version en version, puis j'ai été rejoint par deux grands amis », confie-t-il. Aurion, c est un jeu d étape dans lequel « le joueur va incarner Enzo Kori-Odan et Erine Evou sa femme. Enzo est le prince de la citée de Zama et il subit un coup d Etat le jour de son couronnement et de son mariage. Le coup d Etat est mené par le frère d Erine (Ngarba Evou) pour des raisons au-delà de la simple envie de pouvoir. Enzo et Erine sont exilés, et ils vont parcourir le monde pour qu Enzo rassemble tout son Héritage guerrier et tente de reprendre son trône. ». Kiro'o Games a été nommé cohorte de VC4Africa en septembre 2013. Selon Madiba, le financement est un obstacle majeur, « la partie la plus difficile était d avoir les premiers investisseurs ; vous le savez, il y a toujours la crainte que nous soyons une arnaque ». « Maintenant que nous avons commencé à obtenir de l'argent de partout dans le monde, et que nous avons cette large couverture médiatique, les gens sont plus confiants ».
Par Kader Diakité - Source de l'article NextAfrique
Samedi dernier s'est achevée dans la sobriété et la détermination la première édition de l'International festival du film d'animation d'Alger qui s'est tenu à Riadh El Feth du 8 au 11 janvier.
Un événement qui a drainé une affluence appréciable d'un public fort curieux composé, entre autres, de familles, connaisseurs, mais aussi des professionnels algériens et étrangers, dont Djilali Beskri de la boîte Dynamic Art Vision, un des organisateurs de cet événement, mais aussi des invités arabes, africains et européens à l'instar de Sylvie Porte du Forum de l'image de France, Alexis Hunot, Vincent Gillot et Denis Chapon, les encadreurs d'un workshop de film d'animation sans oublier les conférenciers spécialistes dans ce domaine, à savoir le Burkinabé Boureima Nabaloum et Mohamed Ghazala de l'Egypte, responsable aussi de Assifa Film, un organisme lié au film animé dans les pays arabes et enfin le responsable de l'association Patrimoine, sans lequel cette louable initiative n'aurait jamais vu le jour en Algérie. Toufik Fadel est son nom. Il nous parle brièvement de ses sentiments et perspectives de par cette manifestation...
L'Expression: Vous avez déclaré tout à l'heure que vous avez réussi à convaincre les autorités. De quelle façon?
Toufik Fadel:De quelle façon, c'est-à-dire que pour la première fois la ministre de la Culture vient assister aux journées du film d'animation. Je crois que c'est une petite victoire. Elle ne venait pas avant. On a eu des professionnels, des étudiants, les gens des agences de communications, ceux qui ont réalisé des films étaient là aussi. Ils ont assisté à l'ouverture. Il y a des échos que la ministre va soutenir. D'ailleurs, ces journées-là sont placées sous le patronage et le soutien du ministère de la Culture. Ce qui ne s'est jamais fait. Là, c'est une petite victoire je pense. Arriver à la 6e année des Journées du film d'animation où y a plus ou moins de monde, alors qu'avant c'était le désert, c'est déjà pas mal. Avant, il n'y avait que des étudiants, des petits curieux sans plus. Aujourd'hui, on a accueilli pas mal de professionnels du métier. On a eu d'ailleurs les étudiants des universités d'Alger, la Télévision qui a couvert l'évènement. On a eu un plan média magnifique qu'on n'a jamais eu, excepté peut-être la presse écrite qui n'a pas tellement joué le jeu et qu'on n'a pas vu beaucoup, mais elle doit avoir ses raisons et obligations.
Etes-vous confiant quant à l'avenir de ces journées et, partant de l'animation en Algérie. Y a-t-il des projets concrets qui sont nés suite à cela?
Je suis très optimiste. D'ailleurs, en 2014 c'était de l'amusement d'abord. On était heureux de faire ce cinéma d'animation, de le produire et rendre visibles beaucoup d'Algériens, pour que cela puisse être un point de départ pour beaucoup d'Algériens qui aiment ce métier et qui aiment cet art.
L'Algérie a cumulé beaucoup de retard en ce sens tout de même...
Que voulez-vous? Il n'y a que l'association Patrimoine qui s'est penchée sur la question et cette problématique. En Algérie, on achète des dessins animés de l'étranger. C'est clair pour tout le monde. Nous, on a voulu y mettre un petit frein. On s'est dit pourquoi ne pas avoir des personnages algériens dans nos dessins animés? Arrêtons d'importer et d'acheter des dessins animés de l'étranger qui, non seulement coûtent tant pour l'économie algérienne, en plus les messages ne sont pas les mêmes. Il y a une question d'identité quand même à préserver. J'aimerai bien y voir dans nos dessins animés la place des Martyrs, une femme en hayek, un homme avec une chachia, la Kabylie avec ses beaux paysages etc. Là c'est une question de se réapproprier notre identité. Pourquoi recevoir des messages de Walt Disney? C'est bien beau. On s'est bien amusé, mais pour autant si on a le potentiel et le génie de créateurs qu'il faut, autant rentrer dans ce combat universel et montrer l'Algérie et ses particularités. C'est une question de préserver son identité. Nous, on a participé à des festivals en Belgique, en France, au Maroc, en Tunisie, en Afrique. C'est très bien, mais les travaux de nos jeunes Algériens n'ont rien à leur envier. Comme vous l'avez regardé dans les films projetés dans le cadre des Nuits arabes, l'Algérie et autres pays arabes produisent des dessins animés de très haut niveau, toute technique confondue. La magie existe aussi dans la tête des Algériens. Voilà ce qu'on voulait voir et faire voir. Au début, on a dit qu'on voulait être des montreurs de films. Maintenant, on voudrait montrer les films que produit l'Algérie.
A l’occasion du 50 ème anniversaire de la présence des communautés turque et marocaine en Belgique, Beltud, l’Association d’amitié belgo-turque, lance la deuxième édition de son concours de cartoon, en collaboration avec ses partenaires Press Cartoon Belgium et European Cartoon Centre.
Par le biais du concours « A travers les traits culturels de la Belgique » ouvert à tous, Beltud invite tous les esprits créatifs à illustrer les 50 ans de l’immigration turque et marocaine, les apports de l’immigration en général, le vivre-ensemble dans la diversité, les enjeux de l’interculturalité, l’amitié entre les différentes communautés et la co-citoyenneté.
Un jury composé de dessinateurs professionnels dont Clou, duBus, Vadot, Philippe Bercovici, Kim, Marec et Canary Pete désigneront les trois lauréats qui se verront attribuer les prix respectifs de 1000€, 750€ et 500 €.
Une exposition itinérante composée d’une sélection des meilleurs cartoons sera ensuite organisée à travers le pays dans des lieux importants de plusieurs villes durant toute l’année 2014.
Pour obtenir plus d’informations et vous inscrire, vous pouvez consulter le site web: www.concoursdecartoon.be
Il est l'un des formateurs invités de l'International festival du film d'animation d'Alger. Il nous parle de son activité dans l'apprentissage de ce 8e art en Algérie.
L'Expression: Tout d'abord, pourriez-vous vous présenter?
Vincent Gillot:Je suis professeur à l'Ecole nationale supérieure des arts visuels de Bruxelles et je viens ici animer un atelier autour des films d'animation en trois matinées. Donc on a fait d'abord une présentation de ce qu'est l'animation et aujourd'hui on a travaillé sur les cycles avec le système du praxinoscope qui est l'ancêtre du cinéma d'animation dans les jeux optiques et demain, on travaillera sans doute le papier découpé. Cela se passe avec les étudiants des Beaux-Arts et de l'Ismas. Je suis déjà venu il y a 5 ans à l'invitation de l'association Patrimoine. J'avais rencontré les étudiants des Beaux-Arts et il y a 4 ans, je suis venu faire un atelier avec les étudiants de l'Ismas.
Comment cela se passe concrètement dans cet atelier aujourd'hui?
Ce n'est pas un travail pointu sur la technique, c'est plutôt une immersion et de se rendre compte de ce qu'est l'animation et leur faire vivre par une création personnelle assez courte de 12 dessins qui forment une boucle temporelle avec le 13e dessin. Ils travaillent donc sur 12 dessins pour faire une boucle. Ils vivent de l'intérieur l'animation, c'est-à-dire ce qu'est l'espace qui est entre les dessins qui sont projetés les uns derrière les autres ce qui donne une illusion de mouvement.
En quoi consiste votre démarche de travail?
La démarche c'est de les confronter à cette magie lorsqu'on fait des dessins et qui se suivent et qu'on les projette après et ça fait quelque chose!
Vous revenez souvent donc. Quel regard portez-vous aujourd'hui sur cette dynamique du film d'animation qui se créé autour en Algérie?
Je vois que tout a progressé en 5 ans. Je constate effectivement que des étudiants que j'avais vus ou des gens que j'avais déjà croisés il y a 5 ans ou il y a 4 ans continuent à venir et sont tous intéressés. Il y a de tas de petits projets qui naissent. Des gens qui commencent à travailler et puis il y a le studio de Djilali Beskri, qui lui, fait vraiment du très bon travail et donc on a vu la projection de son film Le Chasseur de l'antilope. On voit donc que l'Algérie a décollé dans le film d'animation, se l'approprie pour rendre des images qui lui appartiennent tout en apprenant la technique..
Votre travail s'installe sur la durée avec l'Algérie ou c'est juste épisodique?
C'est inscrit sur la durée, car on va essayer de monter un atelier d'été à l'Ismas peut-être. On va essayer de mettre cela en place, un atelier beaucoup plus professionnel sur 15 jours pour permettre à des étudiants de voir beaucoup de films d'animation et avoir des réponses à des questions qu'ils se posent. Etant des autodidactes, ils arrivent sur des impasses et donc c'est peut-être l'occasion de les aider à franchir des étapes et avoir des réponses à des problèmes particuliers.
Vous venez de Belgique, le pays du film d'Angoulême de la BD. Un autre monde. L'animation a-t-elle pris le pas sur la BD chez vous?
Il y a les deux. L'école où je suis de la Cambre, il y a les deux sections et la section de cinéma d'animation existe depuis 1958. Elle a plus de 50 ans et donc le film d'animation c'est un médium artistique vraiment ancré dans la création dans une école de type Beaux-Arts.
Pensez-vous que cet art puisse être accessible à tout le monde?
Il y a une part technique certes, mais qui est accessible surtout avec les technologies digitales d'aujourd'hui et le cinéma d'animation coûte peu cher avec un matériel que l'on trouve, ce qui n'était pas le cas il y a 10 ans quand il fallait des caméras et de la pellicule.
Maintenant, avec un appareil photo digital, un ordinateur, on peut commencer à faire de l'animation. Dans le cadre de l'école où je suis, on développe une étude artistique de l'animation. On l'apprend comme un médium artistique à l'instar du dessin, la peinture, ou la BD. On ne forme pas des techniciens pour l'industrie.On essaye de former des artistes qui se servent de l'animation à exprimer des choses qui leur sont personnelles.
Vous pensez vraiment que cela aide à renforcer l'identité culturelle d'un pays?
Je pense que l'intérêt et l'avantage du cinéma d'animation en Belgique en tout cas à l'école de la Cambre qui est une école des Beaux-Arts (fondée en 1927 donc il y a très longtemps) c'est une école qui a toujours mis en avant l'avant-garde et le travail personnel de l'artiste et le cinéma d'animation permet de s'approprier dans les dessins, le scénario et les sons des choses culturelles qui sont propres de les développer et d'aller les exporter. C'est vrai, qu'il y a un cinéma d'animation qui est plus mondialisé, avec des standards tels mis en place par l'industrie américaine et japonaise, mais l'animation permet à des gens de s'approprier leur propre culture et de la mettre en scène à travers un film d'animation
Mohamed Ghezala d'Egypte et Nabaloum Boureima du Burkina Faso ont évoqué chacun leur expérience dans le domaine et comment faire pour avancer en dépassant les obstacles...
«Cinéma d'animation africain et arabe: états des lieux, constats et perspectives, telle est la thématique du forum intitulé jeudi dans le cadre de la première édition du Festival du film d'animation organisé à Riadh El Feth. Pour parler de la situation de ce 8e art dans le Monde arabe, un spécialiste de la question qui sillonne le monde pour prodiguer son savoir-faire dans le domaine, il s'agit de l'Egyptien Mohamed Ghezala qui s'essayera en préambule à une approche historique au film d'animation partant de son pays, notamment à nos jours.
Soulignant tout d'abord le retard accumulé en Egypte mais aussi dans le Monde arabe, en raison de manque de moyens, Mohamed Ghezala fera remarquer que l'Egypte sera le premier pays à se lancer dans le cinéma d'animation bien qu'il soit de propagande contre le système nazi allemand dans un pays qui est tout aussi contre l'occupant anglais. Un film naîtra donc en 1937 suivi après, en 1939, par Walt Disney. Il a fallu attendre l'indépendance d'une quarantaine de pays africains pour que le film d'animation commence à émerger. Des tentatives individuelles notamment de Aram en Algérie verront le jour. Mais beaucoup de spécialises iront émigrer vers les pays européens et les USA.
«Jusqu'à 1960, il était interdit à l'Africain d'utiliser une caméra. Un champ de plomb était mis sur la liberté d'expression. Le réveil a débuté réellement après les indépendances marqué par les problèmes de financements, car telle est la réalité de la création dans les pays africains». Ainsi, quelques réalisateurs vont émerger tels Mustapha Hassan au Niger et Slim en Algérie par exemple. Mustapha Hassan recevra une bourse et ira se former en europe. De retour dans son pays, il tentera tant bien que mal de faire profiter son savoir tout en se trouvant en butte aux conditions socioéconomiques de son pays, le cinéma étant le parent pauvre de l'Afrique. En matière d'enseignement du film d'animation, il existe juste trois espaces pédagogiques ou académie, a rappelé Mohamed Ghezala, à savoir un en Tunisie, en Egypte et en Afrique du Sud, seuls à pouvoir prodiguer un enseignement approprié dans ce sens, à tel point qu'un débouché ne trouve pas de travail dans cette discipline une fois diplômé et tend à changer de métier. Mais la formation même dans le cadre d'ateliers ou workshop y compris à court terme peut s'avérer très positive, fera remarquer notre orateur. Avis partagé par Nabaloum Boureima, spécialiste en art plastique et BD au Burkina Faso. Ce dernier plus pessimiste que son prédécesseur brossera un tableau assez mitigé pour ne pas dire sombre de la situation du film d'animation quasiment inexistant, voire absent de la sphère culturelle au Burkina Faso. Sa présence ici en Algérie est une chance pour lui, a-t-il souligné car il s'est retrouvé à travailler dans la boîte algérienne que gère l'équipe de Djilali Beskri, Dynamic Art Vision qui s'occupe à monter depuis quelques années un projet colossal et ambitieux consistant à réaliser 54 épisodes d'une série d'un film d'animation africain sous forme de contes appelé Papa Nzunu conte l'afrique. Se considérant comme un débutant dans le métier, Boureima est en cours de réalisation pourtant sur un petit film de 13 mn entre le Burkina et l'Algérie qui pourra fédérer nos énergies communes dans l'espoir de faire naître un jour, pourquoi ce «marché africain» comme le fera entendre Djilalli Biskri dans la salle. Le but consistera ainsi à multiplier ce genre d'expériences et ce, afin de rayonner notre culture d'abord, avant de copier sur les autres ou d'importer des films éducatifs faits par des Européens que l'on montrera à nos enfants au risque d'inculquer une autre identité au lieu de promouvoir notre culture et patrimoine. «Au Burkina, des jeunes se sont formés durant trois mois, puis sont partis au Danemark pendant six mois, de retour, ils n'y a rien ni projet ni suivi. Le problème est là. C'est le cadet des soucis de nos gouvernants. Il faut qu'il y ait une continuité, proposer aux jeunes des formations afin de les former et de les professionnaliser après dans le domaine. Mais si tu travailles sur les idées des autres c'est vraiment dommage.
Pendant deux mois à Dynamic Art Vision, j'ai côtoyé des professionnels et c'est exceptionnel. De retour au pays, j'ai lancé une association et j'ai entamé le projet de film d'animation de 13 mn sur l'épopée du roi Afrique», a confié Boureima..Evoquant le rôle de la formation a fortiori de son coût très cher quand il est à long terme, Djilali Beskri dira qu'en Afrique, il faut composer avec les moyens qu'on a, tout en continuant à se battre. «Hélas, les gouvernants ont d'autres priorités et ne veulent pas investir dans quelque chose qu'ils ne connaissent pas. On a fait des pieds et des mains pour sensibiliser ces gens, notamment relevant du secteur de la technologie. Il faut leur expliquer que le film d'animation n'est pas destiné seulement au divertissement de l'enfant, mais va dans tous les secteurs, notamment la téléphonie, la télé intelligente ou encore les transmédias.
C'est un outil de développement économique important qui peut servir notre nation. C'est ce qu'on essaie de faire comprendre à nos décideurs. Si chaque pays africain se battait dans son propre pays, on pourrait imposer notre culture en Afrique...» a-t-il souligné avec insistance.
Cette manifestation qui se tient jusqu'au 11 janvier se veut être «un premier pas dans le développement du genre en Algérie».
La salle Ibn Zeydoun a accueilli hier la première édition de l'International du film d'animation prévu du 8 au 11 janvier 2014 à Riadh El-Feth (Alger). Sur initiative de l'association Patrimoine, cette manifestation se veut être «un premier pas dans le développement du genre en Algérie portant les valeurs du cinéma classique en plus de la maîtrise des nouvelles technologies, il est d'ores et déjà bien introduit dans la production de film d'entreprise, la publicité et n'attend que l'élan nécessaire pour enfin trouver sa place dans le grand cinéma.».
Mais aussi «un rendez-vous de divertissement dédié au public, à l'intronisation de la formation auprès des jeunes et à l'enrichissement de la production cinématographique en Algérie» soulignent les organisateurs. Prendront part à cet événement plus de dix films d'animation issus de différents pays. Outre des oeuvres algériennes, des productions représentant plusieurs pays étrangers, dont la France, la Belgique, les Etats-Unis d'Amérique, le Canada, le Brésil et la Tunisie seront présentés lors du festival.
Devaient être programmés hier à l'ouverture, en préambule, un spectacle de contes de l'Algérienne Naïma Mehaïlia, suivi de la projection des films Bouzid et le train du célèbre bédéiste Slim, et Le chasseur et l'antilope de Narcisse Youmbi. Les projections qui se tiennent à raison de trois séances par jours, à savoir, 16h, 17h et 19h verront également à l'affiche Azur et Asmar du Français Michel Ocelot, Les Cinq Légendes de l'Américain Peter Ramsey, Zarafa de Rémi Bezançon et Jean Christopje Lie et Viva Carthago du Tunisien Abdel Belhadi, notamment.
L'International du film d'animation sera également marqué par l'organisation de conférences sur la même thématique, notamment le forum portant sur «la réalité du cinéma d'animation africain et arabe, Etat des lieux, constats et perspectives» qui se tiendra aujourd'hui à partir de 14h au niveau du petit théâtre de l'Oref. Un forum qui sera assuré par Mohamed Ghazala d'Egypte, Nabaloum Boureima du Burkina Faso et Seddik Ben Yahia d'Algérie. Le forum sera modéré par Brahim Nouel.
Photo Viva Carthago
Le lendemain, place à une autre conférence liée au film d'animation dans le domaine scientifique et éducatif. Elle sera animée par Zineddine Sefadj et Djilali Beskri de Dynamic Art Vision. Enfin, le 11 janvier, se tiendra encore une autre conférence tout aussi pertinente en relation avec la formation et le contenu du film d'animation. Elle sera animée par Jerôme Kanapa et modéré par le plasticien Omar Meziani. Suivra une nouvelle table ronde portant sur la production internationale en films d'animation qui verra les intervenants Sylvie Porte, Alexis Hunot Vincent Gilot, Denis Chapa, (les encadreurs de l'atelier de formation). Cette rencontre sera encadrée par Omar Meziani et le directeur du Mama, Mohamed Djahiche. Ce festival, premier du genre en Algérie dédié au film d'animation, est organisé par l'Office de Riadh El Feth (Oref) en collaboration avec l'association Patrimoine. Cette dernière créée en 1995 au Musée national des arts et traditions populaires «Casbah» d'Alger a pour mission majeure la promotion et la vulgarisation du patrimoine algérien dans toutes ses expressions.
«Au travers d'actions ciblées en direction de toutes les tranches de la société, il a été convenu de mettre en place des manifestations culturelles et artistiques qui illustrent la richesse et la diversité de notre patrimoine en Algérie et ailleurs (en Tunisie, Maroc, France, Belgique) et ont permis à l'association de diversifier ses partenaires et de montrer au monde l'originalité et l'identité propre à la culture algérienne. (...) Elle a pu avancer d'une manière effective dans ses programmes, surtout pédagogiques en direction des jeunes garants de la sauvegarde et de la préservation de notre patrimoine» explique-t-on.
Enfin, cet événement, premier du genre, n'aurait pas pu voir le jour sans la précieuse collaboration de «Dynamic Art Vision» qui est une entreprise de droit algérien de production cinématographique.
Fondée en 2000 sous l'appellation de Dynamic Art, elle est spécialisée en animation 2D et 3D, Simulation des phénomènes physiques, films éducatifs, spots publicitaires, documentaires, multimédias.
Djilali Beskri est le gérant de l'entreprise, producteur-réalisateur et par ailleurs, écrivain et auteur de BD. Depuis 2010, une grande partie des ressources de l'entreprise sont investies dans les films d'animation et dessins animés, plus particulièrement dans le projet fédérateur Papa Nzenu conte l'Afrique. La formation est l'une des premières priorités de Dynamic Art Vision afin de renforcer le précepte de complémentarité pour réhabiliter les compétences existantes et développer la créativité artistique dans le domaine des multimédias. Alors, amoureux du film d'animation, soyez au rendez-vous. C'est jusqu'au 11 janvier.
En Afrique du Nord et au Moyen-Orient, l’industrie du jeu vidéo connaît un développement important d’après l'étude du cabinet Newzoo en 2012, avec une croissance annuelle trois fois supérieure à la moyenne mondiale. Le Maroc est dans le coup.
Le collectif Moroccan Game Developpers représente le Maroc dans cette communauté émergente d’industriels du jeux vidéo, de développeurs indépendants et de passionnés de gaming dans la zone MENA.
Yassine Arif et Osama Hussein, co-fondateurs des Moroccan Game Developpers, expliquent la vision du collectif à Médias24.
Il suffit de faire un peu attention aux publicités sur internet, pour peu qu’on traîne sur des sites web ayant attrait aux jeux vidéo, aux mangas ou au streaming, pour remarquer le nombre de jeux en ligne qui ont été traduits en arabe, et par ailleurs, le nombre de jeux en ligne qui investissent dans des publicités.
La zone Mena est dans tous les cas notoirement dans le viseur des industriels du jeu vidéo du monde entier, comme en témoigne l’effort d’intégration de la culture arabe dans des jeux phares comme Assassin’s Creed.
Les 5 dernières années ont vu naître de nombreux studios de jeux vidéo dans les pays arabes et au Maghreb. Encouragées par le lancement du Dubai World Game Expo, la plateforme d’accueil des industries du jeu vidéo du monde entier vers la zone Mena, de nombreuses équipes composées de concepteurs, de développeurs, de graphistes et de sound designers se sont constituées en vue de créer les premiers jeux vidéo 100% arabes.
Et pour encourager les équipes de développeurs indépendants à faible budget, il y a les compétitions avec des prix en cash à gagner. Au Maroc, il y a déjà eu le Hackathon d'inwi sur le thème du gaming. Pour la région Mena, la communauté de développeurs arabes GameTako organise les compétitions Game Zanga où le Maroc, représenté par le collectif Moroccan Game Developpers a vu 4 de ses jeux primés à l’édition 2013. Ce fut en outre le Marocain Ahmed Majdoubi qui a remporté le premier prix de 1.000 dollars américains en 2012 avec son jeu Freedom. Un autre jeu marocain, «Harban», a été primé jeu le plus humoristiquelors de cette édition.
Un marché commun arabe
Viser un marché plus large, c’est l’opportunité qu’offrent les compétitions comme Game Zanga ou Global Game Jam aux créateurs de jeux vidéo du monde entier. La place était à prendre pour le Maroc, le collectif Moroccan Game Developpers l’a prise. Ce sont les créateurs de jeux de tout le Maroc qui seront contents. Outre la possibilité de monétiser leurs créations avec des prix immédiats, ces compétitions offrent une place bien au chaud sous les projecteurs, donc la possibilité de briller à l’échelle internationale si on est assez bon.
Les membres du collectifs Moroccan Game Developpers n’ont pas vocation à créer une réelle industrie du jeu vidéo au Maroc. Pour Yassine Arif, c’est encore trop tôt pour pouvoir assurer un rythme de production assez soutenu pour se faire une place dans la cour de Gameloft, Royal Games ou Zynga. Mais si Yassine n’est pas rêveur, il n’en est pas moins optimiste. Il paraît difficile de démarrer actuellement au Maroc un vrai studio de production de jeux vidéo mais rien n’empêche d’encourager ceux qui en ont la passion et les compétences à créer les premiers jeux vidéo indie (indépendants) de signature locale et tenter de viser le marché mondial ou au moins, la région Mena.
Ainsi, il ,ne lésine pas sur les moyens quand il s’agit d’organiser des ateliers de formations par la pratique à un des nombreux volets de la création de jeux vidéo, comme ils l’ont déjà fait à l’EHTP (Ecole hassania des travaux publics) et à Sup Info, ou quand il s’agit de lancer un Game Jam qu’il soit local ou international.
Et parce que dans ce domaine, tout est en constant mouvement, chaque deux semaines à peu près, les membres de la communauté MGD se réunissent pour discuter de nouvelles techniques ou de nouveaux projets. Par ailleurs, le groupe Facebook ne cesse de grandir (plus de 1.700 membres aujourd’hui) et d’accueillir de nouveaux passionnés et de nouvelles compétences.
Prochaine étape? Dans vingt jours à peine, la participation à l’édition 2014 du Global Game Jam, une compétition mondiale qui est entrée dans le Guinness des records en 2013 en comptabilisant 16.700 participants venants de 63 pays et qui en attend plus 17.000 cette année.
Comme chaque année, la compétition au Maroc se déroulera au Boultek, les locaux des organisateurs du festival l’Boulvard au sous-sol du Technopark. On ne peut que leur souhaiter bonne chance et espérer faire figurer le Maroc dans un nouveau classement.
Le collectif MGD organise la 2éme édition au Maroc du Global Game Jam, le 24, 25,26 Janvier 2014 au Boultek technopark, un événement qui se déroule à l’échelle mondiale, ou l’objectif est de développer un jeu vidéo pendant 48h00, en rejoignant les différents talents (Développeur, game designer, artiste, musicien etc) dans une ambiance fun et créative.
L’intention de l’événement est de rejoindre la communauté des développeurs de jeu vidéo locaux dans un esprit collaboratif ou le prix à gagner est le jeu qu’on développe
Un game jam est une séance d’improvisation collective en matière de développement de jeux vidéo, tel que pour la musique où les musiciens créent une oeuvre musicale spontanée, en usant de leur créativité dans l’instant, individuellement ou collectivement.
17h30 – 22h00 : Annonce du théme, Brainstorming et constitution des équipes
25/01/2014
Dev, Dev, Dev Dev etc
26/01/2014
14h00 : Finalisation des projets
15h00 : Soumissions des jeux
15h00 – 16h00 : Pause et test des jeux
16h00 : Présentation des jeux
Ce que je dois ramener
Ordinateurs (Fixes ou portable)
Rallonge pour votre ordinateur
Installez vos logiciels de développement pour éviter toute perte de temps pendant le jam (certains softwares seront disponibles pendant le jam, voir la liste)
Papier et crayon (il y en aura dans le site, ramenez les vôtres si vous voulez)
Disque dur ou USB (au cas ou vous aurez besoin d’échanger les fichiers)
Clé 3G ( une connexion wifi sera disponible dans le site, mais ramenez la votre si vous en avez pour éviter la surcharge
Un sac de couchage!!!!!
Votre créativité, un esprit collaboratif et une bonne humeur
Manger ?
Le lieu du jam se trouve en face du super marché Marjane Californie où vous pouvez vous procurer des sandwiches, pizzas ainsi que des friandises à grignoter.
Alors que je montais vers Mansourieh l’étendue de Beyrouth se dévoilait sous mes yeux et je me demandais comment une entreprise aussi brillante que At7addak pouvait réussir dans une ville aussi petite que Mansourieh. car la plateforme de jeux en ligne At7addak.com (qui signifie « je vous mets au défi » en arabe), est un véritable succès avec ses 600 000 utilisateurs actifs, ses huit million de visites mensuelles et ses 500 contributeurs du Maroc jusqu’en Irak.
Depuis son lancement en 2011, les fondateurs Brahms Chouity, Abdulaziz Alfaisal et Samer Istambouli se sont attachés à donner une réponse aux attentes des gamers arabophones grâce à une plateforme en ligne en constante évolution, qui a attiré l’attention de grandes entreprises internationales de jeux vidéo telles que EA et Activision. L’inspiration pour At7addak est apparue quand Brahms Chouity, après avoir travaillé dans des domaines comme l’hôtellerie, la finance ou l’industrie du sport automobile, a décidé de transformer sa passion pour les jeux vidéo en un business.
Les fondateurs ont d’abord regroupé les startups de jeux vidéo les plus prometteuses de 2011 dans un stand à Arabnet Beirut 2011, ce qui les a aidé à gagner de l’importance avant même l’apparition de leur plateforme.
Après Arabnet, Brahms et Samer ont créé un simple système de tableau des scores où des joueurs de diverses plateformes (PlayStation, Xbox ou PC) pouvaient s’affronter et voir leurs scores effectués sur n’importe quelle interface. « A l’époque, c’était le seul logiciel au monde qui permettait d’enregistrer ses scores de façon automatisée. » nous explique Brahms. Avant cela, les joueurs pouvaient seulement s’affronter sur leur propre plateforme.
La rapide ascension de la plateforme a attiré l’attention de EA et de Activision qui ont alors sponsorisé At7addak pour accueillir deux des plus gros évènements de gamers de la région. Le premier, Call of Duty: Black Ops Tournament, qui a eu lieu à Beyrouth en 2011, a réuni plus de 500 joueurs et 5000 spectateurs qui se sont affrontés pour des lots d’une valeur totale de 10 000$. Puis, en 2012, At7addak a accueilli le tournoi officiel EA Battlefield 3 Online Tournament qui offrait des prix d’une valeur d’1 million de riyals saoudiens, soit 266 000$.
S’il est certain que ces évènements ont augmenté la visibilité de At7addak, Brahms Chouity admet que cela ne leur a pas permis de gagner beaucoup d’argent pour autant. Repenser la plateforme était alors nécessaire pour la rendre rentable.
Fort de ses partenariats internationaux et de sa crédibilité montante dans la région, l’équipe a ensuite décidé de se tourner vers un marché qui a prouvé être rentable : la diffusion d’informations et de contenus du monde des jeux vidéo. At7addak a alors agrandi son équipe pour accueillir de nouveaux membres chargés de rédiger et éditer des articles en arabe. Brahms Chouity explique que même si l’équipe passe, de temps en temps, en revue des jeux du monde arabe, la grande majorité de leur contenu portait en fait sur des titres internationaux ou occidentaux.
Mais les choses n’ont réellement décollé pour l’entreprise que lorsque l’équipe décide il y a trois mois de les utilisateurs eux-mêmes fournir du contenu produit. Selon Brahms, il y a entre 500 et 1 000 chaines YouTube arabophones dédiées aux jeux vidéo dans la région attirant plus de 6 millions d’abonnés, mais la plupart d’entre eux ne gagnent pas d’argent. At7addak a créé une plateforme qui réunit beaucoup de ces créateurs de contenu et qui leur permet de gagner de l’argent et par extension de faire gagner de l’argent à At7addak.
« Alors on leur a dit qu’au lieu de travailler tous seuls, ils pourraient aussi travailler pour At7addak, mettre leur plateforme sur At7addak et partager leurs articles et vidéos. En contrepartie on pourrait leur donner une partie des recettes publicitaires » explique Brahms Chouity. Et d’ajouter que maintenant, un de leurs contributeurs, un ado marocain de 16 ans vivant en zone rurale, touche 500$ par mois simplement en jouant aux jeux vidéo et en mettant en ligne ses critiques sur At7addak.
Depuis le lancement du nouveau modèle en septembre, 500 contributeurs réguliers participent à l’aventure At7addak et créent environ 100 nouveaux articles par jour traitant de jeux vidéo à succès. Les éditeurs donnent ensuite leur accord à chaque article et s’assurent qu’il y ait un équilibre entre jeux et plateformes.
Avec une grande majorité des joueurs venant d’Arabie Saoudite et du Golfe (80%), près de 95% des articles de At7addak sont en arabe. Les contributeurs sont libre de choisir les jeux vidéos qu’ils veulent couvrir mais si un sujet doit être couvert rapidement, l’équipe At7addak s’occupera de l’assigner à un contributeur ou de l’écrire soi-même.
A mesure que ces contributeurs gagnent des followers, beaucoup d’entre eux deviennent des célébrités régionales des jeux vidéo. At7addak s’emploie à exploiter cette popularité dans des campagnes de publicités pour des marques qui ciblent la région. L’équipe a récemment envoyé cinq des joueurs les plus populaires de la région au Liban pour tourner une vidéo promotionnelle pour la sortie de Call of Duty: Ghosts. Vous pouvez la voir dans la vidéo ci-dessous :
Après avoir touché des bénéfices pour la première fois cette année, l’équipe se concentre maintenant sur le développement de stratégies pub, comme par exemple montrer un joueur qui boit une certaine marque de soda en plein tournage pour la revue d’un jeu vidéo. En 2014, Brahms Chouity attend des recettes de plus de 3 millions de USD, notamment grâce au lancement d’une nouvelle Ligue arabe de jeux vidéo.
« Maintenant que nous sommes rentables, nous pouvons nous consacrer à des choses très cools, comme des évènements de grosse ampleur, des tableaux de scores géants et des prix plus importants » ajoute-t-il.
Mais au-delà de la construction de la plateforme de jeux vidéo, l’événement à venir le plus excitant pour At7addak est sûrement le lancement à venir de 11 autres portails fondés sur ce même modèle où le contributeur est roi. D’après Brahms, ceux-ci seront dédiés aux secteurs de la mode, du sport, du sport auto, de la technologie ou du lifestyle pour n’en citer que quelques uns. « Il ne s’agit plus uniquement de jeux vidéo pour At7addak » ajoute-t-il. « Ce que nous avons construit c’est d’abord une technologie, une plateforme créée par les utilisateurs où n’importe qui peut venir, créer son article ou sa vidéo, la poster sur internet et en tirer de l’argent »
Pour l’instant, ils envisagent de faire tout ça sans chercher d’investisseurs. Mais à mesure que le développement de la plateforme et de leur équipe sera mis à l’épreuve, At7addak devra peut-être se tourner vers des investisseurs pour atteindre le niveau de croissance espéré pour 2014. Alors que l’équipe devra certainement faire face à de la concurrence dans chaque domaine, la prédominance de At7addak en matière de jeux vidéo (qui plus est dans un secteur particulièrement concurrentiel) montre que le contenu « pour les Arabes, par les Arabes » - pour citer Brahms Chouity - a la capacité de créer un des contenus les plus intéressants et les plus consultés de la région.
C’est mauvais. Voilà comment en trois mots on pourrait boucler le test d’Unearthed : Trail of Ibn Battuta.
Présenté sous un format épisodique dont on se serait bien passé tant le premier opus est un ratage à tous les niveaux, ce titre sorti un peu partout se vend comme un mélange unique (sic) de plates-formes, shoot, combat et infiltration dans une aventure épique au Moyen-Orient sur les traces du grand explorateur arabe du 14ème siècle, Ibn Battuta (paix à son âme).
Le suspense étant déjà brisé sur la qualité du titre, disons quand même que malgré ses défauts innombrables, Unearthed présente un intérêt tout à fait surprenant.
Des inspirations bien marquées et quelques idées originales
Si le titre, le thème et même le logo du jeu vous ont fait penser à la licence phare de Naughty Dog, Uncharted, ce n’est certainement pas un hasard puisque les développeurs s’en cachent à peine et revendiquent même leur inspiration dès le début du jeu (en glissant au passage une référence à Tomb Raider). Des inspirations virant presque au plagiat décomplexé certes, mais pourquoi pas si le jeu apporte sa touche d’originalité. Après tout, John Williams s’est bien fortement inspiré de la bande originale de King’s Row pour composer le mythique thème de Star Wars. Dans Unearthed justement, on nous propose de suivre les aventures de Farid Jawad et de sa sœur archéologue Dania qui embarqueront dans un périple dangereux et exaltant allant du Maroc à Dubaï sur les traces du fameux explorateur musulman ayant foulé temples et déserts quelques centaines d’années avant eux
."Citons les références, comme ça c'est fait."
Sur le papier, ce choix de thématique est assez surprenant pour les joueurs habitués aux héros américains répondant aux noms de Nathan ou Elena, mais vu que le studio de développement Semaphore est le premier (et le seul) implanté en Arabie Saoudite, cela prend du sens. Même si la fierté de ce riche patrimoine s’exprime parfois de manière légèrement envahissante à grands coups d’hyperboles sur le personnage historique local, les développeurs se défendent et promettent que leur jeu ne s’adresse pas qu’au public moyen-oriental mais entend proposer au monde entier une vision non stéréotypée du monde arabe moderne. Alors on se lance, après tout, cela changera un peu des blockbusters habituels et découvrir une culture peu exploitée dans les jeux vidéo ne fait jamais de mal. Sauf qu’Unearthed ne s’adresse visiblement à personne, quelle que soit la situation géographique sur le globe.
Récit d'une catastrophe
"Non merci ! Vu la qualité, je préfère rester dehors !"
Maintenant que les bons points sont passés, nous allons pouvoir tout de suite arrêter de comparer Unearthed à ses illustres inspirations car cela revient presque à assimiler les cris d’un animal qu’on égorge à une symphonie de Beethoven. Dans Unearthed, tout, mais alors tout, est mal fait, pas une once de bonne idée, de mécanique bien conçue ou d’environnement agréable.
Commençons par ce qui saute le plus aux yeux, à savoir les graphismes : les animations sont risibles, les décors sont incroyablement pauvres et les bugs en tout genre sont tellement nombreux qu’il faudrait des dizaines de pages pour tous les citer. Là où le jeu repousse le plus les limites de l’imagination c’est sur ses lumières qui sont très mal gérées, rendant les sections soit beaucoup trop lumineuses, soit complètement obscures.
Ajoutez à cela des filtres hideux et des filigranes censés reproduire on ne sait quelles réflexions du soleil et vous obtiendrez à coup sûr un sévère mal de crâne après avoir joué au jeu (et je pèse mes mots, c’est vraiment ce qui m’est arrivé), le tearing et le clipping complétant ce tableau peu réjouissant. Vous l’aurez compris, vu son aspect technique ne rendant même pas hommage à de la PS2, mieux vaut avoir du paracétamol à proximité avant de se lancer dans une partie.
L'IA est particulièrement débile.
Reprenons à présent pas à pas le déroulement de cette courte aventure. Tout commence en plein milieu d’une séquence d’action et dès les premières secondes, on sent que l’expérience va être pénible.
La visée est imprécise, les gunfights n’offrent aucune sensation, l’IA est stupide au possible et même le système de couverture, pourtant bien rodé avec tous les titres qui en disposent depuis des années, est complètement raté. Un peu plus loin dans le couloir, nous avons droit à un premier combat au corps-à-corps et là, Unearthed tente une nouvelle approche : les duels sont des sortes de matchs de Street Fighter auxquels on aurait tenté d’enlever tout ce qui en fait le sel, de la nervosité au timing. On se contente donc d’appuyer sur les boutons pour donner coups de poing et de pied en espérant que ça se finisse vite, les commandes ayant un tel temps de latence, la possibilité de se protéger ne sert vraiment à rien. Le chapitre s’achève ensuite sur une cinématique-cliffhanger qui n’a aucun effet étant donné l’absence d’enjeux narratifs de cette scène commencée de manière abrupte, le reste du scénario étant lui aussi inintéressant au possible cela ne change pas grand-chose.
Même la course-poursuite n'est pas dynamique.
On est alors renvoyé quelques semaines auparavant pour l’exploration d’un temple ancien rempli de mécanismes et de piliers à escalader à la manière d’une parodie de Tomb Raider.
Le but est ici de trouver quatre disques éparpillés dans la zone et donc de mettre à profit les capacités d’escalade de Farid, un singe aussi agile qu’un éléphant. On se rendra au passage un peu plus compte des déplacements épileptiques de la caméra qui semblent plus créer de migraines que de mise en scène. Quelques « énigmes », une voiture télécommandée (si, si !) et un artefact plus tard, des mercenaires sortis de nulle part vous attaquent et c’est reparti pour un tour au pays de l’ennui avec une tentative saugrenue d’infiltration démontrant plus la stupidité de l’IA qu’autre chose. Cela fait déjà plus d’une demi-heure que l’on joue et ne pas encore avoir vu le bout du second chapitre sur les sept que compte le jeu est désolant mais heureusement, tout s’enchaîne très vite après.
La mise en scène ne vole pas haut non plus.
Après une séquence de rail-shooting en moto inintéressante, on en apprend enfin un peu plus sur le scénario, dommage que cela se fasse dans une interminable séquence à marcher dans les rues de Tanger en écoutant les personnages secondaires discuter tout en étant distrait par l’animation comique de Farid qui a semble-t-il bien plus qu’un balai dans le derrière. Bref on s’ennuie et tout à coup une course-poursuite s’engage avec un mystérieux voleur sur les toits de la ville, 45 petites secondes de répit avant de repartir dans une cinématique exposant la suite d’un scénario nanardesque au possible. Suivent ensuite une simili-phase d’infiltration incompréhensible et avant de conclure, Unearthed joue une dernière fois avec nos nerfs en proposant une fuite en voiture avec les contrôles de véhicules les plus lourdingues possible. Ouf, après une heure de jeu, le générique vient enfin nous délivrer de nos souffrances.
Une expérience marquante et intelligente malgré elle
"Regarde, ma posture n'est pas du tout naturelle."
C’est au générique que l’on est surpris de constater que seuls deux programmeurs, une dizaine d’artistes et un scénariste ont officié sur le jeu, pas un seul game ou level designer. Car oui, même si pour un jeu d’une heure seulement, la liste des défauts mentionnés dans cet article est déjà impressionnante, il est impossible de tout citer et on commence à cerner le problème à la composition du studio : les ambitions de l’équipe sont loin, très loin de leurs moyens. C’est un euphémisme même, car quand on résumeUnearthed, c’est du gunfight, de la course-poursuite, du rail-shooting en moto, de l’infiltration, des combats au corps-à-corps, des énigmes et encore plein d’autres choses mal réalisées (vous ai-je parlé du mode Survie catastrophique qui se la joue Left 4 Dead en arène ?). Pensez-y la prochaine fois que vous pesterez contre un jeu qui selon vous n’offre pas assez de diversité, mieux vaut peu de mécaniques bien faites que beaucoup trop et toutes ratées.
Ces policiers n'ont pas l'air d'être bien investis dans la traque du héros.
Ainsi, même si on a envie du début à la fin de crier à l’arnaque, on a presque de la compassion pour les développeurs plus naïfs que malhonnêtes qui pensaient qu’assembler des idées qui fonctionnent bien chez les autres suffirait à construire un jeu aussi intéressant. Sauf que la différence entre Sephamore et Naughty Dog c’est 200 employés et qu’entre Uncharted et Unearthed, il y a des dizaines de millions d’euros de budget. Pour peu, on aurait presque l’impression que des développeurs de AAA ont réalisé ce jeu comme une blague démontrant ce que peut donner un titre extrêmement mal réalisé avec pourtant des mécaniques similaires sur le papier à ce qui se fait de mieux habituellement. Grâce à Unearthed, maintenant quand vous croiserez un jeu indépendant, vous ne vous direz plus « encore de la plate-forme 2D sans ambition dispo uniquement sur PC » mais « c’est mieux comme ça ».
Le mode survie complète finalement bien le jeu dans sa médiocrité absolue.
De même, si vous râlez contre les localisations, après avoir constaté qu’une partie bien trop importante du budget du jeu est passée dans 21 langues pour les textes et 3 pour les voix, vous ne pourrez qu’apprécier que certains titres se concentrent plus sur le gameplay que sur les traductions. Anecdote « amusante » au passage, les acteurs du doublage sont assez connus et expérimentés, on retrouve même Troy Baker qui double Joel dans The Last of Us, une autre production de Naughty Dog, preuve que sur les doublages au moins il y a de l’investissement, dommage qu’il n’y en ait nulle part ailleurs. Et tant qu’on y est, une autre anecdote qui en dit long sur l’inexpérience du studio, la version testée ici est en fait la Gold Edition d’Unearthed, qui n’est pas du tout une version contenant des bonus ou des DLC, mais juste le même jeu après une mise à jour corrigeant une centaine de bugs et de problèmes divers (on imagine à peine ce que c’était avant).
Les énigmes sont d'une banalité affligeante.
En clair, si vous avez l’habitude de pester contre le prix des jeux en boîte ou de conspuer le moindre ratage d’un soft,jouez à Unearthed qui malgré son prix mini (et heureusement), vous fera relativiser la médiocrité de toute autre production sur laquelle vous poserez vos mains durant le reste de votre existence vidéoludique.C’est finalement peut-être l’intérêt principal du jeu, nous pousser à réfléchir à ce qu’est un bon ou un mauvais jeu, une expérience qu’on ne peut oublier et qui nous permet d’apprécier tout ce à quoi on jouera après. Toutefois, l’existence même de ce titre sur des plates-formes comme Steam ou le PSN nous pousse tout de même à nous interroger sur l’éthique de ces revendeurs qui n’ont eux pas la naïveté de débutants trop ambitieux pour justifier la vente d’une pareille arnaque. Le terme prend même beaucoup plus de sens les concernant.
Contrairement à ce que prétend le dicton, même les mauvaises choses ont une fin. Concluons donc ce long test qui ne recense pourtant même pas le quart des problèmes du jeu, en citant le directeur créatif d'Unearthed : « Unearthed est la forme ultime de fanboyisme, on prend quelque chose que l’on aime plus que tout et on s’en sert de base pour présenter notre propre et unique histoire, rendant au passage un hommage à l’œuvre originale. » Nul doute que les originaux apprécieront cet hommage. Pour finir sur une note positive, espérons tout de même que la suite soit meilleure (difficile de faire pire de toute façon) et que l’intention du studio de lancer l’industrie du jeu vidéo au Moyen-Orient porte ses fruits malgré ces débuts plus que laborieux. Et au passage, sacrifiez quand même quelques euros pour l’acheter, pour ses atouts malgré lui, il les vaut largement.